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Cette drogue dure nous contraint à révéler un instantané de soi chaque jour. Les mots font apparaître les contours flous d’un visage comme une photo sortant d’un vieux Polaroïd. Nous aurions assouvi notre pulsion d’écrire pour un « avatar » de nous- même ?…
Écrire frénétiquement, par petites touches, auto portrait à jamais inachevé.
Taper des heures durant sur l’enclume virtuelle le fer des mots, les rendre suffisamment souples pour qu’il glissent sur la toile, les laisser naviguer entre deux sites.
Ils jettent l’ancre, un jour, dans les ports où l’on ne mettra jamais les pieds…


