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Le JT bon pour avoir le moral

ça va beaucoup mieux… Certaines études ne servent à rien mais rassurent » moralement » ceux qui s’y investissent.Le journal BMC Medicine publie l’une d’entre elle portant sur 390000 personnes testées et sondées dans 29 pays d’Asie. Yasuharu Tokuda...

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Les risques auditifs en discothèque

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 23-01-2009

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maya+l%27abeille Les risques auditifs en discothèque
A bobo à ses n’oreilles…

Ou comment l’INPES ( Institut National de Prévention et d’éducation pour la santé) nous dorlote comme de gros bébés trisomiques. Ils prennent les adolescents pour de véritables attardés.
On sent l’infantilisation de cette droite molle qui s’englue les paluches de sirop avant de nous frotter la joue en arborant un sourire de commercial constipé. Suivez mon regard…
« ça bourdonne dans tes cages à miel ? ». Tel est le slogan choisi par la préfecture de la région Pays de la Loire. Une sorte de Maya l’abeille vient gentiment nous rappeler les risques auditifs en discothèque… Avec à la clef, un petit jeu bien nunuche , bien dans l’air du temps, fabriqué par des Mickey andropausés. C’est le style mièvre de ma génération… Les trentenaires publicitaires et autres conseillers en gommes auraient élu Dorothée à la l’Élysée si elle s’était présentée…

Extraits :

« 
C’EST QUOI LA DOSE DE SON ?
Pour une écoute sans risque :
À puissance maximale avec un baladeur :
15 minutes par jour
À puissance maximale dans une discothèque ou
en concert : 5 minutes par jour
Au-delà, tu prends des risques pour tes oreilles
Pense à prendre en compte les différentes durées
d’exposition (baladeurs, concerts, discothèques …) »

« 4. Après un concert ou une sortie en discothèque, as-tu
ressenti des troubles auditifs, tels que sifflements,
bourdonnements, sensation de coton dans les oreilles, etc. ?
a. Jamais
b. De temps en temps
c. Souvent
5. À quelle fréquence utilises-tu des bouchons d’oreille ?
a. Tu les mets systématiquement à chaque concert, discothèque.
b. Dès que la musique est trop forte.
c. C’est quoi des bouchons d’oreilles ?
6. T’arrive-t-il de sortir au concert, en boîte, quand tu te
sens fatigué ?
a. Jamais quand je suis fatigué.
b. Parfois.
c. Je profite de chaque sortie
7. Lors de ces sorties, consommes-tu de l’alcool,
de la drogue ou d’autres substances ?
a. Jamais
b. Parfois
c. Souvent

RÉSULTATS
TU AS UNE MAJORITÉ DE a :
Tu sais protéger tes oreilles mais attention
aux forts volumes sonores.
TU AS UNE MAJORITÉ DE b :
Attention, l’exposition est suffisante pour abîmer tes oreilles
prématurément. Évite de t’exposer quand tu es fatigué et
ménage des pauses lors des concerts.
TU AS UNE MAJORITÉ DE c :
Attention, ton amour de la musique te fait courir des risques
importants pour tes oreilles. Essaye d’adopter les bons
réflexes indiqués dans ce guide.
Tu ressens des bourdonnements, des sifflements, tu
entends des cloches ou de la musique même lorsque le
concert est terminé, cela s’appelle des acouphènes.
Si ce phénomène se prolonge
au-delà de 24 heures ou après une
nuit de sommeil.
Tu dois immédiatement consulter
un médecin ou les urgences (le 15).
Passé ce délai,
le traitement prescrit risque
d’être moins efficace.
L’infirmière de ton établissement scolaire
Le fil santé-jeune
Le stand de prévention du lieu festif

BZZ !!!
BBzZZzz !!!
Si ce phénomène se répète,
les lésions seront alors irréversibles
avec des risques de surdité partielle
et définitive.
Tu es agressif, énervé, stressé,
tu as des problèmes de concentration…
ces phénomènes se répètent souvent
après les sorties en boîte ou
les concerts.
Tu as dépassé ta dose de bruit.
Tout ton corps est concerné »

Pour rire ou pleurer SUIVEZ l’ABEILLE

La tecktonik à côté de la plaque

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 31-12-2008

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tecktonik La tecktonik à côté de la plaque
Alerte au Malibu

Signe des temps : la discothèque le Métropolis à Rungis arrête les frais des soirées tecktoniciennes. La célèbre danse des minets gominés représente un coût prohibitif pour les discothèques. Par conséquent, la clientèle jeune et surtout peu fortunée est devenue indésirable :
« Ce n’était plus assez attractif, résume la direction de la discothèque. Pire, cette danse commençait à nous nuire. Elle attirait une clientèle de plus en plus jeune et repoussait les plus de 25 ans. Avec la forte médiatisation, le Métropolis était considéré comme une boîte 100 % tecktonik alors que c’est complètement faux. Nous avons cinq salles avec cinq ambiances musicales différentes. Nous voulions récupérer notre clientèle plus âgée. »

« Organiser une soirée tecktonik revient à 15 000 € contre 1 500 € pour une soirée traditionnelle, poursuit Alexandre Barouzdin. C’est un mélange de plusieurs musiques, il faut donc plusieurs DJ. Tout ça a un prix… Et, en période de crise, où tous les établissements de nuit rencontrent des difficultés financières, il faut faire des économies. »
Article du Parisien

Et la techno ? ça s’arrête quand ? fin 2009 d’après mes prédictions…

Malocclusion et acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 27-12-2008

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« témoignage de Christian

Histoire et guérison de mes acouphènes

Envoi de Christian le 13 Janvier 2003

Bonjour à tous,

je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant les acouphènes (je ne suis pas médecin) et de mon interprétation du symptôme.

1) Historique

1990 :Après une énième nuit passée à la discothèque la Locomotive à Paris, j’ai les oreilles qui bourdonnent toute la journée du lendemain. Le bourdonnement disparaît mais cette fois j’ai eu vraiment peur. Je me jure de ne plus jamais retourner en boîte.

Janvier 1995 : Quatre jours après une soirée de nouvel an durant laquelle une amie m’a fait mal en me hurlant dans l’oreille , je perçois au réveil un léger sifflement dans mon oreille gauche, semblable à celui d’un écran cathodique. Comme ce sifflement n’est perceptible que la nuit, je ne m’en inquiète pas outre mesure. Pendant quatre ou cinq ans je perçois ce sifflement de temps en temps, mais je n’y accorde pas une grande importance. Néanmoins depuis cet épisode les rares fois où je vais en boîte je mets des morceaux de mouchoirs en papier dans mes oreilles.

La dernière fois que je me souviens avoir noté le sifflement c’est en décembre 1998. J’ai cherché sur Internet et suis tombé sur le tinnitus FAQ. Comme il semble qu’il n’y ait rien à faire j’oublie la question. Ensuite pendant cinq ans mon acouphène a totalement disparu.

Août 2001 : Suite à une période de stress intense, je me réveille un matin en entendant à nouveau le sifflement. Au cours des mois suivants il a tendance à augmenter jusqu’à être assez fort par périodes, au point de l’entendre parfois dans la rue. Néanmoins cela ne me gêne pas vraiment parce que les périodes pendant lesquelles il est fort ne durent pas. En janvier 2002 le problème disparaît à nouveau subitement en quelques jours.

Février 2002 : je vais à une soirée étudiante, toujours avec des morceaux de mouchoirs en papier dans les oreilles. Le lendemain de cette soirée, catastrophe: le sifflement est très présent maintenant et surtout, je m’en suis rendu compte dans les semaines qui ont suivi, mon oreille est sensible à certains bruits: la circulation automobile, les ventilateurs, les télévisions me sont désagréables et relancent mon acouphène alors qu’auparavant il était insensible aux bruits extérieurs

.

Je ne suis pas allé aux urgences suite à cette soirée parce que je me suis dit qu’il n’y avait pas de véritable traumatisme sonore: j’avais fait attention à éviter les endroits trop bruyants et en sortant de la soirée je n’avais aucune sensation de surdité. Et puis l’acouphène avait déjà été à ce niveau-là auparavant, sans raison visible. Les audiogrammes font apparaître une baisse des deux côtés d’environ 20 à 30 dB dans les fréquences aigues (6000 et 8000 Hz), mais probablement pas liée à cette soirée en particulier.

Pendant plusieurs mois j’ai alors vécu avec un acouphène fort la plupart du temps, c’est-à-dire que je l’entendais au-dessus de la circulation dans les rues à Paris. Ce sifflement me perturbait énormément dans mon travail et dans ma vie de tous les jours, mais étrangement pas vraiment pour dormir. Le problème semblait plutôt s’aggraver avec le temps, même si ma sensibilité aux bruits a régressé en six mois environ. J’ai bien sûr essayé tous les traitements médicamenteux sans résultats: Sermion, Vastarel 35, Nootropyl, le Rivotril ne donnait pas vraiment grand-chose, tous les compléments alimentaires et vitamines que j’ai pu avaler ne m’ont certainement fait aucun mal mais n’ont rien amélioré.

J’ai vécu ainsi avec ce sifflement insupportable pendant un an, dans la situation que les habitués du forum connaissent bien. L’acupuncture, l’ostéopathie ne donnaient pas vraiment de résultats. Il y avait néanmoins régulièrement des jours (un ou deux par semaine) où le sifflement était faible, souvent après une nuit de bon sommeil. Mon acouphène était également amplifié lorsque je baillais en grand ou que je tournais la tête à droite au maximum. D’autre part j’avais remarqué cet été qu’il pouvait être très intense le matin et disparaître brusquement (ie devenir audible dans le silence uniquement) après deux heures de windsurf intense. Je souffre d’autre part de douleurs dans les cervicales et de craquements dans les mâchoires (mais rien de gênant comparé à l’enfer de l’acouphène).

Décembre 2002 : le dentiste qui me suit depuis plusieurs années pour des problèmes d’occlusion dentaire me remplace la dernière couronne métallique que je porte en bouche par une couronne en résine et effectue les derniers meulages correctifs. En quelques jours, l’acouphène disparaît presque complètement, je ne l’entends plus que la nuit, il ne me gêne plus, une rigolade comparé au cauchemar éveillé que j’ai connu, je suis guéri.

2) Que s’est-il passé?

Les dents ne sont pas que de simples morceaux d’émail destinés à broyer les aliments. La manière dont les dents se placent les unes par rapport aux autres (l’occlusion dentaire) joue un rôle adaptatif essentiel lié au squelette et à la posture. Les dents s’ajustent de deux façons:

a) Elles se déplacent les unes par rapport aux autres.
b) Elles s’usent au contact les unes des autres.

Ces adaptations sont imperceptibles à l’oeil nu mais continuelles (la posture change en permanence avec l’âge comme on le voit chez les vieillards) et essentielles à l’équilibre de la mâchoire et par là de l’ensemble du squelette. Les capacités d’adaptation de l’occlusion sont diminuées par de nombreux facteurs, naturels ou artificiels, dont:

- les malocclusions « naturelles », dents qui poussent de travers, qui se chevauchent;
- les traitements d’orthodontie purement esthétiques (destinés à avoir un joli sourire) et non fonctionnels (destinés à ce que l’organe fonctionne bien), comme ils étaient pratiqués il y a quelques années et le sont encore souvent;
- les pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), mais également les amalgames.

Lorsque l’occlusion n’arrive plus à s’adapter, c’est la mâchoire et le corps entier qui doivent d’adapter, d’où des tensions de toutes sortes, des douleurs diffuses n’importe où dans le corps et en particulier migraines, douleurs cervicales, torticolis, des spasmes musculaires (muscles contractés en permanence) d’où problèmes digestifs, urinaires, fatigue chronique etc, etc, et bien sûr acouphènes.

Pour prendre un exemple trivial mais parlant, regardons l’adaptation d’une chaussure au pied. On sait qu’une chaussure neuve peut faire mal au début mais rapidement elle s’adapte au pied et devient très confortable. Imaginons maintenant un caillou dans la chaussure: comme le caillou ne va pas s’adapter, c’est le corps qui doit compenser. Si vous essayer de marcher avec un caillou dans votre chaussure, instinctivement vous allez éviter de marcher dessus.
Vous allez adopter une démarche particulière pour éviter de vous blesser. Bien sûr si vous essayez de marcher des mois ou des années avec ce caillou dans votre chaussure, votre cheville va souffrir, ainsi que votre genou, vos hanches, etc.
Au bout d’un certain temps, sans raison apparente, ou peut-être lors d’un mouvement brusque, ou d’une chute, vous allez soudain ressentir des douleurs insupportables dans le genou par exemple, sans que rien ne paraisse anormal dans l’organe lui-même: vous souffrez d’une pathologie « fonctionnelle » (liée au fonctionnement du corps) et non « organique » (liée à la lésion d’un organe). Un spécialiste du genou sera incapable de vous dire ce qui ne va pas et bien sûr incapable de vous soulager.

Vous voyez à quoi je veux en venir: changez chaussure par dentition, caillou par réparation ou pièce prothétique ou malocclusion, démarche par occlusion, cheville par articulation de la mâchoire, genou par oreille interne, chute par son un peu fort, spécialiste du genou par ORL et vous avez probablement le tableau clinique de beaucoup des habitués du forum. La malocclusion dentaire finit à la longue par faire souffrir l’oreille, qui devient plus fragile aux traumatismes sonores et autres lésions et récupère moins bien, et amplifie des acouphènes qui sans cela seraient faibles ou inexistants.

Il faut savoir que les problèmes de malocclusion sont très fréquents et très mals compris du corps médical en général et malheureusement également des dentistes et même orthodontistes, et totalement ignorés du grand public (vous et moi avant que je ne sois obligé de m’y intéresser). La raison en est certainement d’une part qu’ils passent très longtemps inaperçus (le corps compense bien, il peut s’écouler des années avant qu’un symptôme vraiment douloureux n’apparaisse) et d’autre part qu’un problème fonctionnel est beaucoup moins facile à observer, à appréhender, à comprendre, à traiter qu’un problème organique (une carie par exemple se voit et se soigne facilement).

Vos acouphènes et plus généralement vos problèmes d’oreille sont certainement dûs ou aggravés par un problème de malocclusion si vous présentez des symptômes parmi les suivants:

- articulations des mâchoires qui craquent ou qui font mal, même légèrement;
- migraines, maux de tête, douleurs dans le visage;
- douleurs cervicales de type torticolis, spasmes (muscles durs, contractés) dans le cou, la nuque, les épaules;
- acouphènes qui changent avec la position de la mâchoire (bailler, serrer les dents), de la tête et du cou, qui changent pendant le sommeil ou avec le stress.

3) Traitement

Le traitement de la malocclusion (ou SADAM, « syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur », en français « mauvais fonctionnement et douleurs de la mâchoire ») passe en général tout d’abord par le port d’une « gouttière d’occlusion », sorte de moulage en plastique dur que l’on porte sur les dents comme un appareil d’orthodontie.
Pour en revenir à l’exemple précédent, les gouttières sont comme des semelles en plastique que l’on place dans la chaussure. Les gouttières sont adaptées peu à peu pour aider la mâchoire à retrouver une position normale. Une fois cette position obtenue, toutes les techniques dentaires peuvent être utilisées pour retrouver une occlusion saine (dans notre exemple pour retirer les cailloux): meulages sélectifs des dents, remplacement des pièces prothétiques dures (métaux et céramiques) par des pièces plus souples (résine), éventuellement orthodontie, etc.

Les symptomes et le déroulement du traitement sont très bien décrits sur le site de la société SERET:
http://www.fraternet.org/seret/

Autres sites intéressants, mais il y en a beaucoup d’autres:
http://www.orthoposturodontie.com
http://www.eurocclusion.com/revisionduscientifique.html

4) Par où commencer ?

Si vous souffrez d’un acouphène, la première chose à faire est bien sûr d’effectuer chez un ORL les tests nécessaires concernant l’oreille elle-même (inspection, audiogramme, PEA, éventuellement IRM, etc). Notez également (cf site SERET) qu’un SADAM peut provenir de modifications posturales liées à un traumatisme (accident de la route, cf par exemple http://users.swing.be/belgique.acouphènes/articles/article13.htm) sans malocclusion dentaire. L’ostéopathie est alors indiquée.

Si maintenant vous soupçonnez une problème d’occlusion, la première chose à faire est de trouver un dentiste qui s’y connaît vraiment bien en occlusodontie, et avec qui vous vous sentez en confiance. La société française d’occlusodontie peut certainement vous indiquer des praticiens: http://www.abcdent.fr/annonceurs/scientifique/366 Vous pouvez également écrire aux auteurs des différents sites Internet sur le sujet.

Sachez que le traitement de l’occlusion est un processus long et délicat. (cf la page SERET http://www.fraternet.org/seret/hanson.htm). Il ne s’agit certainement pas de porter une gouttière pendant quelques semaines la nuit et de la jeter, comme je l’ai lu sur le forum. Il faut compter une visite chez le dentiste toutes les deux semaines pendant plusieurs mois, en alternance avec de l’ostéopathie et/ou de le kinésithérapie (cf par exemple la méthode Danis Bois).

Fuyez les dentistes chers et mal remboursés (il y en a de très bons bien remboursés), ceux qui veulent attaquer directement à la roulette ou qui vous proposent d’emblée des traitements lourds (type déposer toutes les couronnes, ou orthodontie), et surtout fuyez comme la peste ceux qui vous parlent de vous extraire des dents, ce qui amène des complications inimaginables, en particulier d’occlusion mais pas seulement (pensez à vous faire arracher une dent comme vous vous feriez amputer un doigt). Un bon dentiste évolue dans votre dentition comme dans des sables mouvants: longue et minutieuse observation avant et après chaque intervention.

Une gouttière d’occlusion est réalisée par un prothésiste et de ce fait est chère, de l’ordre de 4000F. Vous pouvez pour commencer suggérer à votre dentiste de vous réaliser une « gouttière souple », sorte de film plastique souple d’un demi-millimètre d’épaisseur que vous porterez jour et nuit (sauf pour manger bien sûr). Vous verrez très vite si vous obtenez une modification des symptômes, signe qu’il y a là un problème. C’est facile (votre dentiste le fait lui-même dans la semaine), pas cher (300 F?) et sans aucun risque.

5) Conclusion

Voilà mon expérience, à verser au dossier « guérisons » (rubrique qui manque sur ce site à mon avis). Ma conclusion personnelle est que l’oreille comme tout organe est capable de retrouver son équilibre et sa santé si elle est placée dans des conditions dites « physiologiques », c’est-à-dire qu’elle ne souffre plus. Il n’y a pas de maladies sans causes, et les causes peuvent être corrigées.

J’espère lire d’ici quelques temps d’autres messages dans ce sens!

Bon courage à tous,
Christian


*************************


Ma guérison bis

Envoi de Christian le 19 Octobre 2004

Bonjour à tous,

j’ai posté il y a assez longtemps de cela un message de guérison sur ce forum.

Bon, j’ai probablement été trop enthousiaste et ai crié victoire un peu tôt. Il m’a fallu encore plus d’un an et demi de traitement pour en arriver à une situation où l’acouphène est vraiment beaucoup plus supportable, voire souvent inaudible. Néanmoins je reposte aujourd’hui pour répéter et confirmer ce que j’ai dit.

Maintenant je n’entends mon ac (unilatérale gauche, sifflement type télé, déclenché par traumatisme sonore de février 2002, niveau 4 à 6 deux jours sur trois au début, c’est-à-dire insupportable) souvent que le matin, il disparaît la plupart du temps avec la première douche chaude (décontraction des muscles des épaules et de la nuque). Les jours où il persiste c’est supportable, çà n’est plus le sifflement strident que c’était il y a encore un an. C’est chiant quand même mais le traitement continue et progresse. Hier et aujourd’hui je n’entends pratiquement plus rien même devant les ventilos de mon ordinateur (du jamais vu).

En tout cas ma conclusion reste la même: l’acouphène est pratiquement toujours dû en tout ou partie aux problèmes de malocclusion dentaire. Ces problèmes mettent des années voire des décennies à s’installer. Dans mon cas:
1. Pendant la petite enfance croissance anormale des molaires (« articulé inversé », c’est-à-dire que les molaires du bas sont à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur quand les dents sont serrées) du fait d’un étalement linguale (la langue reste en bas au lieu de se placer contre le palais lors de la déglutition). C’est un signe de problème affectifs (on conserve une déglutition infantile) et c’est très courant dans nos sociétés (alimentation molle, pas besoin de beaucoup mâcher).
2. Travail d’orthodontie mal fait à 12 ans, qui ne corrige pas le problème mais l’aggrave plutôt. Extraction de 2 prémolaires supérieures. Les extractions dentaires sont catastrophiques pour l’occlusion.
3. Couronnes en céramiques (beaucoup trop dures) posées n’importe comment par un dentiste de merde à 25 ans.
4. Là-dessus après une grosse période de stress à 30 ans, la moindre soirée bruyante blesse l’oreille interne qui subit une souffrance muette depuis je ne sais combien d’années. La goutte qui fait déborder le vase.

Quand on rééquilibre l’occlusion, les tensions musculaires dans la nuque, les épaules et le dos se résolvent, les tissus autour des articulations de la mâchoire sont moins stressés et même si l’oreille est un peu affectée, elle ne siffle plus de manière stridente et insupportable. Tout organe placé dans une situation saine (« physiologique ») finit par guérir. Heureusement sinon çà fait longtemps qu’il n’y aurait plus personne sur Terre.

Néanmoins les traitements d’occlusodontie sont extrêmement lents. On ne rééquilibre pas en six mois un système qui a mis vingt ans à s’installer dans un fonctionnement pathologique. Il ne s’agit pas de mouler une gouttière et de dire basta c’est réglé. Le traitement consiste à lever l’une après l’autre les tensions dans la mâchoire en laissant le corps se réadapter entre chaque intervention, à raison d’un rdv toutes les 3 semaines en moyenne, pendant…le temps qu’il faut.
Pour moi c’est des années, je m’en fous mon dentiste est sympa, patient, compétent, pas cher, bien remboursé, pas loin de chez moi Pour d’autres ce sera peut-être moins. Dans tous les cas il y a bel et bien une évolution positive du système, c’est toute la posture qui se remet en place, en quelque sorte les blocages se libèrent, et çà fait tout de suite du bien.

Si vous croyez ne pas avoir de problèmes d’occlusion j’aurais tendance à dire çà m’étonnerait. Les problèmes d’occlusion sont dans nos sociétés au moins aussi fréquents que les caries, sauf qu’ils ne se voient pas à l’oeil nu. C’est plutôt les occlusions saines qui sont exceptionnelles. En tout cas si vous avez un des symtômes suivants c’est sûr que c’est votre cas:

- Des pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), surtout si elles sont en céramique ou en métal dur (nickel-chrome), mais même en alliage d’or trop dur. Même si elles étaient parfaitement adaptées lorsqu’elles ont été réalisées, votre corps et votre posture ont évolué, les dents naturelles se sont adaptées (usées) tandis que les pièces prothétiques n’ont pas bougé d’un poil.
- Des tensions dans les muscles du cou, de la nuque, du dos, des migraines.
- Des bruits, des ressauts, des déviations à l’ouverture de la mâchoire.
- Des douleurs dans le visage ou dans les articulations de la mâchoire.

Je suis persuadé que ce que dit la médecine holistique est vrai: le corps est une merveilleuse machine qui s’autorépare. Même un traumatisme sonore grave finit par se réparer avec le temps si l’oreille ne souffre plus (plusieurs témoignages en ce sens sur ce forum). Il reste éventuellement un baisse d’audition mais l’acouphène disparaît au bout de quelques mois. Si une souffrance intense persiste des années, c’est le signe que quelque chose perturbe profondément et constamment le corps, et les problèmes de malocclusion rentrent bien dans cette catégorie.

Il y a énormément de sites très bien faits sur la malocclusion, en particulier en France (au moins un domaine où on est en avance). Cherchez « malocclusion » ou « syndrome de Costen » sur Google, lisez, et essayez de trouver un bon dentiste spécialisé (le dentiste moyen n’y connaît rien), pas loin de chez vous (prévoir un traitement sur la durée si traitement il y a), et pas cher. Méfiez-vous de certains dentistes qui n’hésitent pas à vous proposer tout de go un traitement d’orthodontie, voire des extractions (quelle horreur!! Extractions dentaires = prohibées quelle que soit la raison, à moins d’avoir une dent vraiment totalement pourrie). Si votre dentiste ne vous observe pas au moins quelques semaines avant d’entreprendre quoi que ce soit, et s’il ne discute pas avec vous pour vous expliquer ce qu’il pense voir, essayez peut-être ailleurs.

Voilà voilà, je pourrais en rajouter des tartines sur le sujet. En particulier allez voir un site de migraineux et vous verrez qu’ils se plaignent exactement comme certains acouphéniques: maladie apparue subitement « sans raison » (çà n’existe pas les maladies sans raison), souffrance insupportable, traitement médicamenteux inefficaces (d’ailleurs les mêmes vasodilatateurs bidons que pour les acouphènes). 80% des migraines chroniques sont probablement dues à une malocclusion. Comme je l’ai dit il y a plein de bons sites web en français sur le sujet, et vous pouvez envoyer des emails aux dentistes qui font ces sites, en général ils sont sympas et ils répondent. Bon courage et bonne chance à tous! »

22/10/2004

source : sos audition.com

Temoignage de fréderic

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-12-2008

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Je m’appelle Fréderic et j’ai 33 ans. J’ai longtemps fréquenté les boites de nuit technos en Espagne (j’habite à Biarritz, près de la frontière espagnole) où les niveaux sonores sont plus hauts qu’en France. L’alcool aidant, on supporte la force des décibels et on se rapproche de plus en plus du fond de la salle où sont placés les murs d’enceintes (là où le son est le plus fort).

J’ai toujours eu une sensibilité auditive au bruit fort, mon père l’a aussi. Mais cela ne m’a jamais empêché de faire quoique ce soit.

En 1997, suite à ma première plongée en bouteille (et ma dernière), en Guadeloupe, j’ai ressentie une très forte douleur au tympan gauche. J’ai dû remonter à la surface. Depuis, je ne peux plus plonger en-dessous de 2m sous l’eau et si j’appuies sur mon oreille gauche, elle est douloureuse encore maintenant. Mais les acouphènes ne se sont pas déclenchés là.

En décembre 2007, je travaillais comme formateur informatique et je devais intervenir pour un grand constructeur d’hélicoptères. En passant dans la cour, près d’un bâtiment où se passent les essais d’hélicos, un bruit d’hélice énorme s’est produit. Personne n’a eu le temps de se boucher les oreilles, et la douleur à été forte. On est parti en courant un peu plus loin. Incident banal apparemment …

Le 01 janvier 2008, après une soirée de 1er de l’an en discothèque en Espagne, j’ai entendu pour la 1ère fois les acouphènes et ils ne m’ont plus quitté depuis.

Je pense que les deux premiers événements ont fragilisé l’oreille et le 1er de l’an m’a « achevé ».

Ils sont aux deux oreilles et sont assez faibles, mais ils m’ont fait peur et empêcher de dormir durant quelques semaines. Aujourd’hui je m’y suis habitué mais pas totalement quand même. J’ai passé un test auditif et je n’ai pas perdu mes facultés auditives. Mon médecin généraliste et un spécialiste URL m’ont dit qu’il n’y avait rien à faire.

Aujourd’hui, je ne vais plus en discothèque et je n’écoute plus la musique trop forte pour ne pas aggraver mon cas.

Des boules Quies fun pour les branchés

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 11-12-2008

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2412 1 P Des boules Quies fun pour les branchés
Eh oui ! c’est pas vraiment glamour les boules Quies quand on est jeune et hype …
Nos ex-ennemis d’outre manche ont donc organisé un concours de la fashion boule Quies.
Seulement 3% des jeunes britanniques s’en collent dans les portugaises, quand ils vont se trémousser dans les lieux de perdition comme les discothèques. La RNID (Royal National Institute for Deaf People) a ouvert ce concours aux jeunes designers. Ils étaient mille en lice, il n’en resta qu’un.
Le designer gagnant se nomme
Chi Shing Lo, il est l’heureux papa d’une paire de bouchons d’oreilles dans un étui de la taille d’une carte de crédit.
La RNID espère que la « fashionisation » des boules Quiès, un peu trop cheaps, incitera plus de jeunes à se protéger. De la prévention tendance en somme…
On peut toujours rêver…

source RNID, 5 mars 2008; www.dontlosethemusic.com, 14 mars 2008

P.S: désolé, j’aime parfois écrire comme les pétasses des journaux féminins…

Les français se plaignent du bruit mais s’y exposent

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 02-12-2008

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Un article portant sur l’étude de l’INPES ( l’Institut national de prévention et d’éducation pour la Santé). Vingt pour cent des personnes interrogées ignorent que le bruit est la cause de sérieux pépins de santé. Plus de 14% se plaignent du bruit à leur domicile et 39% au turbin (j »aurais dit plus…). Une pollution sonore 8 heure par jour et non remboursée…

« Dans les habitations, la circulation routière et les bruits de voisinage (conversations, cris, pas, télévision, musique, aboiements, appareils électroménagers…) sont les nuisances les plus citées devant les deux roues, les autres bruits émanant de la rue (commerces, chantiers…), les avions et les trains. L’INPES note que souvent les expositions se cumulent. Les personnes qui vivent dans des logements collectifs exigus à proximité d’installations bruyantes travaillent aussi le plus souvent dans un environnement bruyant. 75 % des ouvriers de l’industrie estiment ainsi que leur environnement de travail est bruyant, contre 17,1 % des professions libérales.« 

« Paradoxalement, il semblerait que les Français ne soient pas enclins à se protéger des effets du bruit. Le baromètre de l’INPES révèle ainsi qu’au cours des douze derniers mois, 48,8 % des personnes interrogées sont allées à un concert, en discothèque ou ont joué de la musique à un volume sonore élevé. Plus de 78% d’entre elles n’ont pas pris de précaution particulière pour se prémunir du bruit comme baisser le son, utiliser des protections auditives ou encore s’éloigner des sources de bruit. L’INPES remarque d’ailleurs que l’exposition à la musique amplifiée sans précaution en concert, en discothèque, ou en jouant soi-même concerne les mêmes personnes que l’usage régulier d’un baladeur à un volume sonore élevé. »

Bravo ! Le travail de prévention porte ses fruits… Rien d’étonnant à cela quand on sait que Peace and Lobe organise des concerts de punk dans les collèges…concerts de punk

vous lirez l’article dans son intégralité ici :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/barometre_bruit_inpes_5864.php4

http://hyperac.blogspot.com/

L’anti-glutamate, un remède aux acouphènes ?

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 30-11-2008

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Il serait regrettable de ne pas parler ici même de l’Anti-glutamate du Professeur Puel comme espoir de guérison des acouphènes. En effet, l’INSERM de montpellier a accompli le seul travail de recherche sur les acouphènes digne de ce nom. Quid de la mise sur le marché de l’Anti-glutamate ? Le plus tôt possible, souhaitons-le.
En revanche, le professeur Puel reste prudent sur la guérison de l’hyperacousie par ce futur médicament « anti-acouphènes », même s’il n’évacue pas d’emblée le lien possible entre l’hyperacousie et les récepteurs au glutamate.

Conférence donnée à Sète pour l’association France Acouphènes en le 18 avril 2006

« Après avoir suivi le cheminement du son dans les divers éléments de l’oreille (voir LRFA n° ), le Pr Puel a évoqué les atteintes qui peuvent affecter ces différentes structures et la disponibilité de traitements permettant d’y remédier.

2 Quand il existe un problème au niveau du pavillon, du tympan ou des osselets, on sait comment les traiter. En revanche, quand le siège du problème est dans l’oreille interne, on n’a pour l’instant aucun moyen de les traiter. L’oreille interne est double. Elle comprend une structure en forme de petit escargot nommée “cochlea” en latin soit cochlée en français, organe de l’audition et le vestibule qui est l’organe de l’équilibre. Quatre vingt dix pour cent des vertiges proviennent du vestibule. Quand il existe des dysfonctionnements dans la cochlée, il peut exister des troubles de surdité et/ou des acouphènes. Parfois les problèmes concernent à la fois l’oreille interne et le vestibule, on observe alors surdité, acouphènes et vertiges.

3 Le Pr Puel nous a alors projeté une photographie très agrandie de cochlée de rat montrant les deux types de cellules sensorielles nommées cellules ciliées internes (CCI) et externes (CCE). Dans l’oreille il n’existe que 15000 cellules ciliées alors que l’œil contient 12 millions de photorécepteurs, et le nez ? millions de récepteurs olfactifs. Ces cellules ciliées sont fragiles et disparaissent au bout d’un certain temps créant alors des problèmes différents selon que les cellules ciliées atteintes sont les internes ou les externes. En effet, le rôle de ces deux types de cellules est radicalement différent. Si on prend une CCE isolée dans boite de Pétri et que l’on envoie des sons : la CCE “danse” en même temps que la musique. Le rôle de ces cellules est de se contracter pour augmenter la vibration à l’intérieur de l’oreille interne. Grâce à elles, nous entendons mieux et discriminons mieux les fréquences. Les CCI, quant à elles sont les véritables récepteurs sensoriels. Leur stimulation par les vibrations sonores entraîne la création d’un message électrique qui montera jusqu’au cerveau. Ce message électrique naît grâce à la libération sous la CCI d’un neurotransmetteur nommé glutamate. En trop grande quantité, cette substance détruit les fibres auditives ; or, après un traumatisme sonore, le glutamate est libéré en trop grande quantité ce qui entraîne la destruction des fibres du nerf auditif.

4 La surdité est, le plus souvent, liée au vieillissement (on parle de presbyacousie), les cellules disparaissant au cours du temps. Nous perdons nos CCE très progressivement. Au début cela se traduit par des problèmes de compréhension dans le bruit. Quand elles ont totalement disparu, cela entraîne une perte auditive d’environ 60 dB. Les CCI et les fibres auditives qui leur sont liées ne sont affectées que plus tard : à 65 ans, la moitié des fibres auditives ont disparu. Cependant, le développement de la surdité varie en fonction en fonction de facteurs environnementaux et de la génétique. Parmi les facteurs environnementaux, on note les médicaments ototoxiques (quinine, aspirine à très forte dose d’au moins 3 g /jour, chimiothérapie cisplatine …), le bruit (discothèques , baladeurs, etc ..). Une notion importante est celle de “capital son” à ne pas dépasser. On a déjà vu que l’audition baisse avec l’âge. Cependant, le terrain génétique intervenant, nous ne sommes pas égaux devant les méfaits du bruit, ni devant l’âge. Normalement, à 65 ans on note des pertes sur les aigus ; à 90 ans, des pertes apparaissent sur les graves. Mais ces pertes se manifestent plus tôt si on a abusé du bruit, l’audition varie alors prématurément.

5 Chez l’animal, si on utilise du cisplatine, une drogue employée dans les chimiothérapies anticancéreuses, on note la disparition des CCE ainsi qu’une perte sur les aigus. Si on soumet l’animal à un traumatisme sonore de 120 dB, on observe des CCE qui meurent de même que certaines CCI et, sous les CCI, les fibres auditives ont disparu sous l’influence de la libération trop importante de glutamate. Après un mois, toutes les CCI ont disparu et on note une dégénérescence du nerf auditif.

6 Il existe un modèle animal du vieillissement de l’audition : une souche de souris qui développent une presbyacousie précoce. Cela permet de d’étudier et de développer des stratégies thérapeutiques par des molécules qui, appliquées dans l’oreille, empêchent les CC de mourir.

7 Les acouphènes constituent un problème plus compliqué pour le chercheur. Leur origine est-elle située dans l’oreille ou bien dans le cerveau ? De plus on note des inégalités des sujets devant l’acouphène.

8 Avec de très fortes doses d’aspirine, on peut déclencher 100% de cas d’acouphènes. Si les injections sont prolongées pendant 3 semaines, les acouphènes sont associés à une surdité.

9 Ces acouphènes sont-ils d’origine périphérique ?

10 Si on prend des tranches de cochlée de rat et que l’on ajoute du glutamate, les cellules deviennent plus sensibles. Si l’on ajoute en plus de l’aspirine, on note une hypersensibilité au glutamate. Si ensuite, on ajoute une substance anti-glutamate, on régule l’hypersensibilité. Si les fibres du nerf auditif sont marquées par un colorant qui réagit dès qu’il y a une activité. On peut “voir” l’acouphène sous forme d’activation électrique.

11 Si on traite un animal entier par de fortes doses d’aspirine, on note l’apparition d’ activités anormales. Le repérage de ces activités pourrait peut-être constituer un test objectif de l’acouphène. Lorsqu’on ajoute un antiglutamate, l’activité anormale disparaît. L’acouphène correspondrait-il à cette activité anormale ? Pour répondre à cette question, un modèle comportemental a été développé qui permet de savoir si l’animal entend ou non un acouphène. Pour ce faire on conditionne l’animal en utilisant un son qui mime l’acouphène induit par l’aspirine. Quand il entend le son, l’animal doit exécuter une tâche : il doit monter sur le petit poteau accroché au plafond de sa cage, sinon il reçoit une petite décharge électrique. Une fois le conditionnement réalisé, l’animal ne monte pas au poteau quand il n’y a pas de son. Lorsqu’on lui injecte de l’aspirine, alors qu’aucun son n’est utilisé, il grimpe au poteau comme un fou. Si on lui injecte alors une substance antiglutamate, il ne monte plus au poteau. C’est donc probablement qu’il n’entend plus d’acouphènes.

12 Une autre hypothèse a été étudiée à l’aide de ce modèle. Celle du rôle de l’anxiété de la dépression dans le déclenchement de l’acouphène.

13 Des substances comme la caféine, la yohimbine, le mCPP (inverse du prozac) sont connues pour induire de l’anxiété. Leur utilisation seule n’induit pas d’acouphènes. En revanche, les animaux qui sont traités avec de l’aspirine et rendus anxieux par ces diverses substances ont deux fois plus d’acouphènes que les non anxieux. L’anxiété potentialise des acouphènes déjà existants. Une étude récente publiée en 2006 a montré que les anti-glutamate bloquent aussi les acouphènes chez l’animal rendu anxieux.

14 Que se passe-t-il maintenant si des animaux sont exposés au bruit après conditionnement : certains n’ont pas d’ acouphènes (1/3), certains ont des acouphènes transitoires (1/3) et ceux du 1/3 restant ont des acouphènes qui durent. Quand on traite par un anti-glutamate les animaux qui n’ont pas d’acouphènes, ils n’en ont toujours pas ; les animaux qui ont des acouphènes transitoires quant à eux, gardent leurs acouphènes ; en revanche, les animaux qui ont des acouphènes qui durent, n’en ont plus. Il apparaît donc que les acouphènes qui durent sont liés au glutamate.

15 Si l’on soumet des rats à un traumatisme sonore dans les deux oreilles (130 dB pendant 30 minutes) et que l’on met un petit gel imprégné d’anti-glutamate qui diffuse pendant 3 jours dans une seule des deux oreilles, dix jours après la fin du traitement on voit que l’activité anormale a disparu dans l’oreille traitée mais pas dans l’autre.

16 Les perspectives de recherche sont maintenant

* – d’étudier les mécanismes moléculaires d’action du salicylate.
* – d’étendre le modèle à d’autres pathologies : presbyacousie, chimiothérapie,…
* – de déterminer une fenêtre thérapeutique (temps pendant lequel le médicament est actif après le traumatisme sonore ou la mise en contact avec l’ototoxique)
* – de promouvoir le transfert clinique puisque les anti-glutamates ne peuvent pas être administrés par un autre voie que la voie locale.

17 Le Pr Puel a alors répondu aux questions de la salle :

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Question : Pourquoi certaines personnes entendent-elles des sifflements, d’autres des bourdonnements ?
Réponse : Cela dépend de la perte auditive du sujet. Quand elle affecte des fréquences graves, l’acouphène est de tonalité grave et perçu comme des bourdonnements; quand ce sont les aigus qui sont touchés, l’acouphène est perçu comme des sifflements.
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Question : Un antiglutamate peut-il avoir un effet sur un acouphène vieux de plus de 10 ans.
Réponse : On ne sait pas encore.
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Question : Un acouphène peut-il être lié à un problème vasculaire ?
Réponse : Si, chez l’animal on clampe l’artère cochléaire, le cerveau n’est plus oxygéné. Après 3 minutes d’anémie cérébrale, la cellule ciliée largue du glutamate et on note un endommagement des fibres auditives comme dans le modèle de traumatisme sonore.
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Question : Les antiglutamates ont-ils des effets secondaires?
Réponse : Les études toxicologiques réalisées montrent qu’ils ne sont pas toxiques sur l’oreille quand ils sont appliqués directement dans l’oreille. En revanche, ils sont toxiques par voie générale.
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Question : Qu’est ce qu’on attend pour essayer chez l’Homme ?
Réponse : Il faut de nombreux essais pré-cliniques, toxicologiques, etc .. avant de pouvoir réaliser des essais cliniques en toute sécurité pour les patients. L’INSERM a pour attribution d’accompagner des essais cliniques en partenariat ou non avec des industriels. Les industriels français n’ont pas manifesté leur intérêt. Des opérations de lobbying doivent être menées pour que le fruit des recherches françaises ne partent pas à l’étranger.
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Question : Pourquoi on nous dit que l’acouphène peut disparaître du jour au lendemain ?
Réponse : Parce que c’est vrai ! Nous avons vu que l’influence de l’anxiété est importante et le système nerveux qui est fait pour filtrer les informations non pertinentes comme celles de l’acouphène est doté d’importantes capacités de récupération.
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Question : Et pour l’hyperacousie ?
Réponse : Dans l’hyperacousie, il n’y a pas de perte auditive. Il y a des raisons de penser que les récepteurs au glutamate peuvent être aussi impliqués. Cependant, il n’existe pas à l’heure actuelle de modèle animal d’hyperacousie.

Le laboratoire Auris a acheté le brevet et les premiers essais cliniques (2008) sont concluants :

« ceci est donc le premier essai clinique (au monde) de la substance AM101 en cours d’exploration pour traiter les acouphènes

L’essai a été fait comme il se doit en double aveugle contre placebo en 4 études sur des sites différents en Allemagne et avait pour but en première intention de vérifier la bonne tolérance et la sécurité du produit.
Le second objectif est l’étude de l’efficacité potentielle de l’ AM101 . Les résultats de l’étude montrent que l’injection intratympanique fut bien supportée par tous les participants et montra des premières indications d’efficacité thérapeutique »

« La première évaluation clinique d’AM 101 , un produit donc sous développement chez Auris contre les acs , fut conduit de mars 2007 à mars 2008 , en phase 1-2 en allemagne .
Au total ce furent 24 personnes souffrant d’acouphènes persistant modéré à sévère à la suite de trauma sonore ou perte subite d’audition , qui furent enrôlés dans 4 centres d’études , 3 cliniques de l’armée allemande , et une clinique privée ORL
Les acouphènes de ces personnes n’avaient pas réagit à un premier traitement par cortisone , appliqué avant cette étude
Aucun n’avait des acouphènes plus vieux que 3 mois

« T Meyer , le fondateur d’AURIS et manager déclare:

Nous sommes très heureux des résultats de ce premier essai clinique
L’essai n’a non seulement confirmé la bonne tolérance locale présumée au départ mais fourni des indications encourageantes et précoces sur le potentiel d’efficacité Il ajoute que la conclusion pleine de succès de cette étude représente un point important pour Auris et le développement d’un produit à visée anti-acouphènes , un domaine qui a de grand besoin
La prochaine étape est de tester AM 101 en phase 2 b avec un nombre plus important de participants »

(Traduction de notre Guillaume68 sur le forum FA)

Le son au cinéma est trop fort

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 23-11-2008

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festival+cin%C3%A9ma Le son au cinéma est trop fort

un lecteur du journal Ouest France se plaint du son qu’il juge trop fort dans les salles obscures rennaises. Un pollution sonore dont on parle peu…

« Y. Pouvreau, lecteur, plaide pour que le son des cinémas rennais ne soit pas réglé trop fort.« C’est une bonne nouvelle l’ouverture de toutes ces salles de cinéma où les conditions de visionnage et d’écoute devraient être optimum. J’espère, que les exploitants veilleront à ce que le niveau du son dans ces salles, y compris pour la publicité, demeure acceptable.« Je trouve curieux que l’on néglige à ce point le confort sonore du spectateur alors que les équipements actuels, correctement réglés, assurent une audition confortable sans avoir à atteindre les niveaux sonores pratiqués dans certaines boites de nuit.« Il y a déjà plusieurs années que j’ai renoncé aux salles d’un cinéma rennais à cause de ce problème. La dernière fois où j’ai commencé d’assister à une projection, j’ai dû sortir en cours de séance, incommodé par le niveau sonore que l’on m’imposait. »Ouest France du vendredi 7 novembre 2008.
Voilà un sujet qui me tient à coeur dans la mesure où on en parle moins que les concerts, MP3 ou discothèque. J’avais remarqué que le son dolby surround des multiplex était absolument intolérable. Il y a quelques années, j’assistais à l’avant première de « Bowling for columbine » de Mickael Moore qui avait lieu au MK2 .
Le film a pour thème le problème des armes à feu aux états unis…
En dehors des dénotations qui explosent les oreilles à chaque minute du film, les extraits musicaux ne laissent pas une minute de répit. Même chose dans les UGC, pour la moindre comédie à la gomme, le son est poussé à fond les gamelles… »
Je comprends parfaitement que ce lecteur ait renoncé, à cause du niveau sonore, à retourner dans les salles de cinéma. Cela étant, je pense que la stratégie du « toujours plus » correspond à celle des salles de rock. Bientôt, nous aurons le droit à des séance de pédagogie au ciné. Un ingénieur du son mettra la gomme sur le modèle des concerts de Peace and Lobe. Un autre baltringue passera dans les rangs pour vérifier que l’on a bien enfoncé ses petits bouchons avant la séance…

Les stades de l’hyperacousie

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 17-11-2008

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Une échelle de l’hyperacousie qui m’a beaucoup aidé. Publiée sur le forum de l’APTA par Calimero en 2004, elle n’a évidemment pas vocation à être exhaustive mais c’est une excellente et simple description de ce que l’on peut ressentir.

« Stade 1 : la fatigue auditive. Il s’agit d’une fatigue généralement ressentie en fin de journée ou en fin de semaine. Une fatigue due à l’accumulation de nuisances auditives diverses et variées (circulation, transports, loisirs) ou à l’exercice d’une activité professionnelle dans un cadre « bruyant ». Des facteurs qui accentuent le stress et provoquent de surcroît des troubles du sommeil. Nous ne sommes pas ici au stade de l’hyperacousie à proprement parler mais il est possible que l’oreille soit, du moins chez les plus « fragiles », être amenée à se fragiliser d’avantage et donc, se montrer réceptive à un éventuel traumatisme. D’où l’importance de la prévention.
Stade 2 : la sursenbilité auditive. La fatigue auditive est cette fois plus prononcée et l’on peut ainsi déceler, pour chaque personne concernée ce que l’on pourrait qualifier de « fragilité cochléaire ». Des personnes qui se montrent « négativement » réceptives aux portes qui claquent, aux objets qui s’entrechoquent, aux sirènes… Des personnes qui savent (ou non) qu’elles n’ont rien à faire en discothèque, ne pouvant s’exposer au son amplifié au-delà d’un certain seuil et d’une certaine durée. On peut parler ici de prédispositions au traumatisme auditif, de profil à risque. Stade 3 : l’hyperacousie. Le traumatisme auditif a eu lieu, l’oreille interne (cellules sensorielles) est plus ou moins atteinte, ce qui devait être fait rapidement (hospitalisation dans les 48 heures ) l’a été plus ou moins ; bref, des séquelles subsistent.
Nous n’en sommes plus au stade « fonctionnel » mais au stade « lésionnel » dans des proportions variables mais quand même. On passe donc de la fatigue auditive (qui devient une manifestation parmi d’autres) à la gêne auditive, de la sursensibilité à la sur-sensation auditive pathologique ; l’échelle des sensations s’en trouvant totalement perturbée, avec perte auditive ou sans.
Dans ce dernier cas, ce n’est pas que l’oreille entend mieux mais elle joue avec difficulté son rôle de filtre.
D’un point de vue pratique, on en vient à être dérangé par des bruits habituellement supportés par tout le monde : impact entre objets, voix fortes et aiguës, froissement de papier, etc…
Principales manifestations : maux de tête, fatigue, sentiment d’avoir l’oreille bouchée. Il y a encore à ce stade la possibilité de se déplacer (voyages), de sortir en comité restreint avec des amis… A condition de se montrer très raisonnable quant à la fréquence et de porter des protections auditives. Quoi qu’il en soit, la vie sociale est déjà affectée.
Cette hyperacousie accompagne des acouphènes qu’elle amplifie dans des proportions variables mais encore « raisonnables » à ce stade. Stade 4 : l’hyperacousie douloureuse. Les bruits et activités dont nous parlions au stade précédent ne sont plus gênants mais quasi-traumatisants. Cela s’explique par l’intensité du traumatisme originel ou la fragilisation toujours plus importante de l’oreille interne suite à ce même trauma (rechutes !) et donc, d’un seuil de résistance au son par là même abaissé (parfois de façon temporaire, du moins on l’espère). L’hyperacousie peut être qualifiée de douloureuse car l’exposition au bruit, quelle que soit son intensité (surtout au-delà de 40 décibels) devient gênante, synonyme de douleurs ; qui plus est dans l’accumulation ou l’exposition prolongée. Tout devient plus ou moins « contraignant » pour l’hyperacousique douloureux. Se déplacer, travailler, communiquer (parler, écouter, notamment au téléphone), sortir : tout cela pose désormais problème. L’usage de bouchons, bien qu’utile et recommandé, ne parvient pas dans certains cas à endiguer certaines nuisances et à éviter la rechute. Les manifestations « cliniques » sont diverses : inflammation de l’oreille interne irradiant parfois dans le cou, jusqu’à la mâchoire ; oreilles bouchées, congestionnées ; sensation de « chaud » avec ou sans picotements, rougeurs au visage, maux de tête, grosse fatigue. On en est au stade du handicap, non reconnu mais du handicap quand même. Les acouphènes, en période de crise sont (très) accentués et donc d’autant plus difficiles à supporter. L’hyperacousie étant un facteur d’aggravation. Stade 5 : l’hyperacousie douloureuse et sévère. L’hyperacousique est aux aguets chez lui et plus ou moins traumatisé dès qu’il sort, ne maîtrisant le « bruit » qu’avec difficulté et éprouvant une forte appréhension du fait d’oreilles déjà douloureusement mises à contribution au fil des rechutes passées et donc, très fragilisées. A ce stade, l’hyperacousique fonctionne au ralenti. Les manifestations cliniques évoquées précédemment (stade 4) sont exacerbées avec des acouphènes au diapason. »

http://hyperac.blogspot.com/

Que faire en cas de traumatisme sonore ?

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 11-11-2008

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Il n’est pas inutile de rappeler ici-même que faire en cas de traumatisme sonore.
Traité dans les 24 heures suivant le traumatisme, les chances de récupération totale sont bonnes. Après 3 jours, elles sont plus limitées. Après 3 semaines, les chances d’amélioration deviennent faibles.Si vous pensez être victime d’un traumatisme sonore (acouphènes, hyperacousie) il faut vous rendre en urgence en consultation ORL pour un traitement à base de corticoïdes et de vasodilateurs.
Si vous fréquentez les salles de concert régulièrement, les discothèques, les cinémas multiplex etc.., je saurai trop vous conseiller de porter des bouchons d’oreille.