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Puissance et volume sonore

Je lis de plus en plus souvent ce genre de message de la part des professionnels du son. Beaucoup d’ingénieurs-son (des vrais…) me confient que leurs conditions de travail deviennent véritablement périlleuses. Le réalisateur Patrick Rebeaud fait un constat juste et accablant sur cette...

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Hyperacousie sévère

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 30-09-2009

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Témoignage de Charles,

A 17 ans j’ai commencé à avoir des acouphènes suite à des traumatismes répétés (je jouais de la guitare électrique dans un groupe de métal) puis petit à petit j’ai développé une hyperacousie légère qui s’est dégradée au fil du temps pour devenir sévère environ vers 23 ans. Mais cela s’est fait très progressivement, sans que j’aie eu de nouveaux gros traumatismes , puisque j’ai arrêté la guitare vers 21 ans. J’ai suivi une TRT (rééducation des oreilles par un bruit blanc) à 21 ans et sur les conseils de l’audioprothésiste, je ne me suis pas protégé dans la rue, malgré les douleurs que je ressentais. Aujourd’hui je m’en mords les doigts car mon hyperacousie s’est aggravée considérablement à cause des bruits de circulation. L’école de cinéma que j’ai fini dans la douleur à 24 ans n’a pas arrangé les choses, entre tournages bruyants et montages vidéos usants. J’ai dû arrêter le montage au bout de 6 mois car les céphalées, douleurs aigües et pressions dans les oreilles devenaient insupportables.
Aujourd’hui je vivote en essayant de souffrir le moins possible, et j’ai abandonné toutes mes passions : guitare (même acoustique), cinéma, sport. Je ne supporte plus le moindre son amplifié. Je ne sors presque plus de chez moi car je deviens extrêmement fatigué lorsque je sors dans la rue avec mes bouchons, et les nombreuses sirènes d’ambulances et de voitures de police (j’habite à Bruxelles) me vrillent les oreilles malgré les bouchons.
Je ne peux survivre que grâce au soutien de ma compagne très compréhensive et de mes parents qui me versent une pension. Je n’ai pas d’allocation handicap alors que je ne peux plus rien faire de ma vie. Seul le rivotril m’apporte un minimum de soulagement et me permet de dormir le soir. Quant à mon avenir… j’attends que la science trouve une solution mais dans combien de temps?

Charles

Michael Jackson prenait du Rivotril

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 25-07-2009

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Si vous suivez comme moi le feuilleton haletant de l’été, véritable partie de Cluedo mondiale, vous ne serez pas insensible à l’ultime rebondissement dans ce qu’il est convenu d’appeler : « le mystère de la mort de M.J ». Dernière hypothèse en date, et non des moindres, Michael Jackson aurait (je dis bien « aurait ») été assassiné. Laurie Levenson, professeur de droit à l’Université de Loyola émet de sérieux soupçons à l’égard du médecin personnel de la star, le Dr Murray. Toute la lumière n’a pas été faite sur le mobile du crime, mais cela ne saurait tarder… Les enquêteurs ont découvert dans la cabinet du médecin : du Clonazepam… Qu’est que le Clonazepam ? mais du Rivotril pardi ! un relaxant musculaire pour épileptiques. Que faisait donc ce flacon de Rivotril dans la cabinet du Dr Murray ? Ce sera l’objet d’un prochain billet.

A boire et à manger

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 25-02-2009

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Éric est un cordon bleu, un bec fin qui nous fait agréablement partager ses recettes grâce à des photos et des textes soignés sur son blog « A boire et à manger« . Mais, depuis le réveillon, un hôte indésirable s’est invité au menu…
témoignage :

« Je me rappellerai longtemps du 30 décembre dernier. En fin d’après-midi, je me suis rendu compte que j’avais un léger sifflement dans l’oreille droite qui ne s’arrêtait pas. J’avais déjà eu des acouphènes sporadiquement (genre quelques minutes), mais là, ça avait l’air persistant. Le lendemain, il fallait que je me fasse une raison : il était encore là! J’ai évidemment songé à appeler mon médecin traitant. Injoignable. Deux autres amis médecins. Idem. Il ne faut pas avoir de problèmes le 31 décembre…

J’ai finalement pu voir un médecin la semaine suivante. Qui a détecté une otite dans l’oreille droite. Ce ne serait que ça? J’ai donc eu un traitement antibiotique local. Qui m’a soigné l’otite. Mais pas l’acouphène, toujours bien là. Le médecin a avoué son incompétence et m’a dirigé vers un ORL. Rendez-vous 15 jours plus tard. Il m’a tout de même prescrit un médicament – le Vastarel – qui me semble briller par son inefficacité (dans mon cas, peut-être qu’il est bien pour d’autres…).

Finalement, je vois l’ORL (le jour de la fameuse tempête où j’ai explosé mon parapluie). Qui constate que j’ai un problème de déficience auditive – ce que je savais déjà. Pour l’acouphène, il ne peut rien faire. Fin de l’histoire.

Il suffit de se ballader un peu sur la toile pour s’apercevoir qu’il y a des millions de personnes qui souffrent du même problème que moi, avec toujours ce constat d’impuissance de la médecine traditionnelle. Il existe apparemment des solutions alternatives, mais l’on sent vraiment que la détresse humaine est exploitée en en tirant autant d’argent que possible (et évidemment pas remboursé par la sécu).

Pour l’instant, c’est relativement supportable, même si le phénomène s’est étendu à l’oreille gauche (un sifflement beaucoup plus grave). J’espère ne pas en arriver comme certains à prendre des anti-dépresseurs ou autres cochonneries du genre – style Rivotril – qui ne résolvent rien mais en plus vous abrutissent totalement.

Le mieux est que je trouve toujours une occupation: dans la majeure partie des cas, j’arrrive à ne plus y penser. Le soir, pour m’endormir, je mets un CD qui émet des bruits blancs (on dirait les crachottis d’une radio GO entre deux stations). C’est très monotone et couvre complètement mes . Ca marche plutôt bien.

J’espère trouver une solution un jour. En attendant, je commence à me faire l’idée de vivre avec le reste de ma vie…

Je voudrais tout de même conseiller aux mères de famille d’enquiquiner leur fils afin qu’ils limitent l’utilisation de casques pour écouter la musique. De leur faire mettre des « bouchons d’oreille » lorsqu’ils vont en discothèque ou en concert (et qu’ils évitent de se mettre près des baffles…). Je reconnais n’avoir pris aucune de ces précautions et j’en paie le prix maintenant. Je crois avoir lu qu’un jeune sur quatre avait des problèmes auditifs. Je crains que ce ne soit que le début… « 

Malocclusion et acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 27-12-2008

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« témoignage de Christian

Histoire et guérison de mes acouphènes

Envoi de Christian le 13 Janvier 2003

Bonjour à tous,

je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant les acouphènes (je ne suis pas médecin) et de mon interprétation du symptôme.

1) Historique

1990 :Après une énième nuit passée à la discothèque la Locomotive à Paris, j’ai les oreilles qui bourdonnent toute la journée du lendemain. Le bourdonnement disparaît mais cette fois j’ai eu vraiment peur. Je me jure de ne plus jamais retourner en boîte.

Janvier 1995 : Quatre jours après une soirée de nouvel an durant laquelle une amie m’a fait mal en me hurlant dans l’oreille , je perçois au réveil un léger sifflement dans mon oreille gauche, semblable à celui d’un écran cathodique. Comme ce sifflement n’est perceptible que la nuit, je ne m’en inquiète pas outre mesure. Pendant quatre ou cinq ans je perçois ce sifflement de temps en temps, mais je n’y accorde pas une grande importance. Néanmoins depuis cet épisode les rares fois où je vais en boîte je mets des morceaux de mouchoirs en papier dans mes oreilles.

La dernière fois que je me souviens avoir noté le sifflement c’est en décembre 1998. J’ai cherché sur Internet et suis tombé sur le tinnitus FAQ. Comme il semble qu’il n’y ait rien à faire j’oublie la question. Ensuite pendant cinq ans mon acouphène a totalement disparu.

Août 2001 : Suite à une période de stress intense, je me réveille un matin en entendant à nouveau le sifflement. Au cours des mois suivants il a tendance à augmenter jusqu’à être assez fort par périodes, au point de l’entendre parfois dans la rue. Néanmoins cela ne me gêne pas vraiment parce que les périodes pendant lesquelles il est fort ne durent pas. En janvier 2002 le problème disparaît à nouveau subitement en quelques jours.

Février 2002 : je vais à une soirée étudiante, toujours avec des morceaux de mouchoirs en papier dans les oreilles. Le lendemain de cette soirée, catastrophe: le sifflement est très présent maintenant et surtout, je m’en suis rendu compte dans les semaines qui ont suivi, mon oreille est sensible à certains bruits: la circulation automobile, les ventilateurs, les télévisions me sont désagréables et relancent mon acouphène alors qu’auparavant il était insensible aux bruits extérieurs

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Je ne suis pas allé aux urgences suite à cette soirée parce que je me suis dit qu’il n’y avait pas de véritable traumatisme sonore: j’avais fait attention à éviter les endroits trop bruyants et en sortant de la soirée je n’avais aucune sensation de surdité. Et puis l’acouphène avait déjà été à ce niveau-là auparavant, sans raison visible. Les audiogrammes font apparaître une baisse des deux côtés d’environ 20 à 30 dB dans les fréquences aigues (6000 et 8000 Hz), mais probablement pas liée à cette soirée en particulier.

Pendant plusieurs mois j’ai alors vécu avec un acouphène fort la plupart du temps, c’est-à-dire que je l’entendais au-dessus de la circulation dans les rues à Paris. Ce sifflement me perturbait énormément dans mon travail et dans ma vie de tous les jours, mais étrangement pas vraiment pour dormir. Le problème semblait plutôt s’aggraver avec le temps, même si ma sensibilité aux bruits a régressé en six mois environ. J’ai bien sûr essayé tous les traitements médicamenteux sans résultats: Sermion, Vastarel 35, Nootropyl, le Rivotril ne donnait pas vraiment grand-chose, tous les compléments alimentaires et vitamines que j’ai pu avaler ne m’ont certainement fait aucun mal mais n’ont rien amélioré.

J’ai vécu ainsi avec ce sifflement insupportable pendant un an, dans la situation que les habitués du forum connaissent bien. L’acupuncture, l’ostéopathie ne donnaient pas vraiment de résultats. Il y avait néanmoins régulièrement des jours (un ou deux par semaine) où le sifflement était faible, souvent après une nuit de bon sommeil. Mon acouphène était également amplifié lorsque je baillais en grand ou que je tournais la tête à droite au maximum. D’autre part j’avais remarqué cet été qu’il pouvait être très intense le matin et disparaître brusquement (ie devenir audible dans le silence uniquement) après deux heures de windsurf intense. Je souffre d’autre part de douleurs dans les cervicales et de craquements dans les mâchoires (mais rien de gênant comparé à l’enfer de l’acouphène).

Décembre 2002 : le dentiste qui me suit depuis plusieurs années pour des problèmes d’occlusion dentaire me remplace la dernière couronne métallique que je porte en bouche par une couronne en résine et effectue les derniers meulages correctifs. En quelques jours, l’acouphène disparaît presque complètement, je ne l’entends plus que la nuit, il ne me gêne plus, une rigolade comparé au cauchemar éveillé que j’ai connu, je suis guéri.

2) Que s’est-il passé?

Les dents ne sont pas que de simples morceaux d’émail destinés à broyer les aliments. La manière dont les dents se placent les unes par rapport aux autres (l’occlusion dentaire) joue un rôle adaptatif essentiel lié au squelette et à la posture. Les dents s’ajustent de deux façons:

a) Elles se déplacent les unes par rapport aux autres.
b) Elles s’usent au contact les unes des autres.

Ces adaptations sont imperceptibles à l’oeil nu mais continuelles (la posture change en permanence avec l’âge comme on le voit chez les vieillards) et essentielles à l’équilibre de la mâchoire et par là de l’ensemble du squelette. Les capacités d’adaptation de l’occlusion sont diminuées par de nombreux facteurs, naturels ou artificiels, dont:

- les malocclusions « naturelles », dents qui poussent de travers, qui se chevauchent;
- les traitements d’orthodontie purement esthétiques (destinés à avoir un joli sourire) et non fonctionnels (destinés à ce que l’organe fonctionne bien), comme ils étaient pratiqués il y a quelques années et le sont encore souvent;
- les pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), mais également les amalgames.

Lorsque l’occlusion n’arrive plus à s’adapter, c’est la mâchoire et le corps entier qui doivent d’adapter, d’où des tensions de toutes sortes, des douleurs diffuses n’importe où dans le corps et en particulier migraines, douleurs cervicales, torticolis, des spasmes musculaires (muscles contractés en permanence) d’où problèmes digestifs, urinaires, fatigue chronique etc, etc, et bien sûr acouphènes.

Pour prendre un exemple trivial mais parlant, regardons l’adaptation d’une chaussure au pied. On sait qu’une chaussure neuve peut faire mal au début mais rapidement elle s’adapte au pied et devient très confortable. Imaginons maintenant un caillou dans la chaussure: comme le caillou ne va pas s’adapter, c’est le corps qui doit compenser. Si vous essayer de marcher avec un caillou dans votre chaussure, instinctivement vous allez éviter de marcher dessus.
Vous allez adopter une démarche particulière pour éviter de vous blesser. Bien sûr si vous essayez de marcher des mois ou des années avec ce caillou dans votre chaussure, votre cheville va souffrir, ainsi que votre genou, vos hanches, etc.
Au bout d’un certain temps, sans raison apparente, ou peut-être lors d’un mouvement brusque, ou d’une chute, vous allez soudain ressentir des douleurs insupportables dans le genou par exemple, sans que rien ne paraisse anormal dans l’organe lui-même: vous souffrez d’une pathologie « fonctionnelle » (liée au fonctionnement du corps) et non « organique » (liée à la lésion d’un organe). Un spécialiste du genou sera incapable de vous dire ce qui ne va pas et bien sûr incapable de vous soulager.

Vous voyez à quoi je veux en venir: changez chaussure par dentition, caillou par réparation ou pièce prothétique ou malocclusion, démarche par occlusion, cheville par articulation de la mâchoire, genou par oreille interne, chute par son un peu fort, spécialiste du genou par et vous avez probablement le tableau clinique de beaucoup des habitués du forum. La malocclusion dentaire finit à la longue par faire souffrir l’oreille, qui devient plus fragile aux traumatismes sonores et autres lésions et récupère moins bien, et amplifie des acouphènes qui sans cela seraient faibles ou inexistants.

Il faut savoir que les problèmes de malocclusion sont très fréquents et très mals compris du corps médical en général et malheureusement également des dentistes et même orthodontistes, et totalement ignorés du grand public (vous et moi avant que je ne sois obligé de m’y intéresser). La raison en est certainement d’une part qu’ils passent très longtemps inaperçus (le corps compense bien, il peut s’écouler des années avant qu’un symptôme vraiment douloureux n’apparaisse) et d’autre part qu’un problème fonctionnel est beaucoup moins facile à observer, à appréhender, à comprendre, à traiter qu’un problème organique (une carie par exemple se voit et se soigne facilement).

Vos acouphènes et plus généralement vos problèmes d’oreille sont certainement dûs ou aggravés par un problème de malocclusion si vous présentez des symptômes parmi les suivants:

- articulations des mâchoires qui craquent ou qui font mal, même légèrement;
- migraines, maux de tête, douleurs dans le visage;
- douleurs cervicales de type torticolis, spasmes (muscles durs, contractés) dans le cou, la nuque, les épaules;
- acouphènes qui changent avec la position de la mâchoire (bailler, serrer les dents), de la tête et du cou, qui changent pendant le sommeil ou avec le stress.

3) Traitement

Le traitement de la malocclusion (ou SADAM, « syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur », en français « mauvais fonctionnement et douleurs de la mâchoire ») passe en général tout d’abord par le port d’une « gouttière d’occlusion », sorte de moulage en plastique dur que l’on porte sur les dents comme un appareil d’orthodontie.
Pour en revenir à l’exemple précédent, les gouttières sont comme des semelles en plastique que l’on place dans la chaussure. Les gouttières sont adaptées peu à peu pour aider la mâchoire à retrouver une position normale. Une fois cette position obtenue, toutes les techniques dentaires peuvent être utilisées pour retrouver une occlusion saine (dans notre exemple pour retirer les cailloux): meulages sélectifs des dents, remplacement des pièces prothétiques dures (métaux et céramiques) par des pièces plus souples (résine), éventuellement orthodontie, etc.

Les symptomes et le déroulement du traitement sont très bien décrits sur le site de la société SERET:
http://www.fraternet.org/seret/

Autres sites intéressants, mais il y en a beaucoup d’autres:
http://www.orthoposturodontie.com
http://www.eurocclusion.com/revisionduscientifique.html

4) Par où commencer ?

Si vous souffrez d’un acouphène, la première chose à faire est bien sûr d’effectuer chez un les tests nécessaires concernant l’oreille elle-même (inspection, audiogramme, PEA, éventuellement IRM, etc). Notez également (cf site SERET) qu’un SADAM peut provenir de modifications posturales liées à un traumatisme (accident de la route, cf par exemple http://users.swing.be/belgique.acouphènes/articles/article13.htm) sans malocclusion dentaire. L’ostéopathie est alors indiquée.

Si maintenant vous soupçonnez une problème d’occlusion, la première chose à faire est de trouver un dentiste qui s’y connaît vraiment bien en occlusodontie, et avec qui vous vous sentez en confiance. La société française d’occlusodontie peut certainement vous indiquer des praticiens: http://www.abcdent.fr/annonceurs/scientifique/366 Vous pouvez également écrire aux auteurs des différents sites Internet sur le sujet.

Sachez que le traitement de l’occlusion est un processus long et délicat. (cf la page SERET http://www.fraternet.org/seret/hanson.htm). Il ne s’agit certainement pas de porter une gouttière pendant quelques semaines la nuit et de la jeter, comme je l’ai lu sur le forum. Il faut compter une visite chez le dentiste toutes les deux semaines pendant plusieurs mois, en alternance avec de l’ostéopathie et/ou de le kinésithérapie (cf par exemple la méthode Danis Bois).

Fuyez les dentistes chers et mal remboursés (il y en a de très bons bien remboursés), ceux qui veulent attaquer directement à la roulette ou qui vous proposent d’emblée des traitements lourds (type déposer toutes les couronnes, ou orthodontie), et surtout fuyez comme la peste ceux qui vous parlent de vous extraire des dents, ce qui amène des complications inimaginables, en particulier d’occlusion mais pas seulement (pensez à vous faire arracher une dent comme vous vous feriez amputer un doigt). Un bon dentiste évolue dans votre dentition comme dans des sables mouvants: longue et minutieuse observation avant et après chaque intervention.

Une gouttière d’occlusion est réalisée par un prothésiste et de ce fait est chère, de l’ordre de 4000F. Vous pouvez pour commencer suggérer à votre dentiste de vous réaliser une « gouttière souple », sorte de film plastique souple d’un demi-millimètre d’épaisseur que vous porterez jour et nuit (sauf pour manger bien sûr). Vous verrez très vite si vous obtenez une modification des symptômes, signe qu’il y a là un problème. C’est facile (votre dentiste le fait lui-même dans la semaine), pas cher (300 F?) et sans aucun risque.

5) Conclusion

Voilà mon expérience, à verser au dossier « guérisons » (rubrique qui manque sur ce site à mon avis). Ma conclusion personnelle est que l’oreille comme tout organe est capable de retrouver son équilibre et sa santé si elle est placée dans des conditions dites « physiologiques », c’est-à-dire qu’elle ne souffre plus. Il n’y a pas de maladies sans causes, et les causes peuvent être corrigées.

J’espère lire d’ici quelques temps d’autres messages dans ce sens!

Bon courage à tous,
Christian


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Ma guérison bis

Envoi de Christian le 19 Octobre 2004

Bonjour à tous,

j’ai posté il y a assez longtemps de cela un message de guérison sur ce forum.

Bon, j’ai probablement été trop enthousiaste et ai crié victoire un peu tôt. Il m’a fallu encore plus d’un an et demi de traitement pour en arriver à une situation où l’acouphène est vraiment beaucoup plus supportable, voire souvent inaudible. Néanmoins je reposte aujourd’hui pour répéter et confirmer ce que j’ai dit.

Maintenant je n’entends mon ac (unilatérale gauche, sifflement type télé, déclenché par traumatisme sonore de février 2002, niveau 4 à 6 deux jours sur trois au début, c’est-à-dire insupportable) souvent que le matin, il disparaît la plupart du temps avec la première douche chaude (décontraction des muscles des épaules et de la nuque). Les jours où il persiste c’est supportable, çà n’est plus le sifflement strident que c’était il y a encore un an. C’est chiant quand même mais le traitement continue et progresse. Hier et aujourd’hui je n’entends pratiquement plus rien même devant les ventilos de mon ordinateur (du jamais vu).

En tout cas ma conclusion reste la même: l’acouphène est pratiquement toujours dû en tout ou partie aux problèmes de malocclusion dentaire. Ces problèmes mettent des années voire des décennies à s’installer. Dans mon cas:
1. Pendant la petite enfance croissance anormale des molaires ( »articulé inversé », c’est-à-dire que les molaires du bas sont à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur quand les dents sont serrées) du fait d’un étalement linguale (la langue reste en bas au lieu de se placer contre le palais lors de la déglutition). C’est un signe de problème affectifs (on conserve une déglutition infantile) et c’est très courant dans nos sociétés (alimentation molle, pas besoin de beaucoup mâcher).
2. Travail d’orthodontie mal fait à 12 ans, qui ne corrige pas le problème mais l’aggrave plutôt. Extraction de 2 prémolaires supérieures. Les extractions dentaires sont catastrophiques pour l’occlusion.
3. Couronnes en céramiques (beaucoup trop dures) posées n’importe comment par un dentiste de merde à 25 ans.
4. Là-dessus après une grosse période de stress à 30 ans, la moindre soirée bruyante blesse l’oreille interne qui subit une souffrance muette depuis je ne sais combien d’années. La goutte qui fait déborder le vase.

Quand on rééquilibre l’occlusion, les tensions musculaires dans la nuque, les épaules et le dos se résolvent, les tissus autour des articulations de la mâchoire sont moins stressés et même si l’oreille est un peu affectée, elle ne siffle plus de manière stridente et insupportable. Tout organe placé dans une situation saine ( »physiologique ») finit par guérir. Heureusement sinon çà fait longtemps qu’il n’y aurait plus personne sur Terre.

Néanmoins les traitements d’occlusodontie sont extrêmement lents. On ne rééquilibre pas en six mois un système qui a mis vingt ans à s’installer dans un fonctionnement pathologique. Il ne s’agit pas de mouler une gouttière et de dire basta c’est réglé. Le traitement consiste à lever l’une après l’autre les tensions dans la mâchoire en laissant le corps se réadapter entre chaque intervention, à raison d’un rdv toutes les 3 semaines en moyenne, pendant…le temps qu’il faut.
Pour moi c’est des années, je m’en fous mon dentiste est sympa, patient, compétent, pas cher, bien remboursé, pas loin de chez moi Pour d’autres ce sera peut-être moins. Dans tous les cas il y a bel et bien une évolution positive du système, c’est toute la posture qui se remet en place, en quelque sorte les blocages se libèrent, et çà fait tout de suite du bien.

Si vous croyez ne pas avoir de problèmes d’occlusion j’aurais tendance à dire çà m’étonnerait. Les problèmes d’occlusion sont dans nos sociétés au moins aussi fréquents que les caries, sauf qu’ils ne se voient pas à l’oeil nu. C’est plutôt les occlusions saines qui sont exceptionnelles. En tout cas si vous avez un des symtômes suivants c’est sûr que c’est votre cas:

- Des pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), surtout si elles sont en céramique ou en métal dur (nickel-chrome), mais même en alliage d’or trop dur. Même si elles étaient parfaitement adaptées lorsqu’elles ont été réalisées, votre corps et votre posture ont évolué, les dents naturelles se sont adaptées (usées) tandis que les pièces prothétiques n’ont pas bougé d’un poil.
- Des tensions dans les muscles du cou, de la nuque, du dos, des migraines.
- Des bruits, des ressauts, des déviations à l’ouverture de la mâchoire.
- Des douleurs dans le visage ou dans les articulations de la mâchoire.

Je suis persuadé que ce que dit la médecine holistique est vrai: le corps est une merveilleuse machine qui s’autorépare. Même un traumatisme sonore grave finit par se réparer avec le temps si l’oreille ne souffre plus (plusieurs témoignages en ce sens sur ce forum). Il reste éventuellement un baisse d’audition mais l’acouphène disparaît au bout de quelques mois. Si une souffrance intense persiste des années, c’est le signe que quelque chose perturbe profondément et constamment le corps, et les problèmes de malocclusion rentrent bien dans cette catégorie.

Il y a énormément de sites très bien faits sur la malocclusion, en particulier en France (au moins un domaine où on est en avance). Cherchez « malocclusion » ou « syndrome de Costen » sur Google, lisez, et essayez de trouver un bon dentiste spécialisé (le dentiste moyen n’y connaît rien), pas loin de chez vous (prévoir un traitement sur la durée si traitement il y a), et pas cher. Méfiez-vous de certains dentistes qui n’hésitent pas à vous proposer tout de go un traitement d’orthodontie, voire des extractions (quelle horreur!! Extractions dentaires = prohibées quelle que soit la raison, à moins d’avoir une dent vraiment totalement pourrie). Si votre dentiste ne vous observe pas au moins quelques semaines avant d’entreprendre quoi que ce soit, et s’il ne discute pas avec vous pour vous expliquer ce qu’il pense voir, essayez peut-être ailleurs.

Voilà voilà, je pourrais en rajouter des tartines sur le sujet. En particulier allez voir un site de migraineux et vous verrez qu’ils se plaignent exactement comme certains acouphéniques: maladie apparue subitement « sans raison » (çà n’existe pas les maladies sans raison), souffrance insupportable, traitement médicamenteux inefficaces (d’ailleurs les mêmes vasodilatateurs bidons que pour les acouphènes). 80% des migraines chroniques sont probablement dues à une malocclusion. Comme je l’ai dit il y a plein de bons sites web en français sur le sujet, et vous pouvez envoyer des emails aux dentistes qui font ces sites, en général ils sont sympas et ils répondent. Bon courage et bonne chance à tous! »

22/10/2004

source : sos audition.com

Journaliste de rock : temoignage

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 10-12-2008

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« J’ai 29 ans et je suis acouphénique bilatéral depuis 3 ans et demi… une situation qui n’a cessé de se détériorer.

En juin 2006, je me rends à un énième concert de rock (à l’époque je suis journaliste musical). Le lendemain, j’éprouve une sensation de plénitude de l’ droite. Cela m’est déjà arrivé mais ce jour là je découvre au hasard du Net l’existence des acouphènes. Légère panique et direction les urgences ORL parisiennes. Plusieurs heures d’attentes, aucun examen, un accueil à la limite de l’incorrection et je retourne chez moi avec des corticoïdes et des vasodilatateurs. Deux jours plus tard, un sifflement apparaît dans mon droite. Je viens de rentrer dans le monde merveilleux des acouphéniques. Bien évidemment je passe par tous les stades habituels : anxiété, désespoir, consultations à gogo… Grossière erreur : un examen des PEA chez un Orl me déclenche un acouphène à gauche… Pendant trois ans je vais donc tenter divers remèdes (cf. ci dessous) et je passe par divers stades d’optimisme et de désespoir, je continue à aller à certains concerts armer de Pianissimo sur les conseils d’un ORL, je me reconverti dans le journalisme généraliste. Trois ans plus tard, un seul constat : mes acs ont dramatiquement augmenté d’où une visite à l’IMERTA : peut être trouveront ils quelque chose qui a échappé aux ORL que j’ai rencontré… On me diagnostique un Sadam et l’on me conseille d’entamer une TCC. Pourquoi pas ? En attendant d’être guéri par un traitement à découvrir, pourquoi ne pas tenter de soulager un temps soit peu ? Seul problème, le PEA que j’y ai passé à aggraver mes acouphènes. Désormais je les entends 24/24, par dessus là TV, dans la rue, au bureau… Bref, le moral à zéro et la peur de l’avenir : je n’ai que 29 ans et si ça continue à s’aggraver à ce rythme là. Alors j’essaie tout de même de garder l’espoir.

TRAITEMENTS TESTS :
- vasodilatateurs + corticoïdes
- caisson hyperbare
- Rivotril (aucune action sauf sur le sommeil)
- Stimulations électriques (rien)

A VENIR
- gouttières occlusales
- TCC
-Rivotril pour redormir »

MRC.

source : forum de France acouphènes

Temoignage d’Antoine

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 23-11-2008

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je m’appelle Antoine et je viens d’avoir 23 ans. Je suis en troisième année de droit à Montpellier mais j’ai d’énormes difficulté à suivre les cours car j’ai subi un traumatisme sonore il y a un an.
J’ai toujours aimé les concerts, le indépendant était une véritable passion. Je traînais souvent au Rockstore , mais un soir de l’année dernière, un groupe de garage s’est mis à jouer très fort; il y a eu plusieurs larsens atroces au point que tout le monde s’est bouché les oreilles instinctivement. Beaucoup avaient des bouchons même-moi, mais il mettaient la musique en permanence même entre les morceaux. En sortant mes oreilles se sont mises à siffler, je n’ai pas fait attention car ça arrive souvent avec ce genre de groupe… Un copain, comme moi, s’est plaint de maux de têtes assez forts et de légers acouphènes. Les jours passent mais les acouphènes ne passent pas… mes oreilles commencent à se boucher et je ressens de vives douleurs à l’oreille gauche. Ni une ni deux, je consulte un ORL de Montpellier qui me prescrit du Solupred 20 mg, une posologie de 3 comprimés par jour pendant une semaine ainsi que du Vastarel 35 mg à raison de 2 comprimés par jour. Au bout de 15 jours, je ne tiens plus ! mes oreilles sifflent toujours, je souffre d’insomnie et je sens bien que la dépression est en train de me tomber dessus. Le moral à zéro, je retourne chez l’ORL qui me prescrit cette fois-ci du Rivotril (20 gouttes le soir) et Seroplex 10 mg pour m’aider à faire face. Les effets secondaires l’emporte sur les effets bénéfiques pour moi qui ne suis pas habitué aux médicaments… J’ai des nausées, des maux de têtes, des douleurs abdominales en plus de mes acouphènes et des douleurs à l’oreille gauche. Je décide d’arrêter le traitement au Seroplex en accord avec l’ORL qui me propose Cymbalta. Je retrouve l’appétit et un peu d »énergie pour continuer à suivre les cours à la Fac, mais en quelques mois je prends beaucoup de poids… Il me reste le plus dur : terminer ma deuxième année avec des acouphènes permanents et douloureux et mon oreille gauche est toujours bouchée. J’y arrive non sans mal. Les oraux ont été un véritable supplice. Cette année je peux difficilement aller en cours car le bruit des amphis me rend dingue. En plus avec des bouchons, je ne passe pas inaperçu et comment prendre des notes dans ses conditions ? Enfin, j’ai décidé de consulter un ORL réputé à Lyon. J’espère qu’il m’aidera à voir le bout du tunnel car ma vie sociale est vraiment limitée en ce moment. J’ai essayé mille remèdes sans aucune efficacité…


Antoine.

la Star Ac des médocs

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 29-10-2008

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Rivotril , tout le monde « vote contre » mais on en redemande… On ne sait d’ailleurs même pas pourquoi on s’est mis à compter les gouttes un soir. Sans doute après un « coup de blouse » ?… On oublie tout, sauf de prendre sa dose de poison mentholé. On n’a pas besoin de voler pour s’en procurer, le médecin vole à notre secours en cas de manque. Il n’y a pas de au Rivotril.
« Rive-autre-île » où l’on comprend qu’il sera difficile de s’en échapper sans un autre au manque de sommeil… Sale drogue !

Guéri de l’hyperacousie : témoignage

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 19-10-2008

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Je m’appelle Fabien, j’ai 28 ans et si vous lisez ces quelques lignes, j’espère qu’elles vous aideront à vous dire qu’on peut se sortir de « l’enfer » que produisent les acouphènes et l’. Car « Enfer » est bien le mot que l’on peut utiliser lorsque ça vous tombe dessus et seuls ceux qui sont passés par là savent ce que c’est et c’est bien pour çà que leur témoignage et leur soutien sont si précieux, du moins pour moi , ça l’à vraiment été.

Lorsque ça vous arrive , vous vous retrouvez seul face à tous ces phénomènes et symptômes incontrôlables et complètement angoissants. Gérer ces bruits nouveaux est un véritable parcours du combattant, surtout au début.

En ce qui me concerne, lorsque tout a commencé, j’ai bien cru que j’allais finir par passer par la fenêtre…
C’était il y a déjà deux ans, le samedi 13 mai 2006, en sortant du magasin dans lequel je travaillais à l’époque, j’ai subi un traumatisme sonore dû au déclenchement d’une alarme bien trop forte.

A mon retour chez moi le soir, j’étais assez sonné, et le lendemain matin, mes oreilles étàient bouchées et je n’étais pas bien, je suis donc allé directement aux urgences car c’était dimanche… Après un long après-midi à attendre, l’on m’a prescrit du Solupred et des vasodilatateurs. Au bout de 3 jours, un léger sifflement m’est apparu à l’ gauche. Les oreilles toujours bouchées, j’entendais ce bruit très aigu, après quelques jours est devenu si strident que dormir m’était devenu impossible. Je n’entendais plus que ce sifflement. C’était si angoissant que je suis allé voir un ORL qui m’ à redonné un traitement identique à prolonger un bon mois supplémentaire. l’ORL m’a aussi apprit que mon audition avait légèrement baissée.

Mais l’acouphène était si fort que je ne dormais plus, des nuits blanches sans fin à me demander quand ce bruit allait s’arrêter et s’il ne s’arrêtait pas, comment j’allais pouvoir continuer à vivre avec. Je me revois encore mettre en route le ventilateur, la musique, pour que je sombre dans le sommeil, le sifflement finalement masqué par ces artifices.

Car quand ce genre de chose vous tombe dessus, personne ne vous explique comment procéder, comment s’approprier ce bruit et finalement, vivre avec. C’est la panique.

Après plusieurs jours d’insomnie, le suicide m’apparut comme le seul moyen de mettre fin à ce supplice. Et c’est àux urgences qu’on à fini par me prescrire du Rivotril pour m’assommer là nuit.

Le Rivotril permet de récupérer un rythme et d’atténuer l’angoisse qui augmente les symptomes. Avec cet acouphène s’est installé progressivement une , qui s’est avérée encore plus stressante que l’acouphène lui-même, car partout ou j’allais les bruits me semblaient décuplés. Tout résonnait dans ma tète, je ne supportait même plus le bruit des couverts dans les assiettes. Dans les grandes surfaces le niveau sonore me donnait l’impression que j’allais tomber, du coup j’ai fini par ne plus sortir et par être mis en arrêt maladie pour accident du travail.

L’aide la plus précieuse que j’ai pu trouver face à tout ça fut les témoignages, l’écoute et les bons conseils de certaines personnes, elles aussi passées par là, et je ne les remercierai jamais assez. « Qu’est ce que j’ai ? » « Comment vais-je faire pour vivre avec ça ? »,  » J’ai tel et tel symptôme, est-ce normal ? « . Combien de fois Arnaud et d’autres ont dû me voir débarquer sur internet , complètement paniqué pour savoir quoi faire ou tout simplement pour etre rassuré. L’angoisse et le psychisme finissent par prendre une place énorme suite à un tel traumatisme. On finit par avoir tout bonnement peur du bruit. Ces bruits normaux qui d’un coup paraissent dangereux, insurmontables. La vie change brutalement, le moral en prend un coup et j’avoue que les antidépresseurs m’ont également bien aidé à remonter la pente.

Se protéger au début reste nécessaire. Bien sûr pas trop non plus, car l’ doit se réhabituer au bruit. Je mettais des bouchons dans les lieux bruyants, les transports et j’ai pu tout doucement reprendre le travail, au bout de 6 longs mois de galère.

Aujourd’hui, et ça à été long, mon à complètement disparu, mais je garde comme une trace de cet accident, mon acouphène à l’ gauche. Il a bien sûr beaucoup diminué, et je ne l’entends que le soir, ou quand je suis fatigué. J’arrive à dormir sans Rivotril , ça aussi m’a pris du temps, mais j’y suis arrivé.

J’estime avoir eu beaucoup de chance, quand je vois à quel point des personnes souffrent encore de ces symptômes de nombreuses années après leurs traumatismes. Mais j’aimerai vous dire une seule chose c’est que vous n’êtes pas seuls face à ça, des gens sont là pour témoigner, vous aider à passer ces moments difficiles, à voir le bout du tunnel, car il y à des gens qui s’en sortent, et même pour ceux qui vivent avec ce traumatisme au quotidien, il y a des solutions pour continuer à vivre avec . Il faut simplement du temps, de l’écoute et croire en sa guérison.

Guérir des acouphènes : témoignage positif

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 14-10-2008

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« Je voulais déjà remercier toutes les personnes avec qui j’ai pu avoir des contacts grâce à ce forum (nono, pioutte76, …).

Les échanges que j’ai eu avec eux m’ont permis de passer de très dures épreuves qui dieux seul sait où elles auraient pu me mener.

Je vais vous raconter mon histoire et vous comprendrez pourquoi ce peut-être un message d’espoir pour certains.

Nous voilà début avril, musicien rock depuis 17 ans (batteur notamment), je rentre à la maison avec la tête « dans le seau » et des sifflements dans les deux oreilles qui me donnent l’impression qui sont dans tout mon crâne.

Cela m’était déjà arrivé, rarement à ce point mais bon je n’avais pas plus peur que ça. Or essayant de m’endormir, je remarque que j’ai énormément de mal à en faire abstraction. Je me laisse 24 h avant de paniquer.

Je me fais, le soir suivant, des massage pour essayer de m’enlever l’effet « tête dans le seau », mais cela fonctionne très peu. Je fonce voir mon généraliste, il me dit que ce serait dû à de l’hyper-tension qu’il a décelé au bout de seulement 1/4 d’h de consulte. Il me file du coversyl (un beta-bloquant) et hop, au revoir.

10 jours passent, je vais voir mon médecin de famille qui me prescrit un scan et un bilan sanguin, m’enlève le coversyl et remplace tout ça par du vastarel et du rivotril. J’ai refusé de prendre du rivotril vu les effets secondaires.

1 semaine plus tard et tous les exams effectués, je retourne voir mon médecin de famille qui me dit que tout est ok, p-ê un IRM à faire, et m’oriente vers un ORL.

A force de massage et p-ê d’accoutumance, les sifflements me semblaient moindres et j’avais moins l’impression que je venais de descendre de l’avion. Jusqu’aux examens que j’ai passé, je n’ai pas fermé l’oeil avec tout ce qui me passait par le tête plus mes crises de panique dû à l’hyper concentration que j’avais faite sur mes acouphènes.

L’ORL que je vais voir me dit qu’il faut que j’aille faire un audiogramme en urgence, il me prescrit des corticoïdes (solupred) à hautes dose (80 mg/jour) sur 5 jours. il me dit qu’il n’y croit pas trop mais que ça peut marcher car mon effet tète dans le seau est du en fait à un oedeme qui aurait été créé suite au trauma sonore, mon hypertension était donc ponctuelle.

Miracle, je sens mon crane tout entier se décongestionner et mes sifflements me laisse de plus en plus tranquille.

Je vais 2j après (vive les urgences ORL!) faire mon audiogramme chez, heureusement, un ORL très compétent. Il me dit qu’effectivement, j’ai subit un « blast » sonore mais que j’avais aussi un problème très ancien de pression mal régulée due à une trompe d’eustache inflammée.

En plus du vastarel 35 et du solupred, je me retrouve avec un antihistaminique (Telfast 120 mg) plus un corticoïde à pulvériser dans le nez (Nasoflex). Ce qui fait qu’au bout d’un mois et demi après mon trauma j’ai pratiquement récupéré mais g toujours des sifflements très légers que je classerai à 1 ou 2 /10 sur une échelle de nuisance alors qu’au début ils étaient plus vers 7 ou 8, car je n’entendais que ça.

Donc un conseil, consulter un ORL directement, voire plusieurs et très vite !!! Peut-être que je répète ce qui a certainement déjà été dit mais je ne voulais pas faire comme certains qui ne viennent là que quand ça va mal, moi ça va beaucoup mieux et je suis venu donc le partager pour réconforter ceux qui vont mal.

Il paraît que je suis un cas classique ou d’école comme m’ont dit les ORL que j’ai consulté, donc je pense ou plutôt j’espère que ça va aider pas mal de gens qui étaient dans mon cas à cogiter et à tourner en rond toutes ces nuits blanches.

En espérant que ça aide quelqu’un, peut-être à bientôt et encore merci pour tout! »

Témoignage de Prgalder, un ami batteur, paru le 23 Juillet 2007 sur :
SOS AUDITION