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Solupred : comme un poison dans l’eau

Les trois comprimés blancs tombent à pic du haut de la falaise de verre. Plouf par 3= 1000 petits flocons remontant + 4 gros geysers éphémères. ça bouillonne là dedans.La banquise de mousse grisâtre se disperse à la surface. Il faut avoir l’estomac en titane pour absorber ce breuvage satanique…...

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Assigné en référé

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 03-10-2008

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L’huissier a frappé trois coups secs sur la vitre, trois coups de bâton de théâtre résonnant dans cette pièce obscure. J’ai eu le temps de fourrer, à la va-vite, les bouchons couleur fluo-orange dans mes oreilles meurtries… je le distingue à travers la vitre, prêt à dégainer l’arme des lâches : une assignation en référé.
Je lui ouvre et, comme à chaque fois, je m’essaye à une pantomime grotesque, émaillée d’explications courtes qui ont le mérite d’être explicites. En gros, je lui dis poliment de la boucler… D’une voix de stentor, l’homme me fait toute de même savoir qu’il est au courant de ma situation… Il se tait pour de bon quand j’abrège la torture en m’emparant des paperasses, non sans afficher le plus grand mépris pour cette engeance de malheur. Il semble mal à l’aise dans son rôle d’exécutant des basses besognes, une fausse émotion le gagne, il a tout du mauvais comédien navré (Anthony Delon en moche) .
C’est un paysan au large cou de bœuf emprisonné dans le licol des habits du dimanche ; le brushing Sarkozy, le regard fuyant, le teint légèrement couperosé. La serviette noire d’huissier est la seule chose qui le distingue des primates sur tracteurs. Celui-ci est du genre « corbeau émotif ». Il pose une grosse patte fébrile sur son cœur en guise d’excuses, comme un salamalec de faux derche.
Je préfère encore ceux qui n’ont aucun scrupule ; les techniciens froids, les professionnels de l’expulsion.
Le propriétaire aidé d’avocats habiles m’assigne en référé ! Je lis ce torchon et j’ai l’impression d’avoir soudain hébergé Milosevitch ou d’avoir égorgé un de leurs moutons après attouchements.
Les oreilles m’en tombent… Je serais « condamné » à verser à cet hydrocéphale procédurier 1500 euros pour avoir « délibérément bloqué » le passage menant à son cheptel laineux ? Plutôt crever la gueule ouverte que de payer quoique ce soit à ces gueux qui m’emmerdent depuis des mois à grands coups de débroussailleuses hurlantes, de concours de jet de tôles, de visites d’huissiers sinistres.
Ils n’ont aucune honte à me traîner devant les tribunaux pour un banal litige civil.
Je leur ferai donc cracher un par un, leurs euros de ploucs avares, dussé-je dépenser toutes mes économies pour qu’ils mettent la main au larfeuille.

verdict le 14 octobre…

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