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Un appareil pour reposer les oreilles

Le bruit de la cafetière est offert… Rien de tel qu’un bruit de nature, de vagues ou de pluie si vous passez votre temps à jouer à GTA. Entre deux rafales de M16, vous pourrez vous rappeler qu’il existe dehors des arbres dont les feuilles bruissent doucement à la morte saison....

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http://twitter.com/Artnono

Rivotril : prescription securisée le 2 janvier

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 29-10-2011

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Le 2 janvier 2012, la prescription du Rivotril sera l’apanage des neurologues et des pédiatres. L’arrêté du 24 août 2011 stipule que le Rivotril est désormais considéré comme stupéfiant, et par conséquent les conditions de sa prescription seront plus rigoureusement encadrées.
En résumé, à compter du 2 janvier seuls les spécialistes susmentionnés seront habilités à délivrer une ordonnance chaque année, le renouvellement sera effectué par les généralistes.

La raison d’un tel renforcement « sécuritaire » est à chercher du côté des toxicomanes. Le Rivotril est consommé comme du petit lait par les junkies. Le médicament fait l’objet d’un trafic reposant sur la falsification d’ordonnances.

Voici un extrait d’un bon article sur l’usage détourné du Rivotril par les toxicomanes :
« La journée avance. Vers 17 heures, Roy en est à sa 3e canette et « s’envoye » un ou deux « Rivo » toutes les trois ou quatre gorgées. Il est toujours convivial et semble cohérent, quoiqu’un peu plus taciturne. Sur ma demande, il m’affirme avoir consommé un flacon et 5 ou 6 comprimés. Après vérification et comptage, il s’avère qu’il a en réalité « gobé » 18 « Rivo ». Ce qui ferait 86 mg de clonazépam depuis le matin en comptant le flacon de Rivotril en gouttes.
Roy, qui ne semble pas étonné, m’explique qu’il se trouve assez raisonnable, car certains boivent les flacons d’un trait et avalent les cachets par poignées. « Surtout ceux qui prennent des « verts »4 parce qu’une boîte de « verts », ça fait deux boîtes de Rivo ! »
Et de préciser : « Les Rivo c’est quand même moins grave que les « verts », même si t’en prends plus. Les toubibs le savent et t’en filent sans problème. Il t’arrive moins de galères même si ça nique aussi grave la tête… et puis ça rend pas klepto comme les « Rhyp »5. Quand je lui demande quelles sont selon lui les conséquences les plus graves de l’abus du Rivotril, il parle de la perte de ses papiers, sa carte Vitale surtout, mais des rendez-vous oubliés. « Mais c’est pas grave de toute façon, avec la bière et les Rivo t’as vite oublié ce que t’as perdu »
 »
http://www.pistes.fr/swaps/47_101.htm

On peut se demander pourquoi les malades feraient les frais des certificats de complaisance délivrés depuis des années par les généralistes. Alors que le Rivotril est le médicament le plus efficace pour calmer l’hyperacousie, dont les manifestations neuronales sont proche de l’épilepsie, il n’est pas dit que nous puissions en bénéficier à l’avenir…
Tout semble indiquer que la volonté des autorités sanitaires est de sevrer les malades contre leur gré, de substituer un autre médicament au Rivotril dont les bénéfices sont pourtant avérés pour un grand nombre de pathologies.

Liste des médicaments sous surveillance

Posted by Nono | Posted in santé | Posted on 31-01-2011

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Voici la liste des 77 médicaments sous surveillance publiée par l’AFSSAPS
Dans la liste figurent le Rivotril et le Stilnox

« Tous les médicaments disponibles sur le marché en France font l’objet d’une surveillance dans le cadre de la pharmacovigilance.
Figurent sur la liste ci-dessous des médicaments ou classes de médicaments faisant l’objet, à ce jour, d’un suivi renforcé ou d’une enquête de pharmacovigilance :
- soit parce que les autorités sanitaires ont jugé nécessaire, à titre préventif, de renforcer ce suivi
- soit parce que des signaux de risque ont été détectés, justifiant une vigilance accrue.
Les motifs du renforcement de cette surveillance sont précisés dans le tableau ci-dessous ainsi que les actions en cours ou envisagées, résultant de cette surveillance.
Ces médicaments bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché : le bénéfice qu’ils apportent aux patients dans leurs indications thérapeutiques est donc jugé plus important que le risque lié à son utilisation car c’est le critère
essentiel permettant la délivrance et le maintien de l’autorisation de mise sur le marché.
Aussi, la présence d’un médicament sur cette liste est-elle une garantie pour les patients. Cela signifie qu’il existe une surveillance particulièrement proactive de ce médicament, et que les mesures adaptées seront prises si nécessaire.
Cela ne doit en aucun cas conduire les patients à qui il a été prescrit un de ces médicaments à l’interrompre sans avoir préalablement pris conseil auprès de leur pharmacien et/ou consulté leur médecin. »
LISTE DES MEDICAMENTS

http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Dossier_de_presse_-_surveillance_des_medicaments.pdf

Comment la médecine rend malade

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 26-09-2010

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« Comment la médecine m’a rendu malade »
L’histoire d’un jeune pianiste drogué aux psychotropes, antidépresseurs, anxiolytiques et neuroleptiques par la médecine généraliste, psychiatrique, spécialiste et neurologique pendant 15 ans, victime de 15 faux diagnostics par 15 médecins différents, pour soigner un traumatisme auditif ».

Bonjour,
Vous ne me connaissez pas, et pour cause. Je n’ai jamais voulu faire étalage de mon état et pleurer sur mon sort sur un quelconque forum d’Internet. Et lire les témoignages d’autres personnes dans le même cas que moi me causait une grande tristesse.
Aujourd’hui, je viens de « fêter » mes 15 ans d’hyperacousie, d’acouphènes et de céphalées et j’ai décidé de raconter ma vie de traumatisé auditif. Voici mon témoignage :

Je suis un ancien musicien, aspirant professionnel, fan de piano et de Jazz depuis tout petit (mes deux parents sont des musiciens de très haut niveau). J’ai grandi dans un cadre familial difficile : divorce, père absent, d’un égoïsme démesuré. Plusieurs membres de la famille de mon père souffrent déjà de problèmes auditifs d’origine génétique : j’ai un petit cousin sourd d’une oreille, mon père souffre d’une perte auditive qu’il pense due à son passé de musicien et est appareillé, ma grand-mère est à moitié sourde depuis l’age de 50 ou 60 ans. Vers l’âge de 7 / 8 ans, à la suite d’otites à répétition, on m’a diagnostiqué une perte d’audition concernant les fréquences aiguës du langage. Mais aucun diagnostic réel n’a été fait pour savoir si la perte auditive venait de ces otites ou non.

J’ai commencé a m’intéresser seul a la musique via l’informatique vers 11 ans mais c’est seulement vers 15 ans que j’apprends le piano en autodidacte bien que ma mère soit professeur de piano . (je savais à peine jouer). A 17 ans, j’entre en classe de Piano Jazz au Conservatoire, contre l’avis de mon père (lui-même bardé de diplômes du même conservatoire).
Mes études en pâtissent, et je rate mon bac, ce qui me donne une occasion en or : je quitte le lycée au bout des deux premiers mois du redoublement de ma terminale. Je deviens pianiste de piano-bar et m’investis complètement dans la musique dans le but de devenir professionnel. je poursuis donc mes études au conservatoire et Je rêve à une carrière de compositeur / arrangeur / producteur en parallèle au piano bar.

Pendant 3 ans, je vis un rêve au Conservatoire. En 6 mois, je me produis plusieurs fois sur scène, tout en continuant le piano-bar. Le 19 Mai 1995, je joue avec mon ancien groupe dans un pub, pendant 20 minutes. Un son assourdissant, les retours des enceintes pour la scène sont à leur volume maximum.
Le lendemain, alors qu’il n’y avait eu aucun symptôme pendant ou juste après le concert, je me réveille avec un acouphène et une hyperacousie qui m’empêchent de jouer du piano.
Trois jours durant, des musiciens me disent : « ça va passer »… Mais ça ne passe pas.
Je consulte mon premier O.R.L, le docteur A., qui me dit : « Vous avez perdu de l’audition, je ne peux rien faire. »
Je rentre chez moi, complètement déprimé. Je vois un second O.R.L (celui qui avait soigné mes otites quand j’étais petit), même diagnostic : « Je ne peux rien faire. » Il me donne un petit médicament, peut-être un vasodilatateur léger, sans conséquence. Nous sommes la première semaine de juin 95.
Début juillet, je consulte mon 3ème O.R.L., qui me reçoit très énervé : « Mais il fallait aller à l’hôpital, sous perfusion de vasodilatateur. Qui sont les abrutis que vous avez vus ? Maintenant c’est trop tard ».
Il me prescrit un vasodilatateur par piqûre (Iskedil Fort) pendant plusieurs semaines, mais « Ne vous attendez pas à un miracle, c’est trop tard ».
Il ne se passera rien.

J’essaye de faire jouer mon assurance scolaire encore valide, pour faire reconnaître mon traumatisme auditif comme « accident ». Ma demande est refusée. On me dit : « votre état (Acouphènes et Hyperacousie) vient de la perte auditive que vous avez depuis votre enfance et pas d’un quelconque traumatisme auditif. »

Mon O.R.L demande un second diagnostic au docteur F. , à la clinique bien connue de l’audition du Sud-Ouest Français. J’avais déjà consulté cette clinique en 1989, pour demander un appareillage afin de pouvoir bien suivre ma scolarité au lycée. Appareillage auditif de l’époque (1989 donc analogique, sans aucun filtre, compresseur, limiteur, etc..) que je portais lors de mon traumatisme. (Ce n’était pas très intelligent, en effet, mais personne ne m’avait jamais mis en garde contre le port d’appareil auditif dans un environnement brouillant et le fait que ceux- ci pourraient aggraver un éventuel traumatisme auditif).

A la seule lecture de mon audiogramme, le verdict du Docteur tombe : « Vous n’avez pas de traumatisme. Vous souffrez d’otospongiose cochléaire non opérable d’origine génétique, qui vous amènera à une surdité certaine dans les mois à venir. » Limite insultant le médecin me dit : « Comment avez-vous pu faire de la musique avec cette audition ? » Je fais remarquer que ma perte auditive dans les aigus, principalement axée sur les fréquences du langage, ne m’avait jamais gêné pour faire du piano ou de la scène.

Courant 1996, après ma visite a Béziers, mon état s’améliore, l’hyperacousie baisse, mais pas les acouphènes ; j’arrive néanmoins à ressortir de chez moi sans protections auditives, ce qui n’était plus le cas depuis juin 1995.

Fin 1996, mon état s’aggrave. L’hyperacousie augmente, les acouphènes aussi (ils ont fini par se déclarer dans la deuxième oreille après une séance d’acupuncture). Je pense que cela est dû au fait que je sortais plus souvent, j’ai donc été exposé à divers bruit très puissants (aboiements de chien, etc…). Je me replie sur moi-même, sans métier (ne pouvant plus jouer en piano-bar ni poursuivre mes études), sans formation, sans bac.
La descente aux enfers commence. Mes loisirs se résument à la télévision, et une console de jeu. Quelques semaines plus tard, première gros problème sur mon parcours de convalescent. La direction départementale de la D.D.E (préfecture) fait construire des bureaux au rez-de-chaussée de mon immeuble. C’est l’enfer. Je décide de rester, je n’ai pas le choix. Ma mère a quitté son travail pour s’occuper de moi, mon frère est sans travail, et moi sans ressource. Nous vivons des allocations chômage de ma mère.
La construction des bureaux à coups de marteau-piqueur au rez-de-chaussée (j’habite au 5ème étage dans un immeuble des années 60) m’achève. Mes acouphènes augmentent, ainsi que l’hyperacousie, c’est infernal. Mes premières céphalées commencent à apparaître, en même temps que l’augmentation très importante de mes acouphènes.
On commence à chercher des solutions idiotes. On essaye la méthode Tomatis , le résultat est catastrophique : le praticien incompétent a failli me provoquer un nouveau traumatisme auditif par incompétence. On consulte une guérisseuse, pendant des années, sans résultat. Ma rencontre avec la personne deux fois en personne n’a donné aucun résultat), le reste étant fait « à distance ».

Fin 1997 j’ai mon premier ordinateur. Mon Grand-oncle Louis me l’offre, avec plusieurs mètres de rallonge pour sortir le pc de ma chambre, je ne supportais plus, a cause de l’hyperacousie, le bruit des ventilateurs du PC très bruyant.

Un jour, je trouve par hasard, les coordonnées de France Acouphènes. J’envoie un fax. On me répond en me conseillant d’aller voir un O.R.L spécialisé dans les acouphènes sur Nice. Premier constat : il faut vérifier le diagnostic de Béziers. Le praticien est étonné que le professeur qui m’a fait mon diagnostic n’ait pas demandé une expertise par scanner pour vérifier l’otospongiose.
Problème : comment aller passer un scanner dans une autre ville quand on ne supporte même plus le bruit de l’eau ?
Au bout de quelques mois, la pression est trop grande, et nous louons un taxi pour aller passer le scanner. Verdict : oreilles intactes, pas d’otospongiose.

A cause de ce verdict, mon O.R.L me dit être impuissant, et m’envoie chez une psychiatre : « Elle peut peut-être vous aider » …
C’est la deuxième et la troisième descente aux enfers en même temps.
Deuxième, car on me met sous neuroleptique. On m’a fait passer le Test de Rorschach.

A cause de mon résultat semple-t-il pas positif, je suis mis sous Risperdal (neuroleptique puissant). Je deviens un véritable zombie souffrant d’une multitude d’effets secondaires, dormant tout le temps. Il n’y a pas d’effet sur mes oreilles. On me prescrit du Rivotril, seul médicament a avoir un effet positif sur mes céphalées, qui commençaient à devenir très invalidants et dont on ignore la cause. Viennent-elles des acouphènes très puissants, ou de l’hyperacousie ? Personne ne le sait.

Troisième descente aux enfers : un immeuble énorme se monte à la place de l’usine qui se trouvait dans la cour de mon immeuble. Tous les jours, je pars en taxi à 7h du matin pour aller me réfugier chez mes grands-parents qui habitent à 100 mètres. 20 secondes de taxi, c’est un moindre mal comparé à 100 mètres à pied, quand on ne supporte plus les bouchons de protection auditifs et les bruits de la rue.

La construction dure deux ans. En même temps, un nouveau voisin arrive et attaque des travaux au marteau-piqueur sous ma chambre. Entente impossible : il refuse de nous prévenir 5 minutes avant de commencer à percer à 7h30 du matin. Je passe mon temps à supporter les bruits, ou à les fuir en taxi.
Mon médecin, qui m’abrutit avec des neuroleptiques, persuadé que j’ai des gros problèmes psychologiques, me remplit une demande à la COTOREP (appelé aujourd’hui MDPH).La thérapie de sa collègue psychologue consiste à me faire affronter le bruit extérieur. C’est une catastrophe. De plus, je ne supporte plus les effets secondaires du neuroleptique. Mon médecin refuse tout net de changer de médicament. Je suis obligé de changer de psychiatre ; le nouveau continue le traitement au Rivotril, et me donne du Solian à la place ainsi que de nombreux autres médicaments.

Fin 1999, on ne sait par quel miracle (action à long terme du Rivotril ?), mon état s’améliore. Les céphalées baissent, l’hyperacousie aussi, mais les acouphènes ne font qu’augmenter. Je diversifie mes loisirs, et tente de réaliser un rêve : produire un album de jazz, le premier et peut-être le seul de ma vie. (Ce projet est encore en cours de réalisation aujourd’hui). Sur les conseils d’un ami, je tente de retourner au cinéma, ce qui est concluant. Le niveau de mon hyperacousie me permet de voir des films dans un cinéma qui diffuse de la V.O.S.T (Version Originale Sous-titrée) et dont le volume est beaucoup moins fort que les cinémas diffusant de la V.F (Version Française). De 1999 à 2002, je vis avec les effets secondaires du Solian. (baisse de tension artérielle entre 6 et 7h tous les soirs, juste avant le repas), et je pratique 5 minutes de piano par jour.
En 2001 , je vais voir une de mes idoles musicale en concert. Le son est effroyable. Je me mets à 200 mètres de la scène avec des bouchons. Heureusement, Aucune séquelle.

Fin 2002, TF1 me contacte pour faire un reportage sur les traumatismes auditifs. La journaliste était tombée sur mon site, où j’avais publié mon témoignage. Par malchance, une infection à l’oreille se déclenche 3 jours avant le reportage. Mis sous cortisone, j’envoie TF1 à l’association A.P.T.A (Association de Prévention des Traumatismes Auditifs).
Là, les effets secondaires du Solian sont devenus insupportables. Je n’ai plus aucune envie de vivre (mais je n’ai pas d’idées suicidaires pour autant, je ai juste envie de ne rien faire), amorphe toute la journée. Devant le refus de mon médecin de changer le médicament (encore une fois), je provoque un sevrage immédiat moi-même, ne connaissant pas le danger qu’un tel pratique peut avoir sur l’organisme.
Deux mois plus tard, je suis victime d’un puissant malaise vagal. Incompréhension totale des médecins qui m’examinent. On me conseille du Xanax (que je n’ai pas pris, le sachant ototoxique), on me fait faire un électrocardiogramme. Au bout de deux semaines de malaise vagal 24h/24, un médecin lâche « Essayez de reprendre votre traitement (le Solian) ». Je le fais. Les malaises disparaissent au bout de deux semaines. J’ai juste le temps de finir la composition de ma première bande originale, celle d’un court métrage qui sera diffusé au Grand Rex à Paris tout en composant la musique d’un jeu vidéo québécois pour la société CODECO ainsi que l’écriture de plusieurs compositions pour un guitariste de jazz américain.
Un mois plus tard, les effets secondaires sont à nouveau insupportables. J’essaye un second sevrage personnel mais plus espacé dans le temps et cela sur 2 mois et demi. Une crise de tachycardie me précipite aux urgences a peine une semaine après l’arrêt total du Solian, et me vaut un séjour abominable dans l’aile psychiatrique de l’hôpital, au milieu de personnes suicidaires, lobotomisées, cancéreux, etc …
On me force à reprendre le Solian (mais pas le Rivotril que j’avais arrêté en même temps).
Mon état ne s’améliore pas. Une semaine plus tard, explosion de céphalées et d’hyperacousie, à se taper la tête contre le mur, et ça ne s’arrête pas. La douleur n’est tout simplement pas supportable (n’oubliez pas les acouphènes très puissants par-dessus).
En mai 2003, on trouve par miracle un généraliste qui vient plusieurs fois me voir à domicile, et me redonne du Rivotril completement par hasard, et que j’avais arrêté en même temps que le Solian en décembre 2002…
Au bout de quelques jours, les céphalées, l’hyperacousie, les douleurs baissent.
J’arrive à ressortir pour faire quelques courses, j’essaye deux fois d’aller au cinéma (ce que j’arrêterai définitivement en 2005, je n’y arrivais plus). Ce médecin m’appliquera la TCC pendant 2 ans (Thérapie comportementale et cognitive dont il venait d’être fraichement diplômé) mais, se sentant impuissant face a mon cas, m’envoie chez un de ses collègues, psychiatre et thérapeute comportementaliste et cognitif (TCC) qui basera sa thérapie sur le fait que je suis « anxieux, angoissé, avec une phobie du bruit ». En guise de thérapie, il me conseille de sortir sans protections et me soumettre au bruit de « l’extérieur ». Il me dit de prendre le bus, le train, le tramway, d’aller voir des concerts, de passer dans des rues ou des travaux sont réalisés et cela sans protection.
Toutes ces expériences ont été catastrophiques, et mon état de 2004 n’a fait qu’empirer jusqu’à aujourd’hui. De plus ce médecin continue de me donner du Solian en en doublant la dose (200 mg par jour) et me fait arrêter le Rivotril : « c’est un vieux médicament, vous êtes anxieux, peut-être dépressif » (je n’ai jamais montré un quelconque signe de dépression en 15 ans) « prenez du Cymbalta 60mg à la place du Rivotril, c’est la même chose. »
Je ne constate aucune amélioration de mon état. Je tente un concert de rock sur ses conseils dans ma ville. Impossible d’approcher la scène a moins de 200 mètres même avec des protections.

Les années passent, et mon état physique se dégrade énormément. Je commence à souffrir de tous les effets secondaires répertoriés dans les notices du Solian et du Cymbalta 60mg (le Solian est un neuroleptique, le Cymbalta un antidépresseur), sans que mon état ne s’améliore pour autant. En un mot, ils n’ont aucun effet positif, mais que des effets néfastes. Ma santé commence même à être en danger.
J’ai répertorié tous les symptômes vécus (liste légèrement incomplète, il y a 13 ans d’ordonnance et d’analyse à faire) sur cette page où j’ai décidé de raconter mon parcours thérapeutique, à savoir : le soin d’un traumatisme auditif par la médecine psychiatrique, sur les conseils d’O.R.L impuissants face à des symptômes d’hyperacousie et d’acouphènes et de céphalées.

J’en deviens presque fier de cette liste… J’ai dépassé la liste de symptômes d’un de mes amis, souffrant de sclérose en plaques… Faut-il en rire ou en pleurer ? J’essaye d’en rire … Je n’ai pas dit que j’y arrivais.

Trouvant que tout cela tourne au ridicule, j’insiste très fortement auprès mon psy pour qu’il élimine le Solian de mon traitement. Il accepte, mais refuse l’arrêt du Cymbalta 60mg (antidépresseur). Il affirme : « Vous êtes un gros anxieux et angoissé, vous n’avez rien aux oreilles, sans médicaments, vous vous en sortirez jamais. »
Nous attaquons le sevrage du Solian en 2008. Aujourd’hui, juillet 2010, au bout de deux ans, le traitement n’est toujours pas arrêté. Nous sommes passés de 200mg à 25mg. Certains symptômes ont disparu (diarrhée, constipation, hémorroïdes etc.), de nouveaux sont apparus : contraction musculaire de la mâchoire, qui me provoque des céphalées très importantes bien plus que ceux que j’ai subit depuis leur apparition en 1997, réduisant ma vie sociale à zéro (elle n’était déjà pas fameuse, vu que depuis 15 ans, ma vie sociale se réduit à de la discussion sur Internet, et écouter un peu de musique quand l’hyperacousie et les céphalées se calment …). Je souffre de céphalées très puissants jusqu’à Noël 2010 a cause de la contraction de la mâchoire (dont un traitement par ostéopathie puis par laser n’a rien donné de bon a part aggraver mes céphalés. Je suis en état de fatigue extrême, limite zombie, je n’ai plus aucune envie de faire quoi que ce soit, ni même de vivre. Avec le recul, je me rends compte que cet état a commencé avec la prise de Solian en 1997/1998, et s’est amplifié avec la prise de l’antidépresseur. Aucune amélioration de mon état niveau acouphènes, hyperacousie ou céphalées n’a jamais eu lien a part une certaine stabilité.

Janvier 2010, les céphalées provoquées par la contraction et, à force, le déplacement de la mâchoire se calment un peu. J’en profite pour travailler rapidement sur mon album ; j’ai la chance de travailler avec de grands musiciens (anciens musiciens de Michael Jackson, Toto, Quincy Jones, Chick Corea , Michael Bolton, etc …).
Les effets secondaires ne font qu’empirer. Certains sont très pénible, d’autres dangereux. J’apprend pratiquement par hasard (le médecin ne l’avais pas remarqué a ma prise de sang de Aout 2009) que mes taux de testostérone et de vitamine D sont pratiquement à zéro (0.9 mg pour la Testosterone, 4mg pour la vitamine D). Remarqué aussi completement par hasard (personne ne verifiant ma tension artérielle vu que depuis le début de la prise du Solian, je ne faisais que de l’hypotension), Pour la première fois de ma vie, à 36 ans, je fais de l’hypertension. La sensation d’extrême fatigue est toujours là, je n’ai envie de rien, je passe mes journées au fond de mon canapé devant mon ordinateur, devenu mon seul moyen de communication avec l’extérieur depuis 13 ans.

Au bout de 15 ans, ( un constat, fait par la plupart des gens souffrant d’un traumatisme auditif grave), la plupart de mes connaissances amicales, familiales ou professionnelles ont fini par disparaître de ma vie. Je suis littéralement coupé du monde. Je ne vis plus qu’avec pour seule compagnie ma mère. Nous n’avons pas les moyens de vivre séparément, et mon état ne me permet pas de vivre seul. Je suis dépendant d’elle pour tout, car je ne peux pas sortir.

12 mars 2010. C’est les 15 ans de mon traumatisme et mon anniversaire (le 10 mars). J’ai 36 ans. Je ne me supporte plus, trop fatigué, je n’ai même plus envie de travailler sur mon album quand mes oreilles le permettent, je suis trop frustré de ne faire que 5 minutes de piano par jour, parfois moins. Je craque, et je travaille sur mon album, plus longtemps que de raison, avec l’aide d’un casque.
La frustration est trop forte. Peut-être un accès de destruction excessive ? Je ne sais pas. Ma mère me met en garde, plusieurs fois, je l’ignore.
Et je travaille sur mon album.
Je ne comprends pas, je n’éprouve aucune douleur. Je me dis « je vais mieux ». je pense pouvoir supporter l’heure de travail.
C’est une impression trompeuse.

Je me réveille le lendemain avec des acouphènes, une hyperacousie et des céphalées qui n’avaient jamais atteint un tel niveau auparavant.
Ce n’est tout simplement pas supportable. La seule idée qui me vient à l’esprit est de mettre fin à mes jours pour que les douleurs s’arrêtent, et ce bruit … ce bruit … mais c’est surtout les céphalées, qui sont les plus dures à supporter. Des céphalées dont je souffre sans discontinuer depuis 1997, 24h/24, 7 jours sur 7 depuis 13 ans, en plus des acouphènes très forts.
Je suis au bord du suicide. J’appelle mon psychiatre à l’aide : « Aidez-moi. Calmez ma douleur ».
Il me répond : « Je peux pas vous aider, je pars en vacances, rappelez moi dans une semaine ».

Ce fut la dernière fois que je lui parlai. Je l’ai viré à son retour.
Pendant cette semaine, qui n’était que douleur et souffrance, et qui demandait un effort surhumain de concentration, je ressors toutes mes analyses, mes ordonnances, et je les classe, par médicament, par effet, positif ou négatif. Il y a des dizaines de pages…

J’essaye d’en tirer une conclusion logique. Il n’y en a pas, il n’y a aucune logique dans les traitements psychologiques administrés pendant 13 ans. Aucune prise de médicament ne correspond à des phases de rémission.
Un seul correspond : il s’agit du Rivotril.

Je demande a ma mère d’aller voir mon généraliste, avec mon analyse. Il semble être d’accord avec mon diagnostic (alors que je n’ai aucune connaissance médicale).
D’après lui, je suis empoisonné par mon traitement double psy : neuroleptique + antidépresseur, et il trouve logique une reprise du Rivotril.
Je commence donc un nouveau traitement : 25 mg de Solian (toujours en sevrage), on attaque un sevrage de l’antidépresseur, diminution de 50% (Cymbalta 30 mg désormais) et 13 gouttes de Rivotril par jour.
Résultat quasi immédiat (environ une semaine) : disparition de 99% des effets secondaires (listés plus bas), baisse quasi immédiate de mes acouphènes, de mon hyperacousie et de mes céphalées. Ce n’est pas à zéro, mais j’arrive à me supporter à nouveau.
J’arrive à me rendre trois fois à pied chez mon généraliste (avec ou sans bouchons), certes il habite à 50 mètres.

Mon état s’améliore, j’ai envie de vivre, de faire des choses. Je ne suis plus épuisé après un minuscule effort. Au bout de plusieurs semaines, j’arrive à réécouter un peu de musique.
Les effets du sevrage du Solian persistent (contraction de la mâchoire) ; pour le Cymbalta 30 mg, seules les crampes restent (aléatoires, souvent la nuit, elles me font crier de douleur).
Tout le reste a quasiment disparu. Je n’ai plus que le Rivotril (13 gouttes par jour espacées sur la journée), 30mg de Cymbalta et 25mg de Solian.

Puis il se passe quelque chose : des œdèmes (ou un symptôme approchant) se déclenchent dans mes deux pieds (plus important du coté gauche). Est ce un effet du sevrage ? Mon médecin l’ignore. Mon pied gauche est devenu le pied d’un monstre (Shrek, vous connaissez ?).
Il décide de me donner un traitement. Un traitement énorme …. 13 médicaments à prendre par jour. De tout . Médicaments pour la circulation sanguine, fluidification du sang, contre la tension, etc … Tout cela en plus du Solian, du Cymbalta et du Rivotril. Une vraie soupe.
De plus, la descente aux enfers continue.
Un nouvel immeuble se monte sous la fenêtre de ma chambre. Je commande en urgence une fenêtre à double vitrage, qui engloutit tout l’argent mis de coté depuis des années. Je n’ai pas le choix. Je ne supporterai pas encore ce que j’ai vécu dans le passé. Six semaines pour la livraison de la fenêtre. Je vis avec les travaux de l’immeuble comme je peux.

De l’autre façade de mon immeuble, je ne dors pas non plus. Le marchand de légume en bas de chez moi a changé la ventilation de son réfrigirateur (qui m’avait déjà empêché de dormir pendant 3 mois en été 2009). Résultat, c’est un calvaire : je suis obligé de vivre fenêtre fermée matin, midi, soir, nuit, avec une chaleur épouvantable.

Au bout d’une semaine, mon état s’aggrave : acouphènes, hyperacousie, céphalées. Je retombe dans l’enfer.
On essaye de doubler le Rivotril : aucune amélioration à 20 gouttes par jour, alors je reviens à 13.

La médecine, totalement impuissante après 15 ans d’essais, qui a failli me tuer, et m’a enlevé toute envie de vivre pendant 13 ans, je ne veux plus en entendre parler.

Le retour d’un ami dans ma vie, proche du monde de la spiritualité, me propose des choses. Comme j’ai une confiance totale en lui , je décide de les essayer.
Je commence actuellement (juillet 2010) une psychothérapie.

Quand on a épuisé toutes les ressources de la médecine traditionnelle (j’ai consulté aussi deux neurologues, dont un spécialisé dans la douleur qui a eu un résultat catastrophique sur ma santé), et bien, on en vient à un moment à essayer d’autres choses.

De plus, je pense être hypersensible aux C.E.M (Champs électromagnétiques) émis par certains écrans LCD et autre cléf WIFI (probleme récurrent chez les malades d’acouphenes et d’hyperacousie). Depuis 2003 que j’ai des écrans LCD pour mon ordinateur, je n’en ai trouvé qu’un qui ne provoquait pas de céphalées excessives et n’aggravait pas mon état : Philips 190CW8FB, aujourd’hui, introuvable. J’en ai acheté deux. J’ai essayé des écrans LED, et les nouvelles versions des Philips, le résultat est catastrophique : explosion des céphalées et des acouphènes. Heureusement, ça se calme avec le temps (plusieurs jours quand même à condition d’enlever le moniteur). Quand mes moniteurs tomberont en panne, que ferai-je ? L’informatique est devenue mon seul lien avec l’extérieur. Je ne peux plus téléphoner, et passe ma vie entre ma télévision au salon et mon ordinateur dans ma chambre, enfermé dans le silence. Par moment, la chaleur n’est plus supportable, et l’ouverture des fenêtres est souvent obligatoire. Quand je ne vais pas trop mal (je le remarque car dans ces moments-là, je supporte le son du téléviseur).

Mon état a empiré depuis la prise des médicaments pour l’oedème. Mon médecin refuse de reconnaître que c’est ce traitement qui a provoqué les augmentations des symptômes de céphalées, hyperacousie et acouphènes.

De plus, 1 mois plus tard quasi jour pour jour, ce même médecin me donnera , complètement encore par hasard (il reconnaîtra plus tard que ce médicament n’était pas indispensable), pour accélérer mon sevrage de l’anti-dépresseur, un Vasodilatateur. Les conséquences sont encore une fois complètement catastrophique, provoquant une augmentation de mes symptômes bien au delà du supportable. état qui ne reviendra plus a un état « supportable » et/ou « acceptable » humainement. nous somme le 12 septembre 2010.

Bref, au bout de 15 ans, 5 mois après l’anniversaire de mon premier traumatisme, je suis de retour à la case départ, voire pire.
Comble de la malchance, les effets secondaires de l’antidépresseur sont revenus, et se déclenchent maintenant à 30 mg : fatigue extrême, plus envie de faire quoi que ce soit a nouveau , à part le zombie devant l’ordinateur, les crampes se multiplient, mon humeur due à la douleur et peut-être au double sevrage est exécrable, souvent mes conversations avec mon entourage sont dures.

Ce site n’est pas un site sur les acouphènes, ou les traumatismes auditifs. Je veux juste raconter mon histoire, et dire que quand il n’y a pas de traitement possible pour une maladie, la médecine peut être amenée à faire n’importe quoi et finit par détruire son propre patient.

J’attends vos commentaires, et peut-être vos conseils, même si je sais que dans le monde des traumatisés auditifs, les miracles n’existent pas.

A ceux qui lisent ce témoignage et ont les même symptômes que moi, ou viennent de subir un traumatisme auditif, Je vous apporte à tous mon soutien le plus complet et vous souhaite un « hypothétique » jour meilleur et de guérison. Si jamais certains se reconnaissent dans mon témoignage et mon parcours, vous pouvez me contacter, je me ferai un plaisir de publier leur témoignage en rapport avec l’acharnement thérapeutique de la médecine et même des témoignages sur le trio hyperacousie/acouphènes/céphalées sur la page « Autres témoignages » sur ce site.

Bon courage à tous.
Didier Martini. »
Le site de Didier http://www.hearingtrauma.com/

Dépendance aux benzodiazépines

Posted by Nono | Posted in santé | Posted on 13-09-2010

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Voilà un documentaire scientifique intéressant sur les mécanismes de la dépendance aux benzodiazépines comme les médicaments Rivotril et Xanax. Le ralentissement du neurotransmetteur Gaba par l’action des benzodiazépines, procure un effet relaxant proche de l’alcool, d’où une pharmacodépendance évidente sur le long terme.
Le sevrage au Rivotril, par exemple, est loin d’être chose aisée…

http://www.youtube.com/watch?v=7VDbtRYYPNk

Liliane Bettencourt ne supportait pas le Rivotril

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 08-09-2010

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Un passage extrait d’un article du site Mediapart qui m’a interpellé. François Marie Banier exigeait que le docteur L prescrive du Rivotril et des antidépresseurs à Liliane Bettencourt :

Le docteur L. avait prescrit des antidépresseurs et aussi du Rivotril. Avec la prise de ces médicaments, Liliane Bettencourt ne pouvait plus écrire. Elle était hébétée. Son état s’est amélioré quand nous avons décidé d’arrêter la prise de ces médicaments. Je précise que le docteur L. avait été recommandé par François-Marie Banier.”

Pour beaucoup, ce médicament fait l’effet d’un coup de massue, Michael Jackson en serait même mort… Moi ça fait des années que je tourne à 15 ou 20 gouttes, et je ne constate que de légers trous de mémoire sur les noms propres. La mémoire instantanée est quelque peu ralentie. Ce Rivotril est une drogue dure, mais il apaise l’hyperacousie de manière évidente, notamment lorsque je suis confronté à la musique techno. L’antiépileptique, aujourd’hui décrié, -cf : l’émission Allo docteur- fut prescrit pendant des années pour les cas d’acouphènes ou d’hyperacousie. Certains peuvent même vivre normalement, grâce à ce produit, après avoir connu une hyperacousie sévère. Je ne comprends dès lors pas pourquoi on devrait discréditer la prescription d’un benzodiazépine qui permet un mieux-être aussi infime soit-il ?
Les mêmes qui prescrivaient à qui mieux-mieux les anxiolytiques comme des bonbons, regimbent désormais devant les effets secondaires et les risques médicaux. Comme si un dealer vous fournissait gratuitement de la drogue pendant des années, et, du jour au lendemain, cessait de vous approvisionner sous prétexte que ça n’est pas bon pour votre santé… Pardonnez-moi cette digression flagrante avec l’affaire Bettencourt qui m’a juste permis d’introduire le sujet au cœur du flacon (aucune contrepèterie)…

Hyperacousie sévère

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 30-09-2009

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Témoignage de Charles,

A 17 ans j’ai commencé à avoir des acouphènes suite à des traumatismes répétés (je jouais de la guitare électrique dans un groupe de métal) puis petit à petit j’ai développé une hyperacousie légère qui s’est dégradée au fil du temps pour devenir sévère environ vers 23 ans. Mais cela s’est fait très progressivement, sans que j’aie eu de nouveaux gros traumatismes , puisque j’ai arrêté la guitare vers 21 ans. J’ai suivi une TRT (rééducation des oreilles par un bruit blanc) à 21 ans et sur les conseils de l’audioprothésiste, je ne me suis pas protégé dans la rue, malgré les douleurs que je ressentais. Aujourd’hui je m’en mords les doigts car mon hyperacousie s’est aggravée considérablement à cause des bruits de circulation. L’école de cinéma que j’ai fini dans la douleur à 24 ans n’a pas arrangé les choses, entre tournages bruyants et montages vidéos usants. J’ai dû arrêter le montage au bout de 6 mois car les céphalées, douleurs aigües et pressions dans les oreilles devenaient insupportables.
Aujourd’hui je vivote en essayant de souffrir le moins possible, et j’ai abandonné toutes mes passions : guitare (même acoustique), cinéma, sport. Je ne supporte plus le moindre son amplifié. Je ne sors presque plus de chez moi car je deviens extrêmement fatigué lorsque je sors dans la rue avec mes bouchons, et les nombreuses sirènes d’ambulances et de voitures de police (j’habite à Bruxelles) me vrillent les oreilles malgré les bouchons.
Je ne peux survivre que grâce au soutien de ma compagne très compréhensive et de mes parents qui me versent une pension. Je n’ai pas d’allocation handicap alors que je ne peux plus rien faire de ma vie. Seul le rivotril m’apporte un minimum de soulagement et me permet de dormir le soir. Quant à mon avenir… j’attends que la science trouve une solution mais dans combien de temps?

Charles

Michael Jackson prenait du Rivotril

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 25-07-2009

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Si vous suivez comme moi le feuilleton haletant de l’été, véritable partie de Cluedo mondiale, vous ne serez pas insensible à l’ultime rebondissement dans ce qu’il est convenu d’appeler : « le mystère de la mort de M.J ». Dernière hypothèse en date, et non des moindres, Michael Jackson aurait (je dis bien « aurait ») été assassiné. Laurie Levenson, professeur de droit à l’Université de Loyola émet de sérieux soupçons à l’égard du médecin personnel de la star, le Dr Murray. Toute la lumière n’a pas été faite sur le mobile du crime, mais cela ne saurait tarder… Les enquêteurs ont découvert dans la cabinet du médecin : du Clonazepam… Qu’est que le Clonazepam ? mais du Rivotril pardi ! un relaxant musculaire pour épileptiques. Que faisait donc ce flacon de Rivotril dans la cabinet du Dr Murray ? Ce sera l’objet d’un prochain billet.

A boire et à manger

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 25-02-2009

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Éric est un cordon bleu, un bec fin qui nous fait agréablement partager ses recettes grâce à des photos et des textes soignés sur son blog « A boire et à manger« . Mais, depuis le réveillon, un hôte indésirable s’est invité au menu…
témoignage :

« Je me rappellerai longtemps du 30 décembre dernier. En fin d’après-midi, je me suis rendu compte que j’avais un léger sifflement dans l’oreille droite qui ne s’arrêtait pas. J’avais déjà eu des acouphènes sporadiquement (genre quelques minutes), mais là, ça avait l’air persistant. Le lendemain, il fallait que je me fasse une raison : il était encore là! J’ai évidemment songé à appeler mon médecin traitant. Injoignable. Deux autres amis médecins. Idem. Il ne faut pas avoir de problèmes le 31 décembre…

J’ai finalement pu voir un médecin la semaine suivante. Qui a détecté une otite dans l’oreille droite. Ce ne serait que ça? J’ai donc eu un traitement antibiotique local. Qui m’a soigné l’otite. Mais pas l’acouphène, toujours bien là. Le médecin a avoué son incompétence et m’a dirigé vers un ORL. Rendez-vous 15 jours plus tard. Il m’a tout de même prescrit un médicament – le Vastarel – qui me semble briller par son inefficacité (dans mon cas, peut-être qu’il est bien pour d’autres…).

Finalement, je vois l’ORL (le jour de la fameuse tempête où j’ai explosé mon parapluie). Qui constate que j’ai un problème de déficience auditive – ce que je savais déjà. Pour l’acouphène, il ne peut rien faire. Fin de l’histoire.

Il suffit de se ballader un peu sur la toile pour s’apercevoir qu’il y a des millions de personnes qui souffrent du même problème que moi, avec toujours ce constat d’impuissance de la médecine traditionnelle. Il existe apparemment des solutions alternatives, mais l’on sent vraiment que la détresse humaine est exploitée en en tirant autant d’argent que possible (et évidemment pas remboursé par la sécu).

Pour l’instant, c’est relativement supportable, même si le phénomène s’est étendu à l’oreille gauche (un sifflement beaucoup plus grave). J’espère ne pas en arriver comme certains à prendre des anti-dépresseurs ou autres cochonneries du genre – style Rivotril – qui ne résolvent rien mais en plus vous abrutissent totalement.

Le mieux est que je trouve toujours une occupation: dans la majeure partie des cas, j’arrrive à ne plus y penser. Le soir, pour m’endormir, je mets un CD qui émet des bruits blancs (on dirait les crachottis d’une radio GO entre deux stations). C’est très monotone et couvre complètement mes sifflements. Ca marche plutôt bien.

J’espère trouver une solution un jour. En attendant, je commence à me faire l’idée de vivre avec le reste de ma vie…

Je voudrais tout de même conseiller aux mères de famille d’enquiquiner leur fils afin qu’ils limitent l’utilisation de casques pour écouter la musique. De leur faire mettre des « bouchons d’oreille » lorsqu’ils vont en discothèque ou en concert (et qu’ils évitent de se mettre près des baffles…). Je reconnais n’avoir pris aucune de ces précautions et j’en paie le prix maintenant. Je crois avoir lu qu’un jeune sur quatre avait des problèmes auditifs. Je crains que ce ne soit que le début… « 

Malocclusion et acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 27-12-2008

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« témoignage de Christian

Histoire et guérison de mes acouphènes

Envoi de Christian le 13 Janvier 2003

Bonjour à tous,

je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant les acouphènes (je ne suis pas médecin) et de mon interprétation du symptôme.

1) Historique

1990 :Après une énième nuit passée à la discothèque la Locomotive à Paris, j’ai les oreilles qui bourdonnent toute la journée du lendemain. Le bourdonnement disparaît mais cette fois j’ai eu vraiment peur. Je me jure de ne plus jamais retourner en boîte.

Janvier 1995 : Quatre jours après une soirée de nouvel an durant laquelle une amie m’a fait mal en me hurlant dans l’oreille , je perçois au réveil un léger sifflement dans mon oreille gauche, semblable à celui d’un écran cathodique. Comme ce sifflement n’est perceptible que la nuit, je ne m’en inquiète pas outre mesure. Pendant quatre ou cinq ans je perçois ce sifflement de temps en temps, mais je n’y accorde pas une grande importance. Néanmoins depuis cet épisode les rares fois où je vais en boîte je mets des morceaux de mouchoirs en papier dans mes oreilles.

La dernière fois que je me souviens avoir noté le sifflement c’est en décembre 1998. J’ai cherché sur Internet et suis tombé sur le tinnitus FAQ. Comme il semble qu’il n’y ait rien à faire j’oublie la question. Ensuite pendant cinq ans mon acouphène a totalement disparu.

Août 2001 : Suite à une période de stress intense, je me réveille un matin en entendant à nouveau le sifflement. Au cours des mois suivants il a tendance à augmenter jusqu’à être assez fort par périodes, au point de l’entendre parfois dans la rue. Néanmoins cela ne me gêne pas vraiment parce que les périodes pendant lesquelles il est fort ne durent pas. En janvier 2002 le problème disparaît à nouveau subitement en quelques jours.

Février 2002 : je vais à une soirée étudiante, toujours avec des morceaux de mouchoirs en papier dans les oreilles. Le lendemain de cette soirée, catastrophe: le sifflement est très présent maintenant et surtout, je m’en suis rendu compte dans les semaines qui ont suivi, mon oreille est sensible à certains bruits: la circulation automobile, les ventilateurs, les télévisions me sont désagréables et relancent mon acouphène alors qu’auparavant il était insensible aux bruits extérieurs

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Je ne suis pas allé aux urgences suite à cette soirée parce que je me suis dit qu’il n’y avait pas de véritable traumatisme sonore: j’avais fait attention à éviter les endroits trop bruyants et en sortant de la soirée je n’avais aucune sensation de surdité. Et puis l’acouphène avait déjà été à ce niveau-là auparavant, sans raison visible. Les audiogrammes font apparaître une baisse des deux côtés d’environ 20 à 30 dB dans les fréquences aigues (6000 et 8000 Hz), mais probablement pas liée à cette soirée en particulier.

Pendant plusieurs mois j’ai alors vécu avec un acouphène fort la plupart du temps, c’est-à-dire que je l’entendais au-dessus de la circulation dans les rues à Paris. Ce sifflement me perturbait énormément dans mon travail et dans ma vie de tous les jours, mais étrangement pas vraiment pour dormir. Le problème semblait plutôt s’aggraver avec le temps, même si ma sensibilité aux bruits a régressé en six mois environ. J’ai bien sûr essayé tous les traitements médicamenteux sans résultats: Sermion, Vastarel 35, Nootropyl, le Rivotril ne donnait pas vraiment grand-chose, tous les compléments alimentaires et vitamines que j’ai pu avaler ne m’ont certainement fait aucun mal mais n’ont rien amélioré.

J’ai vécu ainsi avec ce sifflement insupportable pendant un an, dans la situation que les habitués du forum connaissent bien. L’acupuncture, l’ostéopathie ne donnaient pas vraiment de résultats. Il y avait néanmoins régulièrement des jours (un ou deux par semaine) où le sifflement était faible, souvent après une nuit de bon sommeil. Mon acouphène était également amplifié lorsque je baillais en grand ou que je tournais la tête à droite au maximum. D’autre part j’avais remarqué cet été qu’il pouvait être très intense le matin et disparaître brusquement (ie devenir audible dans le silence uniquement) après deux heures de windsurf intense. Je souffre d’autre part de douleurs dans les cervicales et de craquements dans les mâchoires (mais rien de gênant comparé à l’enfer de l’acouphène).

Décembre 2002 : le dentiste qui me suit depuis plusieurs années pour des problèmes d’occlusion dentaire me remplace la dernière couronne métallique que je porte en bouche par une couronne en résine et effectue les derniers meulages correctifs. En quelques jours, l’acouphène disparaît presque complètement, je ne l’entends plus que la nuit, il ne me gêne plus, une rigolade comparé au cauchemar éveillé que j’ai connu, je suis guéri.

2) Que s’est-il passé?

Les dents ne sont pas que de simples morceaux d’émail destinés à broyer les aliments. La manière dont les dents se placent les unes par rapport aux autres (l’occlusion dentaire) joue un rôle adaptatif essentiel lié au squelette et à la posture. Les dents s’ajustent de deux façons:

a) Elles se déplacent les unes par rapport aux autres.
b) Elles s’usent au contact les unes des autres.

Ces adaptations sont imperceptibles à l’oeil nu mais continuelles (la posture change en permanence avec l’âge comme on le voit chez les vieillards) et essentielles à l’équilibre de la mâchoire et par là de l’ensemble du squelette. Les capacités d’adaptation de l’occlusion sont diminuées par de nombreux facteurs, naturels ou artificiels, dont:

- les malocclusions « naturelles », dents qui poussent de travers, qui se chevauchent;
- les traitements d’orthodontie purement esthétiques (destinés à avoir un joli sourire) et non fonctionnels (destinés à ce que l’organe fonctionne bien), comme ils étaient pratiqués il y a quelques années et le sont encore souvent;
- les pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), mais également les amalgames.

Lorsque l’occlusion n’arrive plus à s’adapter, c’est la mâchoire et le corps entier qui doivent d’adapter, d’où des tensions de toutes sortes, des douleurs diffuses n’importe où dans le corps et en particulier migraines, douleurs cervicales, torticolis, des spasmes musculaires (muscles contractés en permanence) d’où problèmes digestifs, urinaires, fatigue chronique etc, etc, et bien sûr acouphènes.

Pour prendre un exemple trivial mais parlant, regardons l’adaptation d’une chaussure au pied. On sait qu’une chaussure neuve peut faire mal au début mais rapidement elle s’adapte au pied et devient très confortable. Imaginons maintenant un caillou dans la chaussure: comme le caillou ne va pas s’adapter, c’est le corps qui doit compenser. Si vous essayer de marcher avec un caillou dans votre chaussure, instinctivement vous allez éviter de marcher dessus.
Vous allez adopter une démarche particulière pour éviter de vous blesser. Bien sûr si vous essayez de marcher des mois ou des années avec ce caillou dans votre chaussure, votre cheville va souffrir, ainsi que votre genou, vos hanches, etc.
Au bout d’un certain temps, sans raison apparente, ou peut-être lors d’un mouvement brusque, ou d’une chute, vous allez soudain ressentir des douleurs insupportables dans le genou par exemple, sans que rien ne paraisse anormal dans l’organe lui-même: vous souffrez d’une pathologie « fonctionnelle » (liée au fonctionnement du corps) et non « organique » (liée à la lésion d’un organe). Un spécialiste du genou sera incapable de vous dire ce qui ne va pas et bien sûr incapable de vous soulager.

Vous voyez à quoi je veux en venir: changez chaussure par dentition, caillou par réparation ou pièce prothétique ou malocclusion, démarche par occlusion, cheville par articulation de la mâchoire, genou par oreille interne, chute par son un peu fort, spécialiste du genou par ORL et vous avez probablement le tableau clinique de beaucoup des habitués du forum. La malocclusion dentaire finit à la longue par faire souffrir l’oreille, qui devient plus fragile aux traumatismes sonores et autres lésions et récupère moins bien, et amplifie des acouphènes qui sans cela seraient faibles ou inexistants.

Il faut savoir que les problèmes de malocclusion sont très fréquents et très mals compris du corps médical en général et malheureusement également des dentistes et même orthodontistes, et totalement ignorés du grand public (vous et moi avant que je ne sois obligé de m’y intéresser). La raison en est certainement d’une part qu’ils passent très longtemps inaperçus (le corps compense bien, il peut s’écouler des années avant qu’un symptôme vraiment douloureux n’apparaisse) et d’autre part qu’un problème fonctionnel est beaucoup moins facile à observer, à appréhender, à comprendre, à traiter qu’un problème organique (une carie par exemple se voit et se soigne facilement).

Vos acouphènes et plus généralement vos problèmes d’oreille sont certainement dûs ou aggravés par un problème de malocclusion si vous présentez des symptômes parmi les suivants:

- articulations des mâchoires qui craquent ou qui font mal, même légèrement;
- migraines, maux de tête, douleurs dans le visage;
- douleurs cervicales de type torticolis, spasmes (muscles durs, contractés) dans le cou, la nuque, les épaules;
- acouphènes qui changent avec la position de la mâchoire (bailler, serrer les dents), de la tête et du cou, qui changent pendant le sommeil ou avec le stress.

3) Traitement

Le traitement de la malocclusion (ou SADAM, « syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur », en français « mauvais fonctionnement et douleurs de la mâchoire ») passe en général tout d’abord par le port d’une « gouttière d’occlusion », sorte de moulage en plastique dur que l’on porte sur les dents comme un appareil d’orthodontie.
Pour en revenir à l’exemple précédent, les gouttières sont comme des semelles en plastique que l’on place dans la chaussure. Les gouttières sont adaptées peu à peu pour aider la mâchoire à retrouver une position normale. Une fois cette position obtenue, toutes les techniques dentaires peuvent être utilisées pour retrouver une occlusion saine (dans notre exemple pour retirer les cailloux): meulages sélectifs des dents, remplacement des pièces prothétiques dures (métaux et céramiques) par des pièces plus souples (résine), éventuellement orthodontie, etc.

Les symptomes et le déroulement du traitement sont très bien décrits sur le site de la société SERET:
http://www.fraternet.org/seret/

Autres sites intéressants, mais il y en a beaucoup d’autres:
http://www.orthoposturodontie.com
http://www.eurocclusion.com/revisionduscientifique.html

4) Par où commencer ?

Si vous souffrez d’un acouphène, la première chose à faire est bien sûr d’effectuer chez un ORL les tests nécessaires concernant l’oreille elle-même (inspection, audiogramme, PEA, éventuellement IRM, etc). Notez également (cf site SERET) qu’un SADAM peut provenir de modifications posturales liées à un traumatisme (accident de la route, cf par exemple http://users.swing.be/belgique.acouphènes/articles/article13.htm) sans malocclusion dentaire. L’ostéopathie est alors indiquée.

Si maintenant vous soupçonnez une problème d’occlusion, la première chose à faire est de trouver un dentiste qui s’y connaît vraiment bien en occlusodontie, et avec qui vous vous sentez en confiance. La société française d’occlusodontie peut certainement vous indiquer des praticiens: http://www.abcdent.fr/annonceurs/scientifique/366 Vous pouvez également écrire aux auteurs des différents sites Internet sur le sujet.

Sachez que le traitement de l’occlusion est un processus long et délicat. (cf la page SERET http://www.fraternet.org/seret/hanson.htm). Il ne s’agit certainement pas de porter une gouttière pendant quelques semaines la nuit et de la jeter, comme je l’ai lu sur le forum. Il faut compter une visite chez le dentiste toutes les deux semaines pendant plusieurs mois, en alternance avec de l’ostéopathie et/ou de le kinésithérapie (cf par exemple la méthode Danis Bois).

Fuyez les dentistes chers et mal remboursés (il y en a de très bons bien remboursés), ceux qui veulent attaquer directement à la roulette ou qui vous proposent d’emblée des traitements lourds (type déposer toutes les couronnes, ou orthodontie), et surtout fuyez comme la peste ceux qui vous parlent de vous extraire des dents, ce qui amène des complications inimaginables, en particulier d’occlusion mais pas seulement (pensez à vous faire arracher une dent comme vous vous feriez amputer un doigt). Un bon dentiste évolue dans votre dentition comme dans des sables mouvants: longue et minutieuse observation avant et après chaque intervention.

Une gouttière d’occlusion est réalisée par un prothésiste et de ce fait est chère, de l’ordre de 4000F. Vous pouvez pour commencer suggérer à votre dentiste de vous réaliser une « gouttière souple », sorte de film plastique souple d’un demi-millimètre d’épaisseur que vous porterez jour et nuit (sauf pour manger bien sûr). Vous verrez très vite si vous obtenez une modification des symptômes, signe qu’il y a là un problème. C’est facile (votre dentiste le fait lui-même dans la semaine), pas cher (300 F?) et sans aucun risque.

5) Conclusion

Voilà mon expérience, à verser au dossier « guérisons » (rubrique qui manque sur ce site à mon avis). Ma conclusion personnelle est que l’oreille comme tout organe est capable de retrouver son équilibre et sa santé si elle est placée dans des conditions dites « physiologiques », c’est-à-dire qu’elle ne souffre plus. Il n’y a pas de maladies sans causes, et les causes peuvent être corrigées.

J’espère lire d’ici quelques temps d’autres messages dans ce sens!

Bon courage à tous,
Christian


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Ma guérison bis

Envoi de Christian le 19 Octobre 2004

Bonjour à tous,

j’ai posté il y a assez longtemps de cela un message de guérison sur ce forum.

Bon, j’ai probablement été trop enthousiaste et ai crié victoire un peu tôt. Il m’a fallu encore plus d’un an et demi de traitement pour en arriver à une situation où l’acouphène est vraiment beaucoup plus supportable, voire souvent inaudible. Néanmoins je reposte aujourd’hui pour répéter et confirmer ce que j’ai dit.

Maintenant je n’entends mon ac (unilatérale gauche, sifflement type télé, déclenché par traumatisme sonore de février 2002, niveau 4 à 6 deux jours sur trois au début, c’est-à-dire insupportable) souvent que le matin, il disparaît la plupart du temps avec la première douche chaude (décontraction des muscles des épaules et de la nuque). Les jours où il persiste c’est supportable, çà n’est plus le sifflement strident que c’était il y a encore un an. C’est chiant quand même mais le traitement continue et progresse. Hier et aujourd’hui je n’entends pratiquement plus rien même devant les ventilos de mon ordinateur (du jamais vu).

En tout cas ma conclusion reste la même: l’acouphène est pratiquement toujours dû en tout ou partie aux problèmes de malocclusion dentaire. Ces problèmes mettent des années voire des décennies à s’installer. Dans mon cas:
1. Pendant la petite enfance croissance anormale des molaires (« articulé inversé », c’est-à-dire que les molaires du bas sont à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur quand les dents sont serrées) du fait d’un étalement linguale (la langue reste en bas au lieu de se placer contre le palais lors de la déglutition). C’est un signe de problème affectifs (on conserve une déglutition infantile) et c’est très courant dans nos sociétés (alimentation molle, pas besoin de beaucoup mâcher).
2. Travail d’orthodontie mal fait à 12 ans, qui ne corrige pas le problème mais l’aggrave plutôt. Extraction de 2 prémolaires supérieures. Les extractions dentaires sont catastrophiques pour l’occlusion.
3. Couronnes en céramiques (beaucoup trop dures) posées n’importe comment par un dentiste de merde à 25 ans.
4. Là-dessus après une grosse période de stress à 30 ans, la moindre soirée bruyante blesse l’oreille interne qui subit une souffrance muette depuis je ne sais combien d’années. La goutte qui fait déborder le vase.

Quand on rééquilibre l’occlusion, les tensions musculaires dans la nuque, les épaules et le dos se résolvent, les tissus autour des articulations de la mâchoire sont moins stressés et même si l’oreille est un peu affectée, elle ne siffle plus de manière stridente et insupportable. Tout organe placé dans une situation saine (« physiologique ») finit par guérir. Heureusement sinon çà fait longtemps qu’il n’y aurait plus personne sur Terre.

Néanmoins les traitements d’occlusodontie sont extrêmement lents. On ne rééquilibre pas en six mois un système qui a mis vingt ans à s’installer dans un fonctionnement pathologique. Il ne s’agit pas de mouler une gouttière et de dire basta c’est réglé. Le traitement consiste à lever l’une après l’autre les tensions dans la mâchoire en laissant le corps se réadapter entre chaque intervention, à raison d’un rdv toutes les 3 semaines en moyenne, pendant…le temps qu’il faut.
Pour moi c’est des années, je m’en fous mon dentiste est sympa, patient, compétent, pas cher, bien remboursé, pas loin de chez moi Pour d’autres ce sera peut-être moins. Dans tous les cas il y a bel et bien une évolution positive du système, c’est toute la posture qui se remet en place, en quelque sorte les blocages se libèrent, et çà fait tout de suite du bien.

Si vous croyez ne pas avoir de problèmes d’occlusion j’aurais tendance à dire çà m’étonnerait. Les problèmes d’occlusion sont dans nos sociétés au moins aussi fréquents que les caries, sauf qu’ils ne se voient pas à l’oeil nu. C’est plutôt les occlusions saines qui sont exceptionnelles. En tout cas si vous avez un des symtômes suivants c’est sûr que c’est votre cas:

- Des pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), surtout si elles sont en céramique ou en métal dur (nickel-chrome), mais même en alliage d’or trop dur. Même si elles étaient parfaitement adaptées lorsqu’elles ont été réalisées, votre corps et votre posture ont évolué, les dents naturelles se sont adaptées (usées) tandis que les pièces prothétiques n’ont pas bougé d’un poil.
- Des tensions dans les muscles du cou, de la nuque, du dos, des migraines.
- Des bruits, des ressauts, des déviations à l’ouverture de la mâchoire.
- Des douleurs dans le visage ou dans les articulations de la mâchoire.

Je suis persuadé que ce que dit la médecine holistique est vrai: le corps est une merveilleuse machine qui s’autorépare. Même un traumatisme sonore grave finit par se réparer avec le temps si l’oreille ne souffre plus (plusieurs témoignages en ce sens sur ce forum). Il reste éventuellement un baisse d’audition mais l’acouphène disparaît au bout de quelques mois. Si une souffrance intense persiste des années, c’est le signe que quelque chose perturbe profondément et constamment le corps, et les problèmes de malocclusion rentrent bien dans cette catégorie.

Il y a énormément de sites très bien faits sur la malocclusion, en particulier en France (au moins un domaine où on est en avance). Cherchez « malocclusion » ou « syndrome de Costen » sur Google, lisez, et essayez de trouver un bon dentiste spécialisé (le dentiste moyen n’y connaît rien), pas loin de chez vous (prévoir un traitement sur la durée si traitement il y a), et pas cher. Méfiez-vous de certains dentistes qui n’hésitent pas à vous proposer tout de go un traitement d’orthodontie, voire des extractions (quelle horreur!! Extractions dentaires = prohibées quelle que soit la raison, à moins d’avoir une dent vraiment totalement pourrie). Si votre dentiste ne vous observe pas au moins quelques semaines avant d’entreprendre quoi que ce soit, et s’il ne discute pas avec vous pour vous expliquer ce qu’il pense voir, essayez peut-être ailleurs.

Voilà voilà, je pourrais en rajouter des tartines sur le sujet. En particulier allez voir un site de migraineux et vous verrez qu’ils se plaignent exactement comme certains acouphéniques: maladie apparue subitement « sans raison » (çà n’existe pas les maladies sans raison), souffrance insupportable, traitement médicamenteux inefficaces (d’ailleurs les mêmes vasodilatateurs bidons que pour les acouphènes). 80% des migraines chroniques sont probablement dues à une malocclusion. Comme je l’ai dit il y a plein de bons sites web en français sur le sujet, et vous pouvez envoyer des emails aux dentistes qui font ces sites, en général ils sont sympas et ils répondent. Bon courage et bonne chance à tous! »

22/10/2004

source : sos audition.com

Journaliste de rock : temoignage

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 10-12-2008

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« J’ai 29 ans et je suis acouphénique bilatéral depuis 3 ans et demi… une situation qui n’a cessé de se détériorer.

En juin 2006, je me rends à un énième concert de rock (à l’époque je suis journaliste musical). Le lendemain, j’éprouve une sensation de plénitude de l’oreille droite. Cela m’est déjà arrivé mais ce jour là je découvre au hasard du Net l’existence des acouphènes. Légère panique et direction les urgences ORL parisiennes. Plusieurs heures d’attentes, aucun examen, un accueil à la limite de l’incorrection et je retourne chez moi avec des corticoïdes et des vasodilatateurs. Deux jours plus tard, un sifflement apparaît dans mon oreille droite. Je viens de rentrer dans le monde merveilleux des acouphéniques. Bien évidemment je passe par tous les stades habituels : anxiété, désespoir, consultations à gogo… Grossière erreur : un examen des PEA chez un Orl me déclenche un acouphène à gauche… Pendant trois ans je vais donc tenter divers remèdes (cf. ci dessous) et je passe par divers stades d’optimisme et de désespoir, je continue à aller à certains concerts armer de Pianissimo sur les conseils d’un ORL, je me reconverti dans le journalisme généraliste. Trois ans plus tard, un seul constat : mes acs ont dramatiquement augmenté d’où une visite à l’IMERTA : peut être trouveront ils quelque chose qui a échappé aux ORL que j’ai rencontré… On me diagnostique un Sadam et l’on me conseille d’entamer une TCC. Pourquoi pas ? En attendant d’être guéri par un traitement à découvrir, pourquoi ne pas tenter de soulager un temps soit peu ? Seul problème, le PEA que j’y ai passé à aggraver mes acouphènes. Désormais je les entends 24/24, par dessus là TV, dans la rue, au bureau… Bref, le moral à zéro et la peur de l’avenir : je n’ai que 29 ans et si ça continue à s’aggraver à ce rythme là. Alors j’essaie tout de même de garder l’espoir.

TRAITEMENTS TESTS :
- vasodilatateurs + corticoïdes
- caisson hyperbare
- Rivotril (aucune action sauf sur le sommeil)
- Stimulations électriques (rien)

A VENIR
- gouttières occlusales
- TCC
-Rivotril pour redormir »

MRC.

source : forum de France acouphènes