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Guéri de l’hyperacousie : témoignage

Je m’appelle Fabien, j’ai 28 ans et si vous lisez ces quelques lignes, j’espère qu’elles vous aideront à vous dire qu’on peut se sortir de « l’enfer » que produisent les acouphènes et l’hyperacousie. Car « Enfer »...

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Témoignage d’espoir

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 08-03-2013

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Bonjour, je m’étais promis de venir témoigner dès que j’irais mieux, je me suis donc permis d’écrire ce pavé, en espérant qu’il puisse redonner espoir à certains…
Merci d’avance s’il est publié icon smile Témoignage despoir

J’ai 26 ans et je suis enseignant à l’île de la Réunion. Je suis aussi dingue de musique et je joue de la basse dans un groupe de rock depuis 1 an environ.
Voilà comment cela s’est passé pour moi. Fin avril 2012, j’ai attrapé une otite qui a été mal soignée et que j’ai gardée pendant deux mois, avec l’oreille gauche complètement bouchée. J’ai quand même continué à faire de la musique, sans protection puisque je n’avais pas le droit de mettre quoi que se soit dans mes oreilles. De même, j’ai écouté de la musique au casque à volume important, pour compenser cette «perte» d’audition.
En rentrant d’une répète, mon oreille était «cotonneuse» et est restée comme cela pendant un moment. Puis les acouphènes se sont installées, et progressivement l’hyperacousie. Je ne supportais plus certains bruits (clés, verres qui tintent et autres sons aigus). De plus, les acouphènes m’insupportaient, particulièrement le soir pour m’endormir. Je suis retourné voir plusieurs fois l’ORL qui me suivait qui était persuadé et fermement convaincu qu’il s’agissait là de l’inflammation de mon otite qui continuait de sensibiliser mes tympans, et que les acouphènes allaient s’en aller d’eux-même comme ils étaient venus. Il m’a quand même prescrit le traitement classique : cortisone et Vastarel. Aucun d’eux n’a été d’aucune efficacité, et mon état ne s’est pas amélioré, au contraire.
Après 2 ou 3 semaines à ne pas dormir plus de 2h par nuit, j’ai commencé à sombrer dans la dépression. Je me suis mis en arrêt maladie pendant près d’un mois, qui a été le pire que j’ai passé de ma vie. Je ne mangeais plus correctement, je devenais très faible, les anxiolytiques me rendaient amorphes. Je me suis complètement renfermé sur moi-même, n’osant plus sortir de chez moi car je ne supportais même plus le volume des conversation, j’avais l’impression que cela résonnait, et que mon tympan se contractait violemment. C’est devenu rapidement invivable, et les témoignages lus sur internet n’ont pas arrangé les choses. Très peu d’entre eux montraient une issue possible à ce mal. Je ne voulais plus retourner voir d’orl, je ne leur faisait plus confiance. Mon médecin traitant était aussi dépassé qu’eux, et semblait persuadé que ma détresse était purement d’ordre psychologique. J’ai eu des pensées sombres au possible, dont
je vous passe ici les détails. Ma vie semblait ruinée, je me voyais devoir arrêter mon métier d’enseignant et devenir tributaire des autres pour vivre, à mon âge ! Je ne pouvais plus envisager faire de la musique, alors que c’était une des choses qui me caractérisaient et qui me faisaient vibrer.
Au bout de quelques temps, j’ai décidé de me ressaisir. J’ai commencé avec la famille et les amis dans les endroits les moins bruyants possibles (pique-nique ou rando en forêt, plage, etc…) et toujours muni de bouchons de protection faits sur-mesure (-25db). En parallèle, j’ai essayé toutes les médecines «alternatives» possibles et imaginables (relaxation, yoga, acupuncture, ostéopathie, …) qui ne m’ont sûrement pas guéri mais m’ont permis de me détendre, de me sentir moins oppressé. J’ai finalement atteint mon objectif premier: reprendre le travail. Et ça a vraiment été le facteur accélérant de l’amélioration de mon état. J’ai recommencé à me socialiser, à discuter avec les collègues, bref, à penser à autre chose ! Bien sûr au début, j’étais fatigué, mais le fait de m’occuper l’esprit m’a permis de commencer à mieux dormir le soir, jusqu’à ce que finalement j’arrive à me passer des anxiolytiques. A ce moment
les acouphènes me dérangeaient déjà beaucoup moins.

Puis petit à petit j’ai décidé de reprendre la musique. Nous avions un petit local de répétition avec notre groupe, équipé d’une batterie électronique, cela constituait un compromis idéal pour reprendre «en douceur». Je me suis bien sûr protégé avec les bouchons à -25db. J’ai retrouvé le plaisir de la musique et celui-ci a commencé à «prendre le dessus» sur la douleur. Petit à petit je me suis remis à répéter en condition «normale» (batterie acoustique + amplis). Depuis, nous avons fait deux concerts avec mon groupe et mon audition se porte beaucoup mieux. Je n’utilise plus mes bouchons que pour les répètes et les concerts, je suis capable de conduire sans (et même d’écouter de la musique dans ma voiture !), d’aller dans des endroits relativement bruyants, bref je revis.

Tout çà pour vous dire de ne pas perdre espoir, ce n’est pas parce que la médecine n’y comprends pas grand chose que vous êtes condamnés. Et bien entendu ce n’est pas QUE psychologique, la douleur ressentit est bien réelle. Cependant la dépression est peut être encore bien pire qu’elle et c’est ce qu’il faut à mon avis traiter en priorité.

BON COURAGE A TOUS

Sébastien.

Pistes audios pour l’hyperacousie

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 04-07-2011

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« Salut,
Un message pour te féliciter pour ton blog pour deux raisons:
-> Il me permet de trouver des informations et des échanges constructifs.
-> Il ne diffuse de vision négative et dépressive de cette pathologie mais tente de la définir au mieux.

Pour ma part je suis/j’étais Musicien Pro, prof de batterie mais également guitariste chanteur j’ai effectué plus de 250 concerts en dix ans avec toujours des bouchons ou casques anti-bruits.

Il ya trois mois j’ai subit une sorte de traumatisme malgré mes protections lors d’un weekend de bals (8h de jeux sur le weekend).

Mes soucis ne sont pas venus directement mais une semaine après.

Sensations « habituels » chez les hyperacousique: Oreilles dans le cotons, bouchés, difficulté à supporter les bruits aigus, environnants….

Après une bonne période de dépression j’ai testé différentes médecines parallèles: Hypnose, Étiopathie, Ostéopathie.

Suite à ces expériences il est clair que la médecine n’est pas une science exact.

A l’instar d’une bonne terre de jardin qui a été travaillé en amont, le corps doit être prêt à recevoir un enseignement, à évoluer (je pense notamment à l’hypnose).

Puis j’ai eu l’idée de travailler sur la piste de mes dents et je me suffit fais retirer mes dents de sagesses.
Et là miracle en 3 semaines mes douleurs incessantes de type otites ont disparues, plus de mal de crane sur les tempes.

3 mois après ce changement radical de vie, j’ai toujours mes acouphènes qui augmentent selon ma fatigue et de l’hyperacousie. Toutefois cela reste « vivable », j’ai par contre fais une croix purement et définitivement sur ce pourquoi j’avais donné 10 ans de ma vie…

Après différents tests, audiogrammes etc… J’ai l’impression d’après mes recherches perso qu’il existe deux catégories de trauma auditif.

1. Le premier est le plus souvent celui des musiciens, personnes travaillant dans des radios, studios, ayant en continue des spectres sonores complet à l’oreille.
Cette première catégorie de personne sont atteinte d’acouphène de type « bruit de fond » avec un audiogrammes plat et d’une hyperacousie assez présente.

2. La seconde catégorie de personnes sont le plus souvent issues de l’industrie.
Ils ont une perte significative au niveau de l’oreille avec un acouphène très présent sous la forme d’une fréquence définit.

Comment je suis arriver à cette comparaison?
Musicien j’ai la chance de connaître un tas de personnes dans le métier ayant une activité importante face à des niveaux sonores significatifs et j’ai pu contacter (dès mon trauma et durant ma période dépressive) des musiciens de tous bords, tous horizons, tous styles, tous instruments.

J’ai notamment rencontré une contrebassiste de jazz qui avait de gros soucis d’hyperacousie malgré la faible exposition sonore de son instrument.

Un chanteur très connu qui passe à la tv, qui lui ne supporte plus de son à plus de 80 db lui donnant des décharges dans les tympans avec inflammation de ces derniers.

Tout cela pour dire qu’une hyperacousie commune n’existe pas, mais que globalement des similitudes se dessinent.

J’ai d’ailleurs toujours des interrogations comme:
Pourquoi ai-je des difficultés à supporter des sons impulsionnels de ma batterie électronique?

Alors que le son continue de mon tracteur tondeuse ne me dérange pas, alors que ce dernier est plus fort?

Je pense donc que pour toute hyperacousie, une rééducation du cerveau est possible.
Il faut réussir à effacer les situations de stresse auditive et l’hypnose est une voie vers cela.

Désolé pour ce monologue sans fin, mais j’espère qu’il aura ouvert des voies possibles aux éventuels lecteurs.

Je ne parle pas ici de la relation Psychanalyse/Troubles Auditifs, mais je pense qu’il sont fondamentales et j’aurai de quoi en écrire des pages.

Merci.
S. »

Grand prix de France moto : bouchons sur le circuit

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 14-05-2011

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Lors de cette manifestation crève-tympans qu’est le grand prix de France Moto, le sonomètre éclate comme un pneu à chaque tour de piste. Durant 3 jours, les blaireaux du bitume vont pouvoir admirer les performances de leurs idoles casquées. Mais à quel prix ?… surtout s’ils ont la mauvaise idée de faire partager cette funeste passion à leur progéniture dont l’avenir auditif et intellectuel doit être singulièrement compromis…
Selon les experts, Les 24H auto du Mans sont étonnement moins bruyants. Je ne demande pas à vérifier…
Aussi, l’agence régionale de santé des pays de Loire a t-elle préconisé aux spectateurs, de se munir de bouchons d’oreilles. Sur place, ils seront vendus un euro la paire (comme les capotes…) par l’automobile club de l’Ouest qui ne perd par le nord.
L’agence régionale de Santé préconise également de s’éloigner de la piste régulièrement.
J’imagine que les esthètes du premier rang le font naturellement après chaque bière…

Bouchon Pianissimo pour piano

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 16-12-2010

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« Déjà, je suis très contente d’avoir découvert ce site et de pouvoir lire des témoignages même si certains font un peu peur quand même !
Cela fait un an et deux mois que je vis avec un acouphène plutôt faible, disons que je ne l’entends que quand il y a du silence, et d’hyperacousie qui me dérange beaucoup plus ! Commençons par le début : j ‘ai 30 ans et je suis musicienne. J’ai commencé le piano à 10 ans, et deux ans plus tard je suis tombée amoureuse de la batterie et des percussions. J’ai joué dans des groupes rock et grinde core jusqu’à mes 18 ans sans jamais me protéger les oreilles, et aucun problème. Puis j’ai stoppé la musique pendant deux ans durant lesquels je me suis totalement consacrée à mon petit bébé qui a 11 ans aujourd’hui et aux reptiles.
Mais la musique me manquait trop alors j’ai repris d’abord la batterie, puis les groupes, les concerts mais cette fois-ci en me protégeant les oreilles sauf avec mon groupe de percus !! allez savoir pourquoi !! Puis est arrivé le premier choc. Je participais à un carnaval, je jouais de la cloche et je suivais le chars dont les enceintes étaient beaucoup trop forte. Et d’un coup, çà a fait un poke douloureux dans mon oreille droite ; j’ai de suite compris. Mais sur le coup je me suis estimée chanceuse car à part une petite baisse auditive aucune séquelles. çà devait être en 2003 ou 2004.
J’ai continué à fond les ballons en protégeant cette fois-ci tout le temps mes oreilles : les acouphènes et l’hyperacousie n’étaient pas un sujet méconnu pour moi, je connaissais les risques. En 2006 j’ai pris la décision de me consacrer à fond au piano ( classique ) et quelques mois plus tard j’ai rencontré mon chanteur actuel et le old blind mole orkestra est né. J’y joue principalement du piano. Et qu’il s’agisse du piano seul ou du groupe ( pop swing ) beaucoup plus calme que mes groupes précédents, je ne me suis pas protégée les oreilles. A force, l’inévitable est arrivé mais d’une façon bien étrange : en octobre 2009 nous sommes parti faire un concert pour les expressifs à Poitiers. Des manifs ont éclaté dans la ville et le concert a été annulé. En rentrant, j’ai ouvert la fenêtre de ma voiture pour fumer une clope, je roulais à 110 et boum, oreille droite bouchée !
Je ne me suis pas inquiétée et je me suis dit que je devais avoir une otite. Mais une semaine plus tard, oreille toujours bouchée, plus acouphène et hyperacousie !!! Direction l’orl. Je ne suis pas quelqu’un de fataliste, c’était fait alors faut vivre avec. Mon oreille s’est débouchée au bout d’une semaine de cortisone, et de vastarel que je continue à prendre de temps à autre. Mais les premiers mois ont été très dur, les bruits du jet de la douche, le bip de la caisse dans les magasins, les restos, le cinéma, le piano, etc… et le plus dérangeant : les voix des filles et des enfants. Tous ces bruits font comme une saturation dans mon oreille, et je me sature avec ma propre voix ! Très vite, j’ai acquis les prothèses pianissimo pour pouvoir continuer mon métier : la musique.
Personnellement l’acouphène ne me dérange pas trop, il ne m’a jamais empêché de dormir même si il a fallu si habituer au départ. Par ailleurs mon acouphène est un si bémol aigu ! Mais l’hyperacousie est fatigante. Vivement que mon fils mue ! icon wink Bouchon Pianissimo pour piano Je n’ai pas fait de dépression non plus.
Ce qui m’inquiète, c’est l’évolution. J’ai eu une amélioration cette été ; donc en septembre j’ai repris le travail du piano sans les pianissimos mais avec la sourdine, puis j’ai fêté mon anniv, une quinzaine de personnes avec les pianissimos, et ça s’est redégradé, à oui, plus un concert d’Adam Gyorgy où le piano était surélevé par rapport au public, le son n’était pas trop fort et j’ai voulu entendre à nouveau le son d’un piano sans sourdine ou protections dans les oreilles, mais l’utilisation massive d’octaves dans les aigus chez Liszt et Chopin ont eu raison de mes oreilles ! Donc je me suis recalmée, car moi aussi je joue Chopin et Liszt !
Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir continuer la scène, je me renferme pas mal entre chaque répétitions et chaque concerts pour me reposer mais si çà devait empirer, j’arrêterai et me lancerai dans l’élevage des reptiles, font pas de bruit eux ! »

Discothèques parisiennes : niveau sonore trop élevé

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 13-11-2010

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La moitié des discothèques parisiennes ne respecte pas le niveau sonore autorisé. D’après une enquête de l’agence régionale de santé, il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Les conséquences sur l’audition sont désastreuses : acouphènes, hyperacousie et surdité brutale entre autres risques.

Depuis vendredi se tiennent les états généraux de la nuit. Ce nom ronflant cache le lobby festif réunissant quelques tauliers de boîtes de nuit. Le but est de dépouiller les derniers privilégiés qui peuvent encore profiter du silence, les bienheureux. C’est dire si l’enquête de l’ARS tombe plutôt mal. Les résultats sont accablants, seul un nombre très limité d’établissements respecte la réglementation. La moitié des discothèques d’île de France pousse le son au delà du maximum autorisé, fixé à 105 décibels. Les basses fréquences sont en cause, elles sont même suspectées d’entrainer des pneumothorax.
Pour remédier à cette situation, Claude Evin, actuel directeur de l’ARS et ancien ministre de la santé, réunira les directeurs d’établissements de nuit afin d’élaborer une charte de bonnes pratiques.
Il est prévu de fournir des bouchons d’oreilles aux clubbers et d’aménager une zone de silence au sein même des discothèques. On pourrait peut être y organiser une réunion d’hyperacousiques…

L’histoire d’un ancien musicien batteur

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 29-08-2010

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« Courage à toi, je sais que ce n’est pas évident.

Je suis moi-même ancien musicien, ancien batteur.

En fait voilà ma petite histoire :

Je connais les symptômes depuis longtemps en fait depuis très longtemps même.
Un de mes premiers souvenirs quand j’étais petit est cette musique dans ces voitures qui passaient en bas de ma rue, les basses me faisaient bizarre et j’allais me planquer dans une pièce isolée, à l’époque j’étais tout petit.
Je me souviens de quelques détails comme les alarmes incendies, les feus d’artifices, les sirènes de véhicules de police etc, que je n’aimais jamais, je trouvais ça insupportable mais je voyais que personne ne se bouchait les oreilles, je trouvais ça étrange.
Et ces sifflements qui m’empêchaient de trouver le sommeil la nuit tellement je me concentrais dessus, je me souviens en avoir parlé à ma mère qui m’avait répondu que c’était normal.
Puis au collège j’ai souvenirs que lorsque qu’on me demandais des réponses en chuchotant pendant les interros je n’entendais pas, on me répétais plusieurs fois mais je finissais rarement par comprendre. A l’âge de 12/13 ans j’ai commencé à me rendre compte que certains bruits (moteurs de camions, pour les graves ou sifflets, la voix de ma prof de maths de l’époque, dans les aiguës) me faisait « bizarre » dans l’oreille en fait ça ne faisait pas vraiment mal mais je sentais que je ne les entendais pas normalement c’est comme si ce bruit couvrait tous les autres et il m’était difficile de situer la source du bruit. Je suis donc allé chez mon médecin qui m’a dit que cela venait certainement du mon nez (qui a toujours été bouché).
Puis environ tous les ans je retournais chez mon médecin généraliste car cela ne passait pas, la plupart du temps c’était supportable mais il y avait toujours ces bruits que je ne percevait pas normalement. Mais je pensais que ce n’était rien.
J’ai pourtant toujours voulu jouer de la batterie, quand j’étais gosse je jouais avec des fourchettes sur des boites en carton, puis j’ai commencer les cours de caisse claire à 6/7 ans, j’ai en suite appris le solfège et joué de la clarinette pendant 4 ans en conservatoire. Jusque là c’était supportable les bruits aiguës me faisait « bizarre dans les oreilles » un peu comme quand ma mère me faisait des smacks dans l’oreille quand j’étais plus petit, je détestais ça !!!!
A l’âge de 13/14 ans j’ai commencé le vélo, j’ai toujours aimé, en fait c’était un peu ma seconde passion. J’en ai fais pendant 3 ans en club puis j’ai arrêter complétement pour me concentrer sur mes études, j’avais du mal à gérer les entrainements tous les deux jours avec mes devoirs etc… C’est à ce moment que j’ai décidé de reprendre les percussions.

Quand j’ai recommencé la musique je me suis toujours protégé car à l’inverse des musiciens que je connaissais je n’ai jamais supporter la musique à pleins volume, jamais je n’aurais pu jouer de la batterie sans protections.
J’ai joué dans un premier groupe, ça a duré 1 an puis j’ai monté un autre groupe avec un guitariste que je venais de connaitre, au bout d’1 an nous avons commencé à nous produire en concerts un peu partout dans la région, pour moi c’était toujours pareil :
bouchons + casque anti-bruit mais malgré tout je sentais que mes acouphènes augmentaient, je suis donc allé voir un ORL qui m’a dit que même protégé mes oreilles morflaient à cause de la conduction des vibrations par voie oseuse. J’ai commencé à avoir peur d’aller en répère, oui je craignait que ça s’aggrave.
Tout à basculer un jour où j’allais chez mon père, il y avait la fête sur la place de la ville, quelqu’un à voulu assassiner son dealer à qui il devait de l’argent (enfin j’ai pas trop suivi l’histoire), il y a un coup de feu, j’étais à 50m environ, j’ai eu l’oreille littéralement détruite. Depuis ce moment mes acouphènes sont deux fois plus présentes, surtout à l’oreille gauche et
j’avais l’impression d’entendre bizarre, comme ça me le faisait auparavant pour les bruits très graves ou très aïgues mais là ça le faisait pour tous les bruits, je suis retouné chez mon ORL qui m’a dit que mon oreille avait du être un peu endommagé, j’ai réçu un court traitement de vasodilatateurs. L’ORL m’a dit que ça passera, qu’il faudrait attendre un peu, que j’aurais peut-être un petite perte d’audition mais rien de grave, je pourrais continuer la musique sans problème.Sauf que j’ai bien compris que ça ne serait plus le cas. Le bruits des supermarché, à la fac dans les amphis, partout, les couverts, la vaisselle, les voix, même la mienne, tout me faisait mal !
Quelques jours plus tard je recevais ma toute nouvelle batterie que j’avais pu m’offrir avec l’argent de nos concerts et en ayant économiser pas mal. La semaine d’après première répétition sur ma nouvelle batterie, toute neuve, je supportais le bruits mais quelques fois malgré les bouchons et le casque anti-bruit ça me faisait toujours cette sensation très désagréable. Après la répétition, une dose d’acouphène supplémentaire cette fois-ci dans les graves, un gros bourdonnement dans l’oreille droite.
Ce jour là j’ai compris que la musique c’était fini pour moi. J’avais 18 ans.
Et vous savez, c’est pas évident d’arrêter comme ça. Tous mes amis sont musiciens, toute ma vie tournais autour de la musique.
J’ai toujours rêver d’être batteur, depuis tout gamin. Dans ma famille beaucoup sont musiciens ma mère et ma grande sœur chantent dans une chorale, même dans ma belle famille, beaucoup de musiciens.
J’ai vu toute ma vie effondrer devant moi, le groupe que j’avais monté, mes années de conservatoire, tous mes projets anéantis. Je suis resté toute un après-midi à pleurer devant ma batterie lorsque je suis parti la retirer de notre salle de répétition. Mais je savais qu’il fallait que j’arrête de toute façon je n’avais pas le choix, ma vie étais déjà un enfer (et elle
l’est toujours) alors si je voulais continué à supporter je devais arrêter la musique.
J’étais perdu, tout à si brusquement changer, dans mes rêves (ou plutôt mes cauchemars), lorsque j’arrivais à dormir, je me voyais faire des concerts, de nouvelles compos, ressentir la musique comme avant (rien que de l’écrire j’en ai les larmes aux yeux). C’était honnêtement la pire période de me vie, et de loin. Heureusement que ma copine était là (et heureusement qu’elle est toujours là) sinon je ne serais sûrement plus là aujourd’hui. Plutôt que de m’acheter une nouvelle double-pédale j’ai fais faire des bouchons moulé avec filtres de -9dB, -15dB, -25dB et -29dB, pour pouvoir continuer à aller à la fac. Les repas de famille, les fêtes, les mariages c’était fini, je ne pouvais plus y aller. La plupart du temps de restais enfermé dans ma chambre mais j’ai vite réaliser que rester enfermé à broyer du noir ce n’était pas la bonne solution. Alors j’ai décidé de ne pas me laisser anéantir, j’avais besoin de réfléchir à ce qu’allait devenir ma vie maintenant.

Je suis parti, seul avec moi-même marcher, marcher sur le Chemin de Compostelle, me laissant une semaine pour tout préparer. Un mois seulement mais un mois dans le calme à marcher huit heures par jour avec un sac de 10 Kg, laver ses vêtements avec son savon
dans les refuges. Je n’ai jamais été croyant, enfin pas en un Dieu mais je crois en la Nature. Et elle m’a été bénéfique.Quand on marche 600 Km tout seul, à se nourrir de ce qu’on peu acheter avec le peu d’argent embarqué, marcher de 6h à 15h sans savoir où l’on va dormir le soir ni si on pourra se doucher à l’eau tiède ou faire sécher ses vêtements ; on se rend compte que tout le reste, finalement, ce n’est que du superflus.
Je suis arrivé les pieds endoloris, pleins d’ampoules mais la tête haute, j’étais fier de moi.
En revenant dans le train et surtout dans le métro les bruits sont redevenu insupportables, même avec les bouchons c’était crisant, j’étais mieux à marcher sur les petites routes de campagnes…

Je ne peux pas dire que j’ai changé radicalement de mode de vie j’ai toujours mangé sainement, luttant pour le végétarisme et l’équilibre alimentaire.
J’ai revendu ma batterie encore neuve pour me racheter un vélo. Celui qui me restais du temps ou j’en faisais en club était devenu trop petit pour moi.
Toujours en portant mes bouchons j’ai recommencé le vélo (rassurez-vous j’entends quand même les voitures, moins qu’avant (et heureusement, je ne le supporterais plus) mais je roule en toute sécurité). J’en fais toujours, je recherche les endroits calmes, la campagne.

Je suis resté ami avec les membres de mon ancien groupe mais j’avoue que lorsqu’il parlent un peu de musique j’ai la larme à l’œil, je n’aime pas parler de ça pourtant c’était ma passion.
Mes autres amis et bien je ne leur parlent plus puisque je ne parle plus musique avec eux on a plus grand chose en commun. Ma mère me comprend un peu car elle était gymnaste de haut niveau et suite à une triple fracture de la cheville elle a été contrainte d’arrêter, depuis elle jamais pu recourir et donc bien entendu fini le sport, c’était sa passion, elle était professeur de sport. Elle s’est réfugiée dans la musique en intégrant une chorale. Moi et bien j’ai fais un peu le contraire, tous deux forcés par le destin.
Mon père s’en fiche, comme il s’est toujours fichu de ses enfants mais ça c’est un autre sujet.
Et ma copine me supporte comme je suis, avec mon handicap. Je sais que je l’empêche de faire pas mal de chose, en tout cas avec moi, on ne va plus au cinéma ni à la patinoire mais elle sait que ce n’est pas vraiment de ma faute.

J’ai toujours fait attention à mes oreilles, en tant que musiciens c’était mon principal outils de travail et pourtant contrairement à la plupart de ceux que je connais et qui ne se protègent jamais je me retrouve avec cette hyperacousie qui a détruit m’a vie et qui continu à me rendre la vie impossible chaque jour. Et heureusement je me suis arrêté à tant car sinon je
n’aurais pu reprendre les quelques activités calmes que j’ai aujourd’hui et j’aurais continué à déprimer enfermé chez moi. »

Quelle protection auditive utiliser contre le bruit ?

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 16-03-2010

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Quelle protection auditive nous convient le mieux ? Il y a quelques années j’avais opté pour des bouchons moulés pianissimo, et un casque antibruit actif. De même, je portais parfois un casque de bruit blanc que je réglais en fonction du bruit environnant.
Or, il se trouve que cette surprotection n’est pas bonne, non pas en raison de l’isolement au bruit, mais tout simplement parce que l’afflux sanguin va augmenter tout naturellement l’hyperacousie et les acouphènes lorsque nous allons retirer le casque antibruit et les bouchons moulés qui compriment l’oreille à l’excès. Par la suite, j’ai suivi aveuglement les conseils de « non-protection » consistant à s’exposer « à l’arrache », à respirer bien fort quand un 38 tonnes déboule à 150 km/h tout en klaxonnant exprès (car le routier sait que vous êtes hyperacousique sévère et paranoïaque). Oh la délicate musique de la tronçonneuse ! j’avais oublié cette mélodie tellement bucolique. Le docteur Peigne-cul a bien raison quand il classe les tapettes pleurnichardes qui ne veulent pas se soigner d’un côté, et de l’autre les valeureux bouddhistes zen, futurs entrepreneurs toujours calmes, sûrs d’eux-mêmes, les dents rayonnantes de réussite, le teint hâlé par le soleil de la fortune.

Mais, revenons à nos bouchons…J’opte désormais pour une solution efficace (désolé pour cette expression publicitaire mainte fois resucée, beurk !). Les bouchons en mousse Quies (je ne gagne rien à les nommer) me semblent les plus souples et les plus protecteurs contre le bruit. Il est vrai que l’on ne passe pas inaperçu en portant du fluo vert dans les portugaises, car la stratégie commerciale consiste justement à faire en sorte qu’ils soient vus en discothèque ou en concert. Eh machin ! t’as quoi dans les oreilles ?… Toujours est-il que les montagnes russes de l’hyperacousie me semblent plus facile à gravir ou à descendre depuis que j’ai rangé les bouchons moulés dans un tiroir. Du reste, Le prix aurait dû me mettre la puce à l’oreille… Gardez-vous bien de dépenser des fortunes en la matière, vous vous apercevrez assez rapidement que l’investissement sera nul….

Le batteur de Metallica Lars Ulrich fait son coming out

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 05-01-2010

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Lars Ulrich, le batteur de Metallica a accordé une interview à CNN dans laquelle il fait son coming out. Ne vous attendez pas à des révélations très intimes puisqu’il avoue, à travers témoignage , être victime d’acouphènes … Rien de nouveau sous le soleil si ce n’est, encore et toujours, cette nécessité impérieuse pour les rockeurs ou les ORL de nier l’aspect physiologique de l’acouphène.
Par ailleurs, Lars Ulrich fait totalement abstraction des milliers de traumatismes auditifs qu’il a provoqué durant sa longue carrière de batteur métallique. On a l’impression assez désagréable qu’il lui suffit d’utiliser des bouchons d’oreilles pour être totalement protégé (vision totalement fausse et dangereuse) tandis qu’il inflige à son public des niveaux de décibels records
le lien de l’interview :
http://www.cnn.com/2009/HEALTH/12/28/tinnitus.metallica.drummer/

Quelles sont les causes des acouphènes ?

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 03-12-2009

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La liste est bien évidemment non-exhaustive, comme nous le savons les causes des acouphènes sont nombreuses et difficiles à diagnostiquer.
voici les causes les plus fréquentes identifiées :

-Les traumatismes sonores (MP3, concerts de rock, boîtes de nuit, rave, armes à feu, pétards etc. etc.)
- L’hypertension artérielle
-Les problèmes de circulation sanguine (notamment au niveau des cervicales)
-Les médicaments toxiques ainsi que les drogues
-La dépression
- La maladie de ménière
-La malocclusion dentaire
-la surdité brusque
-les problèmes digestifs
-Les bouchons de cérumen
-Le neurinome de l’acoustique
-Le barotraumatisme (plongée, altitude)
-Les otites séreuses

Autoroute A10: des bouchons en perspective

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 04-10-2009

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Comment peut-on habiter pendant 20 ans à 20 mètres de l’autoroute A10 ? (autoroute reliant Paris à Bordeaux). André et Nicole eux ne se sont pas posés la question il y a 20 ans. A 20 mètres de l’A10 pendant 20 ans, des milliers de somnifères pour sombrer dans un sommeil de klaxons agité par le roulis des moteurs ; des boules Quies les jours de bouchons.. Il y avait paraît-il trois fois moins de véhicules il y’a 20 ans… Une bonne raison pour couler une retraite Titanic… Quand les camions refont la chaussée, André et Nicole prennent leur voiture et vont roupiller à l’hôtel du Silence. Ils attendent les vacances avec impatience, seul moment où il peuvent se reposer loin de leur maison-autoroute. Nicole n’entend même plus le téléphone noyé dans le tsunami sonore. Combien de temps pourrais-je tenir à 20 mètres de l’autoroute A10 ? 20 secondes ?…
Article autoroute A10