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T.V bruit : toujours le même tube

En direct de T.V bruit, je capte les moindres basses fréquences. Dehors, l’oreille étrange du satellite me jalouse. T.V bruit : la seule chaîne manquante au bouquet numérique, elle est pour moi. Abonné à vie !… Mais il ne faut pas l’ébruiter surtout… -Guérissez pour donner...

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Que ferions-nous sans internet ?

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 10-08-2009

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2009 08 10 0120341 300x283 Que ferions nous sans internet ?Sans internet, quel intérêt ?… Je vois germer une nouvelle plante de snobisme consistant à nier la révolution internet ou à la fuir. Cette attitude pour le moins réactionnaire prend racine chez les plus progressistes…  En réalité, derrière ce  mépris de façade à l’égard du net se cache également un souverain mépris pour la plèbe qui a désormais accès à la culture et au savoir en un clic. On peut toujours tergiverser des siècles sur les méfaits supposés d’internet, on oublie un peu vite à quel point, ce savoir, cette somme de connaissances à disposition du premier venu constitue un progrès immense dans l’histoire de l’humanité. Bientôt le E-reader, véritable bibliothèque ambulante remplacera les affreux MP3, car je suis convaincu que la littérature désacralisée par l’outil détrônera toutes les autres formes de virtualités. Internet suscite déjà ce goût pour l’art, ce besoin d’ailleurs, de vérité. Peu importe que l’Odilon Redon soit sur Google images ; aurais-je eu le temps de bien m’en imprégner au musée d’Orsay ? Il m’aurait fallu débourser une coquette somme pour un » beau livre »… L’étrangeté de « L’araignée qui pleure » n’en est que plus accentuée sur la toile. Et Les chœurs de « Sanctus Christi » de Schubert sur Myspace, à vous faire verser des larmes de beau. Je ne pouvais être à Vienne en 74 pour apprécier la messe…

Sans internet,  je serais sûrement interné…

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Comments (5)

Internet met le savoir à la portée de toute l’humanité (ou du moins des 20% de l’humanité qui a accès à Internet), c’est vrai.

Seulement voilà, avant que le grand public ne connaisse Internet, la plupart des gens en France avait déjà accès à ce savoir. J’ai grandi dans une petite ville de 40000 habitants, et en bas de chez moi, il y avait la bibliothèque municipale, avec tout ce qu’il faut pour devenir savant, que ce soit en maths, en histoire, en philo, etc. Sur le trottoir d’en face, il y avait mon lycée, avec sa propre bibliothèque, et aussi avec des enseignants pour tenter de mettre tout ce savoir dans la tête des jeunes gens que nous étions (et que je suis toujours, d’ailleurs, c’était il n’y a pas si longtemps). Pourtant il y avait moult cancres dans cet établissement. Moi-même j’étais très moyen. Je préférais jouer avec ma console de jeu et m’amuser avec mes potes alors qu’avec tout le savoir mis à ma disposition, j’avais de quoi devenir un érudit. Ce que certains de mes camarades sont devenus, d’ailleurs, et sans Internet.

Le problème, dans un pays comme la France, n’est pas l’accès au savoir ou à l’éducation. On y a accès depuis avant Internet. Par ailleurs, si tu veux apprendre les maths ou la philo, crois-moi, les livres sont bien plus efficaces. C’est difficile de lire des centaines de pages sur un écran ou de lire des centaines de feuilles A4 imprimées et non reliées, mais aussi la qualité du contenu n’est pas la même. Wikipedia part d’une bonne intention, mais si tu veux apprendre à résoudre des équations différentielles avec elle, alors bonne chance. Tu vas avoir un article trop bref et pas assez pédagogique, quand pour presque rien, tu as des ouvrages réputés, détaillés, complets, et pédagogiques dans une bibliothèque. Sans parler du fait que la rédaction des articles de Wikipedia est de mauvaise qualité (je ne suis même pas sûr qu’il existe un seul article exempt d’erreurs de français).

Bref, on ne va pas avoir plus d’Einstein parce qu’on a inventé Internet. Le site web le plus consulté en France, après Google qui n’est pas un site de contenu, c’est skyblog.com. Les gens iront toujours voir ce qui les intéressent. Va faire un tour sur Google Actualité et clique sur « articles les plus lus ». Tu verras qu’en général, ce qui attire le plus les gens, c’est les nouvelles people sur le site voici.fr. C’est presque toujours en première ou deuxième position.

Aussi, quel est l’impact d’un média de masse mondialisé sur la population, sur le long terme ? Au lieu de faire de nous des savants, je crains que ce ne soit le vecteur idéal pour la publicité, le consumérisme, l’uniformisation des peuples au niveau de la pensée ou des mœurs.

Qu’en pensent les sociologues spécialistes des médias ? Eh bien nous sommes sur Internet, alors ce savoir est à portée de notre main, non ? Pourquoi ne pas avoir mis en pratique ce que tu affirmes en puisant dans le savoir mis à ta disposition ? Sauf si tu es un spécialiste de la question, ton article aurait plus de poids en étant enrichi de liens vers des ressources solides.

Allez essayons. Je vois sur Wikipedia que d’après Marshall Mc Luhan, un sociologue de réputation internationale qui a passé sa vie à étudier l’impact des médias sur la société, le contenu d’un média n’a pas d’importance, seul le contenant formate la société. Donc selon lui, qu’on fasse d’Internet une gigantesque encyclopédie ou bien un sex-shop ouvert 24h/24 ne change rien car dans les deux cas, le contenant est le même et seul lui a une influence sur la société. Ça paraît absurde quand on y connait rien, mais c’est peut-être parce que les choses sont plus complexes qu’il n’y parait. Un phénomène mondial aussi rapide engendre plein de conséquences, chacune de ces conséquences engendre à son tour d’autres conséquences, et ainsi de suite. J’irai voir plus en détail les théories de ce monsieur, mais si je comprends bien, son travail s’inscrit dans les derniers développement de la philosophie et de la sociologie, et ses collègues semblent dire que l’abus de médias a fait disparaitre la réalité de ce monde, rien de moins (voir Jean Baudrillard sur Wikipedia). Étonnant. Apparemment ça ne signifie pas du tout qu’on ne vit plus dans la réalité quand on se connecte à Second Life. Ça signifierait plutôt que notre conscience est biaisée par l’abus de médiatisation et n’est plus capable de percervoir le réel tel qu’il est même une fois qu’on a éteint son ordinateur et sa télé.

Je reconnais que c’est pratique de pouvoir trouver, comme ça en quelques clics, les théories des plus grands spécialistes, d’en avoir un résumé accessible, de pouvoir t’y renvoyer sans devoir t’envoyer le bouquin par la Poste. Mais ça ne donne que des pistes de réflexion, car si on veut creuser le sujet, il va falloir bosser longtemps et on retombe dans la démarche d’un étudiant. De toute façon, si le prix à payer c’est la disparition de la réalité… peut-être que la société devrait expérimenter Internet avec prudence plutôt que de tout faire pour que son utilisation soit répandue partout dans le monde le plus vite possible.

D’ailleurs, ce côté pratique est aussi un défaut. Je lis un truc sur Wikipedia, mais dans un mois j’aurai oublié. On ne fait que mettre à disposition de notre cerveau un savoir qui devrait être dans notre tête.

Une dernière chose : Internet implique la démocratisation de l’informatique, et la démocratisation de l’informatique implique pas mal de pollution. La planète peut-elle supporter cela d’un point de vue écologique, sur le long terme ? Rien n’est moins sûr, surtout à une époque où les ordinateurs à moins de 300 euros sont à la mode et où les gens rachètent une machine tous les 2 ans. Il est possible que la planète ne puisse pas se permettre l’informatique. Du moins la probabilité pour que ce soit le cas est sans doute supérieure à zéro, même si elle est infime. Or une chance sur dix mille de faire disparaitre l’humanité, ça me semble encore beaucoup trop élevé.

En tout cas, hyperacousique comme toi, c’est vrai que c’est pratique d’avoir Internet. Ça c’est une certitude. C’est même sans doute bénéfique sur l’instant présent et d’un point de vue individualiste. Espérons simplement que ce ne soit pas un désastre déguisé en miracle, comme tant de désastres ont pu l’être par le passé.

Merci Youf pour ce long commentaire construit.
Qu’ai-je à te répondre qui ne soit sous-entendu dans l’article ?
ça n’est pas un plaidoyer vibrant pour internet que j’aurais dû émailler de références solides (merci du conseil…). « L’abus de médias fait disparaître la réalité de ce monde ». Je ne comprends pas cette phrase…
Lis un livre, regarde un film, la réalité en sera changée évidemment, c’est le propre de l’art. « Le réel tel qu’il est  » n’existe qu’à travers le prisme d’une sensibilité sculptée par le virtuel. Pour ce qui est de tes préoccupations morales, elles me sont étrangères : « Or une chance sur dix mille de faire disparaitre l’humanité, ça me semble encore beaucoup trop élevé « . Ah bon ?
Cela étant, ça fait bien longtemps que je n’ai eu de commentaire aussi long et démonstratif, même si ma réponse est lapidaire, j’apprécie.

Pas mal le nouveau site.

Tu deviens une vraie pointure!

Merci Flo ! du 44, ça me suffit !

Thèse médiane : si la beauté d’une oeuvre d’art est aussi dans le regard de celui qui l’observe, l’intérêt d’internet se mesure aussi à l’aune de celui qui l’utilise…

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