Articles commentés

Noise va faire du bruit

Un Homme ne supporte plus le bruit de la ville. Il décide de sortir l’artillerie lourde pour lutter contre la pollution sonore. Un scénario intéressant pour cette comédie américaine de Henry Bean, avec Tim Robbins, Bridget Moynahan, William Baldwin, William Hurt et Gabrielle Brennan. Je n’ai...

lire la suite

http://twitter.com/Artnono

Donner le change

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 31-03-2009

Mots-clefs :, , ,

2

Une tache gris bleu au loin dans un bain d’herbe verte, elle n’est pas tenue en laisse…
Elle s’avance vers moi, oreilles au vent. A vue de museau, c’est un dogue allemand, année 2002.
Sa maîtresse a les joues roses et des cheveux de jais sortant de chez le coiffeur…
Elle siffle le molosse qui obéit instantanément et fait demi tour comme aimanté par le strident appel.
Je reste paralysé telle une statue de sel à capuche tandis que l’énorme clebs vient subrepticement me renifler l’arrière jambe.
-J’ai peur des chiens.
-Je l’avais remarqué, lance-t-elle en riant ; un rire sonore qui suffit à couper court à toute velléité sociale, et elle poursuit sa phrase en continuant mon chemin…
Oreilles bouchées, acouphènes à tout rompre, hyperacousie aux abois, si bien que je ne comprends pas un traître mot de la plaisanterie visant ma cynophobie.
J’ai le choix entre 4 propositions :
- « vous êtes comme ma fille ! » (drôle mais peu flatteur)
- « Pourtant il est gentil ! » ( commun mais plus probable)
- »C’est comme une béquille ! » ( je raye ! )
- Une phrase qui se termine par un « i » à l’envers…

Je crois que le mieux en cet instant tragicomique est de donner le change. Je choisis donc la première proposition, mon visage se déride, je fais « comme si » avec une bonhomie souriante qui m’étonne le premier…

Bruit blanc pour nuit noire

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 22-02-2009

Mots-clefs :, , , ,

4

On a écrit et dit beaucoup de chose sur ce fameux bruit blanc. Certains préfèrent les bruits roses, je les comprends… J’ai remarqué que le masqueur efficace de l’hyperacousie ne peut être une seule source de bruit blanc, mais plusieurs. Concrètement, une basse fréquence suffisamment perceptible pour m’empêcher de trouver le sommeil ne saurait être masquée part une source sonore. J’utilise donc depuis peu, deux petits ventilateurs (ionisateurs d’air pour être précis) et une radio sur les fréquences parasites. Il y a quelques années, j’avais volontairement augmenté l’intensité sonore des ventilateurs. Ce fut un profond soulagement de courte durée. L’erreur fut payée le lendemain au prix fort…
Aujourd’hui, j’essaye de multiplier les masqueurs sur différentes fréquences, éloignés des oreilles, au plus bas volume sonore. Il se trouve qu’ainsi je peux dormir quelques heures de plus, en fonction du bruit extérieur. Mes oreilles le matin sont parfois bouchées, ce qui n’est pas vraiment bon signe.
Cela étant, depuis quelques jours, je me rends compte que mon degré de sensibilité est moindre, je peux faire beaucoup plus de choses qu’il ne m’était permis auparavant.
Les acouphènes sont moyennement fluctuants.
Je ne prétends pas détenir la clef du problème, et comme vous le savez, ou ne le savez pas encore, on déchante vite.

La Maladie de Ménière : définition

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 02-02-2009

Mots-clefs :, , , , , , , ,

4

La Maladie de Ménière est une pathologie de l’oreille interne qui engendre des crises de vertiges violents, des acouphènes, des nausées, une surdité de perception. Elle autant sinon plus handicapante que l’hyperacousie. Elle est également mal connue et surtout mal reconnue…
Il n’existe pas non plus de traitement miraculeux et la seule thérapie proposée est, encore et toujours, l’habituation…

« La maladie de Ménière, étant une entité clinique, se caractérise par une triade symptomatique clinique et une évolution par crises répétées. Les trois symptômes majeurs sont :

* un vertige itératif survenant en crises spontanées de quelques minutes à quelques heures et se répétant à intervalles variables. Ce vertige est, le plus souvent, giratoire.
* des acouphènes qui simulant classiquement un bruit de conque marine. Ils sont constants ou intermittents. Habituellement non pulsatiles, ils apparaissent ou s’accentuent, en règle, dans les instants qui précèdent la crise vertigineuse. Constituant, ainsi, un signe annonciateur avertissant le patient de l’imminence de la crise.
* Une surdité de perception. Constante durant la crise, elle a, comme les acouphènes, une valeur localisatrice et diagnostique. Au début de l’évolution, elle prédomine sur les fréquences graves et présente des fluctuations éminemment caractéristiques de l’affection, avec retour à la normale en quelques heures ou jours. Ces fluctuations, imprévisibles et irrégulières, s’associent souvent à une sensation d’oreille bouchée, de plénitude ou de pression qui cède en règle après l’attaque. Au cours de l’évolution, la surdité s’accentue et atteint l’ensemble des fréquences, perd ses fluctuations et se stabilise aux environs de 50 – 70 dB. La cophose (ou surdité totale), reste exceptionnelle. Cette hypoacousie s’accompagne de signes témoignant de sa nature endocochléaire : atteinte de la discrimination, intolérance aux sons forts, distorsion sonore, diplacousie. »
Des nausées sont possibles pendant la crise.
La Maladie de Ménière

http://hyperac.blogspot.com/

Hygiène de l’oreille

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 24-01-2009

Mots-clefs :, , , , , ,

0

Quelques règles de base pour éviter les bouchons de cérumen et surtout les otites :

-Le conduit auditif nécessite peu de soins, le cérumen s’écoule naturellement à l’extérieur de l’oreille. Évitez le plus possible de nettoyer de manière agressive le pavillon et surtout le conduit.
Utilisez un coton tige adapté à la taille du conduit auditif (plus petit pour les enfants).
Le geste à proscrire consiste à introduire le coton tige dans l’oreille (surtout s’il est humide) . Ce dernier repousserait un éventuel bouchon de cérumen qui pourrait s’accumuler au fond de l’oreille externe. Si jamais il adhère au tympan, cela peut provoquer de vives douleurs.

-Le bouchon de cérumen est utile et constitue une cire naturelle protectrice, lubrifiante, antibactérienne. Il joue également le rôle de barrière naturelle aux poussières.
Quand il est produit à l’excès, le cérumen se transforme en bouchons. De la même manière, un mauvais nettoyage (du style ramonage de cheminée) peut entraîner l’inflammation du conduit auditif et la formation d’un bouchon inopportun. Dès lors, la sensation d’oreille bouchée engendre en somme une surdité temporaire, mais il arrive qu’un bouchon de cérumen soit à l’origine d’acouphènes.

-Pour éviter ce genre de situation, on se procurera des gouttes auriculaires en pharmacie.
A défaut, on pourra utiliser de l’huile légèrement tiédie pour le ramollir et favoriser son évacuation naturelle. Surtout pas d’eau dans l’oreille ! Elle ferait gonfler le bouchon de cérumen. Si rien n’y fait, consultez votre médecin généraliste qui pourra vous diriger vers un ORL le cas échéant.

Traumatisme sonore suite au concert de David Bowie

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 27-11-2008

Mots-clefs :, , , , , , , , ,

1

Témoignage de Cédric,

« J’ai 34 ans et je connais l’enfer depuis 5 ans après avoir assisté au concert de David Bowie au zénith de Lille en 2003. J’étais vraiment mal placé ce soir là, juste devant la scène. En plus les hurlements et sifflets venait s’ajouter aux riffs et j’avais remarqué que la batterie était particulièrement forte aussi.
Après le concert j’ai su que quelque chose ne tournait pas rond car j’ai ressenti de violents acouphènes stridents. J’ai attendu que ça se calme pendant 2 jours. J’ai essayé de suivre les conseils des forums , de ne pas stresser et de mettre mes oreilles au calme quelques temps.
Mais la semaine suivant je vais voir un ORL qui me fait passer un audiogramme, il constate une perte auditive sur les 4000 Hz et me prescrit un nootrope ( piracetam) et du paracétamol car je ressens une vive douleur à l’oreille droite.
Pendant deux ans je vais vivre l’enfer avec une perte auditive et des acouphènes bilatéraux qui me cause un mal de crâne insupportable. A chaque bruit mon oreille se bouche, chauffe et devient douloureuse. Je travaille en plus comme éducateur spécialisé et j’ai affaire à des adolescents qui ne sont pas pour le moins silencieux…
En novembre 2006, je suis obligé de prendre un long arrêt de maladie car je ne tiens plus…
Je dois consulter un psychiatre, qui ne m’est pas vraiment d’un grand secours. Le prozac et le lexomil me rendent malade comme un chien.
J’ai repris mon travail non sans mal…
Dernièrement j’ai subi un autre choc auditif, un camion de pompiers sirène hurlante est passé près de moi dans la rue. j’ai eu beau essayer de boucher je me suis retrouvé encore plus bas qu’avant en quelques jours.
Je suis encore en arrêt maladie et croyez-moi ça n’est pas simple de faire comprendre à vos collègues de quoi vous souffrez…
Je suis au bout du rouleau et je ne sais pas vraiment de quoi demain sera fait. »

Oreille bouchée, remède de grand-mère

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 27-11-2008

Mots-clefs :, , , , , , , , , ,

3

Nos grands-mères nous ont légué un savoir ancestral, fruit de l’observation des petits bobos du quotidien. Et que faisons nous de cet héritage ? Quelle honte ! Nous allons chez l’ORL…
Parfois à raison quand on lit ce genre de remède issu de la nuit des temps.

« OREILLES BOUCHEES (cérumen)

Les oreilles « bouchées », si désagréables, sont souvent dues à une accumulation de cérumen. Le cérumen est une matière cireuse, onctueuse et jaunâtre, sécrétée dans le conduit de l’oreille externe par certaines glandes (cérumineuses et sébacées). Cette substance joue un rôle de protection. Son accumulation peut entraîner une obstruction du conduit auditif, diminuant l’audition, des bourdonnements et parfois, mais rarement, une gêne et des étourdissements. Comment s’en débarrasser ?
Mettez chaque soir une demi-cuillerée d’huile d’olive sur une petite boule de coton. introduisez-la dans l’oreille. Le matin, rincez avec un jus de citron.

L’huile je veux bien, mais pourquoi sur un coton ? Le citron c’est quand même meilleur avec les huîtres…

Si après 4 ou 5 jours de ce traitement votre oreille est encore bouchée, faites quelques injections d’eau tiède à l’aide d’une petite poire.

Justement tout ce qu’il ne faut pas faire car l’eau va faire gonfler le bouchon alors que l’huile le ramollit.

Le tampon de cérumen finira par s’évacuer petit à petit.
Il est bien entendu strictement interdit de pratiquer ce genre de traitement sur un tympan perforé.
l’huile d’olive agit dans ce cas en ramollissant le bouchon de cérumen formé dans l’oreille.

Attention il n’est pas recommandé de se servir des coton-tiges pour nettoyer l’oreille : ils peuvent refouler le cérumen en profondeur.
Si le bouchon de cérumen n’est pas dissout par l’huile il faudra le faire enlever par un médecin.
« 

Pour le reste, on est d’accord Marie.

http://mariegalatee.typepad.com/astrologie_et_histoire/2008/10/qqsremedes-de-n.html

Une méthode plus simple :
http://www.acouphenes-hyperacousie.com/2008/11/bouchon-de-cerumen.html

Temoignage d’Antoine

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 23-11-2008

Mots-clefs :, , , , , , , , , , , , , , ,

5

je m’appelle Antoine et je viens d’avoir 23 ans. Je suis en troisième année de droit à Montpellier mais j’ai d’énormes difficulté à suivre les cours car j’ai subi un traumatisme sonore il y a un an.
J’ai toujours aimé les concerts, le rock indépendant était une véritable passion. Je traînais souvent au Rockstore , mais un soir de l’année dernière, un groupe de garage s’est mis à jouer très fort; il y a eu plusieurs larsens atroces au point que tout le monde s’est bouché les oreilles instinctivement. Beaucoup avaient des bouchons même-moi, mais il mettaient la musique en permanence même entre les morceaux. En sortant mes oreilles se sont mises à siffler, je n’ai pas fait attention car ça arrive souvent avec ce genre de groupe… Un copain, comme moi, s’est plaint de maux de têtes assez forts et de légers acouphènes. Les jours passent mais les acouphènes ne passent pas… mes oreilles commencent à se boucher et je ressens de vives douleurs à l’oreille gauche. Ni une ni deux, je consulte un ORL de Montpellier qui me prescrit du Solupred 20 mg, une posologie de 3 comprimés par jour pendant une semaine ainsi que du Vastarel 35 mg à raison de 2 comprimés par jour. Au bout de 15 jours, je ne tiens plus ! mes oreilles sifflent toujours, je souffre d’insomnie et je sens bien que la dépression est en train de me tomber dessus. Le moral à zéro, je retourne chez l’ORL qui me prescrit cette fois-ci du Rivotril (20 gouttes le soir) et Seroplex 10 mg pour m’aider à faire face. Les effets secondaires l’emporte sur les effets bénéfiques pour moi qui ne suis pas habitué aux médicaments… J’ai des nausées, des maux de têtes, des douleurs abdominales en plus de mes acouphènes et des douleurs à l’oreille gauche. Je décide d’arrêter le traitement au Seroplex en accord avec l’ORL qui me propose Cymbalta. Je retrouve l’appétit et un peu d »énergie pour continuer à suivre les cours à la Fac, mais en quelques mois je prends beaucoup de poids… Il me reste le plus dur : terminer ma deuxième année avec des acouphènes permanents et douloureux et mon oreille gauche est toujours bouchée. J’y arrive non sans mal. Les oraux ont été un véritable supplice. Cette année je peux difficilement aller en cours car le bruit des amphis me rend dingue. En plus avec des bouchons, je ne passe pas inaperçu et comment prendre des notes dans ses conditions ? Enfin, j’ai décidé de consulter un ORL réputé à Lyon. J’espère qu’il m’aidera à voir le bout du tunnel car ma vie sociale est vraiment limitée en ce moment. J’ai essayé mille remèdes sans aucune efficacité…


Antoine.

TEMOIGNAGE DE CHARLES, GUITARISTE DE METAL

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 21-11-2008

Mots-clefs :, , , , , , ,

2

Bonjour, je m’appelle Charles, j’ai 23 ans et je souffre d’hyperacousie sévère accompagnée d’acouphènes bilatéraux pulsatiles.

A l’âge de 17 ans, je jouais intensément de la guitare électrique dans un groupe métal et j’assistais à de nombreux concerts. Suite à un festival à Dours, mes oreilles se sont mises à siffler pour ne plus jamais s’arrêter. Depuis – je ne vais pas y aller par quatre chemins – je ne me vois aucun avenir.

Je suis en deuxième année d’école de cinéma et je me dis sans arrêt que je n’y arriverai jamais, car c’est un milieu très stressant et bruyant.
Je n’arrive plus à me concentrer et je suis torturé par des maux de tête permanents, douleurs à la nuque et, cerise sur le gâteau, pressions dans les tympans, comme si mes oreilles étaient constamment bouchées.
De plus, je fais mes études à Bruxelles, et je pleure en me levant à l’idée d’affronter les grincements métalliques des trams sur leurs rails.

Sur chaque moment de répit plane cette souffrance qui semble inexorable (je pense que c’est un des fléaux les plus insidieux qui vont frapper notre nouvelle génération).
En clair, je suis révolté. Révolté contre moi même, pour ne pas m’être protégé contre les agressions sonores – mais un gamin de 17 ans est-il assez mature pour se dire qu’il est en train de gâcher sa vie -, mais aussi révolté contre l’indifférence ambiante, l’hypocrisie de certains organisateurs qui devraient être jugés pour demi-homicide (involontaire ou non).

Je termine en disant que mon message n’est pas pessimiste mais réaliste. Je me sens comme un mutilé de guerre, excepté le fait que je n’y ai pas participé.
Je voudrais en écrivant ce message pouvoir faire réaliser aux gens que c’est une vie qui est en jeu, et pas seulement des oreilles ou une simple perte d’audition.
C’est la vie amoureuse, la vie sociale, la vie professionnelle qui en pâtissent.

C’est un avertissement que je lance à tous ceux qui me lisent, ce n’est pas une confession, pour cela il y a les curés ou mieux les psys.
SVP faites que mon message soit publié, c’est le seul réconfort que je peux encore espérer. La dure réalité est aussi le seul moyen de faire comprendre les choses aux gens qui pensent que ça n’arrive qu’aux autres.

Les stades de l’hyperacousie

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 17-11-2008

Mots-clefs :, , , , , ,

1

Une échelle de l’hyperacousie qui m’a beaucoup aidé. Publiée sur le forum de l’APTA par Calimero en 2004, elle n’a évidemment pas vocation à être exhaustive mais c’est une excellente et simple description de ce que l’on peut ressentir.

« Stade 1 : la fatigue auditive. Il s’agit d’une fatigue généralement ressentie en fin de journée ou en fin de semaine. Une fatigue due à l’accumulation de nuisances auditives diverses et variées (circulation, transports, loisirs) ou à l’exercice d’une activité professionnelle dans un cadre « bruyant ». Des facteurs qui accentuent le stress et provoquent de surcroît des troubles du sommeil. Nous ne sommes pas ici au stade de l’hyperacousie à proprement parler mais il est possible que l’oreille soit, du moins chez les plus « fragiles », être amenée à se fragiliser d’avantage et donc, se montrer réceptive à un éventuel traumatisme. D’où l’importance de la prévention.
Stade 2 : la sursenbilité auditive. La fatigue auditive est cette fois plus prononcée et l’on peut ainsi déceler, pour chaque personne concernée ce que l’on pourrait qualifier de « fragilité cochléaire ». Des personnes qui se montrent « négativement » réceptives aux portes qui claquent, aux objets qui s’entrechoquent, aux sirènes… Des personnes qui savent (ou non) qu’elles n’ont rien à faire en discothèque, ne pouvant s’exposer au son amplifié au-delà d’un certain seuil et d’une certaine durée. On peut parler ici de prédispositions au traumatisme auditif, de profil à risque. Stade 3 : l’hyperacousie. Le traumatisme auditif a eu lieu, l’oreille interne (cellules sensorielles) est plus ou moins atteinte, ce qui devait être fait rapidement (hospitalisation dans les 48 heures ) l’a été plus ou moins ; bref, des séquelles subsistent.
Nous n’en sommes plus au stade « fonctionnel » mais au stade « lésionnel » dans des proportions variables mais quand même. On passe donc de la fatigue auditive (qui devient une manifestation parmi d’autres) à la gêne auditive, de la sursensibilité à la sur-sensation auditive pathologique ; l’échelle des sensations s’en trouvant totalement perturbée, avec perte auditive ou sans.
Dans ce dernier cas, ce n’est pas que l’oreille entend mieux mais elle joue avec difficulté son rôle de filtre.
D’un point de vue pratique, on en vient à être dérangé par des bruits habituellement supportés par tout le monde : impact entre objets, voix fortes et aiguës, froissement de papier, etc…
Principales manifestations : maux de tête, fatigue, sentiment d’avoir l’oreille bouchée. Il y a encore à ce stade la possibilité de se déplacer (voyages), de sortir en comité restreint avec des amis… A condition de se montrer très raisonnable quant à la fréquence et de porter des protections auditives. Quoi qu’il en soit, la vie sociale est déjà affectée.
Cette hyperacousie accompagne des acouphènes qu’elle amplifie dans des proportions variables mais encore « raisonnables » à ce stade. Stade 4 : l’hyperacousie douloureuse. Les bruits et activités dont nous parlions au stade précédent ne sont plus gênants mais quasi-traumatisants. Cela s’explique par l’intensité du traumatisme originel ou la fragilisation toujours plus importante de l’oreille interne suite à ce même trauma (rechutes !) et donc, d’un seuil de résistance au son par là même abaissé (parfois de façon temporaire, du moins on l’espère). L’hyperacousie peut être qualifiée de douloureuse car l’exposition au bruit, quelle que soit son intensité (surtout au-delà de 40 décibels) devient gênante, synonyme de douleurs ; qui plus est dans l’accumulation ou l’exposition prolongée. Tout devient plus ou moins « contraignant » pour l’hyperacousique douloureux. Se déplacer, travailler, communiquer (parler, écouter, notamment au téléphone), sortir : tout cela pose désormais problème. L’usage de bouchons, bien qu’utile et recommandé, ne parvient pas dans certains cas à endiguer certaines nuisances et à éviter la rechute. Les manifestations « cliniques » sont diverses : inflammation de l’oreille interne irradiant parfois dans le cou, jusqu’à la mâchoire ; oreilles bouchées, congestionnées ; sensation de « chaud » avec ou sans picotements, rougeurs au visage, maux de tête, grosse fatigue. On en est au stade du handicap, non reconnu mais du handicap quand même. Les acouphènes, en période de crise sont (très) accentués et donc d’autant plus difficiles à supporter. L’hyperacousie étant un facteur d’aggravation. Stade 5 : l’hyperacousie douloureuse et sévère. L’hyperacousique est aux aguets chez lui et plus ou moins traumatisé dès qu’il sort, ne maîtrisant le « bruit » qu’avec difficulté et éprouvant une forte appréhension du fait d’oreilles déjà douloureusement mises à contribution au fil des rechutes passées et donc, très fragilisées. A ce stade, l’hyperacousique fonctionne au ralenti. Les manifestations cliniques évoquées précédemment (stade 4) sont exacerbées avec des acouphènes au diapason. »

http://hyperac.blogspot.com/

Bouchon de cérumen humain trop humain

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 15-11-2008

Mots-clefs :, , ,

3

juste avant de me mettre à table, voici une méthode contestable pour dissoudre un bouchon de cérumen :
vidéo bouchon de cérumen
La pression exercée est loin d’être recommandée. Attention également à « l’aspirateur » des ORL, censé être dangereux… La meilleure méthode consiste à introduire de l’huile tiède (non brûlante !) par le conduit auditif et à attendre une dizaine de minutes, la tête sur l’oreiller. Le bouchon se dissout au bout de 2 ou 3 jours. L’oreille n’est plus bouchée ou bout de quelques jours.