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La Maladie de Ménière : définition

La Maladie de Ménière est une pathologie de l’oreille interne qui engendre des crises de vertiges violents, des acouphènes, des nausées, une surdité de perception. Elle autant sinon plus handicapante que l’hyperacousie. Elle est également mal connue et surtout mal reconnue…Il...

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Nouvel iPad3 : prévention auditive

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 18-03-2012

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Je ne vous ferai pas un comparatif détaillé des nouvelles fonctions et applications de l’iPad3. Seulement j’ai été agréablement surpris pas la prévention auditive qui occupe une place importante au chapitre des consignes de sécurité.

« Prévention de la diminution de l’acuité auditive

Il existe des risques de perte d’audition irréversibles si le récepteur, les écouteurs ou le combiné sont réglés à pleine puissance. Utilisez uniquement un récepteur, des écouteurs, ou un combiné compatibles avec votre appareil. Allumez votre appareil et vérifiez le volume avant de porter tout dispositif à vos oreilles. Avec le temps, vous pouvez vous habituer à un volume plus élevé qui vous semble normal mais est susceptible d’endommager votre ouïe. Si vous entendez des bourdonnements, des sifflements (acouphènes) ou un son étouffé, arrêtez l’écoute et faites vous ausculter par un spécialiste de l’audition. Plus le volume est élevé, plus votre audition risque d’être endommagée rapidement. Les spécialistes de l’audition donnent les recommandations suivantes :

*Limitez la durée d’utilisation à volume élevé des écouteurs, du récepteur ou du combiné.
*Évitez d’augmenter le volume dans une environnement bruyant.
* Baissez le volume si vous n’entendez pas les gens parler auprès de vous.

Pour plus de renseignements sur la manière de régler un volume maximum sur l’iPad, consultez le guide de l’iPad. »

Haro sur les décibels !

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 28-03-2011

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Deux français sur trois estiment être gênés par le bruit à leur domicile.
Et trois millions d’entre eux sont exposés à des niveaux de décibels potentiellement nocifs sur leur lieu de travail . Malgré une réglementation de plus en plus contraignante, le bruit reste une cause fréquente de nuisance. Avec des conséquences insoupçonnées sur la santé.

Le bruit, cette autre pollution… La dernière enquête TNS Sofres sur le bruit date de mai 2010 et elle est édifiante. 66% des Français déclarent souffrir à leur domicile. Le bruit est cité en troisième position parmi ce qui trouble leur qualité de vie, après la saleté et la pollution de l’air. Les sources de nuisances sonores identifiées : les transports mais aussi les comportements de voisinage et les activités commerciales ou industrielles.

Nuisance subjective

L’intrusion du bruit des autres dans l’intimité du « chez soi » est souvent mal vécue…. En particulier pour les personnes les plus exposées : habitants des grandes métropoles et occupants d’appartements-spécialement de logements sociaux » constate Valérie Rozec, chargée de mission au Centre d’information et de documentation sur le bruit. La première mission de ce docteur en psychologie de l’environnement consiste à renseigner les plaignants. Un travail délicat, car, explique-t-elle, « le niveau sonore effectif compte pour seulement 30 % de la gêne liée au bruit. La nuisance sonore est éminemment subjective« .
La lutte contre le bruit fait partie des missions des pouvoirs de police du maire. A ce titre, il est fondé à (et même tenu de) réglementer les travaux de construction, l’usage des tondeuse à gazon ou les horaire d’ouverture des activité bruyants. En matière de bruit de voisinage c’est aux personnels ou aux élus communaux que reviennent la mesure du bruit et, préférable au procès, la recherche de solutions amiables.

Des dégâts pas toujours perceptibles

En ce qui concerne les niveaux sonores liés aux musiques amplifiées, la France a été le premier pays au monde, en 1998 à brider les baladeurs à 100 dB. Mais la généralisation de la musique compressée, plus dangereuse, pose de nouveaux problèmes. Les pratiques musicales intensives sont devenues monnaie courante. 27% des lycéens ont leur lecteur MP3 vissé aux oreilles plus de 4 heures par jour, 9 % allant jusqu’à s’endormir avec !
Dans les lieux musicaux, la limite réglementaire fixée à 105 dB n’est pas toujours respectée. Et aucune règle ne s’applique aux concerts de plein air.
« Le problème avec le bruit, souligne Valérie Rozec, c’est qu’il est nocif dès 80 dB sur 8 h/jour alors que la douleur n’est perceptible qu’à 120 dB. Il est donc facile de mettre son audition en danger sans s’en apercevoir…. »
Les dégâts occasionnés par des dose de sons excessives sont aussi extra auditifs : troubles du sommeil, moindre performances intellectuelles, augmentation des états anxieux ou dépressifs, élévation de la tension artérielle.
Une étude scientifique allemande estime même à 3% la part des infarctus du myocarde imputables au bruit du trafic routier.

Les territoriaux aussi

En milieu professionnel, la réglementation sur le bruit s’est renforcée en 2003, avec un plafond fixé à 87 dB »mais le bruit est souvent sous-estimé car considéré comme une composante normale du travail » indique Valérie Rozec.
Résultat : 1200 cas de surdité reconnus par an, chacun d’eux coûtant 1000000 euros à la collectivité ! 7% des salariés sont exposés quotidiennement à un bruit nocif. Parmi eux, des territoriaux : personnels de cantine scolaire, agents affectés
à l’entretien des espaces verts, aux travaux forestiers ou aux ateliers bruyants.

Bruno Frachet (chef de service ORL à l’hôpital Avicenne (AP-HP Bobigny)

« Il faut consulter dès les premiers bourdonnements d’oreilles »

Sommes-nous tous égaux face au bruit ?

Pour des raisons génétiques notre sonomètre est strictement personnel. Ce qui rend difficile la prévention : certains jeunes, par exemple, restent en milieu bruyant même s’ils ressentent une gêne, parce que les autres le supportent.

Quels risques l’excès de bruit fait-il courir à notre santé ?

il en va de l’oreille avec le bruit comme de la peau avec le soleil : même effets cumulatifs, même nécessité de se protéger. En cas de fatigue auditive, les baisses d’audition ou acouphènes sont passagers si l’on met l’oreille au repos.

Mais le traumatisme sonore aigu (un pétard près de l’oreille) ou les expositions intenses cumulées produisent des lésions irréversibles des cellules ciliées de l’oreille. Elles ne se régénèrent pas. Or, nous n’en possédons que 15000, pour 135 millions de cellules visuelles !

Quand s’alerter et que faire en cas de trouble auditif ?

Les bourdonnements d’oreille sont un avertissement. Il est important de consulter rapidement. D’autant plus que l’on commence à pouvoir agir par des médicaments pour stopper la perte progressive de l’audition.

L’échelle du bruit
Exemple du quotidien

20 dB vent léger, respiration
40 dB appartement tranquille
70 dB restaurant bruyant
85 dB route trafic intense
105 dB décollage d’un avion

Milieu du travail

10 dB « chambre sourde » d’essai acoutique
50 dB bureau isolé, laboratoire
75 db bureau « open space, tour d’usinage, aspirateur
80 dB camion bruyant
85 dB scie à ruban, machine à bois, restaurant scolaire
120 dB marteau piqueur
130 dB banc d’essai de réacteur

source : territoire mutuel

Paris Match sur les acouphènes, Bruno Frachet décrypte

Posted by Nono | Posted in santé | Posted on 13-02-2011

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frachet 150x150 Paris Match sur les acouphènes, Bruno Frachet décrypte

Le Pr Bruno Frachet, chef de service ORL, explique comment un essai réussi chez l’animal va conduire à une étude chez l’homme.

Paris Match. Quelles sont les plaintes de vos patients atteints d’acouphènes ?

Pr Bruno frachet : Ils décrivent dans une ou les deux oreilles des sensations sonores plus ou moins intenses qui surviennent sans bruit extérieur : des sifflements, des chuintements des bourdonnements. Environ 10% de la population est concernée de façon permanente ou transitoire. Mais tous les individus ressentent des acouphènes à un moment ou à un autre de leur existence.

Quelle sont les causes des ces dysfonctionnements auditifs ?

Dans la majorité des cas, ces troubles surviennent après un traumatisme sonore ou une maladie de l’oreille.
Les traumatismes sonores sont notamment très fréquents chez les usagers de baladeurs vissés toute la journée aux oreilles.

Quelles peuvent être les conséquences de ces troubles ?

Dans de nombreux cas, elles ne sont pas importantes et les personnes s’y habituent. Mais les 250000 patients qui consultent en France éprouvent des difficultés de concentration, et beaucoup souffrent d’insomnie accompagnée d’une grande fatigue. Dans les cas les plus sévères, les acouphènes qui surviennent jour et nuit en permanence peuvent transformer la vie en véritable calvaire !

Comment, pour faire comprendre ce trouble, décrivez-vous à vos patients le mécanisme de l’audition ?

Je leur explique les différente étapes qui nous permettent d’entendre.
1 Les cellules ciliées (dans l’oreille interne) transforment la vibration sonore reçue de l’extérieur en un flux nerveux qui est transmis au nerf auditif.
2 Ce dernier fait parvenir l’influx à l’aire auditive du cerveau, dont les cellules nerveuses réceptrices le transforment en sensation sonore. En fait, on entend par le cerveau et non par l’oreille.

Après cette description, vous est-il plus facile de faire comprendre les déclenchement des acouphènes ?

Mais oui, car elle explique comment, en cas de dysfonctionnement des cellules ciliées de l’oreille interne, il n’y a pas d’influx nerveux : les cellules réceptives au niveau cérébral ne reçoivent plus rien. D’où une perte de l’audition.

Les résultats positifs d’un essai chez l’animal génèrent un espoir de guérison. Quel en a été le protocole ?

Des chercheur de l’université du Texas ont stimulé électriquement le nerf vague chez 8 rats, une sorte de « câble » qui, activé sur le cou, fait sécréter au niveau du cerveau des neuromodulateurs impliqués dans la plasticité cérébrale.
Cette stimulation a été couplée avec un envoi de fréquences sonores.
Résultat : la production de ces neuromodulateurs a réorganisé la répartition des cellules nerveuses dédiées à la tonalité des sons, normalisant ainsi l’activité de l’aire auditive et entraînant la disparition durable des acouphènes chez ces animaux.

Quand va-t-on tenter l’appliquer cette thérapie chez l’homme ?

Le couplage avec une stimulation sonore est très novateur et porteur d’espoir. Mais il ne faut pas oublier que, chez l’homme, la mise au point des traitement contre les acouphènes est complexe. Cependant, les recherches que nous menons avec mon équipe sur les acouphènes et stimulations électriques se trouvent enrichies de cette nouvelle perspective. D’autres études sont actuellement effectuées en Europe.

* Hôpital Avicenne (Bobigny)

Traitement des acouphènes : recherche sur les rats

Posted by Nono | Posted in santé | Posted on 13-01-2011

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Un nouveau traitement consistant à stimuler un nerf du cou permettrait de diminuer les acouphènes chez le rat. cette stimulation du nerf pneumogastrique serait suscitée conjointement à une thérapie sonore, type TRT. L’étude, parue dans la revue britannique Nature, indique que ce traitement aiderait le cerveau à mieux interpréter les sons, ce qui aboutirait à la disparition des sifflements et des bourdonnements. Les résultats chez le rat sont en tout cas probants et laissent espérer des chances de guérison pour l’homme.
Selon les chercheurs, le cortex auditif serait envahi par un trop grand nombre d’informations, lesquels engendreraient une saturation produisant une forme de court-circuit. L’idée est donc de reprogrammer le cortex auditif, un peu comme on redémarre son ordinateur après avoir supprimé quelques programmes inutiles.
Concrètement, le traitement consisterait à implanter des électrodes dans le cou des patients afin de stimuler le nerf pneumogastrique. Ce traitement durerait quelques semaines et serait associé à une thérapie sonore.

Source AFP

Alarme fatale au supermarché

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 11-12-2010

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Caroline n’a pas de chance, elle part acheter des couches au hard discount, et revient avec un traumatisme sonore digne d’un concert de hard rock. La cause : l’alarme du supermarché « Dia » qui se déclenche inopinément. ça n’était pas son jour pour passer à la caisse…
Depuis l’hyperacousie lui fait payer en petites coupures ce coup du sort.
Les sirènes des acouphènes se déclenchent désormais en permanence, un bourdonnement incessant dans l’oreille gauche pareil à la funeste alarme.
Le directeur du supermarché refuse d’assumer sa responsabilité civile.
Il n’est pas certain que Caroline obtienne gain de cause auprès du procureur de la république tant nos pathologies sont minimisées, ignorées, moquées.
Pourtant si elle allait jusqu’au bout comme elle l’affirme, son cas ferait jurisprudence et permettrait à beaucoup d’obtenir réparation d’un préjudice dont on mesure trop mal l’importance.
traumatisme sonore au supermarché

Bourdonnement des deux oreilles

Posted by Nono | Posted in santé | Posted on 02-10-2010

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Céline fait souvent état des sifflements d’oreille et bourdonnements d’oreille dont il souffrait mais qu’il a transcendé dans son œuvre. Il ne dormait que très peu, et en position assise. Dans « Voyage. au bout de la nuit », il insiste sur les sifflements du père Henrouille.
Voici un extrait de « Mort à crédit » dans lequel il parle de ses acouphènes.

« Tu pourrais, c’était l’opinion à Gustin, raconter des choses agréables…de Temps en temps… C’est pas toujours sale dans la vie… »
Dans un sens c’est assez exact. Y’a de la manie dans mon cas, de la partialité. La preuve c’est qu’à l’époque où je bourdonnais des deux oreilles et encore bien plus qu’à présent, que j’avais des fièvres toutes les heures, j’étais bien moins mélancolique… Je trafiquais de très beaux rêves… Madame Vitruve, ma secrétaire, elle m’en faisait aussi la remarque. Elle connaissait bien mes tourments. Quand on est si généreux, on éparpille ses trésors, on les perd de vue… Je me suis dit alors :  » la garce de Vitruve c’est elle qui les a planqués quelque part… Des véritables merveilles… Des bouts de légendes… de la pure extase… C’est dans se rayon là que je vais me lancer désormais… »

Louis-Ferdinand Céline, « Mort à Crédit ».

L’histoire d’un ancien musicien batteur

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 29-08-2010

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« Courage à toi, je sais que ce n’est pas évident.

Je suis moi-même ancien musicien, ancien batteur.

En fait voilà ma petite histoire :

Je connais les symptômes depuis longtemps en fait depuis très longtemps même.
Un de mes premiers souvenirs quand j’étais petit est cette musique dans ces voitures qui passaient en bas de ma rue, les basses me faisaient bizarre et j’allais me planquer dans une pièce isolée, à l’époque j’étais tout petit.
Je me souviens de quelques détails comme les alarmes incendies, les feus d’artifices, les sirènes de véhicules de police etc, que je n’aimais jamais, je trouvais ça insupportable mais je voyais que personne ne se bouchait les oreilles, je trouvais ça étrange.
Et ces sifflements qui m’empêchaient de trouver le sommeil la nuit tellement je me concentrais dessus, je me souviens en avoir parlé à ma mère qui m’avait répondu que c’était normal.
Puis au collège j’ai souvenirs que lorsque qu’on me demandais des réponses en chuchotant pendant les interros je n’entendais pas, on me répétais plusieurs fois mais je finissais rarement par comprendre. A l’âge de 12/13 ans j’ai commencé à me rendre compte que certains bruits (moteurs de camions, pour les graves ou sifflets, la voix de ma prof de maths de l’époque, dans les aiguës) me faisait « bizarre » dans l’oreille en fait ça ne faisait pas vraiment mal mais je sentais que je ne les entendais pas normalement c’est comme si ce bruit couvrait tous les autres et il m’était difficile de situer la source du bruit. Je suis donc allé chez mon médecin qui m’a dit que cela venait certainement du mon nez (qui a toujours été bouché).
Puis environ tous les ans je retournais chez mon médecin généraliste car cela ne passait pas, la plupart du temps c’était supportable mais il y avait toujours ces bruits que je ne percevait pas normalement. Mais je pensais que ce n’était rien.
J’ai pourtant toujours voulu jouer de la batterie, quand j’étais gosse je jouais avec des fourchettes sur des boites en carton, puis j’ai commencer les cours de caisse claire à 6/7 ans, j’ai en suite appris le solfège et joué de la clarinette pendant 4 ans en conservatoire. Jusque là c’était supportable les bruits aiguës me faisait « bizarre dans les oreilles » un peu comme quand ma mère me faisait des smacks dans l’oreille quand j’étais plus petit, je détestais ça !!!!
A l’âge de 13/14 ans j’ai commencé le vélo, j’ai toujours aimé, en fait c’était un peu ma seconde passion. J’en ai fais pendant 3 ans en club puis j’ai arrêter complétement pour me concentrer sur mes études, j’avais du mal à gérer les entrainements tous les deux jours avec mes devoirs etc… C’est à ce moment que j’ai décidé de reprendre les percussions.

Quand j’ai recommencé la musique je me suis toujours protégé car à l’inverse des musiciens que je connaissais je n’ai jamais supporter la musique à pleins volume, jamais je n’aurais pu jouer de la batterie sans protections.
J’ai joué dans un premier groupe, ça a duré 1 an puis j’ai monté un autre groupe avec un guitariste que je venais de connaitre, au bout d’1 an nous avons commencé à nous produire en concerts un peu partout dans la région, pour moi c’était toujours pareil :
bouchons + casque anti-bruit mais malgré tout je sentais que mes acouphènes augmentaient, je suis donc allé voir un ORL qui m’a dit que même protégé mes oreilles morflaient à cause de la conduction des vibrations par voie oseuse. J’ai commencé à avoir peur d’aller en répère, oui je craignait que ça s’aggrave.
Tout à basculer un jour où j’allais chez mon père, il y avait la fête sur la place de la ville, quelqu’un à voulu assassiner son dealer à qui il devait de l’argent (enfin j’ai pas trop suivi l’histoire), il y a un coup de feu, j’étais à 50m environ, j’ai eu l’oreille littéralement détruite. Depuis ce moment mes acouphènes sont deux fois plus présentes, surtout à l’oreille gauche et
j’avais l’impression d’entendre bizarre, comme ça me le faisait auparavant pour les bruits très graves ou très aïgues mais là ça le faisait pour tous les bruits, je suis retouné chez mon ORL qui m’a dit que mon oreille avait du être un peu endommagé, j’ai réçu un court traitement de vasodilatateurs. L’ORL m’a dit que ça passera, qu’il faudrait attendre un peu, que j’aurais peut-être un petite perte d’audition mais rien de grave, je pourrais continuer la musique sans problème.Sauf que j’ai bien compris que ça ne serait plus le cas. Le bruits des supermarché, à la fac dans les amphis, partout, les couverts, la vaisselle, les voix, même la mienne, tout me faisait mal !
Quelques jours plus tard je recevais ma toute nouvelle batterie que j’avais pu m’offrir avec l’argent de nos concerts et en ayant économiser pas mal. La semaine d’après première répétition sur ma nouvelle batterie, toute neuve, je supportais le bruits mais quelques fois malgré les bouchons et le casque anti-bruit ça me faisait toujours cette sensation très désagréable. Après la répétition, une dose d’acouphène supplémentaire cette fois-ci dans les graves, un gros bourdonnement dans l’oreille droite.
Ce jour là j’ai compris que la musique c’était fini pour moi. J’avais 18 ans.
Et vous savez, c’est pas évident d’arrêter comme ça. Tous mes amis sont musiciens, toute ma vie tournais autour de la musique.
J’ai toujours rêver d’être batteur, depuis tout gamin. Dans ma famille beaucoup sont musiciens ma mère et ma grande sœur chantent dans une chorale, même dans ma belle famille, beaucoup de musiciens.
J’ai vu toute ma vie effondrer devant moi, le groupe que j’avais monté, mes années de conservatoire, tous mes projets anéantis. Je suis resté toute un après-midi à pleurer devant ma batterie lorsque je suis parti la retirer de notre salle de répétition. Mais je savais qu’il fallait que j’arrête de toute façon je n’avais pas le choix, ma vie étais déjà un enfer (et elle
l’est toujours) alors si je voulais continué à supporter je devais arrêter la musique.
J’étais perdu, tout à si brusquement changer, dans mes rêves (ou plutôt mes cauchemars), lorsque j’arrivais à dormir, je me voyais faire des concerts, de nouvelles compos, ressentir la musique comme avant (rien que de l’écrire j’en ai les larmes aux yeux). C’était honnêtement la pire période de me vie, et de loin. Heureusement que ma copine était là (et heureusement qu’elle est toujours là) sinon je ne serais sûrement plus là aujourd’hui. Plutôt que de m’acheter une nouvelle double-pédale j’ai fais faire des bouchons moulé avec filtres de -9dB, -15dB, -25dB et -29dB, pour pouvoir continuer à aller à la fac. Les repas de famille, les fêtes, les mariages c’était fini, je ne pouvais plus y aller. La plupart du temps de restais enfermé dans ma chambre mais j’ai vite réaliser que rester enfermé à broyer du noir ce n’était pas la bonne solution. Alors j’ai décidé de ne pas me laisser anéantir, j’avais besoin de réfléchir à ce qu’allait devenir ma vie maintenant.

Je suis parti, seul avec moi-même marcher, marcher sur le Chemin de Compostelle, me laissant une semaine pour tout préparer. Un mois seulement mais un mois dans le calme à marcher huit heures par jour avec un sac de 10 Kg, laver ses vêtements avec son savon
dans les refuges. Je n’ai jamais été croyant, enfin pas en un Dieu mais je crois en la Nature. Et elle m’a été bénéfique.Quand on marche 600 Km tout seul, à se nourrir de ce qu’on peu acheter avec le peu d’argent embarqué, marcher de 6h à 15h sans savoir où l’on va dormir le soir ni si on pourra se doucher à l’eau tiède ou faire sécher ses vêtements ; on se rend compte que tout le reste, finalement, ce n’est que du superflus.
Je suis arrivé les pieds endoloris, pleins d’ampoules mais la tête haute, j’étais fier de moi.
En revenant dans le train et surtout dans le métro les bruits sont redevenu insupportables, même avec les bouchons c’était crisant, j’étais mieux à marcher sur les petites routes de campagnes…

Je ne peux pas dire que j’ai changé radicalement de mode de vie j’ai toujours mangé sainement, luttant pour le végétarisme et l’équilibre alimentaire.
J’ai revendu ma batterie encore neuve pour me racheter un vélo. Celui qui me restais du temps ou j’en faisais en club était devenu trop petit pour moi.
Toujours en portant mes bouchons j’ai recommencé le vélo (rassurez-vous j’entends quand même les voitures, moins qu’avant (et heureusement, je ne le supporterais plus) mais je roule en toute sécurité). J’en fais toujours, je recherche les endroits calmes, la campagne.

Je suis resté ami avec les membres de mon ancien groupe mais j’avoue que lorsqu’il parlent un peu de musique j’ai la larme à l’œil, je n’aime pas parler de ça pourtant c’était ma passion.
Mes autres amis et bien je ne leur parlent plus puisque je ne parle plus musique avec eux on a plus grand chose en commun. Ma mère me comprend un peu car elle était gymnaste de haut niveau et suite à une triple fracture de la cheville elle a été contrainte d’arrêter, depuis elle jamais pu recourir et donc bien entendu fini le sport, c’était sa passion, elle était professeur de sport. Elle s’est réfugiée dans la musique en intégrant une chorale. Moi et bien j’ai fais un peu le contraire, tous deux forcés par le destin.
Mon père s’en fiche, comme il s’est toujours fichu de ses enfants mais ça c’est un autre sujet.
Et ma copine me supporte comme je suis, avec mon handicap. Je sais que je l’empêche de faire pas mal de chose, en tout cas avec moi, on ne va plus au cinéma ni à la patinoire mais elle sait que ce n’est pas vraiment de ma faute.

J’ai toujours fait attention à mes oreilles, en tant que musiciens c’était mon principal outils de travail et pourtant contrairement à la plupart de ceux que je connais et qui ne se protègent jamais je me retrouve avec cette hyperacousie qui a détruit m’a vie et qui continu à me rendre la vie impossible chaque jour. Et heureusement je me suis arrêté à tant car sinon je
n’aurais pu reprendre les quelques activités calmes que j’ai aujourd’hui et j’aurais continué à déprimer enfermé chez moi. »

Emission radio-canada sur l’acouphène

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 05-03-2010

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Voilà une émission de radio-canada, un documentaire « spectaculaire » et soigné mais peu d’informations nouvelles malgré la présentation alléchante.

« Sifflement, bourdonnement, grésillement dans les oreilles : 10 % de la population perçoit des sons en l’absence de stimulation sonore. Ce phénomène, qui se nomme acouphène, a des effets très désagréables pour certaines personnes. Jusqu’à récemment, la science était muette à leur sujet. Mais voilà que de nouvelles recherches, dont certaines se font au Québec, pourraient paver la voie à un traitement. »

http://www.radio-canada.ca/emissions/decouverte/2009-2010/Reportage.asp?idDoc=104908

Trompe d’eustache

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-10-2009

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La trompe d’eustache est à l’origine de bon nombre de troubles ORL
et notamment des acouphènes (bourdonnement d’oreilles)
lorsque la trompe d’eustache ne fait pas son travail. Mais qu’est-ce au juste que la trompe d’eustache ? Voici une définition tirée de « vulgaris-medical.com  » .

« Conduit de nature cartilagineuse et osseuse, allant de la cavité situées derrière le tympan jusqu’au pharynx et plus précisément la partie du pharynx correspondant aux fosses nasales.
Eustache (trompe d’) Il possède la forme d’un canal, avec des parois de cartilage dur fibreux dans la partie correspondant au pharynx, et de tissu osseux dans la partie correspondant à l’oreille moyenne.

Rôle
Egalisation des pressions s’exerçant sur chacune des faces du tympan (face externe correspondant à la pression atmosphérique, et face interne correspondant à la pression régnant à l’intérieur de la caisse du tympan).
A chaque fois qu’un individu avale sa salive entre autres, le pharynx présente des mouvements à l’origine de l’ouverture automatique de l’orifice de la pompe de la trompe d’Eustache. À l’intérieur de la caisse du tympan, l’air est résorbé constamment par la muqueuse (couche de cellules recouvrant la caisse du tympan). La nécessité de renouveler cet air est le rôle la trompe d’Eustache, qui conduit l’air du pharynx vers l’oreille. »

Le coup de klaxon fatal

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 23-05-2009

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Pascale a subi un traumatisme sonore sur son lieu de travail : une barrière de péage.
Un routier maladroit a appuyé sur le klaxon de son bahut… Elle se retrouve du jour au lendemain atteinte d’hyperacousie et d’acouphènes. Son ancien employeur, Vinci ( le mastodonte des autoroutes) n’avait prévu aucunes protections auditives pour le personnel. Les crissements de freins continuels et les coups de klaxons doivent user la cochlée par vagues successives de décibels. J’apprends que les klaxons sont limités à 65 dB, les blaireaux de tous poils ne doivent pas se gêner pour s’en procurer à 165 dB sur internet… Le quotidien de Pascale nous est familier, presque banal, pourtant on ne peut réprimer un légitime sentiment de révolte face aux réactions des patrons, des familles, des ORL.

« Avez-vous été consulter un médecin ? Si oui, que vous a-t-il diagnostiqué ? Si non, pourquoi n’y avez-vous pas été ? Oui, l’oreille interne est atteinte. J’entends, 24h/24 trois choses : « un bruit de moteur  » en résonance dans la boite crânienne au dessus de la nuque. Un bourdonnement dans le fond de l’oreille et un sifflement à l’entrée de celle-ci lorsque les fréquences sont élévées (en cuisinant, devant ma plaque à induction… ). Je souffre d’hyperacousie : tous les sons quotidiens me font souffrir : aspirateur, sèche cheveux, le chant des oiseaux, la télé, le frigo, l’aquarium, le moteur de l’ordinateur, le téléphone…
Diagnostique : la cochlé de touchée : rien à y faire !
« 
Un bruit de moteur dans la tête