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Changer le regard du Handicapé

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 26-07-2016

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Le mot revenait le plus souvent lorsque je devais décrire ma situation : j’étais « handicapé ». Avant, il ne recouvrait aucun sens précis pour moi. En présence d’un handicapé, je me m’intéressais à la personne et faisais fi de la tare dont elle était affligée. Et si par malheur, elle évoquait ses déboires existentiels, je tentais, comme l’aurait fait n’importe qui, de la rassurer sur le fait que cela n’avait aucune espèce d’importance.
J’étais jeune, bien portant, j’avais du succès auprès des filles, aucune préoccupation matérielle n’assombrissait mon front, et, comble de l’outrecuidance, je me permettais de donner des leçons à ceux qui avaient vécu le malheur depuis l’enfance…
Ce qui me frappait, c’était leur regard empli d’une tristesse profonde, quotidienne, contre laquelle il était vain de lutter.
Aujourd’hui, quand je cède la mode du selfie, je vois apparaître ce même regard, à demi éteint, et dont les seules lueurs semblent provenir d’une obscure fatalité…
Leur slogan se résumait à : « Changer le regard sur le handicap », alors qu’il fallait changer le regard du handicapé…
Je jouais la comédie du valide, mais je jouais presque toujours mal, j’avais l’impression d’être nu sur scène et d’avoir oublié mon texte.
A ceux qui étaient au courant, je rabâchais comme un mantra : « je vais mieux, y’a de l’espoir, bientôt je serai guéri », l’auto-persuasion plutôt que le désespoir si simple à accueillir, et à héberger chez soi pendant des années…

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Comments (2)

Bel article. Je me suis fait une réflexion similaire lorsque je suis passé du « côté obscure de la force ».
D’ailleurs, j’en ai fait la promesse, si un jour j’ai un semblant de vie normale, je choisirai un métier pour aider les personnes en situation de handicap. Moi je parle souvent des gens « normaux », on aime bien les normes, c’est à mode…

Dans le domaine auditif, je compare aussi souvent notre situation d’hyperacousique/acouphènique sévère aux personnes qui disent « ah oui moi aussi j’ai eu mal aux oreilles et des acouphènes après un concert » comme si ils comprenaient le handicap…

De manière générale, il est très compliqué de comprendre un handicap lorsqu’on ne l’a pas vécu soit même (égoïsme grandissant de notre société oblige).

Je suis un homme de 33 ans et je me reconnais parfaitement dans ce texte à la différence que j’ai toujours été en souffrance psychique sans me l’avouer. Pour ma part c’est une période de stress et d’angoisse intense, accompagné d’une mauvaise hygiènes de vie (mauvaise alimentation, mauvaise hydratation, manque de sommeil, surmenage…), et probablement d’une mauvaise réaction à un médicament, qui tout combiné m’ont fait des lésions je ne sais où (aucun diagnostique possibles quand ce sont des micro-lesions ça et là. J’ai de la perte auditive mais cela ne suffit pas car je connais des personnes malentendante sans acou/hyper).
C’est à cause des acouphènes et de l’hyperacousie que j’ai enfin compris ou accepté de voir en face certaines choses. Spirituellement parlant, je crois qu’il faut remercier cette pathologie de nous re-humaniser. Imaginez un peu le nombre de personnes qui souffrent dans le monde de douleurs bien plus atroces, d’handicap bien plus lourd… Le nombre de femmes qui souffrent pendant la grossesse, qui sont mutilés pour donner au monde un petit être, qui ne retrouvent bien souvent pas leur corps de jeunette après plusieurs grossesse/accouchements…
Je vois ces sifflements aigus (pour ma part) permanents comme une sorte de rappel continue de mon état de mortel, fragile et périssable. Ça me rappel à chaque instant que je ne suis pas un être parfait, immortel, et lisse, mais imparfait et couvert de cicatrices visibles ou invisibles.
Un point tout de même sur l’hyperacousie qui est une véritable horreur que je supporte moins que les acouphènes. Heureusement la mienne s’est calmé et je revis un peu également grâce à ça.
Pour finir, je crois également de plus en plus à faire appel à la médecine d’autres civilisations (médecine traditionnelles (Chine), Ayurvéda (Inde)…) pour traiter les maladies chroniques. Il faut à mon avis avoir une hygiène de vie impeccable, et être bien entouré, et cela dans la durée, et accompagner cette vie saine par des soins alternatifs également sur le long terme, pour espérer guérir, ou disons bien vivre avec ses cicatrices.
Je vous souhaite à toutes et à tous, bien du courage, bien des recherches, bien des expérimentations,… et bcp bcp de joies et de bonheurs dans votre vie d’acouphenique/hyperacousique. Je suis certain que vos symptômes vont diminuer, voir disparaître, si vous vous prenez en main sérieusement et acceptez de changer de paradigme.

Bien à toi, à vous,

Intra

P.S
La recherche scientifique avance aussi. Il y aura sans doutes des solutions de ce côté là mais prudence. Parfois, les échecs des traitements issus de la science moderne rendent les pathologies pires qu’avant ou en fabriquent d’autres pour en résoudre une.

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