Articles commentés

Les poupées vaudou

Il fallait affronter deux vigiles électroniques pour rentrer chez soi, fouiller rapidement dans les poches resserrées de sa mémoire pour convaincre le physionomiste des chiffres… Ensuite, c’était le K2 sans ascenseur, 5 ème étage : à gauche, le couple au cocker griffeur de marches,...

lire la suite

http://twitter.com/Artnono

Samedi ou la vie sauvage

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-12-2008

Mots-clefs :

0

Mes pas lourds résonnent sur le tapis de feuilles humides, je grogne à chaque bruit, je renifle l’air frais et dangereux. Les chasseurs sont en contrebas avec leurs chiens hurlant à la mort. Le gibier ? Peut-être moi ?…
On pourrait facilement me confondre avec un sanglier depuis qu’une barbe noire charbon envahit ce visage renfrogné aux sourcils broussailleux. Comme lui, je fonce à travers les fougères, les taillis me servent de refuges, les talus, de postes d’observation.
Je repère les petites proies avec toute l’acuité auditive nécessaire. J’ai des envies inexpliquées de me rouler dans la boue, un bain d’argile comme en prennent les connasses primitives des thalasso, ou le Robinson de Tournier, quand il perd la boule…
Je ne pourrais même pas supporter Vendredi ! Quel dommage ! J’ai toujours rêvé d’un esclave qui me rafraîchirait le front avec une palme…
Je m’engouffre dans ma tanière, gratte le sol, avant de me jeter sur une vieille cuisse de poulet et un quignon de pain sec ; le tout ponctué de borborygmes, de déglutitions sonores qui m’effraient sur le moment…

lg share fr Samedi ou la vie sauvage

Articles liés

Rédigez un commentaire