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Phonophobie, peur du bruit

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 31-10-2009

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La phonophobie est un maladie psychiatrique qui résulte d’une peur du bruit et d’une incapacité à y faire face. Si je parle de la phonophobie sur ce blog c’est bien parce qu’elle souvent confondue avec l’hyperacousie ou le recrutement dont nous donnerons une définition ultérieurement.

La phonophobie ne touche en aucune façon la sphère auditive, elle est absolument étrangère à toute forme de traumatisme sonore, et pourtant le mot est souvent évoqué dans la littérature ORL. A tel point que l’on peut se demander si la confusion n’est pas volontairement entretenue… Les définitions s’entrecroisent, les symptômes sont soit disant les mêmes. Or, la phonophobie n’a rien à voir avec l’hyperacousie. Je le concède, on peut développer une forme de phonophobie en étant hyperacousique. Quoi de plus normal quand le bruit agresse physiquement sans discontinuer. Cela étant, cette thèse de « la peur du bruit » propre à l’hyperacousique et au phonophobique sert à minimiser la gravité auditive purement physiologique de l’hyperacousie et ses répercussions psychologiques. C’est bel et bien le bruit qui entraîne une aggravation des symptômes auditifs avec pour conséquences le stress, la fatigue, l’agressivité et dans certains cas un état dépressif. Le tour de passe-passe consiste à utiliser le chapeau de la psychologie pour justifier la théorie inverse : l’état psychologique est la cause de l’hyperacousie. Le bruit a disparu, il n’est plus qu’une barrière à surmonter « psychologiquement ». Il suffit de vaincre sa peur du bruit par quelques exercices de relaxation, des antidépresseurs et une bonne dose d’optimisme.
Si cette thérapie offre des résultats positifs pour un patient atteint de phonophobie, il n’en va pas de même pour l’hyperacousique puisque cette pathologie se situe en dehors du champ psychiatrique.

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Comments (1)

Tellement vrai!!!!!!

sur la 50 aine d’ORL que j’ai pu rencontrer en 10 ans pour mon hyperacousie et autres otites seulement 2 étaient réellement au courant de ce qu’est l’hyperacousie et m’ont proposé des choses concrètes qui n’ont malheureusement pas fonctionné dans mon cas. (TRT appareillée et ré-habituation de l’oreille avec écoute de buit rose la nuit)

Pour savoir en moins d’une minute si un ORL s’y connait un minimum sur l’hyperacousie c’est simple:
Il suffit d’expliquer qu’on a subit un trauma sonore et que que l’on a pas de perte auditive si il vous dit que vous êtes sacrément chanceux c’est même pas la peine d’insister vous allez perdre votre temps.

Je me demande d’ailleurs si les problèmes d’hyperacousie sont évoqués lors des études de médecine ORL, j’ai de grands doutes.

Triste monde tragique

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