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Un blog pour débloquer

Huile d’André Inglot Cette drogue dure nous contraint à révéler un instantané de soi chaque jour. Les mots font apparaître les contours flous d’un visage comme une photo sortant d’un vieux Polaroïd. Nous aurions assouvi notre pulsion d’écrire pour un « avatar »...

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Soigner les acouphènes par la musique

Posted by Nono | Posted in santé | Posted on 07-05-2010

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Un article intéressant sur une thérapie par la musique. Si j’ai bien compris, il s’agit de stimuler les neurones adjacents aux neurones excitateurs d’acouphènes afin d’annihiler l’action des neurones désafférentés (vous suivez ?). Cette thérapie s’effectue en diminuant les fréquences qui stimulent les neurones acouphènes.
Je me pose plusieurs questions après avoir lu cet article :
- Qu’en est-t-il de l’intensité, l’acouphène n’augmente pas seulement en fonction de la fréquence.
- L’article suggère que les acouphènes s’aggravent de 10% avec le temps si on n’entreprend rien. C’est tout à fait fantaisiste dans la mesure où chacun sait qu’ils fluctuent parfois d’heure en heure…
-Les chiffres qui n’ont rien de spectaculaires puisque l’intensité subjective des acouphènes a diminué de 14 % au bout de 6 mois (d’accord, mais sur combien de personnes ?…).
-Le taux d’échec n’est pas mentionné.
- Aucune précision non plus quant au mode d’écoute du traitement musical (MP3 ? mange-disques ?…)

« Des neuroscientifiques allemands et japonais ont eu une idée ingénieuse pour réduire l’intensité des acouphènes chez les personnes qui en souffrent. Rappelons que les acouphènes sont des sifflements que certaines personnes entendent « dans leur tête » et qui ne correspondent à aucun son réel venant de l’extérieur ».
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-la-musique-pour-soigner-les-acouphenes-24906.php

Techno : des sifflements en trop pour des raves en moins

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 01-04-2010

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Je m’appelle Fabrice j’ai 28 ans, j’habite Montpellier et j’ai subi plusieurs traumatismes sonores dont un m’a laissé une trace indélébile. Comme beaucoup, je vis avec des acouphènes dans les deux oreilles et je ressens une légère hyperacousie surtout pour les bruits de vaisselle
C’était l’année dernière, trois jours en septembre, je participais à une free à La Grande Motte, je venais d’en faire 3 ou 4 d’affilée, et d’un coup j’ai senti que mon oreille gauche sifflait beaucoup plus fort que d’habitude. Faut dire que j’avais pris des trucs avant… Je suis resté une heure pas loin du mur de son (3, 4 mètres). C’était un gros mur 50/ 60 kw qui me faisait vibrer le ventre. On passait de tout : de la breakbeat, dubstep, electro tribe hardcore (le pire je crois…) Après, j’ai pas pu tenir. J’ai dis à ma copine « on s’en va ».
Dans le camping car, au retour, c’est limite si j’entendais le bruit du moteur tellement ça sifflait fort et l’oreille droite aussi.
Comme j’étais au courant des problèmes auditifs, j’ai pris rendez-vous chez un spécialiste le lendemain, j’ai insisté pour avoir le traitement d’urgence corticoïdes, vastarel. Mais il n’a rien voulu savoir et m’a même un peu méprisé. J’ai juste eu du déroxat, un antidépresseur pour me calmer et du lysanxya mais j’ai ressenti des effets secondaires et j’ai abandonné le traitement… Au bout d’une semaine je tenais plus, j’ai rappelé l’ORL qui m’a dit qu’il pouvait rien faire de mieux, qu’il fallait patienter.
Une semaine se passe et là je commence à flipper, entre l’insomnie et les acouphènes, j’étais à bout de nerfs.
Finalement une amie arrive à me convaincre de changer d’ORL, je suis allé à Lyon voir un bon spécialiste ORL qui m’a proposer de me réhabituer avec un appareillage.
Un an après j’ai plus d’hyperacousie et et les acouphènes sont restés assez fort pour me gâcher la vie. Heureusement je peux compter sur ma famille et ma copine qui m’aident beaucoup.
Je ne peux plus sortir de chez moi seulement dans un supermarché où y’a pas de musique… Ben oui, je ne peux plus écouter de musique et ça me manque. Une chose est sûre : je ne retournerai plus jamais en rave, ça m’aura servi de leçon, mais trop tard…
Alors les mecs, faite gaffe à vos oreilles en rave party…
Je tenais à témoigner sur ce blog même si je trouve le ton de Nono parfois limite, il a le mérite de faire de la vraie prévention et c’est utile surtout dans notre milieu.

Fabrice.

Quelle protection auditive utiliser contre le bruit ?

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 16-03-2010

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Quelle protection auditive nous convient le mieux ? Il y a quelques années j’avais opté pour des bouchons moulés pianissimo, et un casque antibruit actif. De même, je portais parfois un casque de bruit blanc que je réglais en fonction du bruit environnant.
Or, il se trouve que cette surprotection n’est pas bonne, non pas en raison de l’isolement au bruit, mais tout simplement parce que l’afflux sanguin va augmenter tout naturellement l’hyperacousie et les acouphènes lorsque nous allons retirer le casque antibruit et les bouchons moulés qui compriment l’oreille à l’excès. Par la suite, j’ai suivi aveuglement les conseils de « non-protection » consistant à s’exposer « à l’arrache », à respirer bien fort quand un 38 tonnes déboule à 150 km/h tout en klaxonnant exprès (car le routier sait que vous êtes hyperacousique sévère et paranoïaque). Oh la délicate musique de la tronçonneuse ! j’avais oublié cette mélodie tellement bucolique. Le docteur Peigne-cul a bien raison quand il classe les tapettes pleurnichardes qui ne veulent pas se soigner d’un côté, et de l’autre les valeureux bouddhistes zen, futurs entrepreneurs toujours calmes, sûrs d’eux-mêmes, les dents rayonnantes de réussite, le teint hâlé par le soleil de la fortune.

Mais, revenons à nos bouchons…J’opte désormais pour une solution efficace (désolé pour cette expression publicitaire mainte fois resucée, beurk !). Les bouchons en mousse Quies (je ne gagne rien à les nommer) me semblent les plus souples et les plus protecteurs contre le bruit. Il est vrai que l’on ne passe pas inaperçu en portant du fluo vert dans les portugaises, car la stratégie commerciale consiste justement à faire en sorte qu’ils soient vus en discothèque ou en concert. Eh machin ! t’as quoi dans les oreilles ?… Toujours est-il que les montagnes russes de l’hyperacousie me semblent plus facile à gravir ou à descendre depuis que j’ai rangé les bouchons moulés dans un tiroir. Du reste, Le prix aurait dû me mettre la puce à l’oreille… Gardez-vous bien de dépenser des fortunes en la matière, vous vous apercevrez assez rapidement que l’investissement sera nul….

Compression sonore : dégâts auditifs garantis

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-01-2010

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Un bon article vulgarisateur sur la compression sonore.
J’éprouve des sueurs froides à l’idée d’être soumis à une musique amplifiée dans un supermarché, ou dans n’importe quel lieu public où le silence est devenu intolérable parce qu’il ne fait pas vendre.
L’acte d’achat est le fruit d’une surstimulation visuelle et auditive, un abrutissement sensoriel qui fait oublier le goût des nuances musicales. Les MP3 couvrent d’autres musiques compressées créant une génération de musiciens à demi sourds (dans le meilleurs des cas) ou de fans de rock hyperacousiques. Ces mêmes fans qui clameront haut et fort qu’ils retournent aux concerts sans bouchons (« ne faites pas comme moi… ») et enverront, dans un grand élan altruiste, les benêts au casse-pipe.

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/01/11/01004-20100111ARTFIG00338-frequente-la-manipulation-des-sons-nuit-a-notre-audition-.php

La discotheque infernale

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 02-01-2010

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Une frise de vigne serpentait le long du mur de la cuisine. Un pochoir exécuté par les précédents locataires qui ne faisait que renforcer l’absence cruelle de vert naturel. Côté cour, un nid d’obscurité abritait quantité de voisins plus ou moins ressemblants… Nous pouvions admirer juste en face, l’éternel intellectuel de balcons, torse nu, un livre à la main, une roulée entre les lèvres. Plus bas, les cris de la voisine d’en face rivalisaient chaque vendredi avec les grincements de sommier sabbatiques du marseillais botté…

C’est dans cette ruche de bruits que notre alvéole bourdonnait elle aussi : les disputes incessantes et les récriminations intempestives rythmaient les procès d’intention et les mises en demeure. Nous répétions la même comédie que les voisins au cocker dont nous moquions les répliques théâtrales quelques années auparavant.

Je plongeais dans le lit drapé d’ennui, mes oreilles répondaient à l’appel d’un étrange clairon ivre mort. Un arbitre ne cessait de me sanctionner pour faute grave… Un carton rouge immérité, que je contestais dans un sommeil agité par une foule de bruits interlopes. L’ingénieur du son en chef s’était trompé, les équaliseurs des basses étaient déréglés au maximum… La vie était devenue une discothèque infernale, une défaite de la musique absolue…

Transmusicales : au programme manifestation et rave sauvage

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 04-12-2009

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Samedi, comme en 2008, les raveurs vont faire payer aux riverains rennais le prix de la taxe d’habituation lors des transmusicales…
Non contents d’assommer les villageois dont la patience est angélique, les amateurs de techno font désormais partager leur passion du son aux citadins stressés.
Une manifestation sonore (« festive » comme disent les journalistes…) qui, soyons en sûrs, regroupera un grand nombre de zombies encapuchonnés. Une division de quinze chars canonnera les atroces rythmes guerriers, blessant les êtres sensibles qui auraient le malheur de croiser ce funeste cortège.
L’autorisation préfectorale a été délivrée en bonne et due forme, tamponnée par un préfet sans doute lui-même amateur de musiques d’usines…
Malheureusement, la fête risque de se prolonger bien après la fin de la manifestation, puisque les teufeurs on décidé de la poursuivre en organisant une rave sauvage dans la campagne rennaise. Ayons une pensée pour Sébastien…

Je n’aime pas le bruit

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 26-11-2009

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Chez l’ophtalmologiste comme au jugement dernier, il faut passer en salle d’attente. Mes oreilles prennent leur dose quotidienne d’enfer. Une mince baie vitrée me sépare d’une route où chaque pneu, chaque vibration signale sa présence bruyante bien avant de rentrer dans mon champ de vision trouble. Le verre myope de la porte s’ouvre enfin sur un visage aux yeux striées de petites rivières rouges se rejoignant souterrainement vers un nez épais en granit rose. L’homme doit avoir une cinquantaine d’années. La tenue est négligée. Le cheveux gras luit dans l’obscurité de son cabinet. Il tient plus d’un pilier de comptoir que d’un bourgeois installé. Il ne tremble pourtant pas lorsqu’il s’empare des verres qu’il change rapidement pour me montrer que le « D » n’est pas un « 0″.
Il me faut donc une bonne correction…
L’ophtalmologiste introverti supporte moins le silence que moi… C’est la minute de confidence :
-Moi non plus je n’aime pas le bruit, sauf la musique…la mélodie… dit-il d’une voix faible, le regard exprimant la gêne éprouvée quand on trie ses mots comme des déchets toxiques face à un malade ou un handicapé.
Je n’ai pas su interpréter cette phrase, reléguée à tort dans la corbeille des platitudes recyclables.
-Vous savez, personne n’aime réellement le bruit, lui ai-je rétorqué avec l’impression que je le battais au concours des phrases indigentes…

Suicide acouphènes

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 01-10-2009

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Il m’est difficile d’aborder ce sujet, fût-ce par le biais d’un fait divers. Primo, parce que je ne suis pas suicidaire, j’aime la vie. Secundo, parce que la société du flux tendu est dépressive , elle conduit (pas seulement à France Telecom…) à l’auto-dévalorisation, à l’auto- flagellation à l’auto-infantilisation et enfin à l’auto-suicide qui n’est rien d’autre qu’une forme de suicide organisé, planifié par la société. Même quand on croit être libre de choisir, le suicide est toujours la conséquence d’un pudding de frustrations sociales mal digéré.
Eh puis il y a l’aspect romantico-métaphysico niaiseux du suicide : Werther for ever !…
Venons-en à ce fait divers tragique quoique banal.
Un musicien de hard rock belge et accessoirement ingénieur du son s’est donné la mort à l’âge de 29 ans. Dietrich Hectors ne supportait plus la musique hard des acouphènes et de l’hyperacousie. Son traumatisme sonore était dû à un concert du groupe Sepultura ( prémonitoire…) en 1995. Son état auditif s’était aggravé après qu’il ait oublié ses bouchons lors d’une répétition avec son groupe. Mais, passionné par cette musique, il n’avait pu s’empêcher d’aller à un festival en 2006… On connaît la suite…

Techno parade: char à boeufs

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 19-09-2009

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Comme chaque année, les chars de la Techno Parade vont se parer de leurs plus beaux atours. On imagine les quelques politiques arthritiques se trémoussant sans honte au milieu de jeunes prématurément vieillis par les infra basses de leur musique infâme. Ce carnaval n’aurait rien de particulièrement original s’il ne servait de tête de bélier pour mieux enfoncer la maigre porte de la loi. En effet, la Techno parade est organisée par l’association Technopol dont le but consiste tout simplement à banaliser cette musique crève-tympans pour mieux la faire accepter dès qu’il s’agit de raves sauvages. Derrière les minables sound system, regroupements de babouins anarchisants se cache la pire des idéologies : celle du jeunisme forcé. Les raveurs ont bien compris le moyen de mettre sous pression les élus déjà corrompus.
- »Vous avez quelque chose contre les jeunes ? » répètent-ils inlassablement comme une ritournelle de métro. Le chantage paye, aucun élu n’osera répondre affirmativement. Dans une société libérale libertaire où le plaisir morbide est une philosophie, où le culte de la jeunesse est poussé paroxysme, il n’y a rien d’étonnant à voir l’autorité s’effriter au profit d’un no man’s land version Disney…
Le char de la Techno parade traîne des bœufs au mufle énorme, aux oreilles pendantes, aux yeux injectés de fausse joie.

Requisitoire contre la musique techno

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 13-08-2009

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Cette musique infâme fait la joie des barbares depuis près d’un demi siècle.
Car il faut être barbare pour y percevoir une once de créativité. « la culture techno » c’est avant tout la nuisance sonore la exécrablement douloureuse, la plus abjectement néfaste pour l’audition, la plus méprisable des modes musicales après le rap. Rien ne me donne plus envie de vomir que ces babacouleries, je gerbe mon souverain mépris pour cette philosophie tellement « moderne », qui se conforme pleinement au libéralisme libertaire. Le pire, c’est que les petits clones formatés dans le moule libéral le contestent !
Ils piochent à droite et surtout à gauche les slogans éculés du vieux 68 qui toussote ses souvenirs d’ancien combattant des beaux quartiers…
Cela fait une semaine que je suis au pilori de cette musique, cloué sur place, la tête maintenue par un carcan de sons abrutissants, les mains dans le vide, le ventre noué par des cordes de basses synthétiques. Aujourd’hui, j’y suis allé, la rage libératrice l’a emporté sur la patience et la soumission au jeunisme. J’ai été accueilli par des caricatures de néo-ruraux hollandais, le genre à prendre des poses d’intellectuels de gauche sans que la culture politique à laquelle ils adhèrent soit réellement bien assimilée…
Le père, un grand batave bête m’a jeté un regard incrédule et j’ai vu se dessiner sur son visage le terrible sourire en coin de la moquerie. Quelques mots verts et la nette intention d’en découdre physiquement l’ont vite calmé… Mais rien n’y fait, il ne veut rien entendre d’autre que la musique de ses lardons :
-La musique, non hein ? On ne peut pas arrêter la musique, ce sont des jeunes…
Je ne désespère jamais d’allumer une petite flamme de raison dans le crâne d’un imbécile. Seulement, même s’il semble céder devant ma volonté, il obéit à ses enfants comme le veut le désordre naturel des choses… La mère arrive, grande Valkiri moche aux petites lunettes cerclées de bleu. Elle est hors d’elle même car elle sait maintenant que mon talon d’Achille, c’est mes oreilles… Elle trouve mille excuses braillardes à ses marmots et me congédie d’un geste de la main. Je pars, non sans les avoir gratifiés des plus beaux noms d’oiseaux tirés mon dictionnaire de poche.
-On va mettre la techno toute la nuit, cherche une maison ailleurs ! menace-t-elle encore tandis que les plus sombres pensées m’assaillent comme sorties d’un ampli…