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Le son au cinéma est trop fort

un lecteur du journal Ouest France se plaint du son qu’il juge trop fort dans les salles obscures rennaises. Un pollution sonore dont on parle peu… « Y. Pouvreau, lecteur, plaide pour que le son des cinémas rennais ne soit pas réglé trop fort.« C’est une bonne nouvelle...

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Le mal de mer sur Seine

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 11-06-2009

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Je restais de longues minutes sur le pont, mon front se ridait comme l’eau, et d’étranges sifflements rappelaient mes oreilles à l’ordre. Le bruit changeait le paysage en tableau expressionniste. Il ne me restait plus qu’à crier pour rendre hommage au maître norvégien Munch… Personne ne m’eût entendu et encore moins vu tellement la marée humaine suivait le rythme hypnotique des jeux de lumières et des percussions . Certains levaient le bras, à quelques doigts près, je me serais cru en 33, à Munich…
Et puis, sur un dernier larsen suédois, le guitariste mit fin au supplice. Le silence fut accueilli comme le roi après un charivari. Mes amis bourgeois semblaient comblés, je fus même convié à une partie de cartes ; ils me récompensaient à leur façon d’avoir quitté la cabine pour écoper…
-Tu viens, allez ! minauda Laurence dont le sourire insistant était infiniment vulgaire mais charmant. Elle se tortillait avec complaisance pour que je monte dans l’antique Peugeot 204 du producteur. J’acceptais du bout des lèvres, me demandant si j’arriverais à affronter jusqu’à l’aube la bêtise et la fatigue. Une chose était sûre : ce vieux tacot nous conduirait immanquablement au prochain chapitre ici.

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[...] -Le rock est la musique du système, il réclame l’adhésion des masses consuméristes. La provocation adolescente, le cynisme, et l’autodestruction, comme philosophie ça va pas bien loin ! lançais-je pour retendre l’atmosphère pendant que les hirsutes guitaristes décidaient de faire une pause volvic… Laurence me lança alors un regard assassin de fanatique occidentale, elle prit à partie l’archétype même de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui « un bobo ». Alors, surgit de la foule de ses congénères, un type à la défroque élimée, au regard délavé à la machine de l’ennui dépressif. C’était l’homme providentiel pour me clouer le bec, son air infatué laissait présager un long discours pompeux sur l’histoire du rock depuis Fats Domino… Il vida d’un trait son verre, tira une bouffée de cigarette intelligente, et, à la surprise générale, abonda dans mon sens. Si lui le disait, alors c’était vrai ! Un producteur de labels indépendants représente une autorité morale incontestable dans ce petit monde où l’apparence et la fonction (aussi minable soit-elle) comptent bien plus que l’être. La lâcheté, la paresse intellectuelle ou l’excès de toxines diverses avaient dû commander à son cerveau ne ne pas trop se surmener en démonstrations périlleuses. Tous s’écartèrent de l’immonde fasciste que j’étais désormais, le paria chutiste qui avait osé remettre en cause leur musique, celle qui les poussait à consommer frénétiquement, la musique rebelle de toutes les pubs… La musique de l’éternelle jeunesse révoltée. Les prêtres en jean reprirent alors beaucoup plus fort leur sacrifice auditif, comme pour me punir d’avoir blasphémé les dieux en cuir. Je décidais à la hâte de sortir sur la passerelle afin de respirer l’air tout aussi puant du dehors. J’avais le mal de mer… Je tanguais de fatigue. Les cris de mouettes de la guitare électrique me poursuivaient et la batterie s’était soudain transformée en paquebot… Un naufrage intérieur venait de me retourner l’âme sur le pillig d’une platine disques. Je plongeais mon regard dans l’encrier de la Seine pour continuer ce récit au prochain chapitre, c’est à dire : Ici… [...]

[...] ne pas en faire de même en prolongeant Paris plages quelques mois de plus ? Même si les quais Seine sont bondés de touristes au moindre rayon de soleil, Paris plages est l’occasion pour [...]

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