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Malocclusion et acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 27-12-2008

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« témoignage de Christian

Histoire et guérison de mes acouphènes

Envoi de Christian le 13 Janvier 2003

Bonjour à tous,

je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant les acouphènes (je ne suis pas médecin) et de mon interprétation du symptôme.

1) Historique

1990 :Après une énième nuit passée à la discothèque la Locomotive à Paris, j’ai les oreilles qui bourdonnent toute la journée du lendemain. Le bourdonnement disparaît mais cette fois j’ai eu vraiment peur. Je me jure de ne plus jamais retourner en boîte.

Janvier 1995 : Quatre jours après une soirée de nouvel an durant laquelle une amie m’a fait mal en me hurlant dans l’oreille , je perçois au réveil un léger sifflement dans mon oreille gauche, semblable à celui d’un écran cathodique. Comme ce sifflement n’est perceptible que la nuit, je ne m’en inquiète pas outre mesure. Pendant quatre ou cinq ans je perçois ce sifflement de temps en temps, mais je n’y accorde pas une grande importance. Néanmoins depuis cet épisode les rares fois où je vais en boîte je mets des morceaux de mouchoirs en papier dans mes oreilles.

La dernière fois que je me souviens avoir noté le sifflement c’est en décembre 1998. J’ai cherché sur Internet et suis tombé sur le tinnitus FAQ. Comme il semble qu’il n’y ait rien à faire j’oublie la question. Ensuite pendant cinq ans mon acouphène a totalement disparu.

Août 2001 : Suite à une période de stress intense, je me réveille un matin en entendant à nouveau le sifflement. Au cours des mois suivants il a tendance à augmenter jusqu’à être assez fort par périodes, au point de l’entendre parfois dans la rue. Néanmoins cela ne me gêne pas vraiment parce que les périodes pendant lesquelles il est fort ne durent pas. En janvier 2002 le problème disparaît à nouveau subitement en quelques jours.

Février 2002 : je vais à une soirée étudiante, toujours avec des morceaux de mouchoirs en papier dans les oreilles. Le lendemain de cette soirée, catastrophe: le sifflement est très présent maintenant et surtout, je m’en suis rendu compte dans les semaines qui ont suivi, mon oreille est sensible à certains bruits: la circulation automobile, les ventilateurs, les télévisions me sont désagréables et relancent mon acouphène alors qu’auparavant il était insensible aux bruits extérieurs

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Je ne suis pas allé aux urgences suite à cette soirée parce que je me suis dit qu’il n’y avait pas de véritable traumatisme sonore: j’avais fait attention à éviter les endroits trop bruyants et en sortant de la soirée je n’avais aucune sensation de surdité. Et puis l’acouphène avait déjà été à ce niveau-là auparavant, sans raison visible. Les audiogrammes font apparaître une baisse des deux côtés d’environ 20 à 30 dB dans les fréquences aigues (6000 et 8000 Hz), mais probablement pas liée à cette soirée en particulier.

Pendant plusieurs mois j’ai alors vécu avec un acouphène fort la plupart du temps, c’est-à-dire que je l’entendais au-dessus de la circulation dans les rues à Paris. Ce sifflement me perturbait énormément dans mon travail et dans ma vie de tous les jours, mais étrangement pas vraiment pour dormir. Le problème semblait plutôt s’aggraver avec le temps, même si ma sensibilité aux bruits a régressé en six mois environ. J’ai bien sûr essayé tous les traitements médicamenteux sans résultats: Sermion, Vastarel 35, Nootropyl, le Rivotril ne donnait pas vraiment grand-chose, tous les compléments alimentaires et vitamines que j’ai pu avaler ne m’ont certainement fait aucun mal mais n’ont rien amélioré.

J’ai vécu ainsi avec ce sifflement insupportable pendant un an, dans la situation que les habitués du forum connaissent bien. L’acupuncture, l’ostéopathie ne donnaient pas vraiment de résultats. Il y avait néanmoins régulièrement des jours (un ou deux par semaine) où le sifflement était faible, souvent après une nuit de bon sommeil. Mon acouphène était également amplifié lorsque je baillais en grand ou que je tournais la tête à droite au maximum. D’autre part j’avais remarqué cet été qu’il pouvait être très intense le matin et disparaître brusquement (ie devenir audible dans le silence uniquement) après deux heures de windsurf intense. Je souffre d’autre part de douleurs dans les cervicales et de craquements dans les mâchoires (mais rien de gênant comparé à l’enfer de l’acouphène).

Décembre 2002 : le dentiste qui me suit depuis plusieurs années pour des problèmes d’occlusion dentaire me remplace la dernière couronne métallique que je porte en bouche par une couronne en résine et effectue les derniers meulages correctifs. En quelques jours, l’acouphène disparaît presque complètement, je ne l’entends plus que la nuit, il ne me gêne plus, une rigolade comparé au cauchemar éveillé que j’ai connu, je suis guéri.

2) Que s’est-il passé?

Les dents ne sont pas que de simples morceaux d’émail destinés à broyer les aliments. La manière dont les dents se placent les unes par rapport aux autres (l’occlusion dentaire) joue un rôle adaptatif essentiel lié au squelette et à la posture. Les dents s’ajustent de deux façons:

a) Elles se déplacent les unes par rapport aux autres.
b) Elles s’usent au contact les unes des autres.

Ces adaptations sont imperceptibles à l’oeil nu mais continuelles (la posture change en permanence avec l’âge comme on le voit chez les vieillards) et essentielles à l’équilibre de la mâchoire et par là de l’ensemble du squelette. Les capacités d’adaptation de l’occlusion sont diminuées par de nombreux facteurs, naturels ou artificiels, dont:

- les malocclusions « naturelles », dents qui poussent de travers, qui se chevauchent;
- les traitements d’orthodontie purement esthétiques (destinés à avoir un joli sourire) et non fonctionnels (destinés à ce que l’organe fonctionne bien), comme ils étaient pratiqués il y a quelques années et le sont encore souvent;
- les pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), mais également les amalgames.

Lorsque l’occlusion n’arrive plus à s’adapter, c’est la mâchoire et le corps entier qui doivent d’adapter, d’où des tensions de toutes sortes, des douleurs diffuses n’importe où dans le corps et en particulier migraines, douleurs cervicales, torticolis, des spasmes musculaires (muscles contractés en permanence) d’où problèmes digestifs, urinaires, fatigue chronique etc, etc, et bien sûr acouphènes.

Pour prendre un exemple trivial mais parlant, regardons l’adaptation d’une chaussure au pied. On sait qu’une chaussure neuve peut faire mal au début mais rapidement elle s’adapte au pied et devient très confortable. Imaginons maintenant un caillou dans la chaussure: comme le caillou ne va pas s’adapter, c’est le corps qui doit compenser. Si vous essayer de marcher avec un caillou dans votre chaussure, instinctivement vous allez éviter de marcher dessus.
Vous allez adopter une démarche particulière pour éviter de vous blesser. Bien sûr si vous essayez de marcher des mois ou des années avec ce caillou dans votre chaussure, votre cheville va souffrir, ainsi que votre genou, vos hanches, etc.
Au bout d’un certain temps, sans raison apparente, ou peut-être lors d’un mouvement brusque, ou d’une chute, vous allez soudain ressentir des douleurs insupportables dans le genou par exemple, sans que rien ne paraisse anormal dans l’organe lui-même: vous souffrez d’une pathologie « fonctionnelle » (liée au fonctionnement du corps) et non « organique » (liée à la lésion d’un organe). Un spécialiste du genou sera incapable de vous dire ce qui ne va pas et bien sûr incapable de vous soulager.

Vous voyez à quoi je veux en venir: changez chaussure par dentition, caillou par réparation ou pièce prothétique ou malocclusion, démarche par occlusion, cheville par articulation de la mâchoire, genou par oreille interne, chute par son un peu fort, spécialiste du genou par ORL et vous avez probablement le tableau clinique de beaucoup des habitués du forum. La malocclusion dentaire finit à la longue par faire souffrir l’oreille, qui devient plus fragile aux traumatismes sonores et autres lésions et récupère moins bien, et amplifie des acouphènes qui sans cela seraient faibles ou inexistants.

Il faut savoir que les problèmes de malocclusion sont très fréquents et très mals compris du corps médical en général et malheureusement également des dentistes et même orthodontistes, et totalement ignorés du grand public (vous et moi avant que je ne sois obligé de m’y intéresser). La raison en est certainement d’une part qu’ils passent très longtemps inaperçus (le corps compense bien, il peut s’écouler des années avant qu’un symptôme vraiment douloureux n’apparaisse) et d’autre part qu’un problème fonctionnel est beaucoup moins facile à observer, à appréhender, à comprendre, à traiter qu’un problème organique (une carie par exemple se voit et se soigne facilement).

Vos acouphènes et plus généralement vos problèmes d’oreille sont certainement dûs ou aggravés par un problème de malocclusion si vous présentez des symptômes parmi les suivants:

- articulations des mâchoires qui craquent ou qui font mal, même légèrement;
- migraines, maux de tête, douleurs dans le visage;
- douleurs cervicales de type torticolis, spasmes (muscles durs, contractés) dans le cou, la nuque, les épaules;
- acouphènes qui changent avec la position de la mâchoire (bailler, serrer les dents), de la tête et du cou, qui changent pendant le sommeil ou avec le stress.

3) Traitement

Le traitement de la malocclusion (ou SADAM, « syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur », en français « mauvais fonctionnement et douleurs de la mâchoire ») passe en général tout d’abord par le port d’une « gouttière d’occlusion », sorte de moulage en plastique dur que l’on porte sur les dents comme un appareil d’orthodontie.
Pour en revenir à l’exemple précédent, les gouttières sont comme des semelles en plastique que l’on place dans la chaussure. Les gouttières sont adaptées peu à peu pour aider la mâchoire à retrouver une position normale. Une fois cette position obtenue, toutes les techniques dentaires peuvent être utilisées pour retrouver une occlusion saine (dans notre exemple pour retirer les cailloux): meulages sélectifs des dents, remplacement des pièces prothétiques dures (métaux et céramiques) par des pièces plus souples (résine), éventuellement orthodontie, etc.

Les symptomes et le déroulement du traitement sont très bien décrits sur le site de la société SERET:
http://www.fraternet.org/seret/

Autres sites intéressants, mais il y en a beaucoup d’autres:
http://www.orthoposturodontie.com
http://www.eurocclusion.com/revisionduscientifique.html

4) Par où commencer ?

Si vous souffrez d’un acouphène, la première chose à faire est bien sûr d’effectuer chez un ORL les tests nécessaires concernant l’oreille elle-même (inspection, audiogramme, PEA, éventuellement IRM, etc). Notez également (cf site SERET) qu’un SADAM peut provenir de modifications posturales liées à un traumatisme (accident de la route, cf par exemple http://users.swing.be/belgique.acouphènes/articles/article13.htm) sans malocclusion dentaire. L’ostéopathie est alors indiquée.

Si maintenant vous soupçonnez une problème d’occlusion, la première chose à faire est de trouver un dentiste qui s’y connaît vraiment bien en occlusodontie, et avec qui vous vous sentez en confiance. La société française d’occlusodontie peut certainement vous indiquer des praticiens: http://www.abcdent.fr/annonceurs/scientifique/366 Vous pouvez également écrire aux auteurs des différents sites Internet sur le sujet.

Sachez que le traitement de l’occlusion est un processus long et délicat. (cf la page SERET http://www.fraternet.org/seret/hanson.htm). Il ne s’agit certainement pas de porter une gouttière pendant quelques semaines la nuit et de la jeter, comme je l’ai lu sur le forum. Il faut compter une visite chez le dentiste toutes les deux semaines pendant plusieurs mois, en alternance avec de l’ostéopathie et/ou de le kinésithérapie (cf par exemple la méthode Danis Bois).

Fuyez les dentistes chers et mal remboursés (il y en a de très bons bien remboursés), ceux qui veulent attaquer directement à la roulette ou qui vous proposent d’emblée des traitements lourds (type déposer toutes les couronnes, ou orthodontie), et surtout fuyez comme la peste ceux qui vous parlent de vous extraire des dents, ce qui amène des complications inimaginables, en particulier d’occlusion mais pas seulement (pensez à vous faire arracher une dent comme vous vous feriez amputer un doigt). Un bon dentiste évolue dans votre dentition comme dans des sables mouvants: longue et minutieuse observation avant et après chaque intervention.

Une gouttière d’occlusion est réalisée par un prothésiste et de ce fait est chère, de l’ordre de 4000F. Vous pouvez pour commencer suggérer à votre dentiste de vous réaliser une « gouttière souple », sorte de film plastique souple d’un demi-millimètre d’épaisseur que vous porterez jour et nuit (sauf pour manger bien sûr). Vous verrez très vite si vous obtenez une modification des symptômes, signe qu’il y a là un problème. C’est facile (votre dentiste le fait lui-même dans la semaine), pas cher (300 F?) et sans aucun risque.

5) Conclusion

Voilà mon expérience, à verser au dossier « guérisons » (rubrique qui manque sur ce site à mon avis). Ma conclusion personnelle est que l’oreille comme tout organe est capable de retrouver son équilibre et sa santé si elle est placée dans des conditions dites « physiologiques », c’est-à-dire qu’elle ne souffre plus. Il n’y a pas de maladies sans causes, et les causes peuvent être corrigées.

J’espère lire d’ici quelques temps d’autres messages dans ce sens!

Bon courage à tous,
Christian


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Ma guérison bis

Envoi de Christian le 19 Octobre 2004

Bonjour à tous,

j’ai posté il y a assez longtemps de cela un message de guérison sur ce forum.

Bon, j’ai probablement été trop enthousiaste et ai crié victoire un peu tôt. Il m’a fallu encore plus d’un an et demi de traitement pour en arriver à une situation où l’acouphène est vraiment beaucoup plus supportable, voire souvent inaudible. Néanmoins je reposte aujourd’hui pour répéter et confirmer ce que j’ai dit.

Maintenant je n’entends mon ac (unilatérale gauche, sifflement type télé, déclenché par traumatisme sonore de février 2002, niveau 4 à 6 deux jours sur trois au début, c’est-à-dire insupportable) souvent que le matin, il disparaît la plupart du temps avec la première douche chaude (décontraction des muscles des épaules et de la nuque). Les jours où il persiste c’est supportable, çà n’est plus le sifflement strident que c’était il y a encore un an. C’est chiant quand même mais le traitement continue et progresse. Hier et aujourd’hui je n’entends pratiquement plus rien même devant les ventilos de mon ordinateur (du jamais vu).

En tout cas ma conclusion reste la même: l’acouphène est pratiquement toujours dû en tout ou partie aux problèmes de malocclusion dentaire. Ces problèmes mettent des années voire des décennies à s’installer. Dans mon cas:
1. Pendant la petite enfance croissance anormale des molaires (« articulé inversé », c’est-à-dire que les molaires du bas sont à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur quand les dents sont serrées) du fait d’un étalement linguale (la langue reste en bas au lieu de se placer contre le palais lors de la déglutition). C’est un signe de problème affectifs (on conserve une déglutition infantile) et c’est très courant dans nos sociétés (alimentation molle, pas besoin de beaucoup mâcher).
2. Travail d’orthodontie mal fait à 12 ans, qui ne corrige pas le problème mais l’aggrave plutôt. Extraction de 2 prémolaires supérieures. Les extractions dentaires sont catastrophiques pour l’occlusion.
3. Couronnes en céramiques (beaucoup trop dures) posées n’importe comment par un dentiste de merde à 25 ans.
4. Là-dessus après une grosse période de stress à 30 ans, la moindre soirée bruyante blesse l’oreille interne qui subit une souffrance muette depuis je ne sais combien d’années. La goutte qui fait déborder le vase.

Quand on rééquilibre l’occlusion, les tensions musculaires dans la nuque, les épaules et le dos se résolvent, les tissus autour des articulations de la mâchoire sont moins stressés et même si l’oreille est un peu affectée, elle ne siffle plus de manière stridente et insupportable. Tout organe placé dans une situation saine (« physiologique ») finit par guérir. Heureusement sinon çà fait longtemps qu’il n’y aurait plus personne sur Terre.

Néanmoins les traitements d’occlusodontie sont extrêmement lents. On ne rééquilibre pas en six mois un système qui a mis vingt ans à s’installer dans un fonctionnement pathologique. Il ne s’agit pas de mouler une gouttière et de dire basta c’est réglé. Le traitement consiste à lever l’une après l’autre les tensions dans la mâchoire en laissant le corps se réadapter entre chaque intervention, à raison d’un rdv toutes les 3 semaines en moyenne, pendant…le temps qu’il faut.
Pour moi c’est des années, je m’en fous mon dentiste est sympa, patient, compétent, pas cher, bien remboursé, pas loin de chez moi Pour d’autres ce sera peut-être moins. Dans tous les cas il y a bel et bien une évolution positive du système, c’est toute la posture qui se remet en place, en quelque sorte les blocages se libèrent, et çà fait tout de suite du bien.

Si vous croyez ne pas avoir de problèmes d’occlusion j’aurais tendance à dire çà m’étonnerait. Les problèmes d’occlusion sont dans nos sociétés au moins aussi fréquents que les caries, sauf qu’ils ne se voient pas à l’oeil nu. C’est plutôt les occlusions saines qui sont exceptionnelles. En tout cas si vous avez un des symtômes suivants c’est sûr que c’est votre cas:

- Des pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), surtout si elles sont en céramique ou en métal dur (nickel-chrome), mais même en alliage d’or trop dur. Même si elles étaient parfaitement adaptées lorsqu’elles ont été réalisées, votre corps et votre posture ont évolué, les dents naturelles se sont adaptées (usées) tandis que les pièces prothétiques n’ont pas bougé d’un poil.
- Des tensions dans les muscles du cou, de la nuque, du dos, des migraines.
- Des bruits, des ressauts, des déviations à l’ouverture de la mâchoire.
- Des douleurs dans le visage ou dans les articulations de la mâchoire.

Je suis persuadé que ce que dit la médecine holistique est vrai: le corps est une merveilleuse machine qui s’autorépare. Même un traumatisme sonore grave finit par se réparer avec le temps si l’oreille ne souffre plus (plusieurs témoignages en ce sens sur ce forum). Il reste éventuellement un baisse d’audition mais l’acouphène disparaît au bout de quelques mois. Si une souffrance intense persiste des années, c’est le signe que quelque chose perturbe profondément et constamment le corps, et les problèmes de malocclusion rentrent bien dans cette catégorie.

Il y a énormément de sites très bien faits sur la malocclusion, en particulier en France (au moins un domaine où on est en avance). Cherchez « malocclusion » ou « syndrome de Costen » sur Google, lisez, et essayez de trouver un bon dentiste spécialisé (le dentiste moyen n’y connaît rien), pas loin de chez vous (prévoir un traitement sur la durée si traitement il y a), et pas cher. Méfiez-vous de certains dentistes qui n’hésitent pas à vous proposer tout de go un traitement d’orthodontie, voire des extractions (quelle horreur!! Extractions dentaires = prohibées quelle que soit la raison, à moins d’avoir une dent vraiment totalement pourrie). Si votre dentiste ne vous observe pas au moins quelques semaines avant d’entreprendre quoi que ce soit, et s’il ne discute pas avec vous pour vous expliquer ce qu’il pense voir, essayez peut-être ailleurs.

Voilà voilà, je pourrais en rajouter des tartines sur le sujet. En particulier allez voir un site de migraineux et vous verrez qu’ils se plaignent exactement comme certains acouphéniques: maladie apparue subitement « sans raison » (çà n’existe pas les maladies sans raison), souffrance insupportable, traitement médicamenteux inefficaces (d’ailleurs les mêmes vasodilatateurs bidons que pour les acouphènes). 80% des migraines chroniques sont probablement dues à une malocclusion. Comme je l’ai dit il y a plein de bons sites web en français sur le sujet, et vous pouvez envoyer des emails aux dentistes qui font ces sites, en général ils sont sympas et ils répondent. Bon courage et bonne chance à tous! »

22/10/2004

source : sos audition.com

Recherche sur les cellules souches

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 27-12-2008

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La recherche sur les cellules souches progresse à pas de géant vert. On peut se réjouir des nouvelles avancées, notamment en ce qui concerne les traitements embryoniques. A l’aide de cellules souches, les chercheurs sont capables dorénavant de régénérer les cellules ciliées endommagées. J’attends avec impatience ce nouveau remède…
Nous n’en sommes qu’au stade « embryonnaire » des thérapies géniques, mais je suis persuadé que cela va s’accélérer. Du reste, la dépêche d’Hear It laisse espérer une année 2009 riche en nouvelles découvertes dans ce domaine.

dépêche Hear It

«  D’autres recherches ont analysé la possibilité de pouvoir régénérer la capacité auditive par le traitement embryonique des cellules souches. Ces études se sont montrées probantes. En 2008, une équipe de chercheurs a conçu la première génération de cellules auditives qui sont essentielles à la transformation des sons dans l’oreille interne et primordiales à l’audition. Les cellules étaient développées dans les embryons de souris.

Une autre équipe de chercheurs à modifié avec succès des cellules souches auditives au stage de l’embryon. Elles sont alors dirigées vers la zone de l’oreille interne et se fondent au tissu qu’elles doivent réparer.

Plus de traitements
Les connaissances acquises par les scientifiques sont les premiers pas vers le traitement potentiel des déficiences auditives génétiques ou des déficiences auditives intervenues suite à une détérioration des cellules.« 

Et si un jour on guérissait

« Ce soir ou jamais » sur la science

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 18-12-2008

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Hier soir, j’ai regardé l’excellente émission de Frédéric Taddeï. Une émission qui nous intéresse à plus d’un titre, puisqu’il était notamment question de la recherche sur les cellules souches et la thérapie génique.

« Après soir 3 : débat « Où en est la science ? »

Invités : Étienne Klein, Jean-Pierre Changeux, Jean-Claude Ameisen, André Brahic, Nicole Le Douarin, Luc Montagnier.

Étienne Klein, physicien et philosophe des sciences.
« Galilée et les Indiens », Flammarion, 2008.

Jean-Pierre Changeux, neurobiologiste.
« Du vrai, du beau, du bien. Une nouvelle approche neuronale », Odile Jacob, 2008.

Jean-Claude Ameisen, immunologiste et Président du Comité d’éthique de l’INSERM.
« Dans la lumière et les ombres. Darwin et le bouleversement du monde », Fayard/Seuil, 2008.
Les couleurs de l’oubli » aux Éditions de l’Atelier, 2008.

André Brahic, astronome et astrophysicien.
« Lumières d’étoiles. Les couleurs de l’invisible », Odile Jacob, 2008.

Nicole Le Douarin, embryologiste.
« Les cellules souches porteuses d’immortalité », Odile Jacob, 2007.
« Des chimères, des clones et des gènes », Odile jacob, 2000.

Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine 2008
« Les combats de la vie », Lattés, 2008. »

Ce soir ou jamais

Remèdes naturels contre les acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 09-12-2008

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millepertuis Remèdes naturels contre les acouphenes

Il n’y a que la foi qui sauve (et encore…) . Voici une liste de remèdes naturels glanés sur passeport santé.
Certains peuvent soulager, peuvent aider à mieux dormir. Libre à chacun de se faire une idée.
Les escrocs modifient la liste et la vendent en PDF… je vous fais gagner 30 euros. Merci qui ?

« Attention au bruit. Éviter d’exposer inutilement et trop souvent ses oreilles à des volumes sonores trop élevés ou même moyennement élevés. Au besoin, utiliser des boules Quies, des coquilles protectrices ou des bouche-oreilles en mousse au travail, en avion, durant un concert rock, lorsqu’on travaille avec certains outils bruyants, etc.

Faire régulièrement de l’exercice. Étant donné que l’artériosclérose et l’hypertension sont souvent à l’origine des acouphènes, il est certain que la pratique régulière d’exercices cardiovasculaires aura une action préventive.

Adopter de bonnes habitudes alimentaires. Certains aliments peuvent avoir pour effet d’augmenter l’intensité des acouphènes. Sont à surveiller :
- le sel : tout excès de sodium cause simultanément une rétention des fluides et une augmentation du flux sanguin aux oreilles; ce phénomène crée une pression sur l’appareil auditif, ce qui peut provoquer des bourdonnements;
- les graisses : éviter ou supprimer en partie les aliments qui provoquent une augmentation du taux de cholestérol comme les viandes grasses, les jaunes d’oeufs, les charcuteries, le beurre, les huiles commerciales ou la margarine fabriquée à base d’huile hydrogénée; en revanche, des huiles riches en graisses insaturées et en acide linoléique, un acide gras essentiel de la famille des oméga-6 (comme l’huile d’olive), sont bénéfiques;
- les allergènes alimentaires : les allergies alimentaires peuvent aussi causer des bourdonnements d’oreilles; certaines personnes peuvent observer une aggravation de leurs symptômes après avoir consommé du chocolat, du lait, du fromage, des produits à base de soya, de l’avocat, des bananes très mûres ou des agrumes;
- les excitants : l’alcool, le café et la cigarette peuvent affecter le nerf auditif et exacerber sa sensibilité; un excès de thé pourrait aussi causer des acouphènes.33

Bien gérer son stress. C’est bien connu, le stress est un facteur aggravant – voire causal – des troubles cardiovasculaires ou immunitaires. Si on considère que les acouphènes sont symptomatiques d’un problème de santé, on comprend l’importance d’une bonne gestion du stress comme mesure préventive.

Hypnothérapie ou autohypnose. Cette thérapie aurait une efficacité comparable ou supérieure au counseling psychologique et aux interventions de masquage de l’acouphène pour réduire les acouphènes subjectifs.31 Trois études cliniques randomisées et contrôlées impliquant 177 sujets obtiennent des résultats encourageants, d’après cette source. Voir notre fiche Hypnothérapie.

Mélatonine (pour le sommeil). Une petite étude randomisée et contrôlée a démontré que la mélatonine pouvait apporter un soulagement notable chez les personnes souffrant d’insomnie en raison de leur acouphène.28 Les 30 participants à l’étude, qui avaient des acouphènes subjectifs, recevaient 3 mg par jour de mélatonine ou un placebo, durant 30 jours.

Vitamine B12. Lors d’une étude menée auprès de 113 militaires, des chercheurs israéliens ont observé que 57 sujets souffraient d’acouphènes et de perte de l’audition causés par le bruit excessif et que, parmi ces derniers, 47 % étaient carencés en vitamine B12. À la suite de l’administration de vitamine B12, douze d’entre eux ont connu une diminution de leurs acouphènes.27 Les auteurs de l’étude souhaitent que le taux de vitamine B12 dans le sang des personnes qui souffrent d’acouphènes chroniques soit évalué.

Zinc. En 1987, des chercheurs belges annonçaient avoir établi une corrélation significative entre la carence en zinc et le développement d’acouphènes21, et qu’une supplémentation en zinc pouvait soulager les symptômes dans 52 % des cas.22 Le rôle du zinc dans cette pathologie n’est toutefois pas bien connu, et certaines personnes ayant des acouphènes ne présentent pas de déficience en zinc. Les résultats des études sont donc variables, certains démontrant que les suppléments de zinc améliorent les symptômes, alors que d’autres n’observent aucun bénéfice.23-26,30

Actée à grappes noires (Actea racemosa). Cette plante indigène de l’est des États-Unis et du Canada est utilisée depuis une quarantaine d’années en Europe pour traiter les symptômes associés à la ménopause. Se basant sur une série d’études pharmacologiques et d’essais cliniques réalisés dans les années 1980, la Commission E a approuvé son usage pour soulager l’inconfort prémenstruel, la dysménorrhée et les symptômes de la ménopause, dont les palpitations cardiaques, la nervosité, la dépression et les acouphènes.
Dosage

Se référer à la fiche Actée à grappes noires pour connaître les différentes manières de l’utiliser.

Ginkgo (Ginkgo biloba). La Commission E allemande approuve l’usage interne des extraits de feuilles de ginkgo biloba pour traiter les acouphènes d’origine vasculaire. On pense que l’efficacité du ginkgo dans certains cas d’acouphènes tiendrait au fait qu’il améliore la circulation sanguine dans les capillaires qui irriguent la boîte crânienne. Les résultats des études les plus récentes demeurent toutefois contradictoires. Les auteurs d’une synthèse d’études cliniques publiée en 1999 rapportaient que dans cinq essais cliniques de qualité variable, dont trois seulement ont eu recours à un groupe témoin, le ginkgo a permis de soulager les acouphènes.18
Par contre, un essai à double insu avec placebo mené en 2001 auprès de 978 sujets auxquels on avait donné 50 mg de l’extrait de ginkgo LI 1370 n’a pas donné de résultats permettant de démontrer l’efficacité de la plante.19 Tandis que les résultats d’un autre essai à double insu avec placebo, mené en 2002 avec l’extrait de ginkgo EGb 761 auprès de 60 sujets, ont plutôt permis de démontrer que la plante avait une efficacité significative, mais modérée.20
Dosage

Prendre de 120 mg à 160 mg d’extrait (50:1) par jour, en deux ou trois doses. »

 La suite ICI  

Autre remède, l’acide alpha lipoique : http://www.acouphenes-hyperacousie.com/2008/11/acide-alpha-lipoique.html

Anagrammes d’hyperacousie et d’acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 07-12-2008

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hyperacousie

Choeur paye si
Cheri paye sou
Cohue paye ris
Osier paye chu
Riche paye sou
Ruche pays oie
Sœur paye hic
Chou paye sire
Paye hic rue os

Acouphènes

Chapon suee
Anche soupe
Apnee chu os
Chene pou as
Chope ane us
Chope une as
Cohue panse
Peche sou an
Poche ane us
Poche une as
Echo pneu as
Echo sape un
Echo ane pus
Echo pas une
Peso ane chu
Pose ane chu

devinette :

Thalassothérapie, hypotension encule succès

à vous de jouer :

http://www.barbery.net/anagram/

Phytotherapie et acouphènes

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 03-12-2008

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millepertuis1 Phytotherapie et acouphènes
Millepertuis ou Hypericum perforatum

Je me rends compte que l’on parle peu des plantes , pourtant le meilleur remède naturel pour soigner les acouphènes . Oh certes ! leur pouvoir est limité mais il serait idiot de ne pas essayer.
Celles qui sont les plus évoquées sont l’ail (si vous vivez seul…) le célébrissime Ginkgo biloba et le mélilot pour leur action sur la circulation. Toutes les plantes sédatives sont bonnes à prendre comme la valériane, l’aubépine, le passiflore, l’angélique etc,.. etc,.. Vous pouvez faire des tisanes, des décoctions de plantes séchées, ça sera moins coûteux que les concentrés sous forme d’ampoules.
En ce qui concernes les huiles essentielles, le Niaouli ou la lavande douce peuvent aider en massages légers aux endroits douloureux, autour des oreilles. Diluez-les dans un peu d’huile.
La consommation par voie interne doit être prudente. J’ai essayé quelques temps le Niaouli (une goutte sur un sucre) mais sans réussite. Rappelez-vous que les huiles essentielles sont très actives, donc à consommez avec modération.

Pour le moral, on parle beaucoup du Millepertuis en comprimés, son action est assez rapide, de même que le Ginseng, un tonique très efficace. Si l’amertume ne vous rebute pas et que votre estomac est solide, une tisane de gentiane est aussi salutaire pour bien des maux (ne pas laisser infuser trop longtemps car le goût en serait infâme, bien sucrer).

Si vous souhaitez vous soigner par les plantes, je vous conseille l’ouvrage de référence en la matière « la phytothérapie, traitement des maladies par les plantes » du Dr Jean Valnet (coll Poche)

L’anti-glutamate, un remède aux acouphènes ?

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 30-11-2008

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Il serait regrettable de ne pas parler ici même de l’Anti-glutamate du Professeur Puel comme espoir de guérison des acouphènes. En effet, l’INSERM de montpellier a accompli le seul travail de recherche sur les acouphènes digne de ce nom. Quid de la mise sur le marché de l’Anti-glutamate ? Le plus tôt possible, souhaitons-le.
En revanche, le professeur Puel reste prudent sur la guérison de l’hyperacousie par ce futur médicament « anti-acouphènes », même s’il n’évacue pas d’emblée le lien possible entre l’hyperacousie et les récepteurs au glutamate.

Conférence donnée à Sète pour l’association France Acouphènes en le 18 avril 2006

« Après avoir suivi le cheminement du son dans les divers éléments de l’oreille (voir LRFA n° ), le Pr Puel a évoqué les atteintes qui peuvent affecter ces différentes structures et la disponibilité de traitements permettant d’y remédier.

2 Quand il existe un problème au niveau du pavillon, du tympan ou des osselets, on sait comment les traiter. En revanche, quand le siège du problème est dans l’oreille interne, on n’a pour l’instant aucun moyen de les traiter. L’oreille interne est double. Elle comprend une structure en forme de petit escargot nommée “cochlea” en latin soit cochlée en français, organe de l’audition et le vestibule qui est l’organe de l’équilibre. Quatre vingt dix pour cent des vertiges proviennent du vestibule. Quand il existe des dysfonctionnements dans la cochlée, il peut exister des troubles de surdité et/ou des acouphènes. Parfois les problèmes concernent à la fois l’oreille interne et le vestibule, on observe alors surdité, acouphènes et vertiges.

3 Le Pr Puel nous a alors projeté une photographie très agrandie de cochlée de rat montrant les deux types de cellules sensorielles nommées cellules ciliées internes (CCI) et externes (CCE). Dans l’oreille il n’existe que 15000 cellules ciliées alors que l’œil contient 12 millions de photorécepteurs, et le nez ? millions de récepteurs olfactifs. Ces cellules ciliées sont fragiles et disparaissent au bout d’un certain temps créant alors des problèmes différents selon que les cellules ciliées atteintes sont les internes ou les externes. En effet, le rôle de ces deux types de cellules est radicalement différent. Si on prend une CCE isolée dans boite de Pétri et que l’on envoie des sons : la CCE “danse” en même temps que la musique. Le rôle de ces cellules est de se contracter pour augmenter la vibration à l’intérieur de l’oreille interne. Grâce à elles, nous entendons mieux et discriminons mieux les fréquences. Les CCI, quant à elles sont les véritables récepteurs sensoriels. Leur stimulation par les vibrations sonores entraîne la création d’un message électrique qui montera jusqu’au cerveau. Ce message électrique naît grâce à la libération sous la CCI d’un neurotransmetteur nommé glutamate. En trop grande quantité, cette substance détruit les fibres auditives ; or, après un traumatisme sonore, le glutamate est libéré en trop grande quantité ce qui entraîne la destruction des fibres du nerf auditif.

4 La surdité est, le plus souvent, liée au vieillissement (on parle de presbyacousie), les cellules disparaissant au cours du temps. Nous perdons nos CCE très progressivement. Au début cela se traduit par des problèmes de compréhension dans le bruit. Quand elles ont totalement disparu, cela entraîne une perte auditive d’environ 60 dB. Les CCI et les fibres auditives qui leur sont liées ne sont affectées que plus tard : à 65 ans, la moitié des fibres auditives ont disparu. Cependant, le développement de la surdité varie en fonction en fonction de facteurs environnementaux et de la génétique. Parmi les facteurs environnementaux, on note les médicaments ototoxiques (quinine, aspirine à très forte dose d’au moins 3 g /jour, chimiothérapie cisplatine …), le bruit (discothèques , baladeurs, etc ..). Une notion importante est celle de “capital son” à ne pas dépasser. On a déjà vu que l’audition baisse avec l’âge. Cependant, le terrain génétique intervenant, nous ne sommes pas égaux devant les méfaits du bruit, ni devant l’âge. Normalement, à 65 ans on note des pertes sur les aigus ; à 90 ans, des pertes apparaissent sur les graves. Mais ces pertes se manifestent plus tôt si on a abusé du bruit, l’audition varie alors prématurément.

5 Chez l’animal, si on utilise du cisplatine, une drogue employée dans les chimiothérapies anticancéreuses, on note la disparition des CCE ainsi qu’une perte sur les aigus. Si on soumet l’animal à un traumatisme sonore de 120 dB, on observe des CCE qui meurent de même que certaines CCI et, sous les CCI, les fibres auditives ont disparu sous l’influence de la libération trop importante de glutamate. Après un mois, toutes les CCI ont disparu et on note une dégénérescence du nerf auditif.

6 Il existe un modèle animal du vieillissement de l’audition : une souche de souris qui développent une presbyacousie précoce. Cela permet de d’étudier et de développer des stratégies thérapeutiques par des molécules qui, appliquées dans l’oreille, empêchent les CC de mourir.

7 Les acouphènes constituent un problème plus compliqué pour le chercheur. Leur origine est-elle située dans l’oreille ou bien dans le cerveau ? De plus on note des inégalités des sujets devant l’acouphène.

8 Avec de très fortes doses d’aspirine, on peut déclencher 100% de cas d’acouphènes. Si les injections sont prolongées pendant 3 semaines, les acouphènes sont associés à une surdité.

9 Ces acouphènes sont-ils d’origine périphérique ?

10 Si on prend des tranches de cochlée de rat et que l’on ajoute du glutamate, les cellules deviennent plus sensibles. Si l’on ajoute en plus de l’aspirine, on note une hypersensibilité au glutamate. Si ensuite, on ajoute une substance anti-glutamate, on régule l’hypersensibilité. Si les fibres du nerf auditif sont marquées par un colorant qui réagit dès qu’il y a une activité. On peut “voir” l’acouphène sous forme d’activation électrique.

11 Si on traite un animal entier par de fortes doses d’aspirine, on note l’apparition d’ activités anormales. Le repérage de ces activités pourrait peut-être constituer un test objectif de l’acouphène. Lorsqu’on ajoute un antiglutamate, l’activité anormale disparaît. L’acouphène correspondrait-il à cette activité anormale ? Pour répondre à cette question, un modèle comportemental a été développé qui permet de savoir si l’animal entend ou non un acouphène. Pour ce faire on conditionne l’animal en utilisant un son qui mime l’acouphène induit par l’aspirine. Quand il entend le son, l’animal doit exécuter une tâche : il doit monter sur le petit poteau accroché au plafond de sa cage, sinon il reçoit une petite décharge électrique. Une fois le conditionnement réalisé, l’animal ne monte pas au poteau quand il n’y a pas de son. Lorsqu’on lui injecte de l’aspirine, alors qu’aucun son n’est utilisé, il grimpe au poteau comme un fou. Si on lui injecte alors une substance antiglutamate, il ne monte plus au poteau. C’est donc probablement qu’il n’entend plus d’acouphènes.

12 Une autre hypothèse a été étudiée à l’aide de ce modèle. Celle du rôle de l’anxiété de la dépression dans le déclenchement de l’acouphène.

13 Des substances comme la caféine, la yohimbine, le mCPP (inverse du prozac) sont connues pour induire de l’anxiété. Leur utilisation seule n’induit pas d’acouphènes. En revanche, les animaux qui sont traités avec de l’aspirine et rendus anxieux par ces diverses substances ont deux fois plus d’acouphènes que les non anxieux. L’anxiété potentialise des acouphènes déjà existants. Une étude récente publiée en 2006 a montré que les anti-glutamate bloquent aussi les acouphènes chez l’animal rendu anxieux.

14 Que se passe-t-il maintenant si des animaux sont exposés au bruit après conditionnement : certains n’ont pas d’ acouphènes (1/3), certains ont des acouphènes transitoires (1/3) et ceux du 1/3 restant ont des acouphènes qui durent. Quand on traite par un anti-glutamate les animaux qui n’ont pas d’acouphènes, ils n’en ont toujours pas ; les animaux qui ont des acouphènes transitoires quant à eux, gardent leurs acouphènes ; en revanche, les animaux qui ont des acouphènes qui durent, n’en ont plus. Il apparaît donc que les acouphènes qui durent sont liés au glutamate.

15 Si l’on soumet des rats à un traumatisme sonore dans les deux oreilles (130 dB pendant 30 minutes) et que l’on met un petit gel imprégné d’anti-glutamate qui diffuse pendant 3 jours dans une seule des deux oreilles, dix jours après la fin du traitement on voit que l’activité anormale a disparu dans l’oreille traitée mais pas dans l’autre.

16 Les perspectives de recherche sont maintenant

* – d’étudier les mécanismes moléculaires d’action du salicylate.
* – d’étendre le modèle à d’autres pathologies : presbyacousie, chimiothérapie,…
* – de déterminer une fenêtre thérapeutique (temps pendant lequel le médicament est actif après le traumatisme sonore ou la mise en contact avec l’ototoxique)
* – de promouvoir le transfert clinique puisque les anti-glutamates ne peuvent pas être administrés par un autre voie que la voie locale.

17 Le Pr Puel a alors répondu aux questions de la salle :

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Question : Pourquoi certaines personnes entendent-elles des sifflements, d’autres des bourdonnements ?
Réponse : Cela dépend de la perte auditive du sujet. Quand elle affecte des fréquences graves, l’acouphène est de tonalité grave et perçu comme des bourdonnements; quand ce sont les aigus qui sont touchés, l’acouphène est perçu comme des sifflements.
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Question : Un antiglutamate peut-il avoir un effet sur un acouphène vieux de plus de 10 ans.
Réponse : On ne sait pas encore.
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Question : Un acouphène peut-il être lié à un problème vasculaire ?
Réponse : Si, chez l’animal on clampe l’artère cochléaire, le cerveau n’est plus oxygéné. Après 3 minutes d’anémie cérébrale, la cellule ciliée largue du glutamate et on note un endommagement des fibres auditives comme dans le modèle de traumatisme sonore.
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Question : Les antiglutamates ont-ils des effets secondaires?
Réponse : Les études toxicologiques réalisées montrent qu’ils ne sont pas toxiques sur l’oreille quand ils sont appliqués directement dans l’oreille. En revanche, ils sont toxiques par voie générale.
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Question : Qu’est ce qu’on attend pour essayer chez l’Homme ?
Réponse : Il faut de nombreux essais pré-cliniques, toxicologiques, etc .. avant de pouvoir réaliser des essais cliniques en toute sécurité pour les patients. L’INSERM a pour attribution d’accompagner des essais cliniques en partenariat ou non avec des industriels. Les industriels français n’ont pas manifesté leur intérêt. Des opérations de lobbying doivent être menées pour que le fruit des recherches françaises ne partent pas à l’étranger.
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Question : Pourquoi on nous dit que l’acouphène peut disparaître du jour au lendemain ?
Réponse : Parce que c’est vrai ! Nous avons vu que l’influence de l’anxiété est importante et le système nerveux qui est fait pour filtrer les informations non pertinentes comme celles de l’acouphène est doté d’importantes capacités de récupération.
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Question : Et pour l’hyperacousie ?
Réponse : Dans l’hyperacousie, il n’y a pas de perte auditive. Il y a des raisons de penser que les récepteurs au glutamate peuvent être aussi impliqués. Cependant, il n’existe pas à l’heure actuelle de modèle animal d’hyperacousie.

Le laboratoire Auris a acheté le brevet et les premiers essais cliniques (2008) sont concluants :

« ceci est donc le premier essai clinique (au monde) de la substance AM101 en cours d’exploration pour traiter les acouphènes

L’essai a été fait comme il se doit en double aveugle contre placebo en 4 études sur des sites différents en Allemagne et avait pour but en première intention de vérifier la bonne tolérance et la sécurité du produit.
Le second objectif est l’étude de l’efficacité potentielle de l’ AM101 . Les résultats de l’étude montrent que l’injection intratympanique fut bien supportée par tous les participants et montra des premières indications d’efficacité thérapeutique »

« La première évaluation clinique d’AM 101 , un produit donc sous développement chez Auris contre les acs , fut conduit de mars 2007 à mars 2008 , en phase 1-2 en allemagne .
Au total ce furent 24 personnes souffrant d’acouphènes persistant modéré à sévère à la suite de trauma sonore ou perte subite d’audition , qui furent enrôlés dans 4 centres d’études , 3 cliniques de l’armée allemande , et une clinique privée ORL
Les acouphènes de ces personnes n’avaient pas réagit à un premier traitement par cortisone , appliqué avant cette étude
Aucun n’avait des acouphènes plus vieux que 3 mois

« T Meyer , le fondateur d’AURIS et manager déclare:

Nous sommes très heureux des résultats de ce premier essai clinique
L’essai n’a non seulement confirmé la bonne tolérance locale présumée au départ mais fourni des indications encourageantes et précoces sur le potentiel d’efficacité Il ajoute que la conclusion pleine de succès de cette étude représente un point important pour Auris et le développement d’un produit à visée anti-acouphènes , un domaine qui a de grand besoin
La prochaine étape est de tester AM 101 en phase 2 b avec un nombre plus important de participants »

(Traduction de notre Guillaume68 sur le forum FA)

Hyperacousie: Thérapie Auricula, vous l’aurez dans le baba

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 29-11-2008

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dollar la gold Hyperacousie: Thérapie Auricula, vous laurez dans le baba
oreille t9527 Hyperacousie: Thérapie Auricula, vous laurez dans le baba

Les princes de l’entourloupe, les cadors de l’arnaque; une voix d’hôtesse de l’air nous annonce que le vol en partance « d’hyperacousie » pour « Oricula » se fera sans encombres… On ne demande qu’à la croire puisque le site ne fournit aucun détail.
En revanche, la myriade de bruits illustratifs prouve, s’il en était besoin, que nos escrocs hebdomadaires n’ont pas compris grand chose. Baissez le volume si vous êtes sensibles car la sirène à la con ne prévient pas…
Méthode Auricula

Les tarifs de « l’audiologiste » (je viens d’apprendre un mot) sont assez dissuasifs
« Droits d’inscription: € 1440 donne des r AIT sessions: 20 séances d’une demi-heure (10 heures) over 10 or 12 consecutive days. plus de 10 ou 12 jours consécutifs »

A ce prix là, autant suivre soi-même des études d’audiologie…

A qui profite la TRT ?

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 29-11-2008

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010201 A qui profite la TRT ?

Certainement pas à ceux qui dépensent 1000 euros pour des générateurs de bruit blanc (GBB) qui ne génèrent rien d’autre qu’une aggravation de l’hyperacousie et des acouphènes. Au mieux auront-ils connu un bref soulagement… Une chose est sûre, à part quelques cas isolés, on ne peut garantir une « amélioration de 75 % » comme le font les clowns blancs des :
TCC
Car les chiffres avancés par certaines études fumeuses sont tout aussi spectaculaires en ce qui concerne la TRT. Aussi, à défaut d’analyse fiable, peut-on invoquer la suggestion comme facteur d’amélioration millénaire. Le sorcier-guérisseur du villages ne faisait-il pas autre chose que de persuader le malade qu’il allait gambader en constatant que les breuvages administrés n’étaient d’aucun secours ?
la confiance aveugle dans le sorcier faisait marcher l’invalide…
Le fameux « facteur psychologique » est vieux Hérode.
Cela dit, il sert surtout à masquer l’échec de la seule thérapie physiologique existante : la TRT (Tinnitus Retraining Therapy)
Quel recours pour ceux qui on suivit naïvement les conseils mortifères des ORL insouciants ? Aucun… « Le bruit n’est pas dangereux » ; « surtout évitez le silence » « ne bouchez jamais ». Au bout de 6 mois de ce régime, les pauvres se retrouvent à chercher un clavier d’ordinateur en caoutchouc… Et les pharisiens s’en lavent les mains…
Un illustre professeur qui recrute sa clientèle sur les plateaux télé m’avait même assuré que les traumatisés sonores étaient « psychiatriquement atteints » avant le trauma sonore… Après je veux bien mais pourquoi avant docteur ? Il n’a pas été foutu de me répondre, arguant que c’était un peu « brut de coffre pour le profane » (sous-entendu : compliqué pour l’imbécile).
Le même spécialiste m’avouait que les souris cobayes auxquelles on infligeait 120dB n’étaient pas spécialement stressées ou perturbées avant le trauma. Il se permettait donc de formuler publiquement une contre-vérité sans qu’aucune analyse ne vienne valider ses affirmations péremptoires.

Ainsi en est-il de la TRT, on essaye de se convaincre qu’elle est efficace puisque les disciples de Jastreboff le crient sur tous les toits. Seuls ceux qui ont tenté l’expérience sans jamais y revenir, osent émettre des doutes.

Définition de l’hyperacousie selon wikipedia

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 07-11-2008

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Voilà enfin une bonne définition de l’hyperacousie sur wikipedia qui va à l’encontre des théories fumeuses communément admises.

« Contrairement à une idée reçue, si un hyperacousique se force à s’exposer aux sons qui le font souffrir, au lieu de s’en protéger, son hyperacousie s’aggrave. Il existe des cas extrêmes. Il n’y a ni traitement, ni thérapie à l’heure actuelle. »

http://hyperac.blogspot.com/