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Séance de sophrologie offerte

Je suis heureux de vous offrir cette séance de sophrologie basée sur la méthode Vittoz (réceptivité, concentration, volonté). Méditation guidée vers un mieux-être ? Je ne l’ai pas encore testée, ça me stresse plus que tout de voir Bouddha se foutre de ma pomme… En revanche, j’avais...

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La soirée s’éternise

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 10-06-2009

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-Le rock est la musique du système, il réclame l’adhésion des masses consuméristes. La provocation adolescente, le cynisme, et l’autodestruction, comme philosophie ça va pas bien loin ! lançais-je pour retendre l’atmosphère pendant que les hirsutes guitaristes décidaient de faire une pause volvic… Laurence me lança alors un regard assassin de fanatique occidentale, elle prit à partie l’archétype même de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui « un bobo ». Alors, surgit de la foule de ses congénères, un type à la défroque élimée, au regard délavé à la machine de l’ennui dépressif. C’était l’homme providentiel pour me clouer le bec, son air infatué laissait présager un long discours pompeux sur l’histoire du rock depuis Fats Domino… Il vida d’un trait son verre, tira une bouffée de cigarette intelligente, et, à la surprise générale, abonda dans mon sens. Si lui le disait, alors c’était vrai ! Un producteur de labels indépendants représente une autorité morale incontestable dans ce petit monde où l’apparence et la fonction (aussi minable soit-elle) comptent bien plus que l’être. La lâcheté, la paresse intellectuelle ou l’excès de toxines diverses avaient dû commander à son cerveau ne ne pas trop se surmener en démonstrations périlleuses. Tous s’écartèrent de l’immonde fasciste que j’étais désormais, le paria chutiste qui avait osé remettre en cause leur musique, celle qui les poussait à consommer frénétiquement, la musique rebelle de toutes les pubs… La musique de l’éternelle jeunesse révoltée.
Les prêtres en jean reprirent alors beaucoup plus fort leur sacrifice auditif, comme pour me punir d’avoir blasphémé les dieux en cuir. Je décidais à la hâte de sortir sur la passerelle afin de respirer l’air tout aussi puant du dehors. J’avais le mal de mer… Je tanguais de fatigue. Les cris de mouettes de la guitare électrique me poursuivaient et la batterie s’était soudain transformée en paquebot… Un naufrage intérieur venait de me retourner l’âme sur le pillig d’une platine disques. Je plongeais mon regard dans l’encrier de la Seine pour continuer ce récit au prochain chapitre, c’est à dire : Ici

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Comments (3)

La suite, la suite … je suis suspendue à tes mots
:-)

Alors accroche toi bien à la cédille ^^

[...] La suite par ici [...]

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