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Liste des médicaments sous surveillance

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Vendeur à la sauvette sur internet

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 31-01-2010

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Sur son blog, il vendait des places de concerts à prix réduits. Des promotions colorées faisaient scintiller le petit commerce virtuel dont il tirait fierté sans trop savoir pourquoi. François L’Élysée était « passionné de rock indépendant » et « ex professionnel de la communication ». Il ne cessait de répéter ces deux expressions, les brandissait comme les laissez-passer qu’on accroche au cou des VIP dans les festivals.
Parfois, il s’accordait le droit de rédiger un petit article sur les sextoys, car il n’ignorait rien du pouvoir d’attraction de la pornographie sur les nouveaux bourgeois libertaires et incultes, autrement appelés :bobos.
François L’Élysée admirait Eric Zemmour dont il essayait d’imiter la prose avec la maladresse et la lourdeur pachydermique d’un rédacteur de village. Il ne lui venait même pas à l’esprit que le bonapartisme de son idole était parfaitement incompatible avec ses convictions libertariennes, dérisoire paravent servant à cacher sa nudité politique.
Il avait embrassé la philosophie de son époque sans ardeur, et se refusait à l’épouser. Pourtant, ils étaient faits l’un pour l’autre…
Il ressemblait trait pour trait au personnage créé par Tristan Bernard : Nicolas Bergère, archétype du petit bourgeois pleutre et conformiste.
A cette différence près que le conformisme bourgeois s’était mué en consumérisme technologique débilitant. D’ailleurs, François L’Élysée ne ratait jamais une occasion d’afficher un enthousiasme peu communicatif à l’égard des colifichets à la mode.
Il y gagnait une part de respectabilité non négligeable.
Il s’imaginait paré de toutes les délicatesses, car il confondait l’état dépressif dans lequel il se complaisait avec une forme de sensibilité aristocratique. Mais, force était de constater qu’il n’avait pas la moindre fibre artistique à faire vibrer. Du reste, ses phrases torturées n’avouaient rien d’autre que cette criante vérité : « Je ne sais rien »…

La suite plus tard icon wink Vendeur à la sauvette sur internet (clin d’oeil pseudo complice qu’affectionne le personnage principal de cette fiction).

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Comments (1)

Lol c’est tout à fait ça !! :-)

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