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Homéopathie et acouphènes

On pourra me faire gober 36 granules sucrées, on ne me fera pas gober pour autant que les acouphènes puissent diminuer une seconde grâce au remède homéopathique.Il fut un temps ou je croyais comme tout le monde aux guérisseurs, aux magnétiseurs, au acupuncteurs et autres chiropracteurs. Les Homéopathes...

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Vikidia fait de la prévention

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 21-12-2008

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Je ne connaissais pas le wikipedia pour enfants : VIKIDIA

Le peu que j’en ai lu n’est pas mal du tout, du moins ce qui concerne le chapitre sur la prévention.

« Dangers

Pour éviter que les oreilles des spectateurs soient endommagées lors des concerts, certains pays limitent le volume sonore. Malgré ces lois, on conseille aux spectateurs dans les concerts de placer des petits morceaux de mousse (tampons auriculaires) dans les oreilles pour se protéger. Il existe aussi des réglementations pour les appareils comme les lecteurs MP3. Il est important de savoir qu’un son trop fort peut endommager l’intérieur de l’oreille de manière irréversible et provoquer la surdité à long terme ou l’apparition d’un sifflement (dont le nom scientifique est acouphène). Malgré les progrès de la médecine, on ne peut pas toujours soigner ou réparer ces problèmes.

Conseils

* Lors des concerts, ne pas se tenir près des haut-parleurs. Ne jamais mettre sa tête très près du haut-parleur comme on peut parfois le voir lors d’une rave party.
* Utiliser des tampons auriculaires lors des concerts ou des spectacles
* Ne jamais mettre le volume de son lecteur MP3, baladeur, etc. au maximum. Pour la plupart des appareils, un volume inférieur à la moitié disponible est souvent suffisant.
* Quitter immédiatement un endroit où le volume est élevé si on ressent une douleur à l’oreille. Ne pas y retourner même si la douleur disparaît.
* Consulter un médecin si l’on a l’impression de moins bien entendre, que l’on entend des sifflements ou des bruits désagréables et anormaux. Il faut aussi voir un médecin si l’oreille est douloureuse. »

Samedi ou la vie sauvage

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-12-2008

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Mes pas lourds résonnent sur le tapis de feuilles humides, je grogne à chaque bruit, je renifle l’air frais et dangereux. Les chasseurs sont en contrebas avec leurs chiens hurlant à la mort. Le gibier ? Peut-être moi ?…
On pourrait facilement me confondre avec un sanglier depuis qu’une barbe noire charbon envahit ce visage renfrogné aux sourcils broussailleux. Comme lui, je fonce à travers les fougères, les taillis me servent de refuges, les talus, de postes d’observation.
Je repère les petites proies avec toute l’acuité auditive nécessaire. J’ai des envies inexpliquées de me rouler dans la boue, un bain d’argile comme en prennent les connasses primitives des thalasso, ou le Robinson de Tournier, quand il perd la boule…
Je ne pourrais même pas supporter Vendredi ! Quel dommage ! J’ai toujours rêvé d’un esclave qui me rafraîchirait le front avec une palme…
Je m’engouffre dans ma tanière, gratte le sol, avant de me jeter sur une vieille cuisse de poulet et un quignon de pain sec ; le tout ponctué de borborygmes, de déglutitions sonores qui m’effraient sur le moment…

Temoignage de fréderic

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-12-2008

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Je m’appelle Fréderic et j’ai 33 ans. J’ai longtemps fréquenté les boites de nuit technos en Espagne (j’habite à Biarritz, près de la frontière espagnole) où les niveaux sonores sont plus hauts qu’en France. L’alcool aidant, on supporte la force des décibels et on se rapproche de plus en plus du fond de la salle où sont placés les murs d’enceintes (là où le son est le plus fort).

J’ai toujours eu une sensibilité auditive au bruit fort, mon père l’a aussi. Mais cela ne m’a jamais empêché de faire quoique ce soit.

En 1997, suite à ma première plongée en bouteille (et ma dernière), en Guadeloupe, j’ai ressentie une très forte douleur au tympan gauche. J’ai dû remonter à la surface. Depuis, je ne peux plus plonger en-dessous de 2m sous l’eau et si j’appuies sur mon oreille gauche, elle est douloureuse encore maintenant. Mais les acouphènes ne se sont pas déclenchés là.

En décembre 2007, je travaillais comme formateur informatique et je devais intervenir pour un grand constructeur d’hélicoptères. En passant dans la cour, près d’un bâtiment où se passent les essais d’hélicos, un bruit d’hélice énorme s’est produit. Personne n’a eu le temps de se boucher les oreilles, et la douleur à été forte. On est parti en courant un peu plus loin. Incident banal apparemment …

Le 01 janvier 2008, après une soirée de 1er de l’an en discothèque en Espagne, j’ai entendu pour la 1ère fois les acouphènes et ils ne m’ont plus quitté depuis.

Je pense que les deux premiers événements ont fragilisé l’oreille et le 1er de l’an m’a « achevé ».

Ils sont aux deux oreilles et sont assez faibles, mais ils m’ont fait peur et empêcher de dormir durant quelques semaines. Aujourd’hui je m’y suis habitué mais pas totalement quand même. J’ai passé un test auditif et je n’ai pas perdu mes facultés auditives. Mon médecin généraliste et un spécialiste URL m’ont dit qu’il n’y avait rien à faire.

Aujourd’hui, je ne vais plus en discothèque et je n’écoute plus la musique trop forte pour ne pas aggraver mon cas.

Disparition du son naturel

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 18-12-2008

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Un article québécois assez inquiétant sur la détérioration des écosystèmes par le bruit humain (« anthrophonie ») et la pollution sonore.

« Les théories de Bernie Krause ont été révélées au public en 2007 par la création d’un site Internet et à la suite d’une importante couverture médiatique. Chaque écosystème a un son unique et la pollution par le bruit provoque l’érosion du nombre de ces sons. À quand la disparition du dernier son naturel ?

Grâce à quelques microphones soigneusement parsemés à travers les écosystèmes les plus reculés de la terre, Bernie Krause a réussi, au cours des quelques 40 dernières années, à enregistrer leurs signatures naturelles. Celles-ci sont constituées d’un ensemble de sons, essentiellement d’origine animale.

C’est donc sur plus 40 ans que le bioacousticien a pu constater sur le terrain que les sons d’origine humaine ont envahis la nature. Que ce soit par le son ambiant d’une route située à 100 kilomètres d’une aire protégée, par celui d’un avion circulant à 3000 mètres d’altitude ou par ceux, plus cinglants, des quads ou des motoneiges, l’homme entache la pureté des sons naturels.

Il devient en effet de plus en plus difficile de trouver des lieux qui ne soient pas contaminés par le bruit d’origine humaine. Partout, cette acoustique de la nature est en danger de disparition. Pour Krause, il faut parler d’érosion de la biophonie, un peu comme on parle d’érosion de la biodiversité. La biophonie correspond au  » son  » de la planète sans la présence humaine. C’est un terme qu’il a enregistré.

Évoluant de manière similaire aux mouvements de protection du paysage, la protection de la biophonie se pose principalement comme une question de rapport à la nature ; une préoccupation que certains pourraient qualifier d’esthétique. Puisque l’ouïe est l’un des sens que nous utilisons le moins, le rapport que l’on entretien avec les sons de la nature se révèle marquant. Une des premières constatations du citadin qui se retrouve au centre d’une forêt est qu’elle est emplie de bruits. Une deuxième est que chaque bruit semble être à sa place, comme dans une symphonie bien orchestrée. Enfin, la pureté des sons et de leur ordonnancement semblent facilement dérangés par un bruit d’origine humaine. Ces bruits nous apparaissent alors comme une discordance dans cet agencement de sons.

Pour Krause, il ne s’agit pourtant pas uniquement d’esthétisme. À partir des enregistrements qu’il a effectués (plus de 3500 heures de biophonie), Krause a élaboré une théorie qui devrait prendre plus de place dans les campagnes contre la pollution par le bruit. Plusieurs animaux ont évolués de sorte à s’insérer dans des niches polyphoniques très spécifiques. Il s’agit de niches écologiques que l’on retrouve dans un environnement sonore particulier et qui sont occupées par certaines espèces dans le but de pouvoir être entendues par leurs semblables. Si une espèce ne peut plus retrouver sa niche sonique, elle ne pourra survivre. Le biologiste de renom de l’Université Harvard, Edward O. Wilson, a révélé récemment qu’il avait d’abord supposé que cette théorie relevait d’élucubrations nouvelâgistes ayant peu d’intérêt pour la communauté scientifique mais qu’il s’était trompé, que son hypothèse même méritait attention. »
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Un appareil pour reposer les oreilles

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 17-12-2008

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842AmbianceSonore Un appareil pour reposer les oreilles

Le bruit de la cafetière est offert

Rien de tel qu’un bruit de nature, de vagues ou de pluie si vous passez votre temps à jouer à GTA. Entre deux rafales de M16, vous pourrez vous rappeler qu’il existe dehors des arbres dont les feuilles bruissent doucement à la morte saison. Vous vous enivrerez des délicats clapotis de l’eau ruisselante après un bain de sang virtuel sur votre Xbox360.
Cet objet vous coûtera la modique somme de 300 dollars, mais rien ne vaut un repos naturel pour les oreilles stressées par la pollution sonore…
Un cadeau indispensable pour les fêtes de Noël qui ravira les geeks et les moins geeks.
Précision importante : le son est diffusé en 18 bit (alors qu’un CD plafonne à 16 bit).

Un jeune sur cinq menacé de surdité

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 17-12-2008

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sourd Un jeune sur cinq menacé de surdité

Un article qui met en lumière la dangerosité de la compression du son avec tous les effets pernicieux que cela peut engendrer. Christian Huggonet, ingénieur acousticien, ex-professeur à l’Ecole nationale Louis Lumière décrit ce phénomène inquiétant, inhérent aux nouvelles technologies du son, et dont le caractère toxique pour l’audition n’est plus à démontrer .

« La façon dont le son est traité aujourd’hui vous inquiète. Pourquoi ?

Sur tous les médias (radio, TV, CD, DVD, iPod, sonorisations), les sons sont le plus souvent «compressés». Ce traitement consiste à remonter systématiquement les ni­veaux faibles pour qu’ils rejoignent les niveaux forts. Il permet de faire ressortir un élément faible d’une formation musicale, comme par exemple la guitare. Le recours à cette compression sur l’ensemble des musiques et des dialogues a été lancé d’abord par les publicitaires avec les spots entre deux émissions TV par exemple. Il est destiné à faire émerger tout le programme au-dessus du bruit de fond d’une voiture ou de la rumeur de la ville par exemple pour être entendu en tout lieu. Le phénomène s’est aujourd’hui généralisé. C’est le cas notamment du format numérique MP3 de stockage et de téléchargement qui ne fait qu’accentuer l’effet de compression.

Quelles conséquences sur l’oreille peut avoir cette compression du son ?

D’abord, d’habituer l’auditeur à un son sans nuances et souvent perçu de manière très forte, ce qui prive l’oreille de toute gymnastique. Une fois habituée à ce son «prémâché», l’audition a beaucoup de mal à revenir sur des sons de faibles niveaux. L’oreille devient paresseuse. Le son compressé peut créer stress et fatigue, car il ne laisse à l’auditeur aucune respiration en dehors de l’interruption du son. Un autre inconvénient est celui de l’accoutumance et le recours systématique à une sonorisation dès lors qu’une personne s’exprime face à plusieurs autres. Cela peut aussi entraîner une modification de l’expression orale et musicale. Des jeunes enfants, habitués chez eux à regarder des dessins animés dont le son est très compressé, risquent de s’exprimer fort et sans nuance comme leurs jeunes oreilles auront été formées. Des chefs d’orchestre de plusieurs conservatoires de musique témoignent de leurs difficultés récentes à obtenir de leurs instrumentistes des nuances dans les plus faibles niveaux. Les références d’écoute étant chez les jeunes de plus en plus liées aux médias audiovisuels et non aux conditions acoustiques naturelles (auditorium, salles de concert…), on pourrait assister à une mutation de la modulation de la parole. »

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Des vitamines contre les traumatismes sonores

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 15-12-2008

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La dépêche d’hear it confirme le rôle protecteur de certaines vitamines, de l’Acide alpha lipoïque ou du magnésium. Remèdes aux acouphènes ?
Des cochons d’Inde ont ingurgité une mixture de vitamines A, C et E ainsi que du magnésium avant d’être exposés au bruit d’un avion au décollage. Pauvres bêtes !…
Cinq jours de ce régime ont permis d’affirmer que le groupe des rongeurs survitaminés résistait aux traumatismes sonores infligés, contrairement à leur congénères de laboratoire nourris à la salade.
Selon la même étude, les antioxydants combinés aux vitamines seraient efficaces et sûrs pour combattre les radicaux libres liés aux dommages auditifs d’un traumatisme sonore.

« La combinaison de vitamines et de magnésium était très efficace,
» explique Collen G. Le Prell, une des scientifiques derrière l’étude. »

Le traitement sera bientôt étudié sur des cobayes humains. En fonction des résultats, il est possible qu’un produit préventif soit commercialisé.

Source Hear it.com.

Les fumeurs font trop de bruit

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 14-12-2008

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info charbg Les fumeurs font trop de bruit

Charb

C’est une des conséquences de la loi anti-tabac. Les demi-tubards s’agglutinent sur le macadam pour s’en griller des dizaines dans le froid. Eux aussi parlent de « répression » et de « dictature »…
Après tout, je m’en balance ! Mais, il paraît qu’à la brune, les conversations fumeuses créent un nouveau type de pollution sonore dont les riverains se passeraient bien…
J’en veux pour preuve quelques témoignages et articles glanés ici et là.

« Une nouveauté à Lorient : les nuisances générées par les fumeurs devant les bars. Dans le cadre de sa politique de santé publique, la ville souhaite lancer des actions à destinations des cafetiers.« 
http://www.lorient.maville.com/actu/actudet_-Dehors-les-fumeurs-font-ils-trop-de-bruit-_loc-715211_actu.Html

« Les riverains ont aussi à supporter, même les fenêtres fermées, le bruit des voix des fumeurs qui discutent en groupe ou en profitent pour passer des appels téléphoniques. L’accroissement des nuisances est d’autant plus important que les allers et retours incessants des fumeurs multiplient les occasions où les portes des établissements sont ouvertes (quand elles sont fermées, ce qui n’est évidemment plus d’usage en été…) et que le bruit intérieur s’échappe. Or, a même titre au moins que la cigarette, l’excès de bruit est bel et bien une source de dégradation de la santé et des études très sérieuses le montrent (cf.http://www.infobruit.com/diaporamas_reims.htm). Peut-on donc estimer que la santé publique ait ainsi progressé ? Est-il normal de limiter le risque de maladies liées à la fumée de cigarette pris dans le cadre d’activités choisies de loisirs sans garantir le droit au calme des résidents d’un quartier ? Est-il normal qu’aucune campagne de prévention n’ait par impliqué toutes les associations de quartier attachées à la défense de ce dernier droit, spécialement dans une ville comme Paris ? »

http://www.mairie13.paris.fr/mairie13/jsp/site/Portal.jsp?article_id=13308&portlet_id=860

On n’a pas encore inventé le remède contre le bruit !…

Acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 14-12-2008

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ACOUPHÈNES

 » Le bruit assassine les pensées « 

(Nietzche)

Serais-je donc atteint d’un mal irréparable ?

Tous les docteurs m’ont dit  » vivez avec cela  » …

C’est stupéfiant et fort insupportable,

J’ai déjà consulté mille et cent mille fois.

D’affreux bourdonnements baptisés acouphènes

Font vibrer mon rocher jour et nuit, nuit et jour.

J’en suis empoisonné jusqu’à en perdre haleine.

Sonnailles, grincements, sifflements et tambours,

Craquements, frottements, gazouillis, cataractes,

Tous les bruits incongrus venus au rendez-vous,

Criquets, crapauds, démons et monstres des Carpathes

Rôdent dans mes tunnels, mettant mes nerfs à bout …

Chaque nuit propulsé sur une voie de garage,

Je subis les sifflets des locos et des tours.

J’aimerais m’embarquer pour un très long voyage

Au Pays du Silence, et cela sans retour.

Ah ! Ne rien percevoir – que le chant de la brume

Caressant doucement des jardins endormis,

Un faible frôlement, la chute d’une plume,

Un fantôme passant vous dire bonne nuit …

Mais non ! jamais je ne quitte l’orgie

De ces chocs auditifs stridents ou caverneux

Et je ne puis vomir cette soupe d’orties

Qui baigne mes canaux, fait hurler mes essieux !

D’où vient ce tintamarre infernal et nuisible,

D’ou provient sans tarir cet océan de bruits ?

Ne pourrais-je jamais dévisser le fusible

Perturbant mes journées, incendiant mes nuits ?

Je cherche en vain la cause d’une cacophonie

Dont les accents divers me rendent cafardeux,

M’amenant jusqu’au bord de la neurasthénie,

Je suis bien obligé d’en faire ici l’aveu !

Je n’ai jamais, jamais mis l’oreille à l’orée

D’un quelconque fusil, pistolet ou canon …

La cause en serait simple, on la connaît d’emblée :

Surplus de décibels déclenche les frelons !

Faudrait-il accuser les vertèbres lombaires ?

Je me trompe d’étage, étant peu compétent.

L’endroit le plus correct serait bien les primaires

Dont les écrasements troubleraient mon tympan.

Mais vous n’y êtes pas, dit le Maître Acoustique.

Cherchez à l’intérieur de votre organe atteint,

Du labyrinthe osseux explorez les boutiques,

Visez le limaçon et les nerfs cochléens.

De Claudius inspectez les cellules ciliées,

De Fallope auscultez l’aqueduc conducteur

Et tous les fins « objets » qui font la renommée

D’une oreille dispensant ses bruits perturbateurs.

L’ennemi serait-il le nerf vestibulaire,

Auteur de ces vertiges, cause de ces fracas ?

Les cils auditifs, le nerf utriculaire,

L’organe de Corti ou les nerfs de Kasma ?

Ou le tronçon spiral, les ronds de Loewenberg,

Eléments très précieux pour une audible écoute ?

Mais tout cela n’est que la pointe de l’iceberg,

Les vaisseaux et la lymphe occultant notre route …

Mais avant, faudrait-il explorer les cavernes,

Tous les tunnels et vestibules membraneux

Et puis les orifices externes et internes

Aboutissant souvent aux lieux cérébelleux ?

La caisse du tympan – lentille biconcave –

Etalant sa membrane de Schrapnell, beau tambour ?

Les osselets, trio affublé de noms braves :

L’enclume, le marteau, l’étrier, beaux atours ?

Faudrait-il surveiller la zone lymphatique,

Les très fines dentrites des nerfs dits auditifs

Etant – non ? – les auteurs de ces bruits maléfiques

Nous torturant sans fin en nous rendant chétif ?

Comme nous l’avons remarqué par ailleurs,

Nos bruits intérieurs sont des plus variables :

Tintements, froissements, chuintements et vapeur,

Toute la musique d’un orchestre du diable !

La tension du liquide interlabyrinthique

Et ses variations pourraient être en rapport,

Mais aussi l’ischémie ou l’hyperhémitique

De l’artère auditive – bien d’autres choses encore.

Les éclats du tonnerre ébranlant nos tympans

Transmis aux osselets, ils compriment la lymphe.

Citons donc en passant, sans être trop pédant,

Ses deux appellations : perilymphe, endolymphe.

Ajoutons à ces maux la catarrhe dit tubaire,

Le mielleux cérumen, tous les corps étrangers

L’otosclérose ici ne fait pas notre affaire,

Ces deux mots n’étant que des généralités.

Bah ! n’allongeons pas trop car l’effroi nous talonne

(philosophe nous sommes –  » résonateur  » aussi !)

Car il faudrait encore ausculter la colonne,

Analyser la moelle et tâter le rachis.

Et puis monter, grimper jusqu’au dernier pétale,

Appréhender le bulbe et l’hypothalamus,

L’hypophyse, le cervelet : tout l’encéphale.

Nous voudrions alors en savoir toujours plus …

Le vertige nous prend : notre déséquilibre

Serait-il donc lié aux troubles auditifs ?

Et nos douleurs dorsales, les piques de nos fibres

Seraient-elles signaux pour le définir ?

La cause ici s’inverse et tous les vieux présages

Restent comme en suspens sur nos intuitions.

L’imagination pourrait faire des ravages

Et nous mener tous droit aux flots de l’Achéron !

D’insolites lésions, parfois localisées

Au subtil limaçon, peuvent nous chahuter …

D’autres troubles nerveux faussent bien des données,

Piégeant tous les chercheurs aimant la vérité.

Alors, déséquilibres, vertiges et malaises,

Carrousels provoquant des étourdissements,

Cloches, tocsins, Sonnez ! Hurlez ! Quelle foutaise :

Vous serez morts à notre ensevelissement …

André Kuenzi

Acouphenes et hyperacousie (une vie en enfer)

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 11-12-2008

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Un site tristement célèbre, mais aussi un des rares sites qui ne minimise pas l’hyperacousie et les acouphènes.
Une sorte de fusée de détresse aux couleurs criardes, violence du moment dans une coquille de noix à la dérive.
Des mots boomerangs, qu’on n’ose pas utiliser, de peur de les prendre en pleine poire…
Une naïveté enfantine à vouloir graduer ce thermomètre de bruits jusqu’à la fièvre.
Une vie en enfer pour un concert de rock