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Dépendance aux benzodiazépines

Voilà un documentaire scientifique intéressant sur les mécanismes de la dépendance aux benzodiazépines comme les médicaments Rivotril et Xanax. Le ralentissement du neurotransmetteur Gaba par l’action des benzodiazépines, procure un effet relaxant proche de l’alcool, d’où une...

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Un village français

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 23-07-2014

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Il a fallu que j’y aille encore une fois. Trois jours que quarante personnes piaillaient, riaient, ripaillaient sous mes fenêtres. Alors, après la fête, il a bien fallu que je m’explique avec le vieux. Un voisin » exemplaire », au profil de prof de sciences, qui ne daigne plus lever la main pour me saluer depuis des mois déjà. En passant en voiture, j’ai fait marche arrière, lui a fait comme si je n’étais pas là, comme si je n’existais pas. Alors je lui ai lancé un « bonjour » bien sonore pour qu’il tourne la tête
- Merci pour les pétards fusée ! la prochaine fois je fais le 17 et je porte plainte.
Il s’est mis à ricaner d’un air sournois.
-Arrêtez de rire…
- Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, ce sont les enfants, on ne peut pas parler avec vous.

Non, ça n’était pas les enfants, je les ai bien vus à travers le velux, des vieux riant aux éclat tandis que la fusée décollait du sol en sifflant, et puis ce bruit à la fois festif et guerrier, cette poudre qui hurlait son désespoir avant de disparaître dans l’air tiède, consumée, apaisée, sereine…

Le vieux prof de sciences s’est mis vraiment à rire quand je lui ai demandé de me prévenir.
Alors , c’est comme si le même pétard fusée avait éclaté en moi… j’ai fondu sur lui, j’ai saisi le col de chemise . J’ai senti ce corps encore robuste tenter de faire face. Alors, il a appelé sa femme: « Françoise ».
-Il m’a frappé !

Françoise, bretonne typique palote et menue, est arrivée à la rescousse. Griefs en tous genres, reproches, culpabilisation. Là j’ai commencé à réaliser la portée de mon geste. Non je ne l’avais pas frappé, mais son mensonge en annonçait peut être d’autres aux gendarmes qu’il ne manquerait pas d’appeler. C’est ce que je me suis dit en imaginant que c’était bien le genre de type à porter l’affaire devant un tribunal.

Le voici qui file, comme un serpent, chez d’autres voisins, « il m’a frappé » entends-je.
J’ai juste le temps de les rejoindre. Et là je ne suis pas le bienvenu, le gros alcoolique, qui est également le propriétaire de la maison, me dit » dégage » d’une main secouée en revers lifté.
Sa femme « crie volontairement » annonce t-elle.
« Je t’avais bien dit qu’il était malade », lance t-elle à son mari qui me fusille du regard avec une baïonnette de crainte tout de même.
Le vieux prof de science est prostré sur sa chaise, la tête baissée, il semble traumatisé, alors qu’il y a quelques secondes il enjambait gaillardement l’escalier qui menait à la terrasse de son voisin « justicier ». Il donne en effet l’impression de quelqu’un qui aurait été frappé, mais sans que l’on distingue l’ombre d’une trace de coup sur le visage…

Je me sens infiniment seul au milieu de ces êtres qui me hurlent dessus. Non, décidément je ne suis pas fait pour vivre en société. Oui, elle a peut être raison cette grande brune édentée « ça n’est pas un hôpital ici, c’est un village, et on s’entend tous bien ». Qui suis-je pour venir troubler la belle quiétude d’un village français ?…

« Cela fait deux cent ans ans que ma famille habite ici » finit par lâcher la vieille bretonne à court d’arguments.
Quant à moi, j’ai l’impression d’y être emprisonné depuis des milliers d’années…

Confusion entre Hyperacousie et acouphènes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 19-07-2014

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Depuis peu l’hyperacousie est volontairement ou involontairement oubliée, voire même remplacée par les « acouphènes » dans les articles de presse, les discours, les reportages.
Cette confusion avait rarement eu lieu auparavant. Souvent il était précisé qu’il y avait un lien indirect entre les deux, et que les personnes souffrant d’hyperacousie devaient endurer également le bruit des acouphènes. Aujourd’hui, insensiblement, on laisse entendre que les personnes atteintes d’acouphènes ont reçu de surcroît la punition hyperacousique.
Et d’articles en articles, de reportages en reportages, de discours en discours, de commentaires en commentaires, l’hyperacousie est aujourd’hui reléguée au rang de « super acouphène », et plus grand monde ne sait au juste faire la différence.
Notre pathologie hyper invalidante n’est pas reconnue, ne l’a jamais été, et le sera jamais si cette confusion perdure et si personne ne prend la peine de bien identifier à chaque fois les deux termes en les définissant séparément.
Il est de la responsabilité des associations « ayant pignon sur rue » de ne plus entretenir cette confusion comme c’est le cas actuellement. Il est nécessaire de souligner que l’hyperacousie dans ses manifestations physiques, psychologiques et sociales, est bien plus handicapante que ne le sont les acouphènes. Elle empêche quand les acouphènes gâchent, elle arrête quand les acouphènes freinent, elle épuise quand les acouphènes fatiguent.