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Quand Quies rajeunit sa clientèle

Souvenez-vous, c’était au temps pas si lointain où la boîte de boules Quies traînait sur la table de grand-mère en bigoudis. La marque avait un mal fou à se diversifier ; des masques de nuit jusqu’aux cotons tiges sans aucun créneau réellement porteur.Et puis, les salles de concerts...

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La techno, c’est la fête tout l’été

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 28-06-2010

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Tiens, la tehno estivale, la crise de tachycardie me manquait presque…
Cent quarante pulsations par minute ; record battu pour un morceau où se mêlent des cris d’oiseaux électriques et les boums-boums qui font battre le cœur des débiles insensibles. Je me suis fabriqué un abri antibruit de fortune. Côté pile, des vieux cartons publicitaires sur lesquels trône la chanteuse Lorie, reine éphémère de la mode pour adolescentes. Sur l’un deux, elle porte des nattes de collégienne et jette un regard équivoque, par en dessous, à l’attention de la clientèle « philopédophile »… Côté face, j’ai scotché, bon an mal an, des pans de mousse antibruit noirs. Pour un non-initié, ce repaire sordide prend des allures de cahute à clodos. J’y étouffe littéralement. Je ne sais s’il est d’une quelconque utilité. Il a néanmoins le mérite de me rassurer comme un enfant, qui, après avoir entassé quelques branches et brindilles, appelle son monument : ma cabane. Cette cabane anti-techno est obscure et menaçante, même Lorie a des faux airs de valkyrie. A l’intérieur, je peux y écrire ces quelques lignes. Le manque d’oxygène place la phrase sous assistance respiratoire. ça tombe bien, la techno, cette invention méphitique du siècle passé, me laisse enfin respirer…

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Comments (8)

Oui l’eté peut être penible aussi pour les riverains du 92 qui doivent supporter les solidays sur 3 longs jours + soirées jusqu’à 1h du matin ( légalement mais c’est souvent plus) , et cela tous les ans, avec les basses qui s’invitent dans votre salon en passant les murs , pour finir dans votre chambre, très agréable…
Ces festivités sont en juin mais en aout nous avons droit egalement au « Rock en Seine », toujours pour les veinard(e)s de boulogne, suresnes, st cloud…avec une deferlante de décibels qui fini sa route sur le Mont Valérien, et qu’est ce qu’il y a à faire ? rien ! attendre ou fuir…Pour boucler la boucle nous avons egalement les bateaux et peniches qui diffusent leur techno tous les vendredis et samedi jusqu’au matin, et dire que l’on pensait que c’etait un coin tranquille…

bon été à tous
Lili

Merci Lili,

« Les péniches qui diffusent de la techno jusqu’à l’aube tous les vendredi et samedi ». Audition cauchemardesque…
A l’exemple de ceux qui reposent au Mont Valérien, il nous faut résister contre l’envahisseur en traquant les collabos du bruit.

j’aime bien ce texte. Pour moi c’est week end de dingue je crois que tu deviendrais fou nono toi qui est bien atteind sur les basse. Mon voisin a décidé de transformer la forêt vierge qui lui fait office de jardin en potager! Youpi! Je crois qu’il utilise une machine infernale qui broie les arbres en morceau, ça fait un boucan de malade . De huit heures à 18 heure hier non stop, aujourd’hui heureusement quelques pause… pfff. c’est un vrai film d’horreur, une torture psychologique…

Tu me fais peur Zorro avec ta broyeuse géante .
T’es sûr que c’est pas une débroussailleuse?
J’espère que le jardin n’est pas immense.
Bon courage.

je pense qu’il a fini.c’était une machine infernale par une débrousailleuse. On aurait dit le son d’un générateur à essence immense.
alala..

Ce soir est le second de Rock en Seine…pfff… J’habite à Meudon et j’ai l’impression d’être à 100m de la scène…
Je plains les gens qui sont à proximité directe de « l’évènement ».
Faut prendre sur soi… Allez, encore une soirée et c’est fini.

Bon courage Arnaud ! serre les dents jusqu’à demain.
Il paraît que c’est très fort ce Rock en Seine, je crois que c’est Lili qui en a parlé ici.

Courage à toi, je sais que ce n’est pas évident.

Je suis moi-même ancien musicien, ancien batteur.

En fait voilà ma petite histoire :

Je connais les symptômes depuis longtemps en fait depuis très longtemps même.
Un de mes premiers souvenirs quand j’était petit est cette musique dans ces voitures qui passaient en bas de ma rue, les basses

me faisait bizarre et j’allais me planquer dans une pièce isolée, à l’époque j’étais tout petit.
Je me souviens de quelques détails comme les alarmes incendies, les feus d’artifices, les sirènes de véhicules de police etc, que

je n’aimais jamais, je trouvais ça insupportable mais je voyais que personne ne se bouchait les oreilles, je trouvais ça étrange.
Et ces sifflements qui m’empêchait de trouver le sommeil la nuit tellement je me concentrais dessus, je me souviens en avoir

parlé à ma mère qui m’avait répondu que c’était normal.
Puis au collège j’ai souvenirs que lorsque qu’on me demandais des réponses en chuchotant pendant les interros je n’entendais pas,

on me répétais plusieurs fois mais je finissais rarement par comprendre.
A l’âge de 12/13 ans j’ai commencé à me rendre compte que certains bruits (moteurs de camions, pour les graves ou sifflets, la

voix de ma prof de maths de l’époque, dans les aigues) me faisait « bizarre » dans l’oreille en fait ça ne faisait pas vraiment mal

mais je sentais que je ne les entendais pas normalement c’est comme si ce bruit couvrait tous les autres et il m’était difficile

de situer la source du bruit. Je suis donc allé chez mon médecin qui m’a dit que cela venait certainement du mon nez (qui a

toujours été bouché).
Puis environ tous les ans je retournais chez mon médecin généraliste car cela ne passait pas, la plupart du temps c’était

supportable mais il y avait toujours ces bruits que je ne percevait pas normalement. Mais je pensais que ce n’était rien.
J’ai pourtant toujours voulu jouer de la batterie, quand j’étais gosse je jouais avec des fourchettes sur des boites en carton,

puis j’ai commencer les cours de caisse claire à 6/7 ans, j’ai en suite appris le solfège et joué de la clarinette pendant 4 ans

en concervatoir. Jusque là c’était supportable les bruits aïgues me faisait « bizarre dans les oreilles » un peu comme quand ma

mère me faisait des smacks dans l’oreille quand j’étais plus petit, je détestais ça !!!!

A l’âge de 13/14 ans j’ai commencé le vélo, j’ai toujours aimé, en fait c’était un peu ma seconde passion. J’en ai fais pendant 3

ans en club puis j’ai arrêter complétement pour me concentrer sur mes études, j’avais du mal à gérer les entrainements tous les

deux jours avec mes devoirs etc… C’est à ce moment que j’ai décidé de reprendre les percussions.

Quand j’ai recommencé la musique je me suis toujours protégé car à l’inverse des musiciens que je connaissais je n’ai jamais

supporter la musique à pleins volume, jamais je n’aurais pu jouer de la batterie sans protections.
J’ai joué dans un premier groupe, ça a duré 1 an puis j’ai monté un autre groupe avec un guitariste que je venais de connaitre,

au bout d’1 an nous avons commencé à nous produir en concerts un peu partout dans la région, pour moi c’était toujours pareil :

bouchons + casque anti-bruit mais malgré tout je sentais que mes acouphènes augmentaient, je suis donc allé voir un ORL qui m’a

dit que même protégé mes oreilles morflaient à cause de la conduction des vibrations par voie oseuse. J’ai commencé à avoir peur

d’aller en répère, oui je craignait que ça s’aggrave.

Tout à basculer un jour où j’allais chez mon père, il y avait la fête sur la place de la ville, quelqu’un à voulu assassiner son

dealer à qui il devait de l’argent (enfin j’ai pas trop suivi l’histoire), il y a un coup de feu, j’étais à 50m environ, j’ai eu

l’oreille littéralement détruite. Depuis ce moment mes acouphènes sont deux fois plus présentes, surtout à l’oreille gauche et

j’avais l’impression d’entendre bizzare, comme ça me le faisait auparavent pour les bruits très graves ou très aïgues mais là ça

le faisait pour tous les bruits, je suis retouné chez mon ORL qui m’a dit que mon oreille avait du être un peu endommagé, j’ai

réçu un court traitement de vasodilatateurs. L’ORL m’a dit que ça passera, qu’il faudrait attendre un peu, que j’aurais peut-être

un petite perte d’audition mais rien de grave, je pourrais continuer la musique sans problème.Sauf que j’ai bien compris que ça

ne serait plus le cas. Le bruits des supermarché, à la fac dans les amphis, partout, les couverts, la vaisselle, les voix, même

la mienne, tout me faisait mal !
Quelques jours plus tard je recevais ma toute nouvelle batterie que j’avais pu m’offrir avec l’argent de nos concerts et en ayant

économiser pas mal. La semaine d’après première répètition sur ma nouvelle batterie, toute neuve, je supportais le bruits mais

quelques fois malgré les bouchons et le casque anti-bruit ça me faisait toujours cette sentation très desagréable. Après la

répètition, une dose d’acouphène supplémentaire cette fois-ci dans les graves, un gros bourdonnement dans l’oreille droite.
Ce jour là j’ai compris que la musique c’était fini pour moi. J’avais 18 ans.

Et vous savez, c’est pas évident d’arrêter comme ça. Tous mes amis sont musiciens, toute ma vie tournais autour de la musique.

J’ai toujours rêver d’être batteur, depuis tout gamin. Dans ma famille beacoup sont musiciens ma mère et ma grande soeur chantent

dans une chorale, même dans ma belle famille, beaucoup de musiciens.
J’ai vu toute ma vie s’éffondrer devant moi, le groupe que j’avais monté, mes années de concervatoire, tous mes projets

annéantis. Je suis resté toute un après-midi à pleurer devant ma batterie lorsque je suis parti la retirer de notre salle de

répétition. Mais je savais qu’il fallais que j’arrête de toute façon je n’avais pas le choix, ma vie étais déjà un enfer (et elle

l’est toujours) alors si je voulais continué à supporter je devais arrêter la musique.

J’étais perdu, tout à si brusquement changer, dans mes rêves (ou plutôt mes cauchemards), lorsque j’arrivais à dormir, je me

voyais faire des conerts, de nouvelles compos, ressentir la musique comme avant (rien que de l’écrire j’en ai les larmes aux

yeux). C’étais honnêtement la pire période de me vie, et de loin. Heureusement que ma copine était là (et heureusement qu’elle

est toujours là) sinon je ne serais sûrement plus là aujourd’hui. Plutôt que de m’acheter une nouvelle double-pédale j’ai fais

faire des bouchons moulé avec filtres de -9dB, -15dB, -25dB et -29dB, pour pouvoir continuer à aller à la fac. Les repas de

famille, les fêtes, les mariages c’était fini, je ne pouvais plus y aller. La plupart du temps de restais enfermé dans ma chambre

mais j’ai vite réaliser que rester enfermé à broyer du noir ce n’était pas la bonne solution. Alors j’ai décidé de ne pas me

laisser anéantir, j’avais besoin de réfléchir à ce qu’allait devenir ma vie maintenant.

Je suis parti, seul avec moi-même marcher, marcher sur le Chemin de Compostelle, me laissant une semaine pour tout préparer. Un

mois seulement mais un mois dans le calme à marcher huit heures par jour avec un sac de 10 Kg, laver ses vêtements avec son savon

dans les refuges. Je n’ai jamais été croyant, enfin pas en un Dieu mais je crois en la Nature. Et elle m’a été bénéfique.
Quand on marche 600 Km tout seul, à se nourrir de ce qu’on peu acheter avec le peu d’argent embarqué, marcher de 6h à 15h sans

savoir où l’on va dormir le soir ni si on pourra se doucher à l’eau tiède ou faire sécher ses vêtements ; on se rend compte que

tout le reste, finalement, ce n’est que du superflux.
Je suis arrivé les pieds endoloris, pleins d’ampoules mais la tête haute, j’étais fier de moi.
En revenant dans le train et surtout dans le métro les bruits sont redevenu insupportables, même avec les bouchons c’était

crisant, j’étais mieux à marcher sur les petites routes de campagnes…

Je ne peux pas dire que j’ai changer radicalement de mode de vie j’ai toujours mangé sainement, luttant pour le végétarisme et

l’équilibre alimentaire.
J’ai revendu ma batterie encore neuve pour me racheter un vélo. Celui qui me restais du temps ou j’en faisais en club était

devenu trop petit pour moi.
Toujours en portant mes bouchons j’ai recommencé le vélo (rassurez-vous j’entend quand même les voitures, moins qu’avant (et

heureusement, je ne le supporterais plus) mais je roule en toute sécurité). J’en fais toujours, je recherche les endroits calmes,

la campagne.

Je suis resté ami avec les membres de mon ancien groupe mais j’avou que lorsqu’il parlent un peu de musique j’ai la larme à

l’œil, je n’aime pas parler de ça pourtant c’était ma passion.
Mes autres amis et bien je ne leur parlent plus puisque je ne parle plus musique avec eux on a plus grand chose en commun.
Ma mère me comprend un peu car elle était gymnaste de haut niveau et suite à une triple fracture de la cheville elle a été

contrainte d’arrêter, depuis elle jamais pu recourir et donc bien entendu fini le sport, c’était sa passion, elle était

professeur de sport. Elle s’est réfugié dans la musique en intégrant une chorale. Moi et bien j’ai fais un peu le contraire, tous

deux forcés par le destin.
Mon père s’en fiche, comme il s’est toujours fichu de ses enfants mais ça c’est un autre sujet.
Et ma copine me supporte comme je suis, avec mon handicap. Je sais que je l’empêche de faire pas mal de chose, en tout cas avec

moi, on ne va plus au cinéma ni à la patinoire mais elle sait que ce n’est pas vraiment de ma faute.

J’ai toujours fait attention à mes oreilles, en tant que musiciens c’était mon principal outils de travail et pourtant

contrairement à la plupart de ceux que je connais et qui ne se protègent jamais je me retrouve avec cette hyperacousie qui a

détruit m’a vie et qui continu à me rendre la vie impossible chaque jour. Et heureusement je me suis arrêter à tant car sinon je

n’aurais pu reprendre les quelques activités calmes que j’ai aujourd’hui et j’aurais continué à déprimer enfermé chez moi.

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