Articles commentés

La rave de Brécy et Villabon

Article intéressant où l’on apprend que l’État subventionne indirectement la rave party de Brécy (Cher, très cher…) et dédommage généreusement les agriculteurs des terres où se déroulera le FME (festival des musiques électroniques). Tout le monde y trouve son compte, même...

lire la suite

http://twitter.com/Artnono

Le golf rendrait sourd

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 12-01-2009

Mots-clefs :, , , , , ,

1

19eme trou sur parcours de golf Le golf rendrait sourd
le golf, c’est vraiment du sport…

« Utilisez vos oreilles et concentrez-vous sur le bruit de l’impact. Cet exercice est nécessaire pour oublier votre corps et bien taper votre balle« .
Ce conseil avisé pourrait bien avoir de fâcheuses conséquences sur les oreilles de nos amis golfeurs, un traumatisme sonore est si vite arrivé…
En effet, un passionné du green de 55 ans a perdu l’audition en quelques mois de pratique intensive. Il souffre également d’acouphènes. En cause : une nouvelle génération de clubs en titane dont le bruit de ferraille de luxe s’élèverait à 130 décibels !
Les résultats des chercheurs anglais des universités de Norfolk et Norwich prouvent que les swings répétés peuvent endommager l’ouïe temporairement ou irrémédiablement, selon les individus.
Dans leur grande sagesse, les spécialistes conseillent donc de porter des boules Quiès avant de faire entrer la balle dans le trou. Cela étant dit, il se veulent plutôt rassurants, le cas étudié serait isolé (on respire…). D’autres études sont actuellement menées afin de déterminer l’impact exact de ces clubs titanesques. De quoi monter une association du type « Touche pas à mon put ! » …

P.S : les golfeurs devraient également consommer avec prudence leur Viagra pour éviter de multiplier les risques …

SOURCE

Les dangers des antennes relais

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 08-01-2009

Mots-clefs :, , , , , ,

10

2529696143 f1b8c4bbe8 Les dangers des antennes relais

Bonjour,

Concernant les sifflements produits par les antennes-relais, et dont se plaignent certaines personnes (une petite minorité, semble-t-il), j’ai un élément nouveau qui semble intéressant :

D’abord pour rappel : il y a un peu plus de deux ans, des antennes-relais de téléphonie mobile ont été installées à environ 150 m de mon appartement (et à 100 m d’une école maternelle …). Dès le début, j’ai entendu un sifflement suraigu, modulé sur deux tons, faible en décibels mais permanent, 24h/24, pratiquement insupportable la nuit – ça vrille dans l’oreille sans interruption. A noter que mes deux voisins l’entendaient aussi, mais étaient un peu moins gênés. Le sifflement est très angoissant et traverse les boules « Quiès », on ne peut pas s’en protéger. Peu à peu, par des « tests » à des endroits différents au voisinage d’antennes-relais, je me suis aperçu que je pouvais entendre les antennes à plus de 300 mètres – alors que l’immense majorité des gens ne le peuvent pas. La plupart des gens pensent que je raconte des histoires, et inversement j’ai l’impression que tous les gens qui m’entourent sont sourds comme des pots !

Je ne peux pratiquement plus dormir dans mon logement depuis près de deux ans ( !) et je suis obligé d’aller dormir tous les soirs chez ma mère à un autre endroit (et là aussi, il y a le même petit sifflement – un peu moins intense). De plus, je suis un hypernerveux et je ne peux vraiment pas supporter ce sifflement horrible qu’on impose de l’extérieur. Mon organisme interprète cela comme un signal de danger et mon subconscient m’ordonne de ne pas m’endormir – vous imaginez la torture. Mais il semble qu’on ne puisse pas porter plainte – tout est « légal ». En janvier, j’ai fait des accès de tachycardie – à cause du manque de sommeil et du stress permanent. Et la mairie ne fait aucun effort sérieux pour me reloger.

Il y a quelque temps, je suis allé consulter un spécialiste de l’audition et voilà l’explication : j’ai de l’hyperacousie à l’oreille droite et c’est pour cette raison que je peux entendre les antennes-relais – c’est-à-dire les hyperfréquences. (si j’entends distinctement deux tons différents dans le sifflement – même à plus de 300 m ! – c’est parce que les opérateurs utilisent deux grandes fréquences : le 900 mégahertz et le 1800 mz)

C’est une information importante, parce que je pense que tous les gens qui ont de l’hyperacousie doivent avoir le même problème avec les antennes-relais (s’ils se trouvent à proximité d’un site d’antennes, évidemment). De fait, un jour que j’avais téléphoné à la Mairie centrale de Lyon, on m’avait dit que de nombreuses personnes se plaignaient effectivement de sifflements causés par les antennes – en tous cas selon ces personnes. Dans un reportage sur TF1 ou A2, il y avait eu une vague allusion concernant les problèmes d’antennes-relais à Paris : elles sont « trop bruyantes » ; pour ma part, j’ai téléphoné à un laboratoire du CNRS qui m’a confirmé qu’il n’était pas du tout surprenant que les antennes-relais puissent être audibles – du moins par certaines personnes. Un scientifique indépendant, un ancien militaire spécialiste des radars, et un directeur de société d’acoustique m’ont également confirmé la chose. (ce dernier m’a aussi dit que le sifflement, sur le long terme, risquait d’être dommageable pour l’audition)

Je connais aussi un vieux monsieur qui a beaucoup d’acouphènes et qui affirme que la présence d’antennes-relais aggrave ses troubles. Mais je ne peux rien en dire, je ne connais rien en acouphènes – apparemment je n’en ai pas (pas d’acouphènes chroniques, du moins), mais j’ai très peur d’en attraper à cause des antennes ! Je vis un cauchemar depuis deux ans – comme beaucoup d’autres personnes -, parce que la Mairie de Lyon

favorise ouvertement les opérateurs et table sur une « modernité » débridée ; Lyon c’est le « tout électronique » (internet dans toutes les écoles maternelles, se vante le Maire), business d’abord …

pense que c’est une information qui devrait vous intéresser. Je compte sur vous pour la relayer.

Bien cordialement, F. D.

Le bruit fait fuir les baleines

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 05-01-2009

Mots-clefs :,

1

BALEINES Le bruit fait fuir les baleines

Il n’y des sujets que j’aborde très difficilement, comme la menace qui pèse sur certaines espèces animales. Parce que j’éprouve le caractère inéluctable de leur disparition. Parce que d’autres en parlent en spécialistes, beaucoup mieux que je ne le ferais ; des sortes de Noé à lunettes décomptant les couples de bestiaux de l’Arche qui se vide…
Et puis, la souffrance animale m’est autant, sinon plus insupportable que la souffrance humaine… En cela, je ne cultive aucune originalité, vous l’aurez remarqué.

« L’avenir de nombreuses espèces marines est sérieusement menacé par la pollution sonore sous-marine d’origine humaine, ont prévenu le 3 décembre les écologistes, incitant à l’ouverture de discussions urgentes, lors de la 9ème Conférence des Parties de la Convention sur les Espèces migratoires (CMS) qui se tient cette semaine.

Un rapport publié aujourd’hui par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), Ocean Noise: Turn it down, a démontré qu’au cours des dernières décennies, les bruits sous-marins créés par les activités humaines avaient considérablement augmenté, ce qui fait peser une menace importante sur de nombreux mammifères marins. Le bruit engendré par le transport maritime commercial, les sonars, l’exploration sismique réalisée par l’industrie pétrolière et gazière, la construction off-shore et les activités de loisir contribue à créer un environnement qui désoriente de plus en plus les cétacés. »

La suite ici

Fasse que la pollution sonore disparaisse avant les baleines…

France 5 : documentaire sur l’oreille

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 02-01-2009

Mots-clefs :, , ,

0

Une émission qui pourrait nous intéresser car elle sera consacrée au fonctionnement de l’oreille interne : l’ouïe et l’équilibre.
5 contre 1 que le nom du spécialiste invité commence par L et se termine par O…

www.telleestmatele.com

« Le mystère de nos sens : Les pouvoirs de l’oreille

Nigel Marven, débonnaire cobaye humain à la présence quasi muette, entraîne le téléspectateur dans une découverte des sens. A la vue, le toucher, l’odorat, le goût et l’ouïe, il associe le sens de l’équilibre, lié au fonctionnement de l’oreille interne. Pour démontrer et expliquer le fonctionnement de nos sens, des volontaires, souvent surpris d’être piégés, viendront lui prêter main forte, tandis que Nigel se pliera à toutes sortes d’expérimentations, validées et commentées par des scientifiques, trucages et images de synthèse à l’appui.

Dimanche 04 janvier 2009 à 23 heures 46 : Les pouvoirs de l’oreille

Nigel Marven s’intéresse à l’oreille humaine dans ses deux composantes : l’ouïe et l’équilibre. Comme dans l’épisode précédent (l’odorat, le goût) les passants sont mis à contribution, test d’équilibre, réactions à des sons de tout ordres, et des scientifiques expliquent de façon simple le fonctionnement de notre oreille. Le film est construit en deux parties, l’activité auditive d’une part (la musique y tient une large place) et le sens de l’équilibre d’autre part, qui permet de voir Nigel Marven en état d’apesanteur dans un avion russe. »

ça me dit vraiment rien qui vaille… J’ai bien peur que l’on inflige à Nigel, en guise de test, quelques secondes de pistolet sonique ou pire, de concert pédagogique et « L.O » de conclure : « vous voyez, vous stressez, maintenant il va falloir vous habituer… »

Malocclusion et acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 27-12-2008

Mots-clefs :, , , , , , , , , , , , , , ,

9

« témoignage de Christian

Histoire et guérison de mes acouphènes

Envoi de Christian le 13 Janvier 2003

Bonjour à tous,

je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant les acouphènes (je ne suis pas médecin) et de mon interprétation du symptôme.

1) Historique

1990 :Après une énième nuit passée à la discothèque la Locomotive à Paris, j’ai les oreilles qui bourdonnent toute la journée du lendemain. Le bourdonnement disparaît mais cette fois j’ai eu vraiment peur. Je me jure de ne plus jamais retourner en boîte.

Janvier 1995 : Quatre jours après une soirée de nouvel an durant laquelle une amie m’a fait mal en me hurlant dans l’oreille , je perçois au réveil un léger sifflement dans mon oreille gauche, semblable à celui d’un écran cathodique. Comme ce sifflement n’est perceptible que la nuit, je ne m’en inquiète pas outre mesure. Pendant quatre ou cinq ans je perçois ce sifflement de temps en temps, mais je n’y accorde pas une grande importance. Néanmoins depuis cet épisode les rares fois où je vais en boîte je mets des morceaux de mouchoirs en papier dans mes oreilles.

La dernière fois que je me souviens avoir noté le sifflement c’est en décembre 1998. J’ai cherché sur Internet et suis tombé sur le tinnitus FAQ. Comme il semble qu’il n’y ait rien à faire j’oublie la question. Ensuite pendant cinq ans mon acouphène a totalement disparu.

Août 2001 : Suite à une période de stress intense, je me réveille un matin en entendant à nouveau le sifflement. Au cours des mois suivants il a tendance à augmenter jusqu’à être assez fort par périodes, au point de l’entendre parfois dans la rue. Néanmoins cela ne me gêne pas vraiment parce que les périodes pendant lesquelles il est fort ne durent pas. En janvier 2002 le problème disparaît à nouveau subitement en quelques jours.

Février 2002 : je vais à une soirée étudiante, toujours avec des morceaux de mouchoirs en papier dans les oreilles. Le lendemain de cette soirée, catastrophe: le sifflement est très présent maintenant et surtout, je m’en suis rendu compte dans les semaines qui ont suivi, mon oreille est sensible à certains bruits: la circulation automobile, les ventilateurs, les télévisions me sont désagréables et relancent mon acouphène alors qu’auparavant il était insensible aux bruits extérieurs

.

Je ne suis pas allé aux urgences suite à cette soirée parce que je me suis dit qu’il n’y avait pas de véritable traumatisme sonore: j’avais fait attention à éviter les endroits trop bruyants et en sortant de la soirée je n’avais aucune sensation de surdité. Et puis l’acouphène avait déjà été à ce niveau-là auparavant, sans raison visible. Les audiogrammes font apparaître une baisse des deux côtés d’environ 20 à 30 dB dans les fréquences aigues (6000 et 8000 Hz), mais probablement pas liée à cette soirée en particulier.

Pendant plusieurs mois j’ai alors vécu avec un acouphène fort la plupart du temps, c’est-à-dire que je l’entendais au-dessus de la circulation dans les rues à Paris. Ce sifflement me perturbait énormément dans mon travail et dans ma vie de tous les jours, mais étrangement pas vraiment pour dormir. Le problème semblait plutôt s’aggraver avec le temps, même si ma sensibilité aux bruits a régressé en six mois environ. J’ai bien sûr essayé tous les traitements médicamenteux sans résultats: Sermion, Vastarel 35, Nootropyl, le Rivotril ne donnait pas vraiment grand-chose, tous les compléments alimentaires et vitamines que j’ai pu avaler ne m’ont certainement fait aucun mal mais n’ont rien amélioré.

J’ai vécu ainsi avec ce sifflement insupportable pendant un an, dans la situation que les habitués du forum connaissent bien. L’acupuncture, l’ostéopathie ne donnaient pas vraiment de résultats. Il y avait néanmoins régulièrement des jours (un ou deux par semaine) où le sifflement était faible, souvent après une nuit de bon sommeil. Mon acouphène était également amplifié lorsque je baillais en grand ou que je tournais la tête à droite au maximum. D’autre part j’avais remarqué cet été qu’il pouvait être très intense le matin et disparaître brusquement (ie devenir audible dans le silence uniquement) après deux heures de windsurf intense. Je souffre d’autre part de douleurs dans les cervicales et de craquements dans les mâchoires (mais rien de gênant comparé à l’enfer de l’acouphène).

Décembre 2002 : le dentiste qui me suit depuis plusieurs années pour des problèmes d’occlusion dentaire me remplace la dernière couronne métallique que je porte en bouche par une couronne en résine et effectue les derniers meulages correctifs. En quelques jours, l’acouphène disparaît presque complètement, je ne l’entends plus que la nuit, il ne me gêne plus, une rigolade comparé au cauchemar éveillé que j’ai connu, je suis guéri.

2) Que s’est-il passé?

Les dents ne sont pas que de simples morceaux d’émail destinés à broyer les aliments. La manière dont les dents se placent les unes par rapport aux autres (l’occlusion dentaire) joue un rôle adaptatif essentiel lié au squelette et à la posture. Les dents s’ajustent de deux façons:

a) Elles se déplacent les unes par rapport aux autres.
b) Elles s’usent au contact les unes des autres.

Ces adaptations sont imperceptibles à l’oeil nu mais continuelles (la posture change en permanence avec l’âge comme on le voit chez les vieillards) et essentielles à l’équilibre de la mâchoire et par là de l’ensemble du squelette. Les capacités d’adaptation de l’occlusion sont diminuées par de nombreux facteurs, naturels ou artificiels, dont:

- les malocclusions « naturelles », dents qui poussent de travers, qui se chevauchent;
- les traitements d’orthodontie purement esthétiques (destinés à avoir un joli sourire) et non fonctionnels (destinés à ce que l’organe fonctionne bien), comme ils étaient pratiqués il y a quelques années et le sont encore souvent;
- les pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), mais également les amalgames.

Lorsque l’occlusion n’arrive plus à s’adapter, c’est la mâchoire et le corps entier qui doivent d’adapter, d’où des tensions de toutes sortes, des douleurs diffuses n’importe où dans le corps et en particulier migraines, douleurs cervicales, torticolis, des spasmes musculaires (muscles contractés en permanence) d’où problèmes digestifs, urinaires, fatigue chronique etc, etc, et bien sûr acouphènes.

Pour prendre un exemple trivial mais parlant, regardons l’adaptation d’une chaussure au pied. On sait qu’une chaussure neuve peut faire mal au début mais rapidement elle s’adapte au pied et devient très confortable. Imaginons maintenant un caillou dans la chaussure: comme le caillou ne va pas s’adapter, c’est le corps qui doit compenser. Si vous essayer de marcher avec un caillou dans votre chaussure, instinctivement vous allez éviter de marcher dessus.
Vous allez adopter une démarche particulière pour éviter de vous blesser. Bien sûr si vous essayez de marcher des mois ou des années avec ce caillou dans votre chaussure, votre cheville va souffrir, ainsi que votre genou, vos hanches, etc.
Au bout d’un certain temps, sans raison apparente, ou peut-être lors d’un mouvement brusque, ou d’une chute, vous allez soudain ressentir des douleurs insupportables dans le genou par exemple, sans que rien ne paraisse anormal dans l’organe lui-même: vous souffrez d’une pathologie « fonctionnelle » (liée au fonctionnement du corps) et non « organique » (liée à la lésion d’un organe). Un spécialiste du genou sera incapable de vous dire ce qui ne va pas et bien sûr incapable de vous soulager.

Vous voyez à quoi je veux en venir: changez chaussure par dentition, caillou par réparation ou pièce prothétique ou malocclusion, démarche par occlusion, cheville par articulation de la mâchoire, genou par oreille interne, chute par son un peu fort, spécialiste du genou par ORL et vous avez probablement le tableau clinique de beaucoup des habitués du forum. La malocclusion dentaire finit à la longue par faire souffrir l’oreille, qui devient plus fragile aux traumatismes sonores et autres lésions et récupère moins bien, et amplifie des acouphènes qui sans cela seraient faibles ou inexistants.

Il faut savoir que les problèmes de malocclusion sont très fréquents et très mals compris du corps médical en général et malheureusement également des dentistes et même orthodontistes, et totalement ignorés du grand public (vous et moi avant que je ne sois obligé de m’y intéresser). La raison en est certainement d’une part qu’ils passent très longtemps inaperçus (le corps compense bien, il peut s’écouler des années avant qu’un symptôme vraiment douloureux n’apparaisse) et d’autre part qu’un problème fonctionnel est beaucoup moins facile à observer, à appréhender, à comprendre, à traiter qu’un problème organique (une carie par exemple se voit et se soigne facilement).

Vos acouphènes et plus généralement vos problèmes d’oreille sont certainement dûs ou aggravés par un problème de malocclusion si vous présentez des symptômes parmi les suivants:

- articulations des mâchoires qui craquent ou qui font mal, même légèrement;
- migraines, maux de tête, douleurs dans le visage;
- douleurs cervicales de type torticolis, spasmes (muscles durs, contractés) dans le cou, la nuque, les épaules;
- acouphènes qui changent avec la position de la mâchoire (bailler, serrer les dents), de la tête et du cou, qui changent pendant le sommeil ou avec le stress.

3) Traitement

Le traitement de la malocclusion (ou SADAM, « syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur », en français « mauvais fonctionnement et douleurs de la mâchoire ») passe en général tout d’abord par le port d’une « gouttière d’occlusion », sorte de moulage en plastique dur que l’on porte sur les dents comme un appareil d’orthodontie.
Pour en revenir à l’exemple précédent, les gouttières sont comme des semelles en plastique que l’on place dans la chaussure. Les gouttières sont adaptées peu à peu pour aider la mâchoire à retrouver une position normale. Une fois cette position obtenue, toutes les techniques dentaires peuvent être utilisées pour retrouver une occlusion saine (dans notre exemple pour retirer les cailloux): meulages sélectifs des dents, remplacement des pièces prothétiques dures (métaux et céramiques) par des pièces plus souples (résine), éventuellement orthodontie, etc.

Les symptomes et le déroulement du traitement sont très bien décrits sur le site de la société SERET:
http://www.fraternet.org/seret/

Autres sites intéressants, mais il y en a beaucoup d’autres:
http://www.orthoposturodontie.com
http://www.eurocclusion.com/revisionduscientifique.html

4) Par où commencer ?

Si vous souffrez d’un acouphène, la première chose à faire est bien sûr d’effectuer chez un ORL les tests nécessaires concernant l’oreille elle-même (inspection, audiogramme, PEA, éventuellement IRM, etc). Notez également (cf site SERET) qu’un SADAM peut provenir de modifications posturales liées à un traumatisme (accident de la route, cf par exemple http://users.swing.be/belgique.acouphènes/articles/article13.htm) sans malocclusion dentaire. L’ostéopathie est alors indiquée.

Si maintenant vous soupçonnez une problème d’occlusion, la première chose à faire est de trouver un dentiste qui s’y connaît vraiment bien en occlusodontie, et avec qui vous vous sentez en confiance. La société française d’occlusodontie peut certainement vous indiquer des praticiens: http://www.abcdent.fr/annonceurs/scientifique/366 Vous pouvez également écrire aux auteurs des différents sites Internet sur le sujet.

Sachez que le traitement de l’occlusion est un processus long et délicat. (cf la page SERET http://www.fraternet.org/seret/hanson.htm). Il ne s’agit certainement pas de porter une gouttière pendant quelques semaines la nuit et de la jeter, comme je l’ai lu sur le forum. Il faut compter une visite chez le dentiste toutes les deux semaines pendant plusieurs mois, en alternance avec de l’ostéopathie et/ou de le kinésithérapie (cf par exemple la méthode Danis Bois).

Fuyez les dentistes chers et mal remboursés (il y en a de très bons bien remboursés), ceux qui veulent attaquer directement à la roulette ou qui vous proposent d’emblée des traitements lourds (type déposer toutes les couronnes, ou orthodontie), et surtout fuyez comme la peste ceux qui vous parlent de vous extraire des dents, ce qui amène des complications inimaginables, en particulier d’occlusion mais pas seulement (pensez à vous faire arracher une dent comme vous vous feriez amputer un doigt). Un bon dentiste évolue dans votre dentition comme dans des sables mouvants: longue et minutieuse observation avant et après chaque intervention.

Une gouttière d’occlusion est réalisée par un prothésiste et de ce fait est chère, de l’ordre de 4000F. Vous pouvez pour commencer suggérer à votre dentiste de vous réaliser une « gouttière souple », sorte de film plastique souple d’un demi-millimètre d’épaisseur que vous porterez jour et nuit (sauf pour manger bien sûr). Vous verrez très vite si vous obtenez une modification des symptômes, signe qu’il y a là un problème. C’est facile (votre dentiste le fait lui-même dans la semaine), pas cher (300 F?) et sans aucun risque.

5) Conclusion

Voilà mon expérience, à verser au dossier « guérisons » (rubrique qui manque sur ce site à mon avis). Ma conclusion personnelle est que l’oreille comme tout organe est capable de retrouver son équilibre et sa santé si elle est placée dans des conditions dites « physiologiques », c’est-à-dire qu’elle ne souffre plus. Il n’y a pas de maladies sans causes, et les causes peuvent être corrigées.

J’espère lire d’ici quelques temps d’autres messages dans ce sens!

Bon courage à tous,
Christian


*************************


Ma guérison bis

Envoi de Christian le 19 Octobre 2004

Bonjour à tous,

j’ai posté il y a assez longtemps de cela un message de guérison sur ce forum.

Bon, j’ai probablement été trop enthousiaste et ai crié victoire un peu tôt. Il m’a fallu encore plus d’un an et demi de traitement pour en arriver à une situation où l’acouphène est vraiment beaucoup plus supportable, voire souvent inaudible. Néanmoins je reposte aujourd’hui pour répéter et confirmer ce que j’ai dit.

Maintenant je n’entends mon ac (unilatérale gauche, sifflement type télé, déclenché par traumatisme sonore de février 2002, niveau 4 à 6 deux jours sur trois au début, c’est-à-dire insupportable) souvent que le matin, il disparaît la plupart du temps avec la première douche chaude (décontraction des muscles des épaules et de la nuque). Les jours où il persiste c’est supportable, çà n’est plus le sifflement strident que c’était il y a encore un an. C’est chiant quand même mais le traitement continue et progresse. Hier et aujourd’hui je n’entends pratiquement plus rien même devant les ventilos de mon ordinateur (du jamais vu).

En tout cas ma conclusion reste la même: l’acouphène est pratiquement toujours dû en tout ou partie aux problèmes de malocclusion dentaire. Ces problèmes mettent des années voire des décennies à s’installer. Dans mon cas:
1. Pendant la petite enfance croissance anormale des molaires (« articulé inversé », c’est-à-dire que les molaires du bas sont à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur quand les dents sont serrées) du fait d’un étalement linguale (la langue reste en bas au lieu de se placer contre le palais lors de la déglutition). C’est un signe de problème affectifs (on conserve une déglutition infantile) et c’est très courant dans nos sociétés (alimentation molle, pas besoin de beaucoup mâcher).
2. Travail d’orthodontie mal fait à 12 ans, qui ne corrige pas le problème mais l’aggrave plutôt. Extraction de 2 prémolaires supérieures. Les extractions dentaires sont catastrophiques pour l’occlusion.
3. Couronnes en céramiques (beaucoup trop dures) posées n’importe comment par un dentiste de merde à 25 ans.
4. Là-dessus après une grosse période de stress à 30 ans, la moindre soirée bruyante blesse l’oreille interne qui subit une souffrance muette depuis je ne sais combien d’années. La goutte qui fait déborder le vase.

Quand on rééquilibre l’occlusion, les tensions musculaires dans la nuque, les épaules et le dos se résolvent, les tissus autour des articulations de la mâchoire sont moins stressés et même si l’oreille est un peu affectée, elle ne siffle plus de manière stridente et insupportable. Tout organe placé dans une situation saine (« physiologique ») finit par guérir. Heureusement sinon çà fait longtemps qu’il n’y aurait plus personne sur Terre.

Néanmoins les traitements d’occlusodontie sont extrêmement lents. On ne rééquilibre pas en six mois un système qui a mis vingt ans à s’installer dans un fonctionnement pathologique. Il ne s’agit pas de mouler une gouttière et de dire basta c’est réglé. Le traitement consiste à lever l’une après l’autre les tensions dans la mâchoire en laissant le corps se réadapter entre chaque intervention, à raison d’un rdv toutes les 3 semaines en moyenne, pendant…le temps qu’il faut.
Pour moi c’est des années, je m’en fous mon dentiste est sympa, patient, compétent, pas cher, bien remboursé, pas loin de chez moi Pour d’autres ce sera peut-être moins. Dans tous les cas il y a bel et bien une évolution positive du système, c’est toute la posture qui se remet en place, en quelque sorte les blocages se libèrent, et çà fait tout de suite du bien.

Si vous croyez ne pas avoir de problèmes d’occlusion j’aurais tendance à dire çà m’étonnerait. Les problèmes d’occlusion sont dans nos sociétés au moins aussi fréquents que les caries, sauf qu’ils ne se voient pas à l’oeil nu. C’est plutôt les occlusions saines qui sont exceptionnelles. En tout cas si vous avez un des symtômes suivants c’est sûr que c’est votre cas:

- Des pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), surtout si elles sont en céramique ou en métal dur (nickel-chrome), mais même en alliage d’or trop dur. Même si elles étaient parfaitement adaptées lorsqu’elles ont été réalisées, votre corps et votre posture ont évolué, les dents naturelles se sont adaptées (usées) tandis que les pièces prothétiques n’ont pas bougé d’un poil.
- Des tensions dans les muscles du cou, de la nuque, du dos, des migraines.
- Des bruits, des ressauts, des déviations à l’ouverture de la mâchoire.
- Des douleurs dans le visage ou dans les articulations de la mâchoire.

Je suis persuadé que ce que dit la médecine holistique est vrai: le corps est une merveilleuse machine qui s’autorépare. Même un traumatisme sonore grave finit par se réparer avec le temps si l’oreille ne souffre plus (plusieurs témoignages en ce sens sur ce forum). Il reste éventuellement un baisse d’audition mais l’acouphène disparaît au bout de quelques mois. Si une souffrance intense persiste des années, c’est le signe que quelque chose perturbe profondément et constamment le corps, et les problèmes de malocclusion rentrent bien dans cette catégorie.

Il y a énormément de sites très bien faits sur la malocclusion, en particulier en France (au moins un domaine où on est en avance). Cherchez « malocclusion » ou « syndrome de Costen » sur Google, lisez, et essayez de trouver un bon dentiste spécialisé (le dentiste moyen n’y connaît rien), pas loin de chez vous (prévoir un traitement sur la durée si traitement il y a), et pas cher. Méfiez-vous de certains dentistes qui n’hésitent pas à vous proposer tout de go un traitement d’orthodontie, voire des extractions (quelle horreur!! Extractions dentaires = prohibées quelle que soit la raison, à moins d’avoir une dent vraiment totalement pourrie). Si votre dentiste ne vous observe pas au moins quelques semaines avant d’entreprendre quoi que ce soit, et s’il ne discute pas avec vous pour vous expliquer ce qu’il pense voir, essayez peut-être ailleurs.

Voilà voilà, je pourrais en rajouter des tartines sur le sujet. En particulier allez voir un site de migraineux et vous verrez qu’ils se plaignent exactement comme certains acouphéniques: maladie apparue subitement « sans raison » (çà n’existe pas les maladies sans raison), souffrance insupportable, traitement médicamenteux inefficaces (d’ailleurs les mêmes vasodilatateurs bidons que pour les acouphènes). 80% des migraines chroniques sont probablement dues à une malocclusion. Comme je l’ai dit il y a plein de bons sites web en français sur le sujet, et vous pouvez envoyer des emails aux dentistes qui font ces sites, en général ils sont sympas et ils répondent. Bon courage et bonne chance à tous! »

22/10/2004

source : sos audition.com

Temoignage de fréderic

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-12-2008

Mots-clefs :, , , , , , , ,

1

Je m’appelle Fréderic et j’ai 33 ans. J’ai longtemps fréquenté les boites de nuit technos en Espagne (j’habite à Biarritz, près de la frontière espagnole) où les niveaux sonores sont plus hauts qu’en France. L’alcool aidant, on supporte la force des décibels et on se rapproche de plus en plus du fond de la salle où sont placés les murs d’enceintes (là où le son est le plus fort).

J’ai toujours eu une sensibilité auditive au bruit fort, mon père l’a aussi. Mais cela ne m’a jamais empêché de faire quoique ce soit.

En 1997, suite à ma première plongée en bouteille (et ma dernière), en Guadeloupe, j’ai ressentie une très forte douleur au tympan gauche. J’ai dû remonter à la surface. Depuis, je ne peux plus plonger en-dessous de 2m sous l’eau et si j’appuies sur mon oreille gauche, elle est douloureuse encore maintenant. Mais les acouphènes ne se sont pas déclenchés là.

En décembre 2007, je travaillais comme formateur informatique et je devais intervenir pour un grand constructeur d’hélicoptères. En passant dans la cour, près d’un bâtiment où se passent les essais d’hélicos, un bruit d’hélice énorme s’est produit. Personne n’a eu le temps de se boucher les oreilles, et la douleur à été forte. On est parti en courant un peu plus loin. Incident banal apparemment …

Le 01 janvier 2008, après une soirée de 1er de l’an en discothèque en Espagne, j’ai entendu pour la 1ère fois les acouphènes et ils ne m’ont plus quitté depuis.

Je pense que les deux premiers événements ont fragilisé l’oreille et le 1er de l’an m’a « achevé ».

Ils sont aux deux oreilles et sont assez faibles, mais ils m’ont fait peur et empêcher de dormir durant quelques semaines. Aujourd’hui je m’y suis habitué mais pas totalement quand même. J’ai passé un test auditif et je n’ai pas perdu mes facultés auditives. Mon médecin généraliste et un spécialiste URL m’ont dit qu’il n’y avait rien à faire.

Aujourd’hui, je ne vais plus en discothèque et je n’écoute plus la musique trop forte pour ne pas aggraver mon cas.

A qui profite la TRT ?

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 29-11-2008

Mots-clefs :, , , , ,

0

010201 A qui profite la TRT ?

Certainement pas à ceux qui dépensent 1000 euros pour des générateurs de bruit blanc (GBB) qui ne génèrent rien d’autre qu’une aggravation de l’hyperacousie et des acouphènes. Au mieux auront-ils connu un bref soulagement… Une chose est sûre, à part quelques cas isolés, on ne peut garantir une « amélioration de 75 % » comme le font les clowns blancs des :
TCC
Car les chiffres avancés par certaines études fumeuses sont tout aussi spectaculaires en ce qui concerne la TRT. Aussi, à défaut d’analyse fiable, peut-on invoquer la suggestion comme facteur d’amélioration millénaire. Le sorcier-guérisseur du villages ne faisait-il pas autre chose que de persuader le malade qu’il allait gambader en constatant que les breuvages administrés n’étaient d’aucun secours ?
la confiance aveugle dans le sorcier faisait marcher l’invalide…
Le fameux « facteur psychologique » est vieux Hérode.
Cela dit, il sert surtout à masquer l’échec de la seule thérapie physiologique existante : la TRT (Tinnitus Retraining Therapy)
Quel recours pour ceux qui on suivit naïvement les conseils mortifères des ORL insouciants ? Aucun… « Le bruit n’est pas dangereux » ; « surtout évitez le silence » « ne bouchez jamais ». Au bout de 6 mois de ce régime, les pauvres se retrouvent à chercher un clavier d’ordinateur en caoutchouc… Et les pharisiens s’en lavent les mains…
Un illustre professeur qui recrute sa clientèle sur les plateaux télé m’avait même assuré que les traumatisés sonores étaient « psychiatriquement atteints » avant le trauma sonore… Après je veux bien mais pourquoi avant docteur ? Il n’a pas été foutu de me répondre, arguant que c’était un peu « brut de coffre pour le profane » (sous-entendu : compliqué pour l’imbécile).
Le même spécialiste m’avouait que les souris cobayes auxquelles on infligeait 120dB n’étaient pas spécialement stressées ou perturbées avant le trauma. Il se permettait donc de formuler publiquement une contre-vérité sans qu’aucune analyse ne vienne valider ses affirmations péremptoires.

Ainsi en est-il de la TRT, on essaye de se convaincre qu’elle est efficace puisque les disciples de Jastreboff le crient sur tous les toits. Seuls ceux qui ont tenté l’expérience sans jamais y revenir, osent émettre des doutes.

TEMOIGNAGE DE PASCAL, GUITARISTE DE ROCK

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-11-2008

Mots-clefs :, , , , , , , , , , ,

3

Je souffre des acouphènes, j’ai 35 ans, je suis un homme. J’en ai un à l’oreille droite depuis 1995.
Je vais vous raconter mon histoire juste dans l’espoir qu’une personne qui ne souffre pas de ce mal puisse prendre les précautions nécessaires et ne pas gâcher sa vie, dans l’espoir qu’un type important de la sécu le lise et se disent tiens on pourrait p’tet prendre en charge cette maladie, ou que quelqu’un d’influent puisse faire bouger les choses (et pour me soulager un peu aussi). Oui on peut le dire, les acouphènes pourrissent la vie. Ils sont là en permanence et ne vous laissent aucun moment de repos. C’est un mal qui profite de vos moindres faiblesses. Comme je le disais, mon acouphène est apparu en février 1995. A l’époque je jouais de la guitare dans un groupe de rock. Après chaque répétition j’avais les oreilles qui sifflaient, mais le lendemain tout avait disparu. Je ne connaissais pas les effets dévastateurs du bruit sur l’oreille. Je pensais simplement qu’avec le temps on devenait sourd. Un soir de février nous avons essayé un nouveau batteur. Il était bon mais il tapait fort. Après la répétition avec ce nouveau batteur mes oreilles sifflaient (les 2). Jusque là, rien d’alarmant.
Au réveil, le lendemain, mon oreille droite siffle toujours,  » bah ça va passer, c’est vrai que hier nous avons joué fort  » me disais-je. Sur ce, je passais ma journée normalement sans trop y prêter attention, demain ça ira mieux. Le lendemain ça n’allait pas mieux, mon oreille droite sifflait toujours, une légère inquiétude m’envahissait, alors j’ai pris un rendez-vous chez mon médecin généraliste. C’est pas grand chose, ça va passer me dit-il.  » Ouf ! ça devenait vraiment agaçant « . Je prends donc son traitement pendant la durée indiquée. Aucune amélioration au bout de 10 jours. Je retourne le voir, il me donne un rendez-vous chez un ORL. Quelques jours plus tard ce dernier me reçoit. Il me fait plein de tests. Tout a l’air ok, il me demande quand est-ce que c’est apparu et dans quelles circonstances. Je le lui dis. Il me dit qu’on ne peut plus rien faire. Le verdict vient de tomber froidement, ça ne se guérit pas. Je vais donc devoir apprendre à vivre avec. J’avais le moral dans les chaussettes, j’étais désespéré et surtout je devais faire face à l’incompréhension de mon entourage. Ils découvraient avec moi l’existence de ce mal. Je n’arrivait pas à accepter cet état, à force d’en parler, on m’a donné une infos,  » il existe une clinique spécialisée à côté de Béziers prends rendez-vous avec eux, ils font des miracles, avec eux tu verras bien, si ils ne peuvent rien c’est que personne n’y pourra plus rien « . Chose dite, chose faite, j’ai pris un rendez-vous dans cette clinique. Il fallu attendre 8 mois pour voir un de ces fameux spécialistes de Béziers. Bien sûr, j’étais en dépression, je ne dormais plus, cela à même affecté mes études. Toutes les nuits j’étais pris de tremblements et de sueurs froides, je n’arrivais plus à trouver le sommeil.
Le grand jour arrive, avec angoisse je vais sur Béziers, Je passe entre les mains d’une assistante qui me fait entrer dans des pièces différentes pour des tests aussi différents que variés, résultat, tout est ok (pour eux). Le grand spécialiste me reçoit dans son bureau, il regarde les résultats des tests et me dit,  » vous êtes musicien ? « . Je réponds que oui. Il enchaîne ben vous voyez un disque de musique en vinyle (je voyais pas le rapport) ?  » Oui docteur ! « ,  » Ben quand il est rayé, c’es comme ça, on ne peut pas le réparer, votre oreille c’est pareil. Vous devez apprendre à vivre avec. Ca fera 800 francs.  » Je m’acquitte donc de cette somme honteusement élevée, et je rentre chez moi, seul avec mon désespoir, et cette réponse qui m’a fait l’effet d’une lame de guillotine glacée qui s’abats sur mon coup.
Depuis, j’ai enchaîné les périodes de dépressions, de stress, d’angoisse, d’insomnie, avec tous les médicaments qui vont avec, je n’ai plus jamais eu le sommeil réparateur que j’avais avant. Et oui l’acouphène entraîne d’autre maladie (dépression, insomnie etc.). Il y a 1 mois environ, j’ai commencé à avoir des douleurs aux oreilles. Comme d’autres, ayant une maladie INCURABLE de l’oreille, dès que ça touche les oreilles on devient parano et on met pas 30 ans a aller consulter. C’est ce que j’ai fait. Non, je ne vois rien Monsieur, prenez un peu de Doliprane, ça va passer. Aujourd’hui j’ai toujours mal sauf que j’ai revu mon généraliste 2 fois et un ORL 1 fois. Ils ne n’observent rien d’anormal. Sauf que mon acouphène a amplifié depuis une dizaine de jours et que je l’entends maintenant jour et nuit. Je re-rentre dans cette phase de dépression et tout le tintouin.
J’ai actuellement un traitement lourd pour tenter d’améliorer les choses. Je n’y crois pas vraiment en ce traitement, c’est le même que celui que j’avais eu 13 ans plus tôt. Entre autre le fameux Vastarel 35, qui ne fait rien (sur moi en tout cas). J’espère vraiment trouver une amélioration car là ce n’est plus vivable…
Si je pouvais remonter le temps et éviter le soir de ce fameux traumatisme sonore je le ferais, ma vie a complètement été bouleversée depuis ce jour et elle ne sera plus jamais comme avant. Quand on est acouphènique, le silence n’existe plus, le repos non plus. Malgré cela je m’estime heureux car je ne suis pas devenu hyperacousique.

Témoignage de Gaëtan

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 03-11-2008

Mots-clefs :, , , , , , , , , , ,

1

J’ai perdu l’audition subitement à 19 ans le 15 juillet 1985 au matin et ma vie à partir de ce moment là a complètement basculée. Ce jour de l’apparition de ma surdité brusque au réveil avec de bourdonnements et des sifflements insupportables dans l’oreille droite, en plus de grands vertiges ; j’ai déclaré à ma mère: « je ne vais pas vivre avec ça jusqu’à ce soir ? »
A plus de 20 années de distance, cette phrase sonne toujours aussi justement.
J’ai consulté un médecin généraliste dans les toutes premières heures et un spécialiste orl en début d’après midi, qui passera totalement à côté de l’urgence médicale et s’avèrera être complètement incompétent. Erreur médicale de diagnostic et de traitement. Quelques années plus tard, j’obtiendrai une indemnisation par le biais de l’aah.
Au début, plus de sommeil et rapidement, il m’a fallu cumuler de 18 à 20 heures de veille pour être assez épuisé pour trouver le sommeil malgré ces acouphènes aigus. Mon cycle de veille sommeil s’est alors inversé. Je restais éveillé à pleurer et à envisager le pire dans la journée, jusqu’à tard dans la nuit et je récupérais en sommeil la moitié de la journée suivante. Rapidement, plus aucune vie étudiante n’était encore possible. J’ai dû quitter mes études de médecine que j’aimais tant et ma chambre d’étudiant. J’ai occupé mon temps spontanément à revivre mon passé mentalement, puisque qu’aucun avenir n’était désormais possible. Je ne pensais pas qu’on pouvait autant pleurer, des heures entières, allongé sur le sol.

Les acouphènes au cours des mois se sont centralisés et sont devenus vraiment douloureux en permanence, sans qu’aucun traitement ne me soit proposé. Je fais alors un tour de France des hôpitaux. Clinique Causse à Béziers, Val de grâce à Paris pour l’avis d’un neurochirurgien sur un éventuel neurinome suspecté. Réalisation d’un examen barbare à la fondation Rothschild à Paris : une cisternographie gazeuse pour visualiser l’angle ponto-cérébelleux. Les conséquences sont des douleurs cérébrales en position verticale pendant 5 ou 6 jours et finalement, plus d’intervention neurochirurgicale de prévue car pas de tumeur sur l’IRM faite ensuite.
J’assiste en direct à la destruction de ma vie sans que personne n’intervienne pour m’aider. Je pense sérieusement à en finir et je prépare ce qu’il faut en pleurant dans mon grenier. J’écris des lettres d’appel au secours à la machine et je vais in extremis en rendez-vous, voir un très bon orl à Avicenne. Ma sœur travaillant à Paris, je loge chez elle et je me fais hospitaliser en orl une semaine. Le centre antidouleur intervient avec des perfusions de lidocaïne qui n’auront aucun effet positif. Finalement, je me vois offrir un stage dans un service orl qui m’aidera à passer l’été 90. L’orl réfléchit à mon avenir et me pousse à tenter un concours pour une formation courte en école d’infirmière. Je réussis le concours et pour lui ; parce qu’il m’a redonné envie de vivre encore, je tente cette formation.
En 1991, je vais consulter dans un centre antidouleur de la croix rouge à Paris et on me propose des hypnotiques et un antidépresseur en béquille, alors que je réclame un antalgique contre mes désormais, douleurs acouphèniques. Aucun dialogue n’est possible. Je suis squelettique par l’absence de sommeil et les douleurs subies en permanence, depuis beaucoup trop longtemps déjà.

On m’a conseillé d’approcher la douleur des autres en m’investissant dans la formation d’infirmier à l’aphp de Paris. Cette formation de trois ans a été un enfer. J’étais en dette de sommeil toute la première année et chaque soir, je m’effondrais sur mon lit en pleurs pendant 4 heures en moyenne à cause de la douleur accumulée toute la journée et tue par obligation. Mon visage était détruit par les pleurs, mes yeux cernés et je finissais par m’endormir très tard, épuisé. Je me traînais à l’école le matin et je cachais mes douleurs. A l’hôpital, la blouse blanche permettait de jouer le rôle de soignant, de plus en plus soigneusement, mais les douleurs étaient à leur apogée le soir chez moi.

J’ai réappris à gagner un peu de concentration pour mes examens et la prise de notes en cours, très doucement ; mais sans jamais regagner le fonctionnement cérébral qui était le mien avant cette erreur médicale de diagnostic et de traitement. Je suis passé d’année en année, sans hypnotiques et sans antidépresseurs. Je m’améliorais, mais je souffrais toujours autant de façon permanente et ma vie privée était inexistante en dehors de ma formation hospitalière. J’ai commencé à habiter dans la pharmacie de l’hôpital qui avait des logements de fonction et je n’étais plus qu’à 200 mètres des salles de cours.
Les tâches les plus difficiles étaient la lecture et le fait d’apprendre mes cours. Se concentrer des heures durant avec les douleurs était une véritable torture physique. J’avais le sentiment de venir d’une autre planète chaque matin, tellement je souffrais en permanence et j’étais triste et isolé dans cette formation.
J’habitais près d’une piste de stade ; j’ai acheté de belles tennis et je suis allé courir un samedi après-midi. J’ai vite arrêté car je revenais m’effondrer en pleurs sur mon lit, tellement les douleurs étaient augmentées.
Je suis tombé amoureux d’une fille dans cette école, qui m’a donné envie de m’accrocher pendant trois années, mais sans retour vrai ; ce qui m’a fait déprimer et penser que la vie n’était qu’injustices. J’y pense encore aujourd’hui et j’en souffre encore.
J’ai craqué souvent en pleurs, mais jamais en cours ou à l’hôpital. J’étais en telle dette de sommeil pour passer l’examen du diplôme d’Etat, que je savais qu’il me fallait écrire vite, car mon temps de concentration était compté. J’ai réussi ces examens, mais mes douleurs étaient toujours les mêmes et ma vie en lambeaux.
J’ai ensuite travaillé en réanimation des grands brûlés pour soigner des gens douloureux qui me donneraient des raisons de vivre encore et d’essayer de relativiser. Ça ne m’a pas servi beaucoup, car j’avais déjà trop donné pendant ces trois années de formation hospitalières ; sans être payé pour cela.
J’ai logé dans un vétuste et malfamé foyer Sonacotra dans le sud de Paris, en attendant d’avoir assez d’argent pour pouvoir louer un vrai logement. Je travaillais l’après-midi de 13 à 21h et je dormais ensuite beaucoup, beaucoup pour récupérer.
Au bout de 8 mois de ce régime de réanimation, j’ai perdu le sommeil à cause de marteaux-piqueurs dans le foyer pendant mes heures de récupération et j’ai connu un burn out. Je me suis retrouvé à l’hôpital aux urgences et il m’a fallu 4 mois pour m’en remettre, décidé de déménager et d’arrêter cette profession, qui m’apparaissait alors impossible en souffrant en permanence.

L’année suivante pour prendre ma revanche sur la vie et mes études de Médecine fauchées par l’erreur médicale et les douleurs 10 ans auparavant ; je me suis réinscrit en Biologie dans une autre faculté de Médecine à Paris, à 600 kms de la première. J’avais besoin d’être là à l’heure aux cours du matin et j’ai décidé de prendre un hypnotique du type Imovane. Je réussissais à m’endormir malgré les douleurs, mais la somnolence diurne le matin m’a coûté ma première année.
J’ai ensuite essayé diverses molécules et différents dosages et j’ai accepté de prendre du prozac, dont on vantait beaucoup les effets positifs dans les médias. Je voyais un psychiatre régulièrement, pour y déverser tout ce qui n’aurait pas été audible pour les collègues à la faculté ou auprès de ma famille. C’était un soutien palliatif en l’absence de traitement curatif antalgique.

Un été, je suis allé en Allemagne, invité dans un centre de cure thermale pour un programme de prise en charge des patients allemands atteints d’acouphènes douloureux. J’aimais l’allemand et cette relaxation avec un psychologue allemand selon la méthode de Schulz ou training autogène m’a permis de me sevrer des hypnotiques. J’ai retrouvé mon mauvais sommeil à la reprise des cours et j’ai tant bien que mal réussi à terminer ma Maîtrise en biologie, en souffrant beaucoup, sans vie privée, sans projets de vie, sans voyages, sans sports et sans vrais amis ou amies. Les autres sortaient en boite, allaient skier l’hiver et partaient en vacances à la plage l’été et passaient leur permis auto.
J’ai appris alors que toute différence éloigne et isole. L’indifférence est de rigueur. Les douleurs et la surdité font le vide autour de moi.

En 2001, je change de ville pour continuer en DEA. Je suis au maximum des doses de Prozac, mais je pleure beaucoup moins, sans avoir moins mal cependant. Je m’endors mal et j’ai abîmé mon articulation temporo-mandibulaire à cause de ma position antalgique sur mon oreille douloureuse pendant le sommeil. Mon dentiste m’adapte une gouttière à porter la nuit et mon kiné m’apprend une autre position de sommeil moins traumatique pour ma colonne vertébrale. Je condamne la fenêtre de ma chambre, qui donne sur un carrefour bruyant le matin et j’arrive à m’endormir plus ou moins facilement selon les soirs. Je me connecte à internet de temps en temps sur le forum de l’association France acouphènes et je déverse toute ma colère d’avoir une vie entre parenthèses à cause des douleurs. Je n’arrive pas à faire le deuil de mes études de Médecine et je n’accepte toujours pas de souffrir physiquement en permanence depuis tant d’années. Je crois que je n’y survivrai pas longtemps.
Je finis mon DEA et je décide de m’engager sur une thèse de neurosciences pour travailler plus tard en recherche sur l’audition. Evidemment, en souffrant en permanence de douleurs acouphèniques, de pertes d’équilibre, de surdité totale unilatérale et d’hyperacousie ; mon travail s’avère plus ardu et plus lent que pour mes collègues qui ne souffrent pas.

Je perds mon père d’un lymphome en 2006 et je déprime en réaction à cette fin prématurée et trop soudaine. Le prozac ne fait plus d’effet et mon psychiatre d’une consultation de la douleur, qui me soutient dans mes études me prescrit du séroplex, et du laroxyl pour m’endormir. Mes études en subissent les conséquences et mon sommeil est très perturbé. Mes douleurs acouphèniques sont toujours aussi permanentes et insupportables et ma colère extrême devant ces adversités de la vie et l’absence de traitement.

Je participe à une étude en rTMS qui s’avère inefficace et un essai d’emdr avec une psychologue ne me fait que pleurer d’avantage. Mon médecin me prescrit alors du solian, troisième antidépresseur et je retrouve un équilibre un peu moins sombre.
J’adopte un chaton de deux mois, offert par une chercheuse de mon laboratoire, mais il décède brutalement d’un arrêt cardiaque à l’âge de 7 mois. Sa présence apaisait mes colères et son ronronnement, perché sur mes épaules, me divertissait quelques secondes des douleurs acouphèniques.

Huit mois plus tard, j’arrive à faire un peu le deuil de mon premier chat et je craque pour un chaton, dont des amis de ma mère m’envoient la photo par internet. Je souffre un peu moins de solitude avec elle qui a 8 mois aujourd’hui.
Mon psychiatre me trouve déprimé et peu motivé pour mon travail de recherche. Il décide alors de changer mon traitement antidépresseur et je quitte le séroplex pour le cymbalta.

Je vis toujours au jour le jour ; je m’accroche à la vie, ne projette rien au-delà d’une semaine et continue mon travail d’étude malgré le mauvais sommeil et les douleurs permanentes tous les jours. Je n’arrive pas à me projeter des vacances ou des voyages en ayant mal en permanence.
J’essaye de reprendre un peu de sport depuis septembre 2008 (musculation et natation) pour trouver plus facilement le sommeil et je prends régulièrement mes antidépresseurs pour ne pas sombrer davantage. Solian et Cymbalta le matin et laroxyl le soir.
Je hais ceux et celles qui prétendent qu’on puisse s’habituer à de telles douleurs auditives permanentes et j’essaye de ne pas trop comparer ce que vivent et réussissent mes collègues, pour moins pleurer. Je me heurte constamment au monde réel de la multitude qui traverse la vie sans souffrir, en souriant et riant et cela me blesse, car je ne vis rien de cela.

Je rêve peu et je suis capable de dormir très longtemps ; seul moment d’une journée où je n’ai pas conscience d’avoir mal. Je suis ouvert à toute chirurgie ou technique qui pourrait alléger mon calvaire et je me bats avec les ministres ou secrétaires d’Etat pour faire avancer la recherche de thérapies efficaces. Il m’arrive encore de rêver de reprendre ma vraie vie sans ces douleurs et je n’ose imaginer ce que je pourrai enfin vivre pleinement et sans limitations. Mais cela tient du miracle hypothétique attendu depuis plus de vingt années. On ne s’habitue jamais à avoir mal, croyez moi, pas une seconde.

Gaëtan.

En plus d’être franc-maçon et sourd, Beethoven souffrait d’acouphènes

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 26-10-2008

Mots-clefs :, , , , ,

4

toile En plus dêtre franc maçon et sourd, Beethoven souffrait dacouphènes

Portrait de J.W. Mähler, 1804-1805


Voici quelques extraits de sa correspondance :

« … Sache que la plus noble partie de moi-même, mon ouïe, s’est beaucoup affaiblie… »

« … Quelle triste vie est maintenant la mienne ! Éviter tout ce qui m’est aimé, et à quoi je tiens… »

« … Oh, comme je serais heureux si mes oreilles étaient en bon état ! …; »

« … Bien sûr, j’ai pris la résolution de me dépasser en surmontant tout cela, mais comment sera-ce possible ? … »

« … Ce que je t’ai dit de mon ouïe, je te prie de la garder tout à fait secret, et de ne le confier à qui que ce soit… »

Lettre de Beethoven à Karl Amenda,
violoniste et ami de Bonn
.

1er Juillet 1801.


« … Depuis trois ans, mon ouïe est toujours devenue plus faible. cela doit venir de la maladie intestinale dont je souffrais déjà autrefois… »

« … Depuis presque deux ans, j’évite toute société, car je ne peux pas dire aux gens :  » je suis sourd ». Si j’avais n’importe quel autre métier, cela serait encore possible ; mais dans le mien, c’est une situation terrible… »

« … Dans la conversation, il est surprenant qu’il y ait des gens qui ne l’aient jamais remarqué ; comme j’ai très souvent des distractions, on met tout sur leur compte. Quand on parle doucement, j’entends à peine ; oui, j’entends des sons, mais pas des mots ; et d’autre part, cela m’est intolérable dès qu’on crie… »

Extraits d’une lettre de Beethoven à Franz Gerhard Wegeler,
ami de Bonn

Selon certains spécialistes dont le docteur Marage de l’Académie des sciences qui étudia la surdité de Beethoven à la fin des années vingt, le génial compositeur souffrait d’une Labyrinthite.
Marage déclare en effet :
« … Lorsque la surdité débute par des sons aigus, et surtout lorsqu’elle est précédée de bourdonnements, de sifflements et de sensibilité exagérée pour la voix criée, il s’agit d’une liaison interne, en comprenant sous ce nom, le labyrinthe et les centres cérébraux, d’où émargent les diverses branches du nerf acoustique… »

Beethoven composa à la fin de sa vie la neuvième symphonie alors même qu’il était complètement sourd.