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Le guérisseur d’acouphènes

On t’a reconnu Fantômas… ça fait un bon moment que j’ai abandonné cette rubrique. Elle revient en force verte grâce à la « Boutique du guérisseur » (tantan !). Je sens les bonnes ondes qui pénètrent nos oreilles. Y’a des euros à se faire, je vous...

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Témoignage d’Hydergine, concert de Pleymo

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 11-12-2008

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« Ah les concerts de métal à 120 décibels dans des pièces de 15 m², cigarette au bec et gobelet de bière dans chaque main de 20h à 3h du mat… l’insouciance totale!
Un soir (en 2006) c’était le concert de Pleymo à « La Vapeur », club dijonnais réputé à l’époque pour son nuage de fumée ambiant dans ses salles de concert à causes des fumeurs, le tout non aéré bien sur. Il suffisait de prendre une photo avec flash pour s’apercevoir qu’on ne pouvait plus rien à voir à 2 m… bref. Je faisais quand même un peu gaffe à l’époque et je m’éloignais le plus possible des enceintes qui crachait un son avec trop d’aigus stridents à mon goût. Je restais dans la partie centrale de la pièce et je mettais des bouchons pas pour éviter un acouphène. (dont je ne connaissais même pas la signification à l’époque) mais juste pour le… confort!
J’étais venu avec un pote, qui lui n’avait pas la même préoccupation de « confort » que moi.
D’ailleurs il suffisait de retirer quelques secondes ses bouchons pour s’apercevoir que le son était incroyablement beaucoup trop fort et j’étais bien content d’avoir nos bouchons du coup (vive boules Quies hourra!).
Ce soir là mon pote était à la distance d’un bras tendu à ma droite, en direction des enceintes droites de la salle (pas à côté mais plus près que moi tout simplement).
Ce soir là, il a perdu 50% à l’oreille droite ainsi qu’un acouphène bilatéral qu’il a toujours depuis.
De personnalité anxieuse, ça ne l’a pas aidé! Ses acouphènes sont certainement la plus grosse connerie sa vie. Maintenant, quand je lui parle dans un bar et qu’il y a un peu de brouhaha, il se penche vers moi du côté de son oreille qui entend normalement comme un pépé de 80 ans.
C’est à cette époque que j’ai découvert le réel potentiel destructeur de ces concerts. Quand il a découvert que son oncle s’était suicidé à cause d’un acouphène à 60 db, il s’est dit « merde! ».
Ayant vu au microscope ce qui était arrivé à mon pote, j’ai ralenti le rythme des fréquentations des salles de concerts. Je prenais toujours mes bouchons en me disant: « tant que je reste protégé, tout ira bien »… pas de bol; quelques mois plus tard, je rejoint des amis dans un bar. Pas de bol il y avait un petit concert, pas de bol, je n’avais pas anticipé je n’avais pas pris mes bouchons. Je me suis dit que quelques minutes n’allaient pas me tuer. Le son était vraiment dégueux (« Sé bar » à Dijon). J’ai donc improvisé des bouchons avec des boulettes de mouchoir que j’avais mâchés! J’ai constaté que ça ne marchait pas trop alors je suis sorti.« 
Il était trop tard, j’entendais déjà le biiiiip, le même que j’entends maintenant presque 3 ans « plus tard après cet évènement.

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