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oreilles qui sifflent après la marseillaise

J’ai remarqué qu’il était de bon ton d’essayer de faire de l’ironie à deux balles sur les acouphènes.François Bayrou avait lancé une plaisanterie plutôt malvenue. Je doute fort qu’il eût goûté ce genre de blague s’agissant de son bégaiement. Jean-luc Pellizza...

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Les douleurs acouphéniques

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 13-05-2009

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je vais publier ici une réponse exemplaire de Gaetan à l’adresse du docteur Peignard s’agissant des douleurs acouphéniques.
Il ne me semble pas avoir lu une aussi belle démonstration de la vacuité des thérapies cognitives :

« Docteur Peignard, je vais répondre à vos propos en ma qualité de neuroscientifique et malheureusement aussi, de patient douloureux chronique depuis 23 trop longues années.
1- « Ce que vous décrivez ne signifie pas que le mécanisme d’attraction de l’attention soit différent pour vous que pour quelqu’un d’autre ».
Quand une douleur survient dans votre organisme, elle mobilise votre attention spontanément et d’autant plus si elle est continue et élevée. C’est un fait trans-culturel communément partagé et démontré. Il n’y a pas de mécanisme d’attraction en cause et pas de connotation émotionnelle non plus. La preuve, au réveil à 19 ans, je n’avais jamais connu de problèmes auditifs antérieurs. Dans la première heure de survenue de la surdité brusque et des acouphènes; j’ai déclaré à ma mère avec mon potentiel et ma lucidité du moment: « je ne vais pas vivre avec ça jusqu’à ce soir..? » Je ne parlais pas encore de douleurs, car les acouphènes étaient périphériques, mais j’en mesurais la gravité spontanément. L’avenir ne m’a pas détrompé sur cette première impression, très juste.
2 – « Non, les acouphènes ne font pas mal. Ce sont les réactions de tension musculaires déclenchés par votre façon de gérer la perception qui provoquent la sensation douloureuse »
Je m’oppose totalement à votre propos sur la négation de la qualité douloureuse des acouphènes centraux consécutifs à une surdité totale ou à une atteinte du VIII après neurinectomie. Je peux vous affirmer que j’ai mal en permanence et que je situe cette douleur dans la modalité auditive entre 6 et 7 sur l’EVA. Mes acouphènes centraux sont des douleurs de désafférentation de l’aire auditive de manifestation acouphènique, exactement comme les décharges électriques le sont pour les patients souffrant d’un arrachement du plexus brachial. Je vous suggère de relire la littérature de ces dernières années sur le sujet, démontré scientifiquement; ci-jointe.
Tonndorf J, « The analogy between tinnitus and pain: a suggestion for a physiological basis of chronic tinnitus », Journal of Hearing Research 1987;28(2-3):271-5

Chronic tinnitus as phantom auditory pain.
Folmer RL, Griest SE, Martin WH.
Otolaryngol Head Neck Surg. 2001 Apr;124(4):394-400.

Meric C, Gartner M, Collet L, Chery-Croze S « Psychopathological profile of tinnitus sufferers: evidence concerning the relationship between tinnitus features and impact on life ». Audiol Neurootol. 1998 Jul-Aug;3(4):240-52
Electrical stimulation of auditory and somatosensory cortices for treatment of tinnitus and pain.

De Ridder D, De Mulder G, Menovsky T, Sunaert S, Kovacs S.
Prog Brain Res. 2007;166:377-88.

Tinnitus and pain.
Møller AR.
Prog Brain Res. 2007;166:47-53. Review.

Benzodiazepines and GABAergics in treating severe disabling tinnitus of predominantly cochlear origin.
Bahmad FM Jr, Venosa AR, Oliveira CA.
Int Tinnitus J. 2006;12(2):140-4.

Measuring severity of tinnitus with a visual analog scale.
Narozny W, Kuczkowski J, Mikaszewski B.
Am Fam Physician. 2005 Mar 1;71(5):855; author reply 855-6. No abstract available.

Tinnitus impairs cognitive efficiency.
Hallam RS, McKenna L, Shurlock L.
Int J Audiol. 2004 Apr;43(4):218-26.

A 27-year-old man with ringing in his right ear and decreased hearing: five-level acuity scale discrimination of pain.
Gurney DL.
J Emerg Nurs. 2004 Apr;30(2):191-2.

Similarities between severe tinnitus and chronic pain.
Moller AR.
J Am Acad Audiol. 2000 Mar;11(3):115-24. Review.

Manage tinnitus with techniques used to treat chronic pain.
[No authors listed]
Geriatrics. 2000 Dec;55(12):16. No abstract available.

[Comparison: tinnitus pain]
Vincey P, Filippini JF, Ducournau A, Patuano E, Mathias A, Gal M, Gresillon N.
Rev Laryngol Otol Rhinol (Bord). 1999;120(5):323-6. Review. French.

A case of division of the auditory nerve for painful tinnitus. 1908.
Ballance CA.
J Laryngol Otol. 1991 Dec;105(12):1106-8. No abstract available.

[Tinnitus and implants]Despreaux G, Tison P, Van Den Abbeele T, Moine A, Frachet B.
Ann Otolaryngol Chir Cervicofac. 1990;107(7):462-5. French.

3 – « Comme toute douleur centrale ou non il y a une différence entre douleur et souffrance (vous me ferez la concession de prendre en considération que je travaille dans un centre d’évaluation et de traitement de la douleur) et je vous suggère de prendre connaissance des éléments d’informations sur ce sujet disponibles sur le site du réseau douleur de l’hôpital St-Antoine et des ouvrage du Dr Boureau. »
Je connais la différence entre douleur et souffrance. La douleur cumulée engendre dans le temps la souffrance; qui englobe les pertes de chance, les deuils, les limitations de vie. Donc l’association de la douleur physique et de ses conséquences psychologiques, sociales, professionnelles, familiales.
Je vous cite quelques ouvrages de ma bibliothèque . Le défi de la douleur. R. Melzack et P. Wall. Pratique du traitement de la douleur. François Bourreau. La douleur. Jean-Marie Besson.
La douleur rebelle. Anita Violon. La douleur chez l’enfant. Annie Gauvain Piquard. Douleur et plaisir. Thomas Szasz.

4 – « Non, il est assez utile d’associer plusieurs méthodes pour soulager les douleurs. Reste que malgré les corrélations physiopathologiques que l’on peut faire, et vous avez raison de vous en faire l’écho, entre douleur et acouphène, l’acouphène n’est pas une douleur et ne fait pas mal en soi ».
Je vous le répète, les acouphènes centraux forts en absence d’audition, sont des douleurs de désafférentation et c’est comme cela que je les ressens. J’ai mal comme j’ai mal lorsque mon articulation du pied me fait mal ou lorsque je heurte le sol après une chute.
C’est parce que j’ai mal que je n’arrive pas à lire longtemps, que ma concentration est faible, sans vouloir vous décrire toutes les limitations de la vie psychique en présence de douleurs chroniques permanentes. Sans médicament, je n’arrive pas à m’endormir avant de très longues heures avec les douleurs et sans trois antidépresseurs journaliers, je passerai une partie de chaque fin de journée à pleurer plusieurs heures, comme je l’ai fait durant des années avant d’accepter de prendre des antidépresseurs en béquille, faute de disponibilité d’antalgique spécifique à la désafférentation auditive.

5 – « Le discours sur la charge émotionnelle n’est pas que du bavardage : celles et ceux qui ont pu en tirer des applications concrètes ont été améliorés. Je ne nie pas la souffrance, je vérifie à longueur d’années qu’elle n’est pas une fatalité pour tout le monde. A mon tour de vous demander de respecter celles et ceux qui témoignent de l’amélioration de leur état par les TCC : ils ne sont certainement pas tous des « pov’typ’ » abusés par des charlatans.
Avec mes vœux sincères pour une amélioration de votre situation avec ou sans TCC. »
Rien jusqu’à présent n’a démontré l’efficacité des TCC. D’ailleurs ces séances onéreuses, ne sont ni reconnues, ni remboursées par la sécurité sociale. J’ai adhéré à l’association France acouphènes depuis quelques années, après avoir adhéré à l’association américaine (ATA) et à l’allemande (deutsche tinnitus Ligua). J’ai eu l’occasion de rencontrer des patients de tous âges et de nationalités différentes. Aucun ne m’a rapporté d’amélioration après un essai de TCC. J’ai moi même essayé l’EMDR, présentée lors d’une conférence à Lyon par le Pr. David Servan Schreiber. Je n’en ai pas retiré de bénéfices. Je veux bien admettre que les TCC ont des indications dans les phobies ou autre pathologies légères, comme je l’ai lu dans le livre du Dr Jean Cottraux. Cependant, comme me l’a dit ma thérapeute, l’EMDR a été expérimenté avec succès dans les PTSD chocs émotionnels post-traumatiques avec cauchemars, mais sans succès dans les douleurs chroniques. Je vous suggère de m’adresser tout document utile pour me démontrer l’intérêt de ces techniques dans la gestion des douleurs chroniques invalidantes à mon adresse privée: gabat@free.fr
Bien cordialement, Gaetan. »

Régénération des cellules ciliées

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-02-2009

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Bonne nouvelle sur le front des thérapies géniques, les chercheurs américains viennent de réussir à faire repousser les cellules ciliées de l’oreille interne.
Selon John Brigande ORL à la faculté des sciences de Portland dans l’Oregon, il est désormais possible de produire des cellules ciliées dans la cochlée des souris cobayes.
Le gène « Atoh 1″ fut transféré par l’entremise d’un virus inoffensif, il favorisa l’apparition cellules ciliées à l’état post natal.
Il s’agit de le première étape avant de parvenir à rendre l’audition aux souris atteintes de surdité ou de diverses pathologies auditives.
Selon le quotidien britannique « The Times », la thérapie génique et la recherche sur les cellules souches pourraient converger afin de progresser plus vite encore et permettre, à terme, de restaurer les facultés auditives lésées.

Sources: www.abc.net.au; independent.co.uk; timesonline.co.uk

Speciale santé, se soigner autrement sur France 3

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 06-02-2009

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Lundi soir, j’ai assisté à une émission d’une rare vulgarité, vraiment pas recommandée pour avoir le moral… « Spéciale santé: se soigner autrement » n’était en fait qu’un divertissement écœurant de plus où le couple de présentateurs vedettes se répandait en blagues d’un mauvais goût très sûr. L’énervante et plantureuse Marina Carrère d’Encausse gloussait comme une grosse poule aux allusions graveleuses de Michel Cymes, blaireau pince-sans-rire-pas-drôle.
Il faut dire qu’il était à bonne école lorsqu’il exerçait comme ORL à l’Hôpital européen Georges-Pompidou….
Durant l’émission, ses gauloiseries le faisaient ricaner, ce qui, convenons-en, est bien la marque de fabrique triviale des minables carabins. Encore, s’il avait jonglé avec quelques tibias ou joué aux billes avec des yeux devant les caméras, cela n’eût pas manqué de nous divertir pour de bon !…
Malheureusement, que dire de cette émission si ce n’est qu’elle plaçait la barre fixe de l’ennui très haut ? Un simple zapping des médecines dites « parallèles » ouvrant les vannes ès-scatologiques du simiesque Cymes qui s’en donnait à cœur ouvert…

Emission Spéciale Santé

« Il existe plus de 200 médecines complémentaires ! Il n’y a ni bonnes ni mauvaises thérapies : c’est leur utilisation qui peut être bénéfique ou délétère. Afin d’aider les téléspectateurs à s’y retrouver, l’ensemble des thérapies existantes a été regroupé en trois catégories : les médecines manuelles (ostéopathie, chiropratique…), les médecines énergisantes (médecine chinoise, acupuncture…) et les médecines vertes (phytothérapie, homéopathie…).

Spécialistes et utilisateurs des médecines complémentaires, invités sur le plateau, vont nous permettre de mieux comprendre ces différentes thérapies — reportages et témoignages à l’appui —, de pouvoir les choisir et les utiliser, mais aussi d’éviter les pièges de certains charlatans.

Homéopathie, hypnose, acupuncture, ostéopathie… Où trouver les bons thérapeutes ? Comment choisir une médecine alternative et pourquoi ? En quoi est-elle complémentaire de la médecine traditionnelle ? Comment repérer les charlatans ? Quelle est la part de l’effet placebo ? Comment sait-on si elle fonctionne ? Ces médecines complémentaires sont-elles inoffensives ? »

La Maladie de Ménière : définition

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 02-02-2009

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La Maladie de Ménière est une pathologie de l’oreille interne qui engendre des crises de vertiges violents, des acouphènes, des nausées, une surdité de perception. Elle autant sinon plus handicapante que l’hyperacousie. Elle est également mal connue et surtout mal reconnue…
Il n’existe pas non plus de traitement miraculeux et la seule thérapie proposée est, encore et toujours, l’habituation…

« La maladie de Ménière, étant une entité clinique, se caractérise par une triade symptomatique clinique et une évolution par crises répétées. Les trois symptômes majeurs sont :

* un vertige itératif survenant en crises spontanées de quelques minutes à quelques heures et se répétant à intervalles variables. Ce vertige est, le plus souvent, giratoire.
* des acouphènes qui simulant classiquement un bruit de conque marine. Ils sont constants ou intermittents. Habituellement non pulsatiles, ils apparaissent ou s’accentuent, en règle, dans les instants qui précèdent la crise vertigineuse. Constituant, ainsi, un signe annonciateur avertissant le patient de l’imminence de la crise.
* Une surdité de perception. Constante durant la crise, elle a, comme les acouphènes, une valeur localisatrice et diagnostique. Au début de l’évolution, elle prédomine sur les fréquences graves et présente des fluctuations éminemment caractéristiques de l’affection, avec retour à la normale en quelques heures ou jours. Ces fluctuations, imprévisibles et irrégulières, s’associent souvent à une sensation d’oreille bouchée, de plénitude ou de pression qui cède en règle après l’attaque. Au cours de l’évolution, la surdité s’accentue et atteint l’ensemble des fréquences, perd ses fluctuations et se stabilise aux environs de 50 – 70 dB. La cophose (ou surdité totale), reste exceptionnelle. Cette hypoacousie s’accompagne de signes témoignant de sa nature endocochléaire : atteinte de la discrimination, intolérance aux sons forts, distorsion sonore, diplacousie. »
Des nausées sont possibles pendant la crise.
La Maladie de Ménière

http://hyperac.blogspot.com/

Premier essai des cellules souches sur l’homme

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 23-01-2009

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Voilà une nouvelle qui va faire du bruit. Les États-unis viennent aujourd’hui d’accorder le droit aux chercheurs de travailler sur les cellules souches embryonnaires.
Je ne sais pas si vous mesurez l’incroyable tournant que cela représente dans un pays réputé plutôt frileux à l’égard les thérapies géniques.
La société de biotechnologies américaine Geron Corporation a désormais les mains gantées libres pour les premier essais qui concerneront les paralysés suite à une lésion de la moelle épinière. La très influente FDA (Food an Drug Administration ou Agence du Médicament ) a bel et bien lancé le feu vert d’un essai en phase I qui permettrait d’étudier l’impact des nouvelles thérapies sur un nombre restreint de malades.
« L’accord donne le droit à Geron de lancer la première étude au monde sur l’homme utilisant une thérapie basée sur l’utilisation de cellules souches d’embryons humainss » précise la société Geron.
L’essai « GRNOPC1″ consistera à injecter les cellules embryonnaires aux volontaires paralysés en espérant qu’elles régénèrent les cellules endommagées. Ainsi, ils pourraient recouvrer toutes leurs capacités perdues. Cette autorisation fut l’objet d’études approfondies sur les rats et souris cobayes (petit aparté : je suis pour la vivisection…).
La principale incertitude réside dans la capacité des cellules à se régénérer ou non.
Elles doivent en effet se différencier pour ne pas se transformer en tumeurs.
Notons que celle nouvelle tombe 3 jours après le départ de George W. Bush qui bien entendu était opposé à la recherche sur les cellules souches.
J’espère vivement que cela ira plus vite que prévu pour que l’on puisse faire une grande fête sans avoir peur de trinquer…

Source AFP

Oxygénation hyperbare

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 08-01-2009

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photo 128433 Oxygénation hyperbare
séance d’oxygénation hyperbare

Dépêche Heart it du jour

« « Les thérapies à base d’oxygène hyperbare peuvent soulager les pertes d’acuité auditive temporaire

Perdre son audition soudainement est un scénario effrayant. L’oxygène hyperbarique peut y remédier.

Une explosion soudaine, du bruit soudain dans vos écouteurs ou la violence sonore d’un marteau piqueur peuvent vous couper le souffle, et votre capacité auditive aussi. La surdité de perception soudaine est une expérience très désagréable. Et vous ne savez pas si votre capacité auditive a disparue à jamais.

Un groupe de scientifiques polonais a découvert un nouveau remède possible contre la surdité soudaine. Ils ont étudié comment l’oxygène hyperbarique et un traitement pharmacologique peuvent atténuer le problème.

Régénération plus rapide

Les chercheurs ont trouvé que le traitement stimulait le processus de régénération en augmentant la concentration d’oxygène dans les fluides de l’oreille interne. Aucuns effets secondaires n’étaient décelés, mais un traitement précoce suite à la perte auditive est essentiel.

L’étude polonaise était basée sur neuf patients. Davantage de tests sont nécessaires afin de pouvoir tirer des conclusions sur la nouvelle possibilité de traitement, Les résultats immédiats étaient toutefois prometteurs et un traitement contre la surdité soudaine est plus que bienvenu. »

j’ai beau chercher, je ne vois vraiment pas en quoi ce traitement d’oxygénation hyperbare est nouveau ?…

La nouveauté se cacherait-elle dans le médicament mystérieux qui l’accompagne ?

La médecine chinoise et nos oreilles

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 07-01-2009

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bande La médecine chinoise et nos oreilles

J’avoue m’être intéressé au taoïsme par la lecture du Tao Te King de Lao Tseu. Je vous le conseille.
Une sagesse millénaire, une mystique de la nature, une harmonie avec le cosmos, bref ! C’était bon y’a 2500 ans. Aujourd’hui, essayez de faire du Taï Chi sans être déconcentré par un scooter japonais
Quant à la médecine chinoise, je ne sais trop qu’en penser. J’ai bouffé, pendant des semaines, d’indigestes et peu ragoutantes gélules noires contenant des dizaines de plantes, toutes plus exotiques les unes que les autres, un remède naturel sans succès… Prêt à n’importe quel sacrifice pour mettre fin à l’hyperacousie, je me suis auto-planté, devant un miroir, d’immenses aiguilles autours des oreilles.
Valait mieux pas rater son coup…
Rien n’a marché. J’ai donc tiré un trait sur mes idéogrammes…
Mais qui suis-je pour émettre l’ombre d’une critique à l’encontre d’une médecine vielle de 3000 ans ? Médecine préventive avant tout, mais qui fait aussi ses preuves dans les hôpitaux chinois.
Je publie donc ce texte de Chinamed que je trouve plutôt bien troussé. Les recettes populaires à la fin sont assez cocasses…

« Acouphènes et maladie de Menière ; causes et traitements

J’ai dû manquer de précision dans un de mes messages précédents. En fait la médecine chinoise peut être efficace pour tous les types d’acouphènes et non seulement pour ceux qui sont liés à la maladie de Menière.

Comme je ressens un intérêt certain pour la médecine chinoise, qui peut apporter de nouveaux espoirs à certains, je donne quelques informations supplémentaires. Je comprends qu’un manque de communication avec son médecin chinois ne soit pas une expérience très agréable. Sans doute s’agit-il d’un praticien d’origine chinoise qui ne maîtrise pas bien la langue. Dans ma pratique, je considère qu’il est important que le patient sache quels sont exactement la cause et le mécanisme de sa maladie et comment je compte y remédier. Cela aide à ‘diriger nos deux volontés vers le même but’, qui est celui de la guérison. C’est la ‘connivence’ dont parlait Gérard. En général les explications sont évidemment simplifiées, car la plupart des patients ne sont pas familiarisés avec le discours scientifique de la médecine chinoise… mais c’est assez facile à saisir et très raisonnable.

Voici donc quelques informations complémentaires résumées.

Les acouphènes sont cités pour la première fois comme maladie (plus traitement) dans un manuel médical chinois du 6me siècle. Depuis lors son diagnostic et ses traitements se sont largement diversifiés jusqu’à ce jour. Malgré cette recherche et cette expérience de 14 siècles… on n’arrive cependant pas encore à guérir cent pourcent des patients. Cependant les statistiques dont je dispose actuellement accusent un taux d’efficacité de plus de 80%. (Ce taux d’efficacité se divise selon les critères suivants : 1. Guérison, 2. Grande amélioration, 3. Légère amélioration ; 4. Pas d’amélioration. Le pourcentage total de l’efficacité se fait par l’addition des points 1 à 3).

Voici quelques causes des acouphènes suivant la médecine chinoise (dans le désordre) : une maladie chronique débilitante, des excès sexuels, le surmenage physique ou intellectuel, les problèmes émotionnels, le vieillissement, une alimentation ‘déréglée’, les atteintes virales, les traumatismes, les tumeurs, les maladies pyogènes, etc. Certains s’y reconnaîtront sans doute, tel qui s’est brisé les reins dans la préparation de ces examens, tel autre ayant été gravement blessé dans ses émotions, tel autre enfin, ayant trop profité des plaisirs de la vie, etc… tel autre finalement, ne se trouvant aucune cause et étant né avec ce facteur héréditaire (qui n’est pas nécessairement un gène spécifique, mais un type d’affaiblissement relaté à une quelconque fonction physiologique se rapportant aux acouphènes).

En médecine chinoise, les acouphènes se traitent principalement par la médecine aux herbes (phytothérapie) et l’acupuncture. Pour un étudiant (et sans doute le médecin chinois plus tard dans sa pratique), c’est une des pathologies les plus complexes (je ne dois certainement pas vous convaincre de cela). On distingue actuellement 5 mécanismes pathologiques principaux et pas moins de 18 complications. Cela fait une base de 23 mécanismes pathologiques fondamentaux, dont plusieurs d’entre eux peuvent se combiner. Chacun d’eux se développera chez une personne qui a ses particularités physiologiques personnelles (ce qu’en homéopathie on appelle le terrain), ce qui crée autant de tableaux cliniques individuels. C’est compliqué. Mais les médecins chinois dûment formés sont entraînés à ce type d’approche. C’est compliqué… mais cela veut dire aussi que la médecine chinoise dispose d’une connaissance médicale et thérapeutique qui permet de diagnostiquer cette maladie avec sérieux et de la traiter. Voilà de nouvelles raisons d’espérer.

Le problème est qu’en France il n’y a que peu de vrais médecins chinois qui ont eu cette formation (dans les formations abrégées habituelles des praticiens d’acupuncture en France, le nombre de syndromes étudiés se limite actuellement à cinq – meilleur manuel disponible actuellement). Seuls les quelques médecins chinois ayant eu une formation universitaire complète en la matière (y compris les quelques praticiens diplômés de l’Institut Guang Ming en Suisse qui ont également eu cet enseignement, dont deux français) disposent du potentiel nécessaire à traiter sérieusement. C’est notamment pour faire face à ce problème que je publierai bientôt un ouvrage reprenant dans le détail les protocoles de diagnostic et de traitement des acouphènes suivant la médecine chinoise. Espérons que l’élargissement de cette connaissance profitera au plus grand nombre.

Pour terminer… et comme j’ai pu constater qu’au-delà de la souffrance vous savez faire preuve d’humour, je terminerai par une recette populaire chinoise pour traiter les acouphènes et qui, dans certains cas, semble avoir fait ses preuves : « jeter un morceau de fer chauffé au rouge dans l’alcool blanc. Boire cet alcool et en même temps placer un morceau de magnétite dans les oreilles et l’y garder toute la journée (l’enlever la nuit) ». Cela dégage les orifices des oreilles, diminue les acouphènes et favorise une ouïe qui décline. Une dernière qui est très jolie et qui s’applique surtout à la surdité : « Prendre un morceau de magnétite de la grandeur d’un grain de soja et y ajouter un peu de carapace de pangolin grillé. Envelopper dans du coton et introduire dans l’oreille atteinte. Garder un morceau de fer dans la bouche. La formule commence à avoir de l’effet quand on peut entendre un bruit comme le vent et la pluie dans l’oreille ». Que ces deux petites recettes ne vous mettent surtout pas sur une fausse voie. Elles sont amusantes, mais ne diminuent en rien la profondeur et le sérieux de l’approche des acouphènes en médecine chinoise.

J’espère ne pas vous avoir lassé. Je ne veux pas ‘squatter ce site’… mais compte tenu des demandes d’information que je reçois, je pense que ce genre d’information peut être utile pour le plus grand nombre. Et qu’on s’en souvienne : même si la médecine chinoise dispose d’un arsenal diagnostique et thérapeutique impressionnant, elle ne guérira ou n’améliorera qu’une partie des patients. Il faut espérer… mais savoir garder les pieds sur terre. »

Forum hyperacousie, acouphènes

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 05-01-2009

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escrime 002 Forum hyperacousie, acouphènes
à fleurets mouchetés…

Les discussions vont bon train sur la TCC et la TRT. Je me permets donc de tenter une expérience bloggesque consistant à faire croiser le fer, à la manière des forums, les détracteurs et les thuriféraires des thérapies citées.
Si vous le souhaitez, vous pouvez relater votre expérience ou exprimer votre opinion dans le respect patati patata…
Les posts du forum seront les commentaires que vous daignerez écrire.

Malocclusion et acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 27-12-2008

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« témoignage de Christian

Histoire et guérison de mes acouphènes

Envoi de Christian le 13 Janvier 2003

Bonjour à tous,

je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant les acouphènes (je ne suis pas médecin) et de mon interprétation du symptôme.

1) Historique

1990 :Après une énième nuit passée à la discothèque la Locomotive à Paris, j’ai les oreilles qui bourdonnent toute la journée du lendemain. Le bourdonnement disparaît mais cette fois j’ai eu vraiment peur. Je me jure de ne plus jamais retourner en boîte.

Janvier 1995 : Quatre jours après une soirée de nouvel an durant laquelle une amie m’a fait mal en me hurlant dans l’oreille , je perçois au réveil un léger sifflement dans mon oreille gauche, semblable à celui d’un écran cathodique. Comme ce sifflement n’est perceptible que la nuit, je ne m’en inquiète pas outre mesure. Pendant quatre ou cinq ans je perçois ce sifflement de temps en temps, mais je n’y accorde pas une grande importance. Néanmoins depuis cet épisode les rares fois où je vais en boîte je mets des morceaux de mouchoirs en papier dans mes oreilles.

La dernière fois que je me souviens avoir noté le sifflement c’est en décembre 1998. J’ai cherché sur Internet et suis tombé sur le tinnitus FAQ. Comme il semble qu’il n’y ait rien à faire j’oublie la question. Ensuite pendant cinq ans mon acouphène a totalement disparu.

Août 2001 : Suite à une période de stress intense, je me réveille un matin en entendant à nouveau le sifflement. Au cours des mois suivants il a tendance à augmenter jusqu’à être assez fort par périodes, au point de l’entendre parfois dans la rue. Néanmoins cela ne me gêne pas vraiment parce que les périodes pendant lesquelles il est fort ne durent pas. En janvier 2002 le problème disparaît à nouveau subitement en quelques jours.

Février 2002 : je vais à une soirée étudiante, toujours avec des morceaux de mouchoirs en papier dans les oreilles. Le lendemain de cette soirée, catastrophe: le sifflement est très présent maintenant et surtout, je m’en suis rendu compte dans les semaines qui ont suivi, mon oreille est sensible à certains bruits: la circulation automobile, les ventilateurs, les télévisions me sont désagréables et relancent mon acouphène alors qu’auparavant il était insensible aux bruits extérieurs

.

Je ne suis pas allé aux urgences suite à cette soirée parce que je me suis dit qu’il n’y avait pas de véritable traumatisme sonore: j’avais fait attention à éviter les endroits trop bruyants et en sortant de la soirée je n’avais aucune sensation de surdité. Et puis l’acouphène avait déjà été à ce niveau-là auparavant, sans raison visible. Les audiogrammes font apparaître une baisse des deux côtés d’environ 20 à 30 dB dans les fréquences aigues (6000 et 8000 Hz), mais probablement pas liée à cette soirée en particulier.

Pendant plusieurs mois j’ai alors vécu avec un acouphène fort la plupart du temps, c’est-à-dire que je l’entendais au-dessus de la circulation dans les rues à Paris. Ce sifflement me perturbait énormément dans mon travail et dans ma vie de tous les jours, mais étrangement pas vraiment pour dormir. Le problème semblait plutôt s’aggraver avec le temps, même si ma sensibilité aux bruits a régressé en six mois environ. J’ai bien sûr essayé tous les traitements médicamenteux sans résultats: Sermion, Vastarel 35, Nootropyl, le Rivotril ne donnait pas vraiment grand-chose, tous les compléments alimentaires et vitamines que j’ai pu avaler ne m’ont certainement fait aucun mal mais n’ont rien amélioré.

J’ai vécu ainsi avec ce sifflement insupportable pendant un an, dans la situation que les habitués du forum connaissent bien. L’acupuncture, l’ostéopathie ne donnaient pas vraiment de résultats. Il y avait néanmoins régulièrement des jours (un ou deux par semaine) où le sifflement était faible, souvent après une nuit de bon sommeil. Mon acouphène était également amplifié lorsque je baillais en grand ou que je tournais la tête à droite au maximum. D’autre part j’avais remarqué cet été qu’il pouvait être très intense le matin et disparaître brusquement (ie devenir audible dans le silence uniquement) après deux heures de windsurf intense. Je souffre d’autre part de douleurs dans les cervicales et de craquements dans les mâchoires (mais rien de gênant comparé à l’enfer de l’acouphène).

Décembre 2002 : le dentiste qui me suit depuis plusieurs années pour des problèmes d’occlusion dentaire me remplace la dernière couronne métallique que je porte en bouche par une couronne en résine et effectue les derniers meulages correctifs. En quelques jours, l’acouphène disparaît presque complètement, je ne l’entends plus que la nuit, il ne me gêne plus, une rigolade comparé au cauchemar éveillé que j’ai connu, je suis guéri.

2) Que s’est-il passé?

Les dents ne sont pas que de simples morceaux d’émail destinés à broyer les aliments. La manière dont les dents se placent les unes par rapport aux autres (l’occlusion dentaire) joue un rôle adaptatif essentiel lié au squelette et à la posture. Les dents s’ajustent de deux façons:

a) Elles se déplacent les unes par rapport aux autres.
b) Elles s’usent au contact les unes des autres.

Ces adaptations sont imperceptibles à l’oeil nu mais continuelles (la posture change en permanence avec l’âge comme on le voit chez les vieillards) et essentielles à l’équilibre de la mâchoire et par là de l’ensemble du squelette. Les capacités d’adaptation de l’occlusion sont diminuées par de nombreux facteurs, naturels ou artificiels, dont:

- les malocclusions « naturelles », dents qui poussent de travers, qui se chevauchent;
- les traitements d’orthodontie purement esthétiques (destinés à avoir un joli sourire) et non fonctionnels (destinés à ce que l’organe fonctionne bien), comme ils étaient pratiqués il y a quelques années et le sont encore souvent;
- les pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), mais également les amalgames.

Lorsque l’occlusion n’arrive plus à s’adapter, c’est la mâchoire et le corps entier qui doivent d’adapter, d’où des tensions de toutes sortes, des douleurs diffuses n’importe où dans le corps et en particulier migraines, douleurs cervicales, torticolis, des spasmes musculaires (muscles contractés en permanence) d’où problèmes digestifs, urinaires, fatigue chronique etc, etc, et bien sûr acouphènes.

Pour prendre un exemple trivial mais parlant, regardons l’adaptation d’une chaussure au pied. On sait qu’une chaussure neuve peut faire mal au début mais rapidement elle s’adapte au pied et devient très confortable. Imaginons maintenant un caillou dans la chaussure: comme le caillou ne va pas s’adapter, c’est le corps qui doit compenser. Si vous essayer de marcher avec un caillou dans votre chaussure, instinctivement vous allez éviter de marcher dessus.
Vous allez adopter une démarche particulière pour éviter de vous blesser. Bien sûr si vous essayez de marcher des mois ou des années avec ce caillou dans votre chaussure, votre cheville va souffrir, ainsi que votre genou, vos hanches, etc.
Au bout d’un certain temps, sans raison apparente, ou peut-être lors d’un mouvement brusque, ou d’une chute, vous allez soudain ressentir des douleurs insupportables dans le genou par exemple, sans que rien ne paraisse anormal dans l’organe lui-même: vous souffrez d’une pathologie « fonctionnelle » (liée au fonctionnement du corps) et non « organique » (liée à la lésion d’un organe). Un spécialiste du genou sera incapable de vous dire ce qui ne va pas et bien sûr incapable de vous soulager.

Vous voyez à quoi je veux en venir: changez chaussure par dentition, caillou par réparation ou pièce prothétique ou malocclusion, démarche par occlusion, cheville par articulation de la mâchoire, genou par oreille interne, chute par son un peu fort, spécialiste du genou par ORL et vous avez probablement le tableau clinique de beaucoup des habitués du forum. La malocclusion dentaire finit à la longue par faire souffrir l’oreille, qui devient plus fragile aux traumatismes sonores et autres lésions et récupère moins bien, et amplifie des acouphènes qui sans cela seraient faibles ou inexistants.

Il faut savoir que les problèmes de malocclusion sont très fréquents et très mals compris du corps médical en général et malheureusement également des dentistes et même orthodontistes, et totalement ignorés du grand public (vous et moi avant que je ne sois obligé de m’y intéresser). La raison en est certainement d’une part qu’ils passent très longtemps inaperçus (le corps compense bien, il peut s’écouler des années avant qu’un symptôme vraiment douloureux n’apparaisse) et d’autre part qu’un problème fonctionnel est beaucoup moins facile à observer, à appréhender, à comprendre, à traiter qu’un problème organique (une carie par exemple se voit et se soigne facilement).

Vos acouphènes et plus généralement vos problèmes d’oreille sont certainement dûs ou aggravés par un problème de malocclusion si vous présentez des symptômes parmi les suivants:

- articulations des mâchoires qui craquent ou qui font mal, même légèrement;
- migraines, maux de tête, douleurs dans le visage;
- douleurs cervicales de type torticolis, spasmes (muscles durs, contractés) dans le cou, la nuque, les épaules;
- acouphènes qui changent avec la position de la mâchoire (bailler, serrer les dents), de la tête et du cou, qui changent pendant le sommeil ou avec le stress.

3) Traitement

Le traitement de la malocclusion (ou SADAM, « syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur », en français « mauvais fonctionnement et douleurs de la mâchoire ») passe en général tout d’abord par le port d’une « gouttière d’occlusion », sorte de moulage en plastique dur que l’on porte sur les dents comme un appareil d’orthodontie.
Pour en revenir à l’exemple précédent, les gouttières sont comme des semelles en plastique que l’on place dans la chaussure. Les gouttières sont adaptées peu à peu pour aider la mâchoire à retrouver une position normale. Une fois cette position obtenue, toutes les techniques dentaires peuvent être utilisées pour retrouver une occlusion saine (dans notre exemple pour retirer les cailloux): meulages sélectifs des dents, remplacement des pièces prothétiques dures (métaux et céramiques) par des pièces plus souples (résine), éventuellement orthodontie, etc.

Les symptomes et le déroulement du traitement sont très bien décrits sur le site de la société SERET:
http://www.fraternet.org/seret/

Autres sites intéressants, mais il y en a beaucoup d’autres:
http://www.orthoposturodontie.com
http://www.eurocclusion.com/revisionduscientifique.html

4) Par où commencer ?

Si vous souffrez d’un acouphène, la première chose à faire est bien sûr d’effectuer chez un ORL les tests nécessaires concernant l’oreille elle-même (inspection, audiogramme, PEA, éventuellement IRM, etc). Notez également (cf site SERET) qu’un SADAM peut provenir de modifications posturales liées à un traumatisme (accident de la route, cf par exemple http://users.swing.be/belgique.acouphènes/articles/article13.htm) sans malocclusion dentaire. L’ostéopathie est alors indiquée.

Si maintenant vous soupçonnez une problème d’occlusion, la première chose à faire est de trouver un dentiste qui s’y connaît vraiment bien en occlusodontie, et avec qui vous vous sentez en confiance. La société française d’occlusodontie peut certainement vous indiquer des praticiens: http://www.abcdent.fr/annonceurs/scientifique/366 Vous pouvez également écrire aux auteurs des différents sites Internet sur le sujet.

Sachez que le traitement de l’occlusion est un processus long et délicat. (cf la page SERET http://www.fraternet.org/seret/hanson.htm). Il ne s’agit certainement pas de porter une gouttière pendant quelques semaines la nuit et de la jeter, comme je l’ai lu sur le forum. Il faut compter une visite chez le dentiste toutes les deux semaines pendant plusieurs mois, en alternance avec de l’ostéopathie et/ou de le kinésithérapie (cf par exemple la méthode Danis Bois).

Fuyez les dentistes chers et mal remboursés (il y en a de très bons bien remboursés), ceux qui veulent attaquer directement à la roulette ou qui vous proposent d’emblée des traitements lourds (type déposer toutes les couronnes, ou orthodontie), et surtout fuyez comme la peste ceux qui vous parlent de vous extraire des dents, ce qui amène des complications inimaginables, en particulier d’occlusion mais pas seulement (pensez à vous faire arracher une dent comme vous vous feriez amputer un doigt). Un bon dentiste évolue dans votre dentition comme dans des sables mouvants: longue et minutieuse observation avant et après chaque intervention.

Une gouttière d’occlusion est réalisée par un prothésiste et de ce fait est chère, de l’ordre de 4000F. Vous pouvez pour commencer suggérer à votre dentiste de vous réaliser une « gouttière souple », sorte de film plastique souple d’un demi-millimètre d’épaisseur que vous porterez jour et nuit (sauf pour manger bien sûr). Vous verrez très vite si vous obtenez une modification des symptômes, signe qu’il y a là un problème. C’est facile (votre dentiste le fait lui-même dans la semaine), pas cher (300 F?) et sans aucun risque.

5) Conclusion

Voilà mon expérience, à verser au dossier « guérisons » (rubrique qui manque sur ce site à mon avis). Ma conclusion personnelle est que l’oreille comme tout organe est capable de retrouver son équilibre et sa santé si elle est placée dans des conditions dites « physiologiques », c’est-à-dire qu’elle ne souffre plus. Il n’y a pas de maladies sans causes, et les causes peuvent être corrigées.

J’espère lire d’ici quelques temps d’autres messages dans ce sens!

Bon courage à tous,
Christian


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Ma guérison bis

Envoi de Christian le 19 Octobre 2004

Bonjour à tous,

j’ai posté il y a assez longtemps de cela un message de guérison sur ce forum.

Bon, j’ai probablement été trop enthousiaste et ai crié victoire un peu tôt. Il m’a fallu encore plus d’un an et demi de traitement pour en arriver à une situation où l’acouphène est vraiment beaucoup plus supportable, voire souvent inaudible. Néanmoins je reposte aujourd’hui pour répéter et confirmer ce que j’ai dit.

Maintenant je n’entends mon ac (unilatérale gauche, sifflement type télé, déclenché par traumatisme sonore de février 2002, niveau 4 à 6 deux jours sur trois au début, c’est-à-dire insupportable) souvent que le matin, il disparaît la plupart du temps avec la première douche chaude (décontraction des muscles des épaules et de la nuque). Les jours où il persiste c’est supportable, çà n’est plus le sifflement strident que c’était il y a encore un an. C’est chiant quand même mais le traitement continue et progresse. Hier et aujourd’hui je n’entends pratiquement plus rien même devant les ventilos de mon ordinateur (du jamais vu).

En tout cas ma conclusion reste la même: l’acouphène est pratiquement toujours dû en tout ou partie aux problèmes de malocclusion dentaire. Ces problèmes mettent des années voire des décennies à s’installer. Dans mon cas:
1. Pendant la petite enfance croissance anormale des molaires (« articulé inversé », c’est-à-dire que les molaires du bas sont à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur quand les dents sont serrées) du fait d’un étalement linguale (la langue reste en bas au lieu de se placer contre le palais lors de la déglutition). C’est un signe de problème affectifs (on conserve une déglutition infantile) et c’est très courant dans nos sociétés (alimentation molle, pas besoin de beaucoup mâcher).
2. Travail d’orthodontie mal fait à 12 ans, qui ne corrige pas le problème mais l’aggrave plutôt. Extraction de 2 prémolaires supérieures. Les extractions dentaires sont catastrophiques pour l’occlusion.
3. Couronnes en céramiques (beaucoup trop dures) posées n’importe comment par un dentiste de merde à 25 ans.
4. Là-dessus après une grosse période de stress à 30 ans, la moindre soirée bruyante blesse l’oreille interne qui subit une souffrance muette depuis je ne sais combien d’années. La goutte qui fait déborder le vase.

Quand on rééquilibre l’occlusion, les tensions musculaires dans la nuque, les épaules et le dos se résolvent, les tissus autour des articulations de la mâchoire sont moins stressés et même si l’oreille est un peu affectée, elle ne siffle plus de manière stridente et insupportable. Tout organe placé dans une situation saine (« physiologique ») finit par guérir. Heureusement sinon çà fait longtemps qu’il n’y aurait plus personne sur Terre.

Néanmoins les traitements d’occlusodontie sont extrêmement lents. On ne rééquilibre pas en six mois un système qui a mis vingt ans à s’installer dans un fonctionnement pathologique. Il ne s’agit pas de mouler une gouttière et de dire basta c’est réglé. Le traitement consiste à lever l’une après l’autre les tensions dans la mâchoire en laissant le corps se réadapter entre chaque intervention, à raison d’un rdv toutes les 3 semaines en moyenne, pendant…le temps qu’il faut.
Pour moi c’est des années, je m’en fous mon dentiste est sympa, patient, compétent, pas cher, bien remboursé, pas loin de chez moi Pour d’autres ce sera peut-être moins. Dans tous les cas il y a bel et bien une évolution positive du système, c’est toute la posture qui se remet en place, en quelque sorte les blocages se libèrent, et çà fait tout de suite du bien.

Si vous croyez ne pas avoir de problèmes d’occlusion j’aurais tendance à dire çà m’étonnerait. Les problèmes d’occlusion sont dans nos sociétés au moins aussi fréquents que les caries, sauf qu’ils ne se voient pas à l’oeil nu. C’est plutôt les occlusions saines qui sont exceptionnelles. En tout cas si vous avez un des symtômes suivants c’est sûr que c’est votre cas:

- Des pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), surtout si elles sont en céramique ou en métal dur (nickel-chrome), mais même en alliage d’or trop dur. Même si elles étaient parfaitement adaptées lorsqu’elles ont été réalisées, votre corps et votre posture ont évolué, les dents naturelles se sont adaptées (usées) tandis que les pièces prothétiques n’ont pas bougé d’un poil.
- Des tensions dans les muscles du cou, de la nuque, du dos, des migraines.
- Des bruits, des ressauts, des déviations à l’ouverture de la mâchoire.
- Des douleurs dans le visage ou dans les articulations de la mâchoire.

Je suis persuadé que ce que dit la médecine holistique est vrai: le corps est une merveilleuse machine qui s’autorépare. Même un traumatisme sonore grave finit par se réparer avec le temps si l’oreille ne souffre plus (plusieurs témoignages en ce sens sur ce forum). Il reste éventuellement un baisse d’audition mais l’acouphène disparaît au bout de quelques mois. Si une souffrance intense persiste des années, c’est le signe que quelque chose perturbe profondément et constamment le corps, et les problèmes de malocclusion rentrent bien dans cette catégorie.

Il y a énormément de sites très bien faits sur la malocclusion, en particulier en France (au moins un domaine où on est en avance). Cherchez « malocclusion » ou « syndrome de Costen » sur Google, lisez, et essayez de trouver un bon dentiste spécialisé (le dentiste moyen n’y connaît rien), pas loin de chez vous (prévoir un traitement sur la durée si traitement il y a), et pas cher. Méfiez-vous de certains dentistes qui n’hésitent pas à vous proposer tout de go un traitement d’orthodontie, voire des extractions (quelle horreur!! Extractions dentaires = prohibées quelle que soit la raison, à moins d’avoir une dent vraiment totalement pourrie). Si votre dentiste ne vous observe pas au moins quelques semaines avant d’entreprendre quoi que ce soit, et s’il ne discute pas avec vous pour vous expliquer ce qu’il pense voir, essayez peut-être ailleurs.

Voilà voilà, je pourrais en rajouter des tartines sur le sujet. En particulier allez voir un site de migraineux et vous verrez qu’ils se plaignent exactement comme certains acouphéniques: maladie apparue subitement « sans raison » (çà n’existe pas les maladies sans raison), souffrance insupportable, traitement médicamenteux inefficaces (d’ailleurs les mêmes vasodilatateurs bidons que pour les acouphènes). 80% des migraines chroniques sont probablement dues à une malocclusion. Comme je l’ai dit il y a plein de bons sites web en français sur le sujet, et vous pouvez envoyer des emails aux dentistes qui font ces sites, en général ils sont sympas et ils répondent. Bon courage et bonne chance à tous! »

22/10/2004

source : sos audition.com

Recherche sur les cellules souches

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 27-12-2008

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La recherche sur les cellules souches progresse à pas de géant vert. On peut se réjouir des nouvelles avancées, notamment en ce qui concerne les traitements embryoniques. A l’aide de cellules souches, les chercheurs sont capables dorénavant de régénérer les cellules ciliées endommagées. J’attends avec impatience ce nouveau remède…
Nous n’en sommes qu’au stade « embryonnaire » des thérapies géniques, mais je suis persuadé que cela va s’accélérer. Du reste, la dépêche d’Hear It laisse espérer une année 2009 riche en nouvelles découvertes dans ce domaine.

dépêche Hear It

«  D’autres recherches ont analysé la possibilité de pouvoir régénérer la capacité auditive par le traitement embryonique des cellules souches. Ces études se sont montrées probantes. En 2008, une équipe de chercheurs a conçu la première génération de cellules auditives qui sont essentielles à la transformation des sons dans l’oreille interne et primordiales à l’audition. Les cellules étaient développées dans les embryons de souris.

Une autre équipe de chercheurs à modifié avec succès des cellules souches auditives au stage de l’embryon. Elles sont alors dirigées vers la zone de l’oreille interne et se fondent au tissu qu’elles doivent réparer.

Plus de traitements
Les connaissances acquises par les scientifiques sont les premiers pas vers le traitement potentiel des déficiences auditives génétiques ou des déficiences auditives intervenues suite à une détérioration des cellules.« 

Et si un jour on guérissait