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Le bruit du pétrole fait chuter les oiseaux

Ma journée de l’écologie. On poursuit dans le même registre, non plus en apnée sur le dos des baleines, mais dans les airs. Les oiseaux marins, quand ils ne s’engluent pas dans le gazole, reçoivent toute la journée, des flots de décibels plein les plumes… De la pollution sonore...

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Pistes audios pour l’hyperacousie

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 04-07-2011

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« Salut,
Un message pour te féliciter pour ton blog pour deux raisons:
-> Il me permet de trouver des informations et des échanges constructifs.
-> Il ne diffuse de vision négative et dépressive de cette pathologie mais tente de la définir au mieux.

Pour ma part je suis/j’étais Musicien Pro, prof de batterie mais également guitariste chanteur j’ai effectué plus de 250 concerts en dix ans avec toujours des bouchons ou casques anti-bruits.

Il ya trois mois j’ai subit une sorte de traumatisme malgré mes protections lors d’un weekend de bals (8h de jeux sur le weekend).

Mes soucis ne sont pas venus directement mais une semaine après.

Sensations « habituels » chez les hyperacousique: Oreilles dans le cotons, bouchés, difficulté à supporter les bruits aigus, environnants….

Après une bonne période de dépression j’ai testé différentes médecines parallèles: Hypnose, Étiopathie, Ostéopathie.

Suite à ces expériences il est clair que la médecine n’est pas une science exact.

A l’instar d’une bonne terre de jardin qui a été travaillé en amont, le corps doit être prêt à recevoir un enseignement, à évoluer (je pense notamment à l’hypnose).

Puis j’ai eu l’idée de travailler sur la piste de mes dents et je me suffit fais retirer mes dents de sagesses.
Et là miracle en 3 semaines mes douleurs incessantes de type otites ont disparues, plus de mal de crane sur les tempes.

3 mois après ce changement radical de vie, j’ai toujours mes acouphènes qui augmentent selon ma fatigue et de l’hyperacousie. Toutefois cela reste « vivable », j’ai par contre fais une croix purement et définitivement sur ce pourquoi j’avais donné 10 ans de ma vie…

Après différents tests, audiogrammes etc… J’ai l’impression d’après mes recherches perso qu’il existe deux catégories de trauma auditif.

1. Le premier est le plus souvent celui des musiciens, personnes travaillant dans des radios, studios, ayant en continue des spectres sonores complet à l’oreille.
Cette première catégorie de personne sont atteinte d’acouphène de type « bruit de fond » avec un audiogrammes plat et d’une hyperacousie assez présente.

2. La seconde catégorie de personnes sont le plus souvent issues de l’industrie.
Ils ont une perte significative au niveau de l’oreille avec un acouphène très présent sous la forme d’une fréquence définit.

Comment je suis arriver à cette comparaison?
Musicien j’ai la chance de connaître un tas de personnes dans le métier ayant une activité importante face à des niveaux sonores significatifs et j’ai pu contacter (dès mon trauma et durant ma période dépressive) des musiciens de tous bords, tous horizons, tous styles, tous instruments.

J’ai notamment rencontré une contrebassiste de jazz qui avait de gros soucis d’hyperacousie malgré la faible exposition sonore de son instrument.

Un chanteur très connu qui passe à la tv, qui lui ne supporte plus de son à plus de 80 db lui donnant des décharges dans les tympans avec inflammation de ces derniers.

Tout cela pour dire qu’une hyperacousie commune n’existe pas, mais que globalement des similitudes se dessinent.

J’ai d’ailleurs toujours des interrogations comme:
Pourquoi ai-je des difficultés à supporter des sons impulsionnels de ma batterie électronique?

Alors que le son continue de mon tracteur tondeuse ne me dérange pas, alors que ce dernier est plus fort?

Je pense donc que pour toute hyperacousie, une rééducation du cerveau est possible.
Il faut réussir à effacer les situations de stresse auditive et l’hypnose est une voie vers cela.

Désolé pour ce monologue sans fin, mais j’espère qu’il aura ouvert des voies possibles aux éventuels lecteurs.

Je ne parle pas ici de la relation Psychanalyse/Troubles Auditifs, mais je pense qu’il sont fondamentales et j’aurai de quoi en écrire des pages.

Merci.
S. »

Bouchon Pianissimo pour piano

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 16-12-2010

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« Déjà, je suis très contente d’avoir découvert ce site et de pouvoir lire des témoignages même si certains font un peu peur quand même !
Cela fait un an et deux mois que je vis avec un acouphène plutôt faible, disons que je ne l’entends que quand il y a du silence, et d’hyperacousie qui me dérange beaucoup plus ! Commençons par le début : j ‘ai 30 ans et je suis musicienne. J’ai commencé le piano à 10 ans, et deux ans plus tard je suis tombée amoureuse de la batterie et des percussions. J’ai joué dans des groupes rock et grinde core jusqu’à mes 18 ans sans jamais me protéger les oreilles, et aucun problème. Puis j’ai stoppé la musique pendant deux ans durant lesquels je me suis totalement consacrée à mon petit bébé qui a 11 ans aujourd’hui et aux reptiles.
Mais la musique me manquait trop alors j’ai repris d’abord la batterie, puis les groupes, les concerts mais cette fois-ci en me protégeant les oreilles sauf avec mon groupe de percus !! allez savoir pourquoi !! Puis est arrivé le premier choc. Je participais à un carnaval, je jouais de la cloche et je suivais le chars dont les enceintes étaient beaucoup trop forte. Et d’un coup, çà a fait un poke douloureux dans mon oreille droite ; j’ai de suite compris. Mais sur le coup je me suis estimée chanceuse car à part une petite baisse auditive aucune séquelles. çà devait être en 2003 ou 2004.
J’ai continué à fond les ballons en protégeant cette fois-ci tout le temps mes oreilles : les acouphènes et l’hyperacousie n’étaient pas un sujet méconnu pour moi, je connaissais les risques. En 2006 j’ai pris la décision de me consacrer à fond au piano ( classique ) et quelques mois plus tard j’ai rencontré mon chanteur actuel et le old blind mole orkestra est né. J’y joue principalement du piano. Et qu’il s’agisse du piano seul ou du groupe ( pop swing ) beaucoup plus calme que mes groupes précédents, je ne me suis pas protégée les oreilles. A force, l’inévitable est arrivé mais d’une façon bien étrange : en octobre 2009 nous sommes parti faire un concert pour les expressifs à Poitiers. Des manifs ont éclaté dans la ville et le concert a été annulé. En rentrant, j’ai ouvert la fenêtre de ma voiture pour fumer une clope, je roulais à 110 et boum, oreille droite bouchée !
Je ne me suis pas inquiétée et je me suis dit que je devais avoir une otite. Mais une semaine plus tard, oreille toujours bouchée, plus acouphène et hyperacousie !!! Direction l’orl. Je ne suis pas quelqu’un de fataliste, c’était fait alors faut vivre avec. Mon oreille s’est débouchée au bout d’une semaine de cortisone, et de vastarel que je continue à prendre de temps à autre. Mais les premiers mois ont été très dur, les bruits du jet de la douche, le bip de la caisse dans les magasins, les restos, le cinéma, le piano, etc… et le plus dérangeant : les voix des filles et des enfants. Tous ces bruits font comme une saturation dans mon oreille, et je me sature avec ma propre voix ! Très vite, j’ai acquis les prothèses pianissimo pour pouvoir continuer mon métier : la musique.
Personnellement l’acouphène ne me dérange pas trop, il ne m’a jamais empêché de dormir même si il a fallu si habituer au départ. Par ailleurs mon acouphène est un si bémol aigu ! Mais l’hyperacousie est fatigante. Vivement que mon fils mue ! icon wink Bouchon Pianissimo pour piano Je n’ai pas fait de dépression non plus.
Ce qui m’inquiète, c’est l’évolution. J’ai eu une amélioration cette été ; donc en septembre j’ai repris le travail du piano sans les pianissimos mais avec la sourdine, puis j’ai fêté mon anniv, une quinzaine de personnes avec les pianissimos, et ça s’est redégradé, à oui, plus un concert d’Adam Gyorgy où le piano était surélevé par rapport au public, le son n’était pas trop fort et j’ai voulu entendre à nouveau le son d’un piano sans sourdine ou protections dans les oreilles, mais l’utilisation massive d’octaves dans les aigus chez Liszt et Chopin ont eu raison de mes oreilles ! Donc je me suis recalmée, car moi aussi je joue Chopin et Liszt !
Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir continuer la scène, je me renferme pas mal entre chaque répétitions et chaque concerts pour me reposer mais si çà devait empirer, j’arrêterai et me lancerai dans l’élevage des reptiles, font pas de bruit eux ! »

L’histoire d’un ancien musicien batteur

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 29-08-2010

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« Courage à toi, je sais que ce n’est pas évident.

Je suis moi-même ancien musicien, ancien batteur.

En fait voilà ma petite histoire :

Je connais les symptômes depuis longtemps en fait depuis très longtemps même.
Un de mes premiers souvenirs quand j’étais petit est cette musique dans ces voitures qui passaient en bas de ma rue, les basses me faisaient bizarre et j’allais me planquer dans une pièce isolée, à l’époque j’étais tout petit.
Je me souviens de quelques détails comme les alarmes incendies, les feus d’artifices, les sirènes de véhicules de police etc, que je n’aimais jamais, je trouvais ça insupportable mais je voyais que personne ne se bouchait les oreilles, je trouvais ça étrange.
Et ces sifflements qui m’empêchaient de trouver le sommeil la nuit tellement je me concentrais dessus, je me souviens en avoir parlé à ma mère qui m’avait répondu que c’était normal.
Puis au collège j’ai souvenirs que lorsque qu’on me demandais des réponses en chuchotant pendant les interros je n’entendais pas, on me répétais plusieurs fois mais je finissais rarement par comprendre. A l’âge de 12/13 ans j’ai commencé à me rendre compte que certains bruits (moteurs de camions, pour les graves ou sifflets, la voix de ma prof de maths de l’époque, dans les aiguës) me faisait « bizarre » dans l’oreille en fait ça ne faisait pas vraiment mal mais je sentais que je ne les entendais pas normalement c’est comme si ce bruit couvrait tous les autres et il m’était difficile de situer la source du bruit. Je suis donc allé chez mon médecin qui m’a dit que cela venait certainement du mon nez (qui a toujours été bouché).
Puis environ tous les ans je retournais chez mon médecin généraliste car cela ne passait pas, la plupart du temps c’était supportable mais il y avait toujours ces bruits que je ne percevait pas normalement. Mais je pensais que ce n’était rien.
J’ai pourtant toujours voulu jouer de la batterie, quand j’étais gosse je jouais avec des fourchettes sur des boites en carton, puis j’ai commencer les cours de caisse claire à 6/7 ans, j’ai en suite appris le solfège et joué de la clarinette pendant 4 ans en conservatoire. Jusque là c’était supportable les bruits aiguës me faisait « bizarre dans les oreilles » un peu comme quand ma mère me faisait des smacks dans l’oreille quand j’étais plus petit, je détestais ça !!!!
A l’âge de 13/14 ans j’ai commencé le vélo, j’ai toujours aimé, en fait c’était un peu ma seconde passion. J’en ai fais pendant 3 ans en club puis j’ai arrêter complétement pour me concentrer sur mes études, j’avais du mal à gérer les entrainements tous les deux jours avec mes devoirs etc… C’est à ce moment que j’ai décidé de reprendre les percussions.

Quand j’ai recommencé la musique je me suis toujours protégé car à l’inverse des musiciens que je connaissais je n’ai jamais supporter la musique à pleins volume, jamais je n’aurais pu jouer de la batterie sans protections.
J’ai joué dans un premier groupe, ça a duré 1 an puis j’ai monté un autre groupe avec un guitariste que je venais de connaitre, au bout d’1 an nous avons commencé à nous produire en concerts un peu partout dans la région, pour moi c’était toujours pareil :
bouchons + casque anti-bruit mais malgré tout je sentais que mes acouphènes augmentaient, je suis donc allé voir un ORL qui m’a dit que même protégé mes oreilles morflaient à cause de la conduction des vibrations par voie oseuse. J’ai commencé à avoir peur d’aller en répère, oui je craignait que ça s’aggrave.
Tout à basculer un jour où j’allais chez mon père, il y avait la fête sur la place de la ville, quelqu’un à voulu assassiner son dealer à qui il devait de l’argent (enfin j’ai pas trop suivi l’histoire), il y a un coup de feu, j’étais à 50m environ, j’ai eu l’oreille littéralement détruite. Depuis ce moment mes acouphènes sont deux fois plus présentes, surtout à l’oreille gauche et
j’avais l’impression d’entendre bizarre, comme ça me le faisait auparavant pour les bruits très graves ou très aïgues mais là ça le faisait pour tous les bruits, je suis retouné chez mon ORL qui m’a dit que mon oreille avait du être un peu endommagé, j’ai réçu un court traitement de vasodilatateurs. L’ORL m’a dit que ça passera, qu’il faudrait attendre un peu, que j’aurais peut-être un petite perte d’audition mais rien de grave, je pourrais continuer la musique sans problème.Sauf que j’ai bien compris que ça ne serait plus le cas. Le bruits des supermarché, à la fac dans les amphis, partout, les couverts, la vaisselle, les voix, même la mienne, tout me faisait mal !
Quelques jours plus tard je recevais ma toute nouvelle batterie que j’avais pu m’offrir avec l’argent de nos concerts et en ayant économiser pas mal. La semaine d’après première répétition sur ma nouvelle batterie, toute neuve, je supportais le bruits mais quelques fois malgré les bouchons et le casque anti-bruit ça me faisait toujours cette sensation très désagréable. Après la répétition, une dose d’acouphène supplémentaire cette fois-ci dans les graves, un gros bourdonnement dans l’oreille droite.
Ce jour là j’ai compris que la musique c’était fini pour moi. J’avais 18 ans.
Et vous savez, c’est pas évident d’arrêter comme ça. Tous mes amis sont musiciens, toute ma vie tournais autour de la musique.
J’ai toujours rêver d’être batteur, depuis tout gamin. Dans ma famille beaucoup sont musiciens ma mère et ma grande sœur chantent dans une chorale, même dans ma belle famille, beaucoup de musiciens.
J’ai vu toute ma vie effondrer devant moi, le groupe que j’avais monté, mes années de conservatoire, tous mes projets anéantis. Je suis resté toute un après-midi à pleurer devant ma batterie lorsque je suis parti la retirer de notre salle de répétition. Mais je savais qu’il fallait que j’arrête de toute façon je n’avais pas le choix, ma vie étais déjà un enfer (et elle
l’est toujours) alors si je voulais continué à supporter je devais arrêter la musique.
J’étais perdu, tout à si brusquement changer, dans mes rêves (ou plutôt mes cauchemars), lorsque j’arrivais à dormir, je me voyais faire des concerts, de nouvelles compos, ressentir la musique comme avant (rien que de l’écrire j’en ai les larmes aux yeux). C’était honnêtement la pire période de me vie, et de loin. Heureusement que ma copine était là (et heureusement qu’elle est toujours là) sinon je ne serais sûrement plus là aujourd’hui. Plutôt que de m’acheter une nouvelle double-pédale j’ai fais faire des bouchons moulé avec filtres de -9dB, -15dB, -25dB et -29dB, pour pouvoir continuer à aller à la fac. Les repas de famille, les fêtes, les mariages c’était fini, je ne pouvais plus y aller. La plupart du temps de restais enfermé dans ma chambre mais j’ai vite réaliser que rester enfermé à broyer du noir ce n’était pas la bonne solution. Alors j’ai décidé de ne pas me laisser anéantir, j’avais besoin de réfléchir à ce qu’allait devenir ma vie maintenant.

Je suis parti, seul avec moi-même marcher, marcher sur le Chemin de Compostelle, me laissant une semaine pour tout préparer. Un mois seulement mais un mois dans le calme à marcher huit heures par jour avec un sac de 10 Kg, laver ses vêtements avec son savon
dans les refuges. Je n’ai jamais été croyant, enfin pas en un Dieu mais je crois en la Nature. Et elle m’a été bénéfique.Quand on marche 600 Km tout seul, à se nourrir de ce qu’on peu acheter avec le peu d’argent embarqué, marcher de 6h à 15h sans savoir où l’on va dormir le soir ni si on pourra se doucher à l’eau tiède ou faire sécher ses vêtements ; on se rend compte que tout le reste, finalement, ce n’est que du superflus.
Je suis arrivé les pieds endoloris, pleins d’ampoules mais la tête haute, j’étais fier de moi.
En revenant dans le train et surtout dans le métro les bruits sont redevenu insupportables, même avec les bouchons c’était crisant, j’étais mieux à marcher sur les petites routes de campagnes…

Je ne peux pas dire que j’ai changé radicalement de mode de vie j’ai toujours mangé sainement, luttant pour le végétarisme et l’équilibre alimentaire.
J’ai revendu ma batterie encore neuve pour me racheter un vélo. Celui qui me restais du temps ou j’en faisais en club était devenu trop petit pour moi.
Toujours en portant mes bouchons j’ai recommencé le vélo (rassurez-vous j’entends quand même les voitures, moins qu’avant (et heureusement, je ne le supporterais plus) mais je roule en toute sécurité). J’en fais toujours, je recherche les endroits calmes, la campagne.

Je suis resté ami avec les membres de mon ancien groupe mais j’avoue que lorsqu’il parlent un peu de musique j’ai la larme à l’œil, je n’aime pas parler de ça pourtant c’était ma passion.
Mes autres amis et bien je ne leur parlent plus puisque je ne parle plus musique avec eux on a plus grand chose en commun. Ma mère me comprend un peu car elle était gymnaste de haut niveau et suite à une triple fracture de la cheville elle a été contrainte d’arrêter, depuis elle jamais pu recourir et donc bien entendu fini le sport, c’était sa passion, elle était professeur de sport. Elle s’est réfugiée dans la musique en intégrant une chorale. Moi et bien j’ai fais un peu le contraire, tous deux forcés par le destin.
Mon père s’en fiche, comme il s’est toujours fichu de ses enfants mais ça c’est un autre sujet.
Et ma copine me supporte comme je suis, avec mon handicap. Je sais que je l’empêche de faire pas mal de chose, en tout cas avec moi, on ne va plus au cinéma ni à la patinoire mais elle sait que ce n’est pas vraiment de ma faute.

J’ai toujours fait attention à mes oreilles, en tant que musiciens c’était mon principal outils de travail et pourtant contrairement à la plupart de ceux que je connais et qui ne se protègent jamais je me retrouve avec cette hyperacousie qui a détruit m’a vie et qui continu à me rendre la vie impossible chaque jour. Et heureusement je me suis arrêté à tant car sinon je
n’aurais pu reprendre les quelques activités calmes que j’ai aujourd’hui et j’aurais continué à déprimer enfermé chez moi. »

Contre les otites externes : le sèche-oreille

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 25-03-2010

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Ce joli sèche-oreille, entre l’épilateur et le ramasse miettes, est destiné à éviter les otites externes.
Les otite externes sont due à un rétrécissement du conduit auditif externe de l’oreille. Les surfeurs sont les plus exposés par ce qu’on appelle scientifiquement l’exostose. Le vent, le sable, l’eau froide des vagues entraînent une excroissance osseuse. La sensation d’oreilles bouchées, les douleurs lancinantes des otites font partie des symptômes. De même, le contact de l’os et du tympan entraîne des acouphènes et parfois une baisse d’audition.
Pour y remédier, je doute que ce sèche-oreille suffise, surf-prévention nous en dit le plus grand bien :
http://blog.surf-prevention.com/2009/10/19/ear-dryer-swimmers-ear/

Quelle protection auditive utiliser contre le bruit ?

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 16-03-2010

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Quelle protection auditive nous convient le mieux ? Il y a quelques années j’avais opté pour des bouchons moulés pianissimo, et un casque antibruit actif. De même, je portais parfois un casque de bruit blanc que je réglais en fonction du bruit environnant.
Or, il se trouve que cette surprotection n’est pas bonne, non pas en raison de l’isolement au bruit, mais tout simplement parce que l’afflux sanguin va augmenter tout naturellement l’hyperacousie et les acouphènes lorsque nous allons retirer le casque antibruit et les bouchons moulés qui compriment l’oreille à l’excès. Par la suite, j’ai suivi aveuglement les conseils de « non-protection » consistant à s’exposer « à l’arrache », à respirer bien fort quand un 38 tonnes déboule à 150 km/h tout en klaxonnant exprès (car le routier sait que vous êtes hyperacousique sévère et paranoïaque). Oh la délicate musique de la tronçonneuse ! j’avais oublié cette mélodie tellement bucolique. Le docteur Peigne-cul a bien raison quand il classe les tapettes pleurnichardes qui ne veulent pas se soigner d’un côté, et de l’autre les valeureux bouddhistes zen, futurs entrepreneurs toujours calmes, sûrs d’eux-mêmes, les dents rayonnantes de réussite, le teint hâlé par le soleil de la fortune.

Mais, revenons à nos bouchons…J’opte désormais pour une solution efficace (désolé pour cette expression publicitaire mainte fois resucée, beurk !). Les bouchons en mousse Quies (je ne gagne rien à les nommer) me semblent les plus souples et les plus protecteurs contre le bruit. Il est vrai que l’on ne passe pas inaperçu en portant du fluo vert dans les portugaises, car la stratégie commerciale consiste justement à faire en sorte qu’ils soient vus en discothèque ou en concert. Eh machin ! t’as quoi dans les oreilles ?… Toujours est-il que les montagnes russes de l’hyperacousie me semblent plus facile à gravir ou à descendre depuis que j’ai rangé les bouchons moulés dans un tiroir. Du reste, Le prix aurait dû me mettre la puce à l’oreille… Gardez-vous bien de dépenser des fortunes en la matière, vous vous apercevrez assez rapidement que l’investissement sera nul….

Une rafale de mitraillette

Posted by Nono | Posted in santé | Posted on 24-01-2010

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Quand on est prisonnier du bruit on ne peut espérer s’en libérer, ni scier les barreaux d’une cellule ciliée qui finit par devenir le seul horizon imaginable. Je crois que je suis devenu comme ces vieux taulards résignés à leur sort, incapables d’imaginer autre chose que la solitude au milieu d’une sordide promiscuité sonore.

Nous sommes dimanche, et, dehors, mon voisin l’anglais tronçonne… Il est accompagné par sa femme qui épouse ses moindres mouvements d’épaules afin de charger de gros rondins dans leur break britannique… Elle porte de long cheveux gris défaits, un rouge à lèvres qui fend son visage en deux comme une cicatrice. Lui ressemble à Wallace sans Gromit, un bonnet, une chemise de bucheron, il s’arrête souvent pour souffler, ce qui me permet de grappiller quelques nanosecondes de répit. Je ne peux strictement rien faire d’autre que d’attendre, mon cerveau m’interdit tout effort intellectuel. La seule libération possible consiste à écrire comme on prend une mitraillette pour se venger et taper avec rage sur le clavier : « tac-tac-tac ». Je ne lui laisse aucune chance de s’en sortir, il essuie une rafale de mots dans le dos…
Il porte un casque antibruit jaune et une visière de protection. ça lui donne des faux airs du maçon des Village People, version adipeuse…

Enfin, le couple achève son ballet infernal. Il prennent la fuite alors même que je reste seul dans ma cage, la mitraillette encore fumante des derniers mots, et les oreilles rouges comme des steaks hachés…

Dialogue de sourds

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 24-01-2010

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Un type marche dans la rue et croise un autre type qui s’approche de lui et lui lance « excusez-moi Monsieur mais vous avez deux énormes courgettes dans les oreilles » ce à quoi l’autre répond  » excusez-moi Monsieur, je ne vous entends pas, j’ai des courgettes dans les oreilles »…

La douche froide

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 13-06-2009

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Nos haleines de harengs à la bière, nos yeux veinés de sang, mes oreilles fatiguées… Finalement, nous avons le même âge, c’est bien la seule chose que nous ayons en commun… J’essaye d’écrire ça, du bout de l’index, sur la buée froide de la 204 comme je le faisais déjà dans celle qui avait vu pousser mes longues jambes… Le producteur joue les durs, il s’énerve de manière cinématographique quand la Peugeot de mon enfance se met à caler. Je pense à ma mère qui elle paniquait sec au feu rouge.
- Tu ne diras pas à Papa ! c’était l’expression habituelle, celle qu’il ne fallait surtout pas me dire ! Je m’empressais le soir même d’y faire allusion avec un plaisir décuplé par les yeux noirs maternels, lesquels n’exprimaient rien d’autre qu’une colère de comédie italienne.
Les essuie-glaces balayent rapidement les souvenirs, et les gouttelettes du jet d’eau s’infiltrent par la fenêtre du conducteur, une petite douche froide de présent… A droite du chauffeur énervé, Laurence rit à mes blagues pas drôles qu’elle répète aux autres car leurs oreilles sont encore bouchées par le concert des enfoirés… A l’arrière de la voiture, un grand échalas dont l’homosexualité crève les pneus, me couve de son regard de plumes comme il l’a fait durant toute la soirée. La copine du producteur construit des phrases biens cimentées d’un air rieur. Petite brune palote au nez aquilin rougi par un rhume, son humour éternue régulièrement. C’est bien la seule qui peut sauver cette soirée Titanic dans un mouchoir de poche… Laurence, quant à elle, ressemble à un iceberg qui fondrait dans la seconde et se reformerait dans la suivante; une véritable insulte aux climatologistes du tempérament… Enfin, Philippe Manoeuvre créneaute de manière très rock… J’ignore à cet instant que je me souviendrai de cette nuit dans les moindres replis de sa belle robe sombre…
Chapitre suivant.

L’oreille bouchée par l’eau

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 21-05-2009

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Comment se débarrasser de l’eau qui provoque la sensation d’oreille bouchée ?
Il s’agit de l’eau qui s’est infiltrée dans votre oreille externe, entre le pavillon et le tympan. Voici quelques astuces qui vous permettrons d’éviter ces petits désagréments auditifs :

- Secouez la tête du côté de l’oreille bouchée, elle peut facilement être évacuée de cette manière.

- Secouez la tête mais en tirant sur le lobe de l’oreille bouchée.

-Enfin la solution la plus efficace consiste à pencher la tête et à sauter sur un pied, l’eau sera libérée instantanément.

-Une solution plus douce : dormir du côté de l’oreille bouchée toute une nuit.

N’oubliez-pas que l’eau stagnante dans l’oreille peut être la cause d’otites et favorise l’élargissement d’un bouchon de cérumen.

Donner le change

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 31-03-2009

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Une tache gris bleu au loin dans un bain d’herbe verte, elle n’est pas tenue en laisse…
Elle s’avance vers moi, oreilles au vent. A vue de museau, c’est un dogue allemand, année 2002.
Sa maîtresse a les joues roses et des cheveux de jais sortant de chez le coiffeur…
Elle siffle le molosse qui obéit instantanément et fait demi tour comme aimanté par le strident appel.
Je reste paralysé telle une statue de sel à capuche tandis que l’énorme clebs vient subrepticement me renifler l’arrière jambe.
-J’ai peur des chiens.
-Je l’avais remarqué, lance-t-elle en riant ; un rire sonore qui suffit à couper court à toute velléité sociale, et elle poursuit sa phrase en continuant mon chemin…
Oreilles bouchées, acouphènes à tout rompre, hyperacousie aux abois, si bien que je ne comprends pas un traître mot de la plaisanterie visant ma cynophobie.
J’ai le choix entre 4 propositions :
- « vous êtes comme ma fille ! » (drôle mais peu flatteur)
- « Pourtant il est gentil ! » ( commun mais plus probable)
- »C’est comme une béquille ! » ( je raye ! )
- Une phrase qui se termine par un « i » à l’envers…

Je crois que le mieux en cet instant tragicomique est de donner le change. Je choisis donc la première proposition, mon visage se déride, je fais « comme si » avec une bonhomie souriante qui m’étonne le premier…