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Journée de l’audition : un jour sans baladeur

La journée nationale de l’audition aura lieu le 11 mars. Une enquête publiée en février révèle que les jeunes de 12 à 25 ans n’ont jamais autant écouté leur baladeur. La durée d’écoute moyenne est d’une heure et demi par jour. Ceux qui utilisent leur baladeur le plus...

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Hyperacousie sévère

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 30-09-2009

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Témoignage de Charles,

A 17 ans j’ai commencé à avoir des acouphènes suite à des traumatismes répétés (je jouais de la guitare électrique dans un groupe de métal) puis petit à petit j’ai développé une hyperacousie légère qui s’est dégradée au fil du temps pour devenir sévère environ vers 23 ans. Mais cela s’est fait très progressivement, sans que j’aie eu de nouveaux gros traumatismes , puisque j’ai arrêté la guitare vers 21 ans. J’ai suivi une TRT (rééducation des oreilles par un bruit blanc) à 21 ans et sur les conseils de l’audioprothésiste, je ne me suis pas protégé dans la rue, malgré les douleurs que je ressentais. Aujourd’hui je m’en mords les doigts car mon hyperacousie s’est aggravée considérablement à cause des bruits de circulation. L’école de cinéma que j’ai fini dans la douleur à 24 ans n’a pas arrangé les choses, entre tournages bruyants et montages vidéos usants. J’ai dû arrêter le montage au bout de 6 mois car les céphalées, douleurs aigües et pressions dans les oreilles devenaient insupportables.
Aujourd’hui je vivote en essayant de souffrir le moins possible, et j’ai abandonné toutes mes passions : guitare (même acoustique), cinéma, sport. Je ne supporte plus le moindre son amplifié. Je ne sors presque plus de chez moi car je deviens extrêmement fatigué lorsque je sors dans la rue avec mes bouchons, et les nombreuses sirènes d’ambulances et de voitures de police (j’habite à Bruxelles) me vrillent les oreilles malgré les bouchons.
Je ne peux survivre que grâce au soutien de ma compagne très compréhensive et de mes parents qui me versent une pension. Je n’ai pas d’allocation handicap alors que je ne peux plus rien faire de ma vie. Seul le rivotril m’apporte un minimum de soulagement et me permet de dormir le soir. Quant à mon avenir… j’attends que la science trouve une solution mais dans combien de temps?

Charles

Pour une reconnaissance de l’hyperacousie

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 10-08-2009

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Il est des sujets tabous, comme celui du handicap, tellement tabous que le mot en devient effrayant. Comme puis-je employer le mot « handicapé » pour désigner le fait que je ne suis plus capable de faire un nombre considérable de choses ? Il est pourtant crucial de se déprendre d’une certaine pudeur qui n’a pas lieu d’être dans notre cas. Pourquoi ? Parce que notre handicap est ignoré. On pourrait jouer les robinsons incompris dans nos îlots virtuels, il n’en demeure pas moins que la vie nous serait beaucoup plus facile si nous n’avions pas à expliquer ce qu’est l’hyperacousie ou même à y renoncer par dépit… Ensuite notre handicap est nié, c’est une évidence. Il suffit de lire Peignard et consort pour se faire une idée de la légèreté avec laquelle les sommités médicales nous considèrent. Si dans le magazine « allo docteur »,  Londero ose dire que les acouphènes ne sont en aucune façon invalidants, quand bien même il ajouterait habilement que les conséquences le sont, le mal est fait…Si j’emploie le pronom personnel « nous » à tout bout de champ lexical, c’est justement pour sortir de l’ornière d’un « je » condamné à rabâcher les même abjurations sur les blogs ou les forums… La faute de cette méconnaissance, de cette « non-reconnaissance » en incombe à la principale association, France Acouphènes, qui depuis 1992 n’a pas été fichue de remplir son devoir. Si la liste des démissionnaires  déçus s’allonge, si les même renégats lancent des anathèmes foudroyants contre ladite association,  je me demande comment serait-elle capable de ferrailler pour obtenir une reconnaissance de nos pathologies. Peu m’importe qu’elle fasse l’inventaire de « ses actions » minables (distributions de tracts, de bouchons, rendez-vous avec le ministère de la Santé fixé en 2022…) elle n’est pas au rendez-vous avec ses adhérents, elle ne le sera jamais.

C’est  pourquoi, je lance un appel sur ce blog, afin de créer une association indépendante des « ORL-Jastreboff » qui nous ont fait assez de mal depuis tant d’années… Espérons que demain, nous n’aurons plus à prouver devant un tribunal administratif à quel point ce handicap est dur à vivre…

Acouphènes : la parabole des aveugles

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 30-05-2009

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2009 07 19 142643 Acouphènes : la parabole des aveugles
Je ne me lasse pas de lire les commentaires des guerriers de la gratte électrique qui bombent le torse en encaissant les distorsions… Celui là choisit l’ironie faussement désabusée. En cela, les kamikazes du son ne diffèrent pas les uns des autres. ils jouent à se faire peur comme des marmots. Ils préfèrent en rire bourgeoisement. Les acouphènes, l’hyperacousie, la surdité sont pour eux le trio perdant de la fatalité. Seulement, ce sont les premiers à venir pleurnicher dès que le mal est fait tellement ignorants des troubles auditifs qui les menacent… Je n’ai rien contre le fait que l’on se moque d’un handicap, de toute façon les comiques troupiers de « l’intelligentsia » savent nous guider vers la voie d’une belle morale de l’autodérision comme antidépresseur naturel… « Les handicapés sont les premiers à me demander de me moquer d’eux » déclarait le très délicat clone de Desproges : Stéphane Guillon. Toute la société du spectacle le considère comme un modèle d’impertinence. Gageons que l’on assistera à une levée de boucliers quand l’humaniste Philippe Val le mettra à la porte de France Inter…
Fermons cette digression, le problème n’est pas de se moquer mais de savoir de quoi on se moque… En parcourant d’un regard distrait les trop nombreux blogs où il est question d’acouphènes, je me rends compte que l’on y fait allusion pour tout et pour rien, pour un concert trop fort comme pour quelqu’un qui entend des voix, pour un film qui n’a rien à voir avec son titre comme pour un groupe de rock qui prétend faire preuve d’humour… C’est dans cette minimisation constante d’un mal dont on ignore l’essentiel que réside la réussite des fausses campagnes de prévention. A vouloir absolument rire de tout, dans une société où le rire est la norme bêtifiante, où chacun est sommé de prouver qu’il est un petit cynique merdeux alors qu’il adhère pleinement au cynisme consensuel de son époque, nous chutons sur un autre imbécile d’aveugle, comme dans la parabole…
« Après avoir fait saigner de nombreuses oreilles à Bercy en février dernier (véridique, faites un tour sur les forums des fans d’AC/DC), le concert d’Angus Young et ses compères à Munich du 15 mai aurait provoqué pas moins d’une centaine de plaintes pour nuisance sonore. »…
« Cette info blasera certainement tous les guitaristes d’appartement (moi y compris) obligés de pousser à fond les 5 watts de leur micro-cube pour couvrir le bruit de la télé de la mamie du dessus en train de regarder Derrick (je sais, ça sent le vécu).« 
http://blog.unplugged-cafe.org/amis-des-acouphenes-bonjour

Après la torture sonore sur musulmans, le groupe de sexagénaires sadiques ACDC s’illustre désormais dans la torture acoustique sur engagés occidentaux…

La Maladie de Ménière : définition

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 02-02-2009

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La Maladie de Ménière est une pathologie de l’oreille interne qui engendre des crises de vertiges violents, des acouphènes, des nausées, une surdité de perception. Elle autant sinon plus handicapante que l’hyperacousie. Elle est également mal connue et surtout mal reconnue…
Il n’existe pas non plus de traitement miraculeux et la seule thérapie proposée est, encore et toujours, l’habituation…

« La maladie de Ménière, étant une entité clinique, se caractérise par une triade symptomatique clinique et une évolution par crises répétées. Les trois symptômes majeurs sont :

* un vertige itératif survenant en crises spontanées de quelques minutes à quelques heures et se répétant à intervalles variables. Ce vertige est, le plus souvent, giratoire.
* des acouphènes qui simulant classiquement un bruit de conque marine. Ils sont constants ou intermittents. Habituellement non pulsatiles, ils apparaissent ou s’accentuent, en règle, dans les instants qui précèdent la crise vertigineuse. Constituant, ainsi, un signe annonciateur avertissant le patient de l’imminence de la crise.
* Une surdité de perception. Constante durant la crise, elle a, comme les acouphènes, une valeur localisatrice et diagnostique. Au début de l’évolution, elle prédomine sur les fréquences graves et présente des fluctuations éminemment caractéristiques de l’affection, avec retour à la normale en quelques heures ou jours. Ces fluctuations, imprévisibles et irrégulières, s’associent souvent à une sensation d’oreille bouchée, de plénitude ou de pression qui cède en règle après l’attaque. Au cours de l’évolution, la surdité s’accentue et atteint l’ensemble des fréquences, perd ses fluctuations et se stabilise aux environs de 50 – 70 dB. La cophose (ou surdité totale), reste exceptionnelle. Cette hypoacousie s’accompagne de signes témoignant de sa nature endocochléaire : atteinte de la discrimination, intolérance aux sons forts, distorsion sonore, diplacousie. »
Des nausées sont possibles pendant la crise.
La Maladie de Ménière

http://hyperac.blogspot.com/

Les cellules souches pour soigner les AVC

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 20-01-2009

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En Grande-Bretagne, la recherche progresse. les scientifiques peuvent désormais utiliser les cellules souches de fœtus avortés, dans le but de soigner les AVC .
Après injection de cellules souches, la régénération de cellules permettrait au patients victimes d’un accident vasculaire cérébrale de recouvrer leurs facultés physiques et mentales.
Les premiers essais (qui dureront deux ans) commenceront l’année prochaine. Le but consiste à injecter des cellules souches à 4 groupes de 3 patients.
Les cellules souches sont produites en laboratoire à partir de cellules de cerveaux de fœtus .
Elles s’adaptent à tous les tissus du corps humain. Les tests sur les rats cobayes montrent qu’elles peuvent faire gambader à nouveau les rongeurs handicapés par une attaque…
Selon les scientifiques, une seule injection serait nécessaire pour soigner l’être humain.
Côté anti-avortement, la riposte ne s’est pas faite attendre, les militants parlent de  » vie sacrifiée pour des bénéfices hypothétiques ».
On pourrait leur répondre qu’il ne s’agit pas de « vie sacrifiée », étant donné que les fœtus utilisés sont déjà morts…
La Grande-Bretagne (par l’entremise de l’Agence nationale de régulation des produits de santé et médicaments) est le premier pays à autoriser les scientifiques à pratiquer l’injection de cellules souches, le remède de l’avenir.
Espérons que cette avancée médicale profitera rapidement aux autres malades, handicapés, et bien entendu, aux handicapés auditifs atteints d’acouphènes, de surdité ou d’hyperacousie.

source : Maxisciences

Mélatonine contre insomnie

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 19-01-2009

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J’ai déjà eu l’occasion de d’évoquer les vertus de la mélatonine dans un précédent billet consacré aux remèdes naturels. Le Dr Philippe Beaulieu, du laboratoire du Sommeil de l’Hôpital Henri Mondor à Créteil confirme l’aide précieuse de la mélatonine qui serait efficace contre l’insomnie.

« D’un point de vue médicamenteux, plusieurs études ont évoquées l’influence bénéfique de la mélatonine sur le sommeil et l’acouphène. La plus récemment publiée (les effets de la mélatonine sur l’acouphène et le sommeil, parue dans le journal de l’académie américaine d’ORL et de chirurgie de la tête et du cou en janvier 2006, sous la signature de C. Uchechukwu), décrit un bénéfice du traitement par mélatonine indépendant de la sévérité de l’acouphène, effet d’autant plus notable sur la qualité du sommeil qu’il est sévèrement altéré chez ces patients, l’amélioration du sommeil s’accompagnant d’une amélioration du handicap provoqué par l’acouphène. L’auteur souligne la nécessité de confirmer ces résultats et de comparer ces derniers à un traitement placebo. Dans l’attente de ces éléments de preuve, il y a des procédés non médicamenteux à utiliser, qui ne sont d’ailleurs absolument pas incompatibles avec l’utilisation de médicaments … C’est d’ailleurs le contraire qui a été prouvé : le médicament n’en est que plus efficace quand il est nécessaire ! »

source : France acouphènes

Le bruit infernal des écoles maternelles

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 13-01-2009

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Redimensionnement de Redimensionnement de Cantine Le bruit infernal des écoles maternelles

Voilà un autre endroit où le bruit constitue une cause certaine de troubles auditifs.
D’ailleurs, nombreux sont les enseignants ou le personnel des cantines qui viennent témoigner sur les forums de leur difficultés à faire face au handicap dans une école. La plupart sont atteints d’hyperacousie ou d’acouphènes.
Près de 120 dB ont été relevés sous les préaux et dans les cantines. Difficile dès lors d’éviter la pollution sonore.
Malgré des normes plus strictes en matière d’acoustique et un arrêté de 2003 qui impose un seuil de bruit à ne pas dépasser dans les écoles maternelles, aucun diagnostic n’a été réalisé pour améliorer l’isolation phonique à l’échelle nationale. Les parents d’élèves et le personnel des écoles se trouvent donc dans l’obligation de déposer une plainte auprès du maire de leur commune, afin d’obtenir la réalisation des travaux nécessaires.

« Certains bâtiments scolaires construits avant 1995 ont tendance à réverbérer les sons et amplifier les bruits, générant stress et fatigue chez les jeunes enfants.

La semaine du son, qui débute lundi, s’intéresse cette année à l’acoustique des bâtiments et tout particulièrement des écoles maternelles. Le problème est important mais largement ignoré chez nous, contrairement à ce qui se passe en Europe du Nord et dans les pays anglo-saxons. En effet, il arrive encore trop souvent qu’en milieu scolaire les très jeunes enfants et le personnel scolaire soient exposés à des niveaux sonores dépassant les 80 décibels (db) dans les préaux couverts, les cantines, voire même dans certaines salles de classe. »

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Les acouphènes en Suisse

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 23-12-2008

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Une interview fort intéressante ma foi de Jean-Philippe Guyot, chef du Service d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale des Hôpitaux universitaires de Genève. Je ne suis pas vraiment du même avis en ce qui concerne l’augmentation de acouphènes et leur perception ni sur la dimension psychologique.
Jean-Philippe Guyot nous met en garde contre la RTMS, parle d’apprentis sorciers et n’évoque pas l’Antiglutamate.
Comme si un médicament ou une intervention chirurgicale mettait à mal les théories psy laborieusement élaborées.
Il est vrai que mon avis a peu d’importance…

interview acouphènes

«  Acouphènes

L’acouphène – bruit incessant et anormal que l’on entend dans ses oreilles – est une infirmité très répandue. Décryptage.

En Suisse, on estime que 700’000 personnes en font l’expérience une fois ou l’autre dans leur vie. Et pour une petite minorité d’entre elles, cela constitue un gros handicap. Un phénomène devant lequel la médecine reste pour le moment relativement désarmée. Existe-t-il de nouveaux traitements en perspective pour soigner les acouphènes? D’où proviennent ces bruits fantômes? Comment faire pour essayer de s’en débarrasser? On en parle avec Jean-Philippe Guyot, chef du Service d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale des Hôpitaux universitaires de Genève. »

Temoignage de Math

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 19-12-2008

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Septembre 2002, samedi soir, 15 coups de cymbale de batterie frappés à pleine force à quelques centimètres de mes oreilles, mon traumatisme sonore…
J’ai continué à aller au lycée, j’étais en terminal S, je devais redoubler, mais ça c’est une autre histoire…
J’ai contracté deux otites, lors de ma deuxième otite qui passait pas, je me rends chez un orl, et je lui dis « y’a une otite là hein ? parce que j’ai très mal ! » – « nan y’en a pas ! » – « a ben merde alors ! ». Fin janvier 2003, j’arrêtais totalement le lycée, prendre de nombreux, longs congés , et m’asseoir en classe pour rendre des copies blanches, ce temps était révolu, la guerre avait commencé.
Je me suis retrouvé couché dans mon lit, séquestré dans ma chambre par mes oreilles, avec ma chérie, ma plante.
La lecture était mon quotidien, du matin jusqu’à la tombée de la nuit. Après ça, je sortais courir, j’allais chercher ma dose d’endorphine afin de m’endormir.
Un chien, au rez de chaussé de la maison, une maison de type ouvrier, de la raffinerie des années vingt , une famille de quatre, une porte d’entrée qui se frappe violemment, des oreilles irritées à cause de bouchons en mousse.
Fin juin, après de trop longues heures de lecture, une réclusion sans soleil, mes nombreux efforts la nuit, la bouffe des gens normaux : Williams Saurin, pain de mie et autres, une fragilité des yeux d’avant mon traumatisme sonore, de la gêne face au soleil, mes yeux, sont tombés malades eux aussi. J’ai contracté de l’astigmatisme sévère avec une photophobie organique.
Je me suis donc retrouvé avec mes oreilles et mes yeux malades. Depuis mon hyperacousie, je m’étais procuré un casque et des bouchons filtrés, mais j’étais parfois dans l’obligation de mettre les mousses, car filtré mais trop, même avec le casque.
Je me suis donc enfermé totalement dans le noir, fin janvier 2004, j’étais devenu rachitique, une dyspepsie, un épuisement totale, un système nerveux HS.
Il s’en est fallu de peu pour que je me mette à manger que du sucre, et à sauter sur mon père, une nuit, quand il dormait sur le canapé du salon.
Direction l’hôpital, « on veut pas de toi, c’est l’hôpital psychiatrique ».J’ai accepté, je ne pouvais plus continuer ainsi dans cette famille.
je n’avais malheureusement pas vu assez de film qui parlaient de l’hôpital psychiatrique. Je me suis retrouvé là bas, au bout de deux heures, quand j’ai vu les sorcières, je savais qu’elles allaient me tuer. C’était pas comme dans le film avec Dustin Hoffman et Tom Cruise. oucch !…
Une dose de Tercian : assommé. Je me réveille dans une voiture quelques secondes, je suis assis coté passager; à l’avant, je vois un chef infirmier qui me transfert, direction la torture…
Une session de trois semaines, étant donné mon état de santé, ça a suffi pour quand je sorte. J’ai eu la chance de pouvoir sortir parce mon psychiatre était parti en vacances. Assez pour que je veuille m’endormir, du Zoloft, marcher jusqu’au médecin. Une fois, un seul comprimé avalé : ma tête a explosé, mon cerveau a pété. La goutte qui fait déborder le vase. je me suis retrouvé chez mes parents, couché dans mon lit, à plus pouvoir me lever pour aller pisser, en enfer. Trois semaines plus tard, direction, une clinique, dans cette clinique, couché, le cerveau malade.
Deux semaines plus tard, sans issue, les fruits, le soleil, l’amour, la famille de faible.
Y’a pas, je me lève une nuit, nourri par perfusion, toujours que du sucre icon wink Temoignage de Math avec ma ceinture de robe de chambre, à me pendre quand même, vu que l’électrocution avec les fourchettes ça marche pas, les fusibles ont sauté.
Le lendemain je m’évade j’ai plus que ça, une première fois rattrapé, une deuxième fois reparti, quelque secondes après, oh ben tiens ! C’est le club Med ici, ils jouent même de la guitare dans le hall. Ah ! je vois de la lumière, la sortie.
Je me barre, j’escalade le portail, je déchire tout mon pantalon, quatre kilomètres à travers champ, j’arrive à un super U, j’avais quelques euros dans ma poche, je vais acheter un couteau. Sortie. Je me place derrière un buisson, harakiri, allez hop !
Pas le courage et la force. Je décide donc d’aller sonner au hasard, je n’ai personne sur qui compter.
Une vieille peau de 50 ans, prof de yoga m’ouvre, une demi heure plus tard, deux blouses blanches débarquent. Hop ! direction l’hôpital psychiatrique, civière, tu vois le soleil, et après tu vois le plafond, tu dis « ben merde j’aurai du sauter d’un
immeuble », handicapé mon cul, j’aurai pris quelque chose de haut. Plutôt que de finir totalement débile en psychiatrie, le cerveau lésé, en enfer…
Les fourchettes, un mois et demi plus tard, qui a semblé durer bien plus longtemps que ça.
Faut prendre la peine de compter les secondes ou faire un bracelet brésilien, en ergonomie, pendant une heure, une fois par semaine, un bracelet qui devient une montagne à franchir…
Avec un des neuroleptique qui m’était administré, je faisais des crises, mon cou se bloquait, la tête projetée au sol.
allez hop ! un correcteur injecté, pour remettre le neurone à sa place.
Un mois plus tard, après avoir repris un peu de muscle de jambes, j’ai pu me barrer, petit jardin, tous seul, escalader le mur.
chaussons métro, stop jusqu’à la ville. Un demi heure plus tard on venait me rechercher chez mes parents.
Deux semaines après, une tronçonneuse, quatre mètres, hop une rechute ! J’ai eu la chance, la grande chance, de me faire sortir par un psychiatre. Le soir même : mon bon de sortie de l’hôpital.
De retour, je viens de faire une rechute, avec la tronçonneuse. Je porte casque et bouchons à nouveau.
je fais semblant de prendre mes médicaments à table, comme un chien battu j’ai très peur. J’ai au moins le bonheur de pouvoir faire semblant, et je mange des légumes, du riz, un œuf et des légumes le matin, un peu de viande.
L’été terminé, début septembre, je dois repartir en guerre, j’ai toujours mes yeux et mes oreilles à guérir.
je me lance dans une cure de jus de raisin, pendant deux semaines. A la fin de cette cure, j’avais le ventre qu’avait explosé. Les reins, manque de sel.
Je suis resté dans le garage de mes parents jusqu’au mois de juillet, que j’avais aménagé en pièce avec mon père, avant et au début de mon hyperacousie.
Ce temps passé, mon hyperacousie sévère était guérie, et aussi presque totalement mon astigmatisme sévère.
Porter mon casque et mes bouchons pour faire du skate. c’est la que j’ai repris le skate, et le soleil, et la vie, avec les jeunes ouccch.
Sept mois plus tard, hyperacousie totalement guérie, y compris pour le skate violent. je n’ai toujours pas essayé les concerts, et autre conneries bruyantes. Mais au jour d’aujourd’hui, j’écoute de la musique avec un casque audio et pour un ex hyperacousique sévère, c’est pas cool.
j’ai lutté pour mes convictions, pour ma santé, pour le végétarisme, et le fruitarisme.
Aujourd’hui, je suis toujours malade, mais plus les yeux ni les oreilles. Peut être le cœur, mais j’ai aussi le ventre qui a bien pris.
On change pas un warrior dans l’âme.
tchouss
Matcool35, Michaelwhite, Mat Tyson, Red Dragon, Mathieu au grand cœur

Les effets des nuisances sonores sur l’oreille

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 19-11-2008

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Un bilan plutôt complet et pointu des effets délétères du bruit sur l’oreille interne. Publié dans la revue « Médecine/sciences » en novembre 2006, il y est question du bruit en milieu professionnel , de ses conséquence sur la santé (hypertension artérielle, insomnie, stress etc., etc..,) . On y évoque les blasts (sales bêtes !) dans les lieux de loisirs (concerts, boîtes de nuit) les bilans audiométriques et les prises en charge thérapeutiques.

« Les effets des nuisances sonores sur l’organisme intéressent principalement le système auditif, mais d’autres atteintes sont possibles. Leur expression est différente d’une personne à l’autre, en raison d’une sensibilité interindividuelle variable. Si les effets d’une exposition unique sont facilement diagnostiqués en raison d’une forte expression clinique, il n’en est pas de même des expositions répétées. En effet, ces atteintes sont volontiers latentes. Leurs conséquences à long terme sur la fonction auditive justifient leur dépistage précoce. Celui-ci est plus ou moins efficace selon que les nuisances sonores sont rencontrées dans un cadre professionnel ou de loisirs. Quel que soit le type d’atteinte, l’évaluation diagnostique et pronostique justifie un examen ORL spécialisé ainsi qu’une audiométrie, complétés, si nécessaire, par d’autres investigations fonctionnelles ou radiologiques. En matière d’exposition aux nuisances sonores sur le lieu de travail, la législation a récemment évolué tant en matière de mesures de protection que de reconnaissance du handicap auditif rattaché à cette exposition au cours de l’activité professionnelle. Les modalités thérapeutiques reposent essentiellement sur la prévention. Dans certaines circonstances, telles que les traumatismes sonores aigus, un traitement d’urgence est parfois proposé. Les développements les plus récents se font dans la direction de thérapeutiques in situ, délivrées le plus près possible de l’oreille interne atteinte« 

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