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Tapage nocturne: amende de 68 euros

Désormais le bruit qui dérange le voisin se paiera cash, sans jugement. Alors attention à la musique, à la tondeuse ou…au chien. Un voisin qui confond son appartement avec une discothèque tous les week-ends. Une tondeuse qui vous tire du lit le dimanche à 7 heures, un chien qui aboie sans...

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Les mauvaises cartes

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 16-06-2009

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Un silence pesant tournait autour de la table avant se s’installer confortablement sur une chaise vide. L’appartement était à la fois haussmannien et malien. Des bibelots en ébène le rendait encore plus sombre. Cinq figures de petits blancs
sous le halo des 75 watts du salon pour une partie de rami à 52 cartes. Je percevais très distinctement les bruits anodins qui sortaient des murs comme dans un cinéma dolby suround. La projection continuait sans que je sois capable de quitter la salle, sonné par ce redoutable boxeur hors catégorie qu’est le bruit. Gros plan sur les bouches dont les mots perdaient leur sens, chaque consonne se désolidarisait de ses camarades voyelles pour me jeter un cocktail Molotov aux oreilles. Laurence nous servit un Cognac 30 ans d’âge, comme nous… On prit le temps de m’expliquer le principe du rami, mais j’étais distrait par l’écho des mots qui résonnait sur la paroi abrupte de l’escalier et retombait lourdement sur la laine des tapis. Nous levâmes nos verres et portâmes un toast, sans doute en l’honneur de ces nouvelles oreilles qui commençaient à trinquer pour de bon. J’avais trompé ma solitude le temps d’un concert de rock, elle me le rendait au centuple…
- On te ramène ? me demanda le producteur tandis le petit matin nous plongeait dans le froid tels des croissants dans un bol de glace.
- Merci mais j’irai plus vite à pieds, lançais-je au critique rock dont l’autodérision était au point mort…
Je les vis s’éloigner vers la 204 familiale, deux fantômes hagards, la petite enrhumée me salua de loin, un vrai film de Fellini !… Un dernier « ciao » pour la route et je remontais péniblement l’interminable fleuve de bitume de la rue de Tolbiac qui allait m’inspirer le chapitre suivant

La douche froide

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 13-06-2009

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Nos haleines de harengs à la bière, nos yeux veinés de sang, mes oreilles fatiguées… Finalement, nous avons le même âge, c’est bien la seule chose que nous ayons en commun… J’essaye d’écrire ça, du bout de l’index, sur la buée froide de la 204 comme je le faisais déjà dans celle qui avait vu pousser mes longues jambes… Le producteur joue les durs, il s’énerve de manière cinématographique quand la Peugeot de mon enfance se met à caler. Je pense à ma mère qui elle paniquait sec au feu rouge.
- Tu ne diras pas à Papa ! c’était l’expression habituelle, celle qu’il ne fallait surtout pas me dire ! Je m’empressais le soir même d’y faire allusion avec un plaisir décuplé par les yeux noirs maternels, lesquels n’exprimaient rien d’autre qu’une colère de comédie italienne.
Les essuie-glaces balayent rapidement les souvenirs, et les gouttelettes du jet d’eau s’infiltrent par la fenêtre du conducteur, une petite douche froide de présent… A droite du chauffeur énervé, Laurence rit à mes blagues pas drôles qu’elle répète aux autres car leurs oreilles sont encore bouchées par le concert des enfoirés… A l’arrière de la voiture, un grand échalas dont l’homosexualité crève les pneus, me couve de son regard de plumes comme il l’a fait durant toute la soirée. La copine du producteur construit des phrases biens cimentées d’un air rieur. Petite brune palote au nez aquilin rougi par un rhume, son humour éternue régulièrement. C’est bien la seule qui peut sauver cette soirée Titanic dans un mouchoir de poche… Laurence, quant à elle, ressemble à un iceberg qui fondrait dans la seconde et se reformerait dans la suivante; une véritable insulte aux climatologistes du tempérament… Enfin, Philippe Manoeuvre créneaute de manière très rock… J’ignore à cet instant que je me souviendrai de cette nuit dans les moindres replis de sa belle robe sombre…
Chapitre suivant.

Acouphènes : témoignage de Maddy photographe de concerts

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-10-2008

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« Je m’appelle Maddy, j’ai 25 ans et demi et je suis photographe musicale depuis plus de deux ans. Je me suis retrouvée dans les front stage des grandes scènes, grands festivals, et je me suis retrouvée à faire des photos au téléobjectif devant les enceintes ou attendre mon tour devant celles-ci. Je portais des boules Quiès, mais je pense que cela n’a pas été suffisant.
Quand je me couche le soir, quand je pense trouver le calme, j’ai les oreilles qui sifflent comme pour une baisse de tension, je mettais ça sous le compte du stress ou autre, mais c’est en en parlant avec un ami que j’ai compris ce que c’était : des acouphènes permanents.
Et l’histoire ne s’arrête pas là, il m’est presqu’impossible de dormir !!!!! Chaque bruit me réveille, j’ai le sommeil super léger, et j’ai passé au bas mot un an et demi à ne dormir qu’avec des boules quiès, sinon impossible de fermer l’oeil.
J’ai tenté de me déshabituer, mais la gène revient et ça finit par m’attaquer nerveusement lors de mes nuits qu’on peut dire ‘merdiques’ puisqu’elles sont considérées comme telles si on se réveille dans notre sommeil.
Je ne peux presque plus dormir avec quelqu’un dans le même lit, une amie était rester dormir à la maison, et rien que de l’entendre renifler car enrhumée, cela m’arrachait du sommeil qui me gagnait et me faisait sursauter etc … Et chaque fois c’est pareil. Cela commence à faire des mois que je me dis que ça ne passe pas, que ce n’est pas ma dépression ni la prise d’antidépresseurs qui a changé quoique ce soit. En écoutant mon ami parler de prévention sonore, j’ai appris que jamais ça ne partirai.

Je tiens à vous préciser, je suis musicienne et photographe musicale, j’ai toujours essayé de mettre le plus souvent possible de boules quiès en en ayant toujours sur moi, cela n’a pas suffit, les boules quiès ne protègent plus au delà de 90db… Il vous faut acheter des filtres voire se faire mouler des filtres sur mesures, qui reduisent considérablement les db en haut volume sonore, gardant tous les aigus et les graves (donc meilleur son que les boules quies). Ils protègent très bien les oreilles, ils coûtent 15 euros mais sont réutilisables… Concerts, technival ? Pensez aux FILTRES et non aux boules quiès. Autre précision, pour les concerts et autres en Allemagne, ils n’ont pas les même limite de volume sonore, mon ami m’a reporté un 115db au premier rang d’un concert (couvert dans une salle). Je vous laisse imaginer le massacre en plein air devant des dizaines de milliers de personnes.
Quelques heures de plaisir, intense peut-il être ne sont pas à la hauteur de la gène que ceux-ci procurent.
J’aimerais repasser de bonnes nuits, sans craindre le moindre bruit dans la rue ou des voisins… Dormir sans se réveiller jusqu’au lendemain.« 

Maddy