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Rave party de beg-leguer

Pourquoi organiser une rave party sauvage (ou une free party on ne sait plus…) à Beg-Léguer, en plein mois de février, et infliger leur musique de drogués dégénérés à une population prise en otage par ses propres zombis ?… ça n’est plus « La terre et les morts »...

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Une boîte pour les chiens

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 10-05-2010

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A New-York, il existe désormais un formidable complexe de détente pour nos amis à poils.
Le Fetch Club offre aux toutous 1000 m2 pour se détresser de la vie urbaine éreintante. Salle de sport, hôtel quatre étoile, massages aux huiles essentielles, restaurant avec menu allégé. Mais le must demeure la boîte de nuit pour chiens. Dans un cadre d’une rare élégance, la piste de danse avec ses bouboules à facettes, permettra à nos amis canins de pénétrer les étranges coutumes de leurs maîtres.
Une discothèque pour chiens, voilà encore une idée prodigieuse qui devrait faire des petits ici.

Quelle protection auditive utiliser contre le bruit ?

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 16-03-2010

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Quelle protection auditive nous convient le mieux ? Il y a quelques années j’avais opté pour des bouchons moulés pianissimo, et un casque antibruit actif. De même, je portais parfois un casque de bruit blanc que je réglais en fonction du bruit environnant.
Or, il se trouve que cette surprotection n’est pas bonne, non pas en raison de l’isolement au bruit, mais tout simplement parce que l’afflux sanguin va augmenter tout naturellement l’hyperacousie et les acouphènes lorsque nous allons retirer le casque antibruit et les bouchons moulés qui compriment l’oreille à l’excès. Par la suite, j’ai suivi aveuglement les conseils de « non-protection » consistant à s’exposer « à l’arrache », à respirer bien fort quand un 38 tonnes déboule à 150 km/h tout en klaxonnant exprès (car le routier sait que vous êtes hyperacousique sévère et paranoïaque). Oh la délicate musique de la tronçonneuse ! j’avais oublié cette mélodie tellement bucolique. Le docteur Peigne-cul a bien raison quand il classe les tapettes pleurnichardes qui ne veulent pas se soigner d’un côté, et de l’autre les valeureux bouddhistes zen, futurs entrepreneurs toujours calmes, sûrs d’eux-mêmes, les dents rayonnantes de réussite, le teint hâlé par le soleil de la fortune.

Mais, revenons à nos bouchons…J’opte désormais pour une solution efficace (désolé pour cette expression publicitaire mainte fois resucée, beurk !). Les bouchons en mousse Quies (je ne gagne rien à les nommer) me semblent les plus souples et les plus protecteurs contre le bruit. Il est vrai que l’on ne passe pas inaperçu en portant du fluo vert dans les portugaises, car la stratégie commerciale consiste justement à faire en sorte qu’ils soient vus en discothèque ou en concert. Eh machin ! t’as quoi dans les oreilles ?… Toujours est-il que les montagnes russes de l’hyperacousie me semblent plus facile à gravir ou à descendre depuis que j’ai rangé les bouchons moulés dans un tiroir. Du reste, Le prix aurait dû me mettre la puce à l’oreille… Gardez-vous bien de dépenser des fortunes en la matière, vous vous apercevrez assez rapidement que l’investissement sera nul….

La discotheque infernale

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 02-01-2010

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Une frise de vigne serpentait le long du mur de la cuisine. Un pochoir exécuté par les précédents locataires qui ne faisait que renforcer l’absence cruelle de vert naturel. Côté cour, un nid d’obscurité abritait quantité de voisins plus ou moins ressemblants… Nous pouvions admirer juste en face, l’éternel intellectuel de balcons, torse nu, un livre à la main, une roulée entre les lèvres. Plus bas, les cris de la voisine d’en face rivalisaient chaque vendredi avec les grincements de sommier sabbatiques du marseillais botté…

C’est dans cette ruche de bruits que notre alvéole bourdonnait elle aussi : les disputes incessantes et les récriminations intempestives rythmaient les procès d’intention et les mises en demeure. Nous répétions la même comédie que les voisins au cocker dont nous moquions les répliques théâtrales quelques années auparavant.

Je plongeais dans le lit drapé d’ennui, mes oreilles répondaient à l’appel d’un étrange clairon ivre mort. Un arbitre ne cessait de me sanctionner pour faute grave… Un carton rouge immérité, que je contestais dans un sommeil agité par une foule de bruits interlopes. L’ingénieur du son en chef s’était trompé, les équaliseurs des basses étaient déréglés au maximum… La vie était devenue une discothèque infernale, une défaite de la musique absolue…

L’oreille pense à droite

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 29-06-2009

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Des chercheurs italiens viennent de démontrer que l’oreille droite est plus souvent sollicitée que l’ oreille gauche. En effet, instinctivement, nous tendons plus volontiers l’oreille droite pour transmettre une information à la partie gauche du cerveau qui se trouve être le centre de la logique et de la compréhension des informations verbales. Reste à savoir si nous nous servons de l’oreille gauche pour entendre les mots doux décryptés par le cerveau droit (zone des émotions…).
Toujours est-il que cette étude fut réalisée dans trois boîtes de nuit… les participants aux tests devaient demander une cigarette à l’oreille gauche et à l’oreille droite des clubbers. Quand la demande d’une blonde était formulée à l’oreille droite, ces derniers réagissaient au quart de tour, validant ainsi l’hypothèse émise par les chercheurs, d’une meilleure compréhension d’un message verbale par l’oreille droite.

A boire et à manger

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 25-02-2009

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Éric est un cordon bleu, un bec fin qui nous fait agréablement partager ses recettes grâce à des photos et des textes soignés sur son blog « A boire et à manger« . Mais, depuis le réveillon, un hôte indésirable s’est invité au menu…
témoignage :

« Je me rappellerai longtemps du 30 décembre dernier. En fin d’après-midi, je me suis rendu compte que j’avais un léger sifflement dans l’oreille droite qui ne s’arrêtait pas. J’avais déjà eu des acouphènes sporadiquement (genre quelques minutes), mais là, ça avait l’air persistant. Le lendemain, il fallait que je me fasse une raison : il était encore là! J’ai évidemment songé à appeler mon médecin traitant. Injoignable. Deux autres amis médecins. Idem. Il ne faut pas avoir de problèmes le 31 décembre…

J’ai finalement pu voir un médecin la semaine suivante. Qui a détecté une otite dans l’oreille droite. Ce ne serait que ça? J’ai donc eu un traitement antibiotique local. Qui m’a soigné l’otite. Mais pas l’acouphène, toujours bien là. Le médecin a avoué son incompétence et m’a dirigé vers un ORL. Rendez-vous 15 jours plus tard. Il m’a tout de même prescrit un médicament – le Vastarel – qui me semble briller par son inefficacité (dans mon cas, peut-être qu’il est bien pour d’autres…).

Finalement, je vois l’ORL (le jour de la fameuse tempête où j’ai explosé mon parapluie). Qui constate que j’ai un problème de déficience auditive – ce que je savais déjà. Pour l’acouphène, il ne peut rien faire. Fin de l’histoire.

Il suffit de se ballader un peu sur la toile pour s’apercevoir qu’il y a des millions de personnes qui souffrent du même problème que moi, avec toujours ce constat d’impuissance de la médecine traditionnelle. Il existe apparemment des solutions alternatives, mais l’on sent vraiment que la détresse humaine est exploitée en en tirant autant d’argent que possible (et évidemment pas remboursé par la sécu).

Pour l’instant, c’est relativement supportable, même si le phénomène s’est étendu à l’oreille gauche (un sifflement beaucoup plus grave). J’espère ne pas en arriver comme certains à prendre des anti-dépresseurs ou autres cochonneries du genre – style Rivotril – qui ne résolvent rien mais en plus vous abrutissent totalement.

Le mieux est que je trouve toujours une occupation: dans la majeure partie des cas, j’arrrive à ne plus y penser. Le soir, pour m’endormir, je mets un CD qui émet des bruits blancs (on dirait les crachottis d’une radio GO entre deux stations). C’est très monotone et couvre complètement mes sifflements. Ca marche plutôt bien.

J’espère trouver une solution un jour. En attendant, je commence à me faire l’idée de vivre avec le reste de ma vie…

Je voudrais tout de même conseiller aux mères de famille d’enquiquiner leur fils afin qu’ils limitent l’utilisation de casques pour écouter la musique. De leur faire mettre des « bouchons d’oreille » lorsqu’ils vont en discothèque ou en concert (et qu’ils évitent de se mettre près des baffles…). Je reconnais n’avoir pris aucune de ces précautions et j’en paie le prix maintenant. Je crois avoir lu qu’un jeune sur quatre avait des problèmes auditifs. Je crains que ce ne soit que le début… « 

Faut-il boucher ?

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 25-01-2009

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Tortueuse question…

A cette interrogation hautement métaphysique que nous nous posons tous, la science n’apporte qu’une vague réponse de fermier normand. Peut-être bien que oui !
Comme je suis breton (confer : mes vœux de Bonne année…) j’ai tendance à aimer trancher dans le lard… Mais, force est d’admettre que je ne prétends pas comprendre tous les rouages mal graissés de l’hyperacousie… A la différence de beaucoup, et bien que j’ai aujourd’hui ma maîtrise en science des acouphènes, je ne sais pas. Non ! je ne sais toujours pas (on dirait Gabin…) s’il faut boucher nos oreilles fragiles quand le bruit se manifeste . La seule chose que je sais avec certitude est que cela ne nuit en rien de le faire. En revanche, méfiez-vous comme de la peste sonique des amplis ! Mieux vaut ne plus s’approcher de cette pollution sonore.
Ceux qui ont quelques heures de vol à leur compteur MSN me comprendront… Combien nous ont juré de ne plus jamais remettre les pieds sur le dancefloor d’une discothèque ou à 2 km d’un concert ? Fini le MP3 débridé ! jeté aux ordures des déchets ototoxiques !
L’appel du son est plus fort que tout semble-t-il …

Les risques auditifs en discothèque

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 23-01-2009

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A bobo à ses n’oreilles…

Ou comment l’INPES ( Institut National de Prévention et d’éducation pour la santé) nous dorlote comme de gros bébés trisomiques. Ils prennent les adolescents pour de véritables attardés.
On sent l’infantilisation de cette droite molle qui s’englue les paluches de sirop avant de nous frotter la joue en arborant un sourire de commercial constipé. Suivez mon regard…
« ça bourdonne dans tes cages à miel ? ». Tel est le slogan choisi par la préfecture de la région Pays de la Loire. Une sorte de Maya l’abeille vient gentiment nous rappeler les risques auditifs en discothèque… Avec à la clef, un petit jeu bien nunuche , bien dans l’air du temps, fabriqué par des Mickey andropausés. C’est le style mièvre de ma génération… Les trentenaires publicitaires et autres conseillers en gommes auraient élu Dorothée à la l’Élysée si elle s’était présentée…

Extraits :

« 
C’EST QUOI LA DOSE DE SON ?
Pour une écoute sans risque :
À puissance maximale avec un baladeur :
15 minutes par jour
À puissance maximale dans une discothèque ou
en concert : 5 minutes par jour
Au-delà, tu prends des risques pour tes oreilles
Pense à prendre en compte les différentes durées
d’exposition (baladeurs, concerts, discothèques …) »

« 4. Après un concert ou une sortie en discothèque, as-tu
ressenti des troubles auditifs, tels que sifflements,
bourdonnements, sensation de coton dans les oreilles, etc. ?
a. Jamais
b. De temps en temps
c. Souvent
5. À quelle fréquence utilises-tu des bouchons d’oreille ?
a. Tu les mets systématiquement à chaque concert, discothèque.
b. Dès que la musique est trop forte.
c. C’est quoi des bouchons d’oreilles ?
6. T’arrive-t-il de sortir au concert, en boîte, quand tu te
sens fatigué ?
a. Jamais quand je suis fatigué.
b. Parfois.
c. Je profite de chaque sortie
7. Lors de ces sorties, consommes-tu de l’alcool,
de la drogue ou d’autres substances ?
a. Jamais
b. Parfois
c. Souvent

RÉSULTATS
TU AS UNE MAJORITÉ DE a :
Tu sais protéger tes oreilles mais attention
aux forts volumes sonores.
TU AS UNE MAJORITÉ DE b :
Attention, l’exposition est suffisante pour abîmer tes oreilles
prématurément. Évite de t’exposer quand tu es fatigué et
ménage des pauses lors des concerts.
TU AS UNE MAJORITÉ DE c :
Attention, ton amour de la musique te fait courir des risques
importants pour tes oreilles. Essaye d’adopter les bons
réflexes indiqués dans ce guide.
Tu ressens des bourdonnements, des sifflements, tu
entends des cloches ou de la musique même lorsque le
concert est terminé, cela s’appelle des acouphènes.
Si ce phénomène se prolonge
au-delà de 24 heures ou après une
nuit de sommeil.
Tu dois immédiatement consulter
un médecin ou les urgences (le 15).
Passé ce délai,
le traitement prescrit risque
d’être moins efficace.
L’infirmière de ton établissement scolaire
Le fil santé-jeune
Le stand de prévention du lieu festif

BZZ !!!
BBzZZzz !!!
Si ce phénomène se répète,
les lésions seront alors irréversibles
avec des risques de surdité partielle
et définitive.
Tu es agressif, énervé, stressé,
tu as des problèmes de concentration…
ces phénomènes se répètent souvent
après les sorties en boîte ou
les concerts.
Tu as dépassé ta dose de bruit.
Tout ton corps est concerné »

Pour rire ou pleurer SUIVEZ l’ABEILLE

La tecktonik à côté de la plaque

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 31-12-2008

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Alerte au Malibu

Signe des temps : la discothèque le Métropolis à Rungis arrête les frais des soirées tecktoniciennes. La célèbre danse des minets gominés représente un coût prohibitif pour les discothèques. Par conséquent, la clientèle jeune et surtout peu fortunée est devenue indésirable :
« Ce n’était plus assez attractif, résume la direction de la discothèque. Pire, cette danse commençait à nous nuire. Elle attirait une clientèle de plus en plus jeune et repoussait les plus de 25 ans. Avec la forte médiatisation, le Métropolis était considéré comme une boîte 100 % tecktonik alors que c’est complètement faux. Nous avons cinq salles avec cinq ambiances musicales différentes. Nous voulions récupérer notre clientèle plus âgée. »

« Organiser une soirée tecktonik revient à 15 000 € contre 1 500 € pour une soirée traditionnelle, poursuit Alexandre Barouzdin. C’est un mélange de plusieurs musiques, il faut donc plusieurs DJ. Tout ça a un prix… Et, en période de crise, où tous les établissements de nuit rencontrent des difficultés financières, il faut faire des économies. »
Article du Parisien

Et la techno ? ça s’arrête quand ? fin 2009 d’après mes prédictions…

Malocclusion et acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 27-12-2008

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« témoignage de Christian

Histoire et guérison de mes acouphènes

Envoi de Christian le 13 Janvier 2003

Bonjour à tous,

je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant les acouphènes (je ne suis pas médecin) et de mon interprétation du symptôme.

1) Historique

1990 :Après une énième nuit passée à la discothèque la Locomotive à Paris, j’ai les oreilles qui bourdonnent toute la journée du lendemain. Le bourdonnement disparaît mais cette fois j’ai eu vraiment peur. Je me jure de ne plus jamais retourner en boîte.

Janvier 1995 : Quatre jours après une soirée de nouvel an durant laquelle une amie m’a fait mal en me hurlant dans l’oreille , je perçois au réveil un léger sifflement dans mon oreille gauche, semblable à celui d’un écran cathodique. Comme ce sifflement n’est perceptible que la nuit, je ne m’en inquiète pas outre mesure. Pendant quatre ou cinq ans je perçois ce sifflement de temps en temps, mais je n’y accorde pas une grande importance. Néanmoins depuis cet épisode les rares fois où je vais en boîte je mets des morceaux de mouchoirs en papier dans mes oreilles.

La dernière fois que je me souviens avoir noté le sifflement c’est en décembre 1998. J’ai cherché sur Internet et suis tombé sur le tinnitus FAQ. Comme il semble qu’il n’y ait rien à faire j’oublie la question. Ensuite pendant cinq ans mon acouphène a totalement disparu.

Août 2001 : Suite à une période de stress intense, je me réveille un matin en entendant à nouveau le sifflement. Au cours des mois suivants il a tendance à augmenter jusqu’à être assez fort par périodes, au point de l’entendre parfois dans la rue. Néanmoins cela ne me gêne pas vraiment parce que les périodes pendant lesquelles il est fort ne durent pas. En janvier 2002 le problème disparaît à nouveau subitement en quelques jours.

Février 2002 : je vais à une soirée étudiante, toujours avec des morceaux de mouchoirs en papier dans les oreilles. Le lendemain de cette soirée, catastrophe: le sifflement est très présent maintenant et surtout, je m’en suis rendu compte dans les semaines qui ont suivi, mon oreille est sensible à certains bruits: la circulation automobile, les ventilateurs, les télévisions me sont désagréables et relancent mon acouphène alors qu’auparavant il était insensible aux bruits extérieurs

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Je ne suis pas allé aux urgences suite à cette soirée parce que je me suis dit qu’il n’y avait pas de véritable traumatisme sonore: j’avais fait attention à éviter les endroits trop bruyants et en sortant de la soirée je n’avais aucune sensation de surdité. Et puis l’acouphène avait déjà été à ce niveau-là auparavant, sans raison visible. Les audiogrammes font apparaître une baisse des deux côtés d’environ 20 à 30 dB dans les fréquences aigues (6000 et 8000 Hz), mais probablement pas liée à cette soirée en particulier.

Pendant plusieurs mois j’ai alors vécu avec un acouphène fort la plupart du temps, c’est-à-dire que je l’entendais au-dessus de la circulation dans les rues à Paris. Ce sifflement me perturbait énormément dans mon travail et dans ma vie de tous les jours, mais étrangement pas vraiment pour dormir. Le problème semblait plutôt s’aggraver avec le temps, même si ma sensibilité aux bruits a régressé en six mois environ. J’ai bien sûr essayé tous les traitements médicamenteux sans résultats: Sermion, Vastarel 35, Nootropyl, le Rivotril ne donnait pas vraiment grand-chose, tous les compléments alimentaires et vitamines que j’ai pu avaler ne m’ont certainement fait aucun mal mais n’ont rien amélioré.

J’ai vécu ainsi avec ce sifflement insupportable pendant un an, dans la situation que les habitués du forum connaissent bien. L’acupuncture, l’ostéopathie ne donnaient pas vraiment de résultats. Il y avait néanmoins régulièrement des jours (un ou deux par semaine) où le sifflement était faible, souvent après une nuit de bon sommeil. Mon acouphène était également amplifié lorsque je baillais en grand ou que je tournais la tête à droite au maximum. D’autre part j’avais remarqué cet été qu’il pouvait être très intense le matin et disparaître brusquement (ie devenir audible dans le silence uniquement) après deux heures de windsurf intense. Je souffre d’autre part de douleurs dans les cervicales et de craquements dans les mâchoires (mais rien de gênant comparé à l’enfer de l’acouphène).

Décembre 2002 : le dentiste qui me suit depuis plusieurs années pour des problèmes d’occlusion dentaire me remplace la dernière couronne métallique que je porte en bouche par une couronne en résine et effectue les derniers meulages correctifs. En quelques jours, l’acouphène disparaît presque complètement, je ne l’entends plus que la nuit, il ne me gêne plus, une rigolade comparé au cauchemar éveillé que j’ai connu, je suis guéri.

2) Que s’est-il passé?

Les dents ne sont pas que de simples morceaux d’émail destinés à broyer les aliments. La manière dont les dents se placent les unes par rapport aux autres (l’occlusion dentaire) joue un rôle adaptatif essentiel lié au squelette et à la posture. Les dents s’ajustent de deux façons:

a) Elles se déplacent les unes par rapport aux autres.
b) Elles s’usent au contact les unes des autres.

Ces adaptations sont imperceptibles à l’oeil nu mais continuelles (la posture change en permanence avec l’âge comme on le voit chez les vieillards) et essentielles à l’équilibre de la mâchoire et par là de l’ensemble du squelette. Les capacités d’adaptation de l’occlusion sont diminuées par de nombreux facteurs, naturels ou artificiels, dont:

- les malocclusions « naturelles », dents qui poussent de travers, qui se chevauchent;
- les traitements d’orthodontie purement esthétiques (destinés à avoir un joli sourire) et non fonctionnels (destinés à ce que l’organe fonctionne bien), comme ils étaient pratiqués il y a quelques années et le sont encore souvent;
- les pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), mais également les amalgames.

Lorsque l’occlusion n’arrive plus à s’adapter, c’est la mâchoire et le corps entier qui doivent d’adapter, d’où des tensions de toutes sortes, des douleurs diffuses n’importe où dans le corps et en particulier migraines, douleurs cervicales, torticolis, des spasmes musculaires (muscles contractés en permanence) d’où problèmes digestifs, urinaires, fatigue chronique etc, etc, et bien sûr acouphènes.

Pour prendre un exemple trivial mais parlant, regardons l’adaptation d’une chaussure au pied. On sait qu’une chaussure neuve peut faire mal au début mais rapidement elle s’adapte au pied et devient très confortable. Imaginons maintenant un caillou dans la chaussure: comme le caillou ne va pas s’adapter, c’est le corps qui doit compenser. Si vous essayer de marcher avec un caillou dans votre chaussure, instinctivement vous allez éviter de marcher dessus.
Vous allez adopter une démarche particulière pour éviter de vous blesser. Bien sûr si vous essayez de marcher des mois ou des années avec ce caillou dans votre chaussure, votre cheville va souffrir, ainsi que votre genou, vos hanches, etc.
Au bout d’un certain temps, sans raison apparente, ou peut-être lors d’un mouvement brusque, ou d’une chute, vous allez soudain ressentir des douleurs insupportables dans le genou par exemple, sans que rien ne paraisse anormal dans l’organe lui-même: vous souffrez d’une pathologie « fonctionnelle » (liée au fonctionnement du corps) et non « organique » (liée à la lésion d’un organe). Un spécialiste du genou sera incapable de vous dire ce qui ne va pas et bien sûr incapable de vous soulager.

Vous voyez à quoi je veux en venir: changez chaussure par dentition, caillou par réparation ou pièce prothétique ou malocclusion, démarche par occlusion, cheville par articulation de la mâchoire, genou par oreille interne, chute par son un peu fort, spécialiste du genou par ORL et vous avez probablement le tableau clinique de beaucoup des habitués du forum. La malocclusion dentaire finit à la longue par faire souffrir l’oreille, qui devient plus fragile aux traumatismes sonores et autres lésions et récupère moins bien, et amplifie des acouphènes qui sans cela seraient faibles ou inexistants.

Il faut savoir que les problèmes de malocclusion sont très fréquents et très mals compris du corps médical en général et malheureusement également des dentistes et même orthodontistes, et totalement ignorés du grand public (vous et moi avant que je ne sois obligé de m’y intéresser). La raison en est certainement d’une part qu’ils passent très longtemps inaperçus (le corps compense bien, il peut s’écouler des années avant qu’un symptôme vraiment douloureux n’apparaisse) et d’autre part qu’un problème fonctionnel est beaucoup moins facile à observer, à appréhender, à comprendre, à traiter qu’un problème organique (une carie par exemple se voit et se soigne facilement).

Vos acouphènes et plus généralement vos problèmes d’oreille sont certainement dûs ou aggravés par un problème de malocclusion si vous présentez des symptômes parmi les suivants:

- articulations des mâchoires qui craquent ou qui font mal, même légèrement;
- migraines, maux de tête, douleurs dans le visage;
- douleurs cervicales de type torticolis, spasmes (muscles durs, contractés) dans le cou, la nuque, les épaules;
- acouphènes qui changent avec la position de la mâchoire (bailler, serrer les dents), de la tête et du cou, qui changent pendant le sommeil ou avec le stress.

3) Traitement

Le traitement de la malocclusion (ou SADAM, « syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur », en français « mauvais fonctionnement et douleurs de la mâchoire ») passe en général tout d’abord par le port d’une « gouttière d’occlusion », sorte de moulage en plastique dur que l’on porte sur les dents comme un appareil d’orthodontie.
Pour en revenir à l’exemple précédent, les gouttières sont comme des semelles en plastique que l’on place dans la chaussure. Les gouttières sont adaptées peu à peu pour aider la mâchoire à retrouver une position normale. Une fois cette position obtenue, toutes les techniques dentaires peuvent être utilisées pour retrouver une occlusion saine (dans notre exemple pour retirer les cailloux): meulages sélectifs des dents, remplacement des pièces prothétiques dures (métaux et céramiques) par des pièces plus souples (résine), éventuellement orthodontie, etc.

Les symptomes et le déroulement du traitement sont très bien décrits sur le site de la société SERET:
http://www.fraternet.org/seret/

Autres sites intéressants, mais il y en a beaucoup d’autres:
http://www.orthoposturodontie.com
http://www.eurocclusion.com/revisionduscientifique.html

4) Par où commencer ?

Si vous souffrez d’un acouphène, la première chose à faire est bien sûr d’effectuer chez un ORL les tests nécessaires concernant l’oreille elle-même (inspection, audiogramme, PEA, éventuellement IRM, etc). Notez également (cf site SERET) qu’un SADAM peut provenir de modifications posturales liées à un traumatisme (accident de la route, cf par exemple http://users.swing.be/belgique.acouphènes/articles/article13.htm) sans malocclusion dentaire. L’ostéopathie est alors indiquée.

Si maintenant vous soupçonnez une problème d’occlusion, la première chose à faire est de trouver un dentiste qui s’y connaît vraiment bien en occlusodontie, et avec qui vous vous sentez en confiance. La société française d’occlusodontie peut certainement vous indiquer des praticiens: http://www.abcdent.fr/annonceurs/scientifique/366 Vous pouvez également écrire aux auteurs des différents sites Internet sur le sujet.

Sachez que le traitement de l’occlusion est un processus long et délicat. (cf la page SERET http://www.fraternet.org/seret/hanson.htm). Il ne s’agit certainement pas de porter une gouttière pendant quelques semaines la nuit et de la jeter, comme je l’ai lu sur le forum. Il faut compter une visite chez le dentiste toutes les deux semaines pendant plusieurs mois, en alternance avec de l’ostéopathie et/ou de le kinésithérapie (cf par exemple la méthode Danis Bois).

Fuyez les dentistes chers et mal remboursés (il y en a de très bons bien remboursés), ceux qui veulent attaquer directement à la roulette ou qui vous proposent d’emblée des traitements lourds (type déposer toutes les couronnes, ou orthodontie), et surtout fuyez comme la peste ceux qui vous parlent de vous extraire des dents, ce qui amène des complications inimaginables, en particulier d’occlusion mais pas seulement (pensez à vous faire arracher une dent comme vous vous feriez amputer un doigt). Un bon dentiste évolue dans votre dentition comme dans des sables mouvants: longue et minutieuse observation avant et après chaque intervention.

Une gouttière d’occlusion est réalisée par un prothésiste et de ce fait est chère, de l’ordre de 4000F. Vous pouvez pour commencer suggérer à votre dentiste de vous réaliser une « gouttière souple », sorte de film plastique souple d’un demi-millimètre d’épaisseur que vous porterez jour et nuit (sauf pour manger bien sûr). Vous verrez très vite si vous obtenez une modification des symptômes, signe qu’il y a là un problème. C’est facile (votre dentiste le fait lui-même dans la semaine), pas cher (300 F?) et sans aucun risque.

5) Conclusion

Voilà mon expérience, à verser au dossier « guérisons » (rubrique qui manque sur ce site à mon avis). Ma conclusion personnelle est que l’oreille comme tout organe est capable de retrouver son équilibre et sa santé si elle est placée dans des conditions dites « physiologiques », c’est-à-dire qu’elle ne souffre plus. Il n’y a pas de maladies sans causes, et les causes peuvent être corrigées.

J’espère lire d’ici quelques temps d’autres messages dans ce sens!

Bon courage à tous,
Christian


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Ma guérison bis

Envoi de Christian le 19 Octobre 2004

Bonjour à tous,

j’ai posté il y a assez longtemps de cela un message de guérison sur ce forum.

Bon, j’ai probablement été trop enthousiaste et ai crié victoire un peu tôt. Il m’a fallu encore plus d’un an et demi de traitement pour en arriver à une situation où l’acouphène est vraiment beaucoup plus supportable, voire souvent inaudible. Néanmoins je reposte aujourd’hui pour répéter et confirmer ce que j’ai dit.

Maintenant je n’entends mon ac (unilatérale gauche, sifflement type télé, déclenché par traumatisme sonore de février 2002, niveau 4 à 6 deux jours sur trois au début, c’est-à-dire insupportable) souvent que le matin, il disparaît la plupart du temps avec la première douche chaude (décontraction des muscles des épaules et de la nuque). Les jours où il persiste c’est supportable, çà n’est plus le sifflement strident que c’était il y a encore un an. C’est chiant quand même mais le traitement continue et progresse. Hier et aujourd’hui je n’entends pratiquement plus rien même devant les ventilos de mon ordinateur (du jamais vu).

En tout cas ma conclusion reste la même: l’acouphène est pratiquement toujours dû en tout ou partie aux problèmes de malocclusion dentaire. Ces problèmes mettent des années voire des décennies à s’installer. Dans mon cas:
1. Pendant la petite enfance croissance anormale des molaires (« articulé inversé », c’est-à-dire que les molaires du bas sont à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur quand les dents sont serrées) du fait d’un étalement linguale (la langue reste en bas au lieu de se placer contre le palais lors de la déglutition). C’est un signe de problème affectifs (on conserve une déglutition infantile) et c’est très courant dans nos sociétés (alimentation molle, pas besoin de beaucoup mâcher).
2. Travail d’orthodontie mal fait à 12 ans, qui ne corrige pas le problème mais l’aggrave plutôt. Extraction de 2 prémolaires supérieures. Les extractions dentaires sont catastrophiques pour l’occlusion.
3. Couronnes en céramiques (beaucoup trop dures) posées n’importe comment par un dentiste de merde à 25 ans.
4. Là-dessus après une grosse période de stress à 30 ans, la moindre soirée bruyante blesse l’oreille interne qui subit une souffrance muette depuis je ne sais combien d’années. La goutte qui fait déborder le vase.

Quand on rééquilibre l’occlusion, les tensions musculaires dans la nuque, les épaules et le dos se résolvent, les tissus autour des articulations de la mâchoire sont moins stressés et même si l’oreille est un peu affectée, elle ne siffle plus de manière stridente et insupportable. Tout organe placé dans une situation saine (« physiologique ») finit par guérir. Heureusement sinon çà fait longtemps qu’il n’y aurait plus personne sur Terre.

Néanmoins les traitements d’occlusodontie sont extrêmement lents. On ne rééquilibre pas en six mois un système qui a mis vingt ans à s’installer dans un fonctionnement pathologique. Il ne s’agit pas de mouler une gouttière et de dire basta c’est réglé. Le traitement consiste à lever l’une après l’autre les tensions dans la mâchoire en laissant le corps se réadapter entre chaque intervention, à raison d’un rdv toutes les 3 semaines en moyenne, pendant…le temps qu’il faut.
Pour moi c’est des années, je m’en fous mon dentiste est sympa, patient, compétent, pas cher, bien remboursé, pas loin de chez moi Pour d’autres ce sera peut-être moins. Dans tous les cas il y a bel et bien une évolution positive du système, c’est toute la posture qui se remet en place, en quelque sorte les blocages se libèrent, et çà fait tout de suite du bien.

Si vous croyez ne pas avoir de problèmes d’occlusion j’aurais tendance à dire çà m’étonnerait. Les problèmes d’occlusion sont dans nos sociétés au moins aussi fréquents que les caries, sauf qu’ils ne se voient pas à l’oeil nu. C’est plutôt les occlusions saines qui sont exceptionnelles. En tout cas si vous avez un des symtômes suivants c’est sûr que c’est votre cas:

- Des pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), surtout si elles sont en céramique ou en métal dur (nickel-chrome), mais même en alliage d’or trop dur. Même si elles étaient parfaitement adaptées lorsqu’elles ont été réalisées, votre corps et votre posture ont évolué, les dents naturelles se sont adaptées (usées) tandis que les pièces prothétiques n’ont pas bougé d’un poil.
- Des tensions dans les muscles du cou, de la nuque, du dos, des migraines.
- Des bruits, des ressauts, des déviations à l’ouverture de la mâchoire.
- Des douleurs dans le visage ou dans les articulations de la mâchoire.

Je suis persuadé que ce que dit la médecine holistique est vrai: le corps est une merveilleuse machine qui s’autorépare. Même un traumatisme sonore grave finit par se réparer avec le temps si l’oreille ne souffre plus (plusieurs témoignages en ce sens sur ce forum). Il reste éventuellement un baisse d’audition mais l’acouphène disparaît au bout de quelques mois. Si une souffrance intense persiste des années, c’est le signe que quelque chose perturbe profondément et constamment le corps, et les problèmes de malocclusion rentrent bien dans cette catégorie.

Il y a énormément de sites très bien faits sur la malocclusion, en particulier en France (au moins un domaine où on est en avance). Cherchez « malocclusion » ou « syndrome de Costen » sur Google, lisez, et essayez de trouver un bon dentiste spécialisé (le dentiste moyen n’y connaît rien), pas loin de chez vous (prévoir un traitement sur la durée si traitement il y a), et pas cher. Méfiez-vous de certains dentistes qui n’hésitent pas à vous proposer tout de go un traitement d’orthodontie, voire des extractions (quelle horreur!! Extractions dentaires = prohibées quelle que soit la raison, à moins d’avoir une dent vraiment totalement pourrie). Si votre dentiste ne vous observe pas au moins quelques semaines avant d’entreprendre quoi que ce soit, et s’il ne discute pas avec vous pour vous expliquer ce qu’il pense voir, essayez peut-être ailleurs.

Voilà voilà, je pourrais en rajouter des tartines sur le sujet. En particulier allez voir un site de migraineux et vous verrez qu’ils se plaignent exactement comme certains acouphéniques: maladie apparue subitement « sans raison » (çà n’existe pas les maladies sans raison), souffrance insupportable, traitement médicamenteux inefficaces (d’ailleurs les mêmes vasodilatateurs bidons que pour les acouphènes). 80% des migraines chroniques sont probablement dues à une malocclusion. Comme je l’ai dit il y a plein de bons sites web en français sur le sujet, et vous pouvez envoyer des emails aux dentistes qui font ces sites, en général ils sont sympas et ils répondent. Bon courage et bonne chance à tous! »

22/10/2004

source : sos audition.com

Temoignage de fréderic

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-12-2008

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Je m’appelle Fréderic et j’ai 33 ans. J’ai longtemps fréquenté les boites de nuit technos en Espagne (j’habite à Biarritz, près de la frontière espagnole) où les niveaux sonores sont plus hauts qu’en France. L’alcool aidant, on supporte la force des décibels et on se rapproche de plus en plus du fond de la salle où sont placés les murs d’enceintes (là où le son est le plus fort).

J’ai toujours eu une sensibilité auditive au bruit fort, mon père l’a aussi. Mais cela ne m’a jamais empêché de faire quoique ce soit.

En 1997, suite à ma première plongée en bouteille (et ma dernière), en Guadeloupe, j’ai ressentie une très forte douleur au tympan gauche. J’ai dû remonter à la surface. Depuis, je ne peux plus plonger en-dessous de 2m sous l’eau et si j’appuies sur mon oreille gauche, elle est douloureuse encore maintenant. Mais les acouphènes ne se sont pas déclenchés là.

En décembre 2007, je travaillais comme formateur informatique et je devais intervenir pour un grand constructeur d’hélicoptères. En passant dans la cour, près d’un bâtiment où se passent les essais d’hélicos, un bruit d’hélice énorme s’est produit. Personne n’a eu le temps de se boucher les oreilles, et la douleur à été forte. On est parti en courant un peu plus loin. Incident banal apparemment …

Le 01 janvier 2008, après une soirée de 1er de l’an en discothèque en Espagne, j’ai entendu pour la 1ère fois les acouphènes et ils ne m’ont plus quitté depuis.

Je pense que les deux premiers événements ont fragilisé l’oreille et le 1er de l’an m’a « achevé ».

Ils sont aux deux oreilles et sont assez faibles, mais ils m’ont fait peur et empêcher de dormir durant quelques semaines. Aujourd’hui je m’y suis habitué mais pas totalement quand même. J’ai passé un test auditif et je n’ai pas perdu mes facultés auditives. Mon médecin généraliste et un spécialiste URL m’ont dit qu’il n’y avait rien à faire.

Aujourd’hui, je ne vais plus en discothèque et je n’écoute plus la musique trop forte pour ne pas aggraver mon cas.