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Malocclusion et acouphenes

« témoignage de Christian Histoire et guérison de mes acouphènes Envoi de Christian le 13 Janvier 2003 Bonjour à tous, je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant...

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Mon pote Math

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 17-03-2008

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Seule la couleur de peau distingue mon pote math d’un noir. Mon pote math pourrait ressembler à n’importe quel petit occidental pusillanime, mais sa force lui vient d’autres contrées…

La vie l’a cloué au sol après deux crochets mal placés. Il s’est relevé et, en véritable puncheur, lui a envoyé une magnifique droite.
Depuis ce jour, il fait rouler son skate sur le bitume de Rennes, les bancs sont toujours un défi pour ceux qui refusent de s’y asseoir…

Les poings de mon pote Math n’arrêtent jamais le combat, il frappe avec rage son adversaire invisible en attendant l’uppercut…
Quand mon pote math retire ses gants de boxe, les croches et les blanches de ses harmonies offrent aux oreilles fragiles un jazz de velours noir.

« si dieu à crée l’homme à son image, l’homme est dieu, y’a pas d’hyperacousie pour un dieu »
(math)

La valeur chance

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 10-03-2008

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Si l’idée saugrenue vous traversait l’esprit de vous faire reconnaître auprès de la sécu ou de la Cotorep, je vous souhaite d’ors et déjà bon courage !
L’hyperacousie étant inconnue au bataillon des organisme susnommés, il faut avant tout compter sur sa capacité à convaincre et à expliquer par le menu ce qu’est l’hyperacousie à des travailleurs sociaux et des médecins plutôt incrédules. Si vous leur annoncez qu’on ne peut prouver médicalement la lésion, que votre audiogramme fait apparaître une légère baisse dans les aigus et que le seul mot de l’ORL stipule qu’au bout de quelques mois sous antidépresseurs l »hyperacousie disparaît, ne prenez pas l’air étonné devant l’expression dubitative de leur regard. C’est là qu’intervient le facteur chance.

Nous n’étions pas encore en Sarkozie lorsque j’accomplis ces démarches. La chasse au faux ou vrais chômeurs venait à peine d’être ouverte et la « valeur travail » ne taraudait pas encore les esprits les plus influençables .
J’eus cette chance de tomber sur une ex-hippie néo-rurale dont l’allure et le vocabulaire tranchait assez nettement avec les têtes d’endives que l’ont peut observer dans l’administration… Elle portait un T shirt vert délavé (sans doute le même depuis 30 ans) tombant sur un jean tout aussi usé par les années en Combi Van, la chevelure grisonnante formait presque la coupe afro de l’époque.
Elle se mit à me parler d’une sorte de caisson anti-bruit que l’on utilisait pour la relaxation dans sa jeunesse.
Sa voie éraillée trahissait une longue consommation de « goldos féministes » ou de joints. La discussion prit une tournure politique, on évoqua la pollution sonore, les nouvelles mesures de la droite chiraquienne et je ne sais quelle loi dont l’impopularité nous paraîtrait risible aujourd’hui…
Par la suite, je dus encore ramer sérieusement pour plaider ma cause auprès du médecin-chef mais le nom magique de ma baba préférée fit l’effet d’un sésame pour chaque grotte de fonctionnaire tatillon.
Oulah ! 22H34 ! Bon ! Je conclus en maudissant tous ceux qui minimisent nos maux et empêchent par là même les plus atteints de se voir accorder le statut d’ handicapés.