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Nuisance sonores : 5 ans et demi de prison

Les catalans n’y vont pas de main morte quand il s’agit de tapage nocturne . La propriétaire du Pub Donegal à Barcelone vient d’être condamnée pour « délit de pollution sonore ». Après plusieurs fermetures par décisions municipales, et de nombreuses plaintes...

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20 décibels de trop

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 21-03-2009

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Témoignage de Gab, traumatisé sonore dans des boîtes de nuit et des soirées d’anniversaire de la région rennaise.
« 20 ans. Ce pouvait être le bel âge. Ça aurait pu être mon plus bel anniversaire. Être assez vieux pour faire « ce que l’on veut » hors de ce terrible contrôle parental, bien que l’on ne puisse survivre sans eux plus de 3 jours, ne serait-ce que financièrement… Le A s’en allait, je pouvais enfin rouler après 3 bières, sans craindre de perdre mon permis à 0,50001 g d’alcool par litre de sang. Lorsque l’on découvre l’hyperacousie, on ressentirait presque des envies nauséabondes de meurtre, à la tronçonneuse par exemple, histoire de finir en apothéose : les autres et ses oreilles en harmonie parfaite, enfin, dans la douleur et la souffrance.
Un tel cadeau d’anniversaire, je n’aurais pu l’imaginer, même dans mes pires cauchemars. Ma ligne de vie semblait pourtant parfaite, je n’avais peut-être pas voulu voir cette fissure, non loin du début… Le pire, ce sont les regrets. Regretter d’y être allé, de ne pas s’être protégé, je comprends peut-être (un peu) les séropositifs : je connaissais le mal, je le percevais, et pourtant, je ne l’ai pas mise cette putain de capote en mousse jaune. J’en ai honte, mais ce fut la pauvre métaphore que m’a fait l’ORL que je viens de reprendre ici, ce fameux prescripteur de vastarel et de cortisone inutiles. Jeune et con, à ce croire trop beau, trop bien, on se croit plus puissant qu’on ne l’est, je l’avoue, et je suis la première victime de ma propre supercherie.
Mais comment sortir de tous ces sons ? C’est à se demander si ma conscience pourra arrêter cet amoncellement de bruits. De toute façon, elle finira bien par devoir trier, je doute que je puisse percevoir en permanence je ne sais combien de bruits, sans en mettre de côté une partie. Mes acouphènes ne sont pas forts, mais nombreux. Mon problème à moi est là. Je pense que j’en suis à environ une dizaine depuis mes deux semaines d’hyperacousie, mais effectivement, je ne peux en entendre en même temps que 3 ou 4. Mémoire tampon ? Tout cela ne paraît pas véritablement définir ce balai de sons lointains venant et disparaissant les uns après les autres, ce défilé de mode acouphénique allant au gré de mes activités quotidiennes : la sirène du bruit, le shhhh de la douche, le vrouuuu de l’ordinateur, la sonnerie du portable de ma mère, l’air de Day’N Nite ; chacun m’en laisse un peu, pour quelques minutes ou quelques heures, jusqu’à ce que le suivant le remplace. Complètement flippant au début, je commence à comprendre mon fonctionnement personnel, ce qui est déjà une bonne chose. Trouver des marques dans cet environnement nouveau, hostile et unique, c’est le début du combat.
Je ne désespère plus. Du moins, j’essaye. Je n’ai pas le droit de ne pas y croire au bout de deux semaines, quand certains y croient encore au bout de plusieurs années. Je ne sais si la certaine « amélioration » que je crois percevoir n’est que le fruit du magique lexomil ou si elle laisse présager un futur, bien que lointain, un peu moins sombre. Mais après le désespoir, je me laisse envahir par cet espoir, peut-être un peu fou et naïf, digne d’un débutant comme moi, qui tente de se raccrocher aux branches, espérant qu’on ne les scie pas trop vite….à la tronçonneuse. Je rêve encore d’un matin sans le ventre noué, d’un petit dej sans peur de la télé, d’un film avec le générique, d’une fille qui jouit, d’un verre d’alcool entre amis sans conséquences, et enfin, et surtout, d’un morceau d’électro planant à souhait, qui vous transporte si loin de tout…. Tout cela me paraît tellement près, il y a deux semaines, mais aussi tellement loin…
Encore trop de questions, de peurs, d’angoisses s’amoncellent pour que je puisse voir les choses en face. »

Gab.

A boire et à manger

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 25-02-2009

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Éric est un cordon bleu, un bec fin qui nous fait agréablement partager ses recettes grâce à des photos et des textes soignés sur son blog « A boire et à manger« . Mais, depuis le réveillon, un hôte indésirable s’est invité au menu…
témoignage :

« Je me rappellerai longtemps du 30 décembre dernier. En fin d’après-midi, je me suis rendu compte que j’avais un léger sifflement dans l’oreille droite qui ne s’arrêtait pas. J’avais déjà eu des acouphènes sporadiquement (genre quelques minutes), mais là, ça avait l’air persistant. Le lendemain, il fallait que je me fasse une raison : il était encore là! J’ai évidemment songé à appeler mon médecin traitant. Injoignable. Deux autres amis médecins. Idem. Il ne faut pas avoir de problèmes le 31 décembre…

J’ai finalement pu voir un médecin la semaine suivante. Qui a détecté une otite dans l’oreille droite. Ce ne serait que ça? J’ai donc eu un traitement antibiotique local. Qui m’a soigné l’otite. Mais pas l’acouphène, toujours bien là. Le médecin a avoué son incompétence et m’a dirigé vers un ORL. Rendez-vous 15 jours plus tard. Il m’a tout de même prescrit un médicament – le Vastarel – qui me semble briller par son inefficacité (dans mon cas, peut-être qu’il est bien pour d’autres…).

Finalement, je vois l’ORL (le jour de la fameuse tempête où j’ai explosé mon parapluie). Qui constate que j’ai un problème de déficience auditive – ce que je savais déjà. Pour l’acouphène, il ne peut rien faire. Fin de l’histoire.

Il suffit de se ballader un peu sur la toile pour s’apercevoir qu’il y a des millions de personnes qui souffrent du même problème que moi, avec toujours ce constat d’impuissance de la médecine traditionnelle. Il existe apparemment des solutions alternatives, mais l’on sent vraiment que la détresse humaine est exploitée en en tirant autant d’argent que possible (et évidemment pas remboursé par la sécu).

Pour l’instant, c’est relativement supportable, même si le phénomène s’est étendu à l’oreille gauche (un sifflement beaucoup plus grave). J’espère ne pas en arriver comme certains à prendre des anti-dépresseurs ou autres cochonneries du genre – style Rivotril – qui ne résolvent rien mais en plus vous abrutissent totalement.

Le mieux est que je trouve toujours une occupation: dans la majeure partie des cas, j’arrrive à ne plus y penser. Le soir, pour m’endormir, je mets un CD qui émet des bruits blancs (on dirait les crachottis d’une radio GO entre deux stations). C’est très monotone et couvre complètement mes sifflements. Ca marche plutôt bien.

J’espère trouver une solution un jour. En attendant, je commence à me faire l’idée de vivre avec le reste de ma vie…

Je voudrais tout de même conseiller aux mères de famille d’enquiquiner leur fils afin qu’ils limitent l’utilisation de casques pour écouter la musique. De leur faire mettre des « bouchons d’oreille » lorsqu’ils vont en discothèque ou en concert (et qu’ils évitent de se mettre près des baffles…). Je reconnais n’avoir pris aucune de ces précautions et j’en paie le prix maintenant. Je crois avoir lu qu’un jeune sur quatre avait des problèmes auditifs. Je crains que ce ne soit que le début… « 

Malocclusion et acouphenes

Posted by Nono | Posted in prevention, santé | Posted on 27-12-2008

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« témoignage de Christian

Histoire et guérison de mes acouphènes

Envoi de Christian le 13 Janvier 2003

Bonjour à tous,

je poste ici un message un peu long mais qui j’en suis sûr intéressera beaucoup d’entre vous. Il s’agit de mon expérience personnelle concernant les acouphènes (je ne suis pas médecin) et de mon interprétation du symptôme.

1) Historique

1990 :Après une énième nuit passée à la discothèque la Locomotive à Paris, j’ai les oreilles qui bourdonnent toute la journée du lendemain. Le bourdonnement disparaît mais cette fois j’ai eu vraiment peur. Je me jure de ne plus jamais retourner en boîte.

Janvier 1995 : Quatre jours après une soirée de nouvel an durant laquelle une amie m’a fait mal en me hurlant dans l’oreille , je perçois au réveil un léger sifflement dans mon oreille gauche, semblable à celui d’un écran cathodique. Comme ce sifflement n’est perceptible que la nuit, je ne m’en inquiète pas outre mesure. Pendant quatre ou cinq ans je perçois ce sifflement de temps en temps, mais je n’y accorde pas une grande importance. Néanmoins depuis cet épisode les rares fois où je vais en boîte je mets des morceaux de mouchoirs en papier dans mes oreilles.

La dernière fois que je me souviens avoir noté le sifflement c’est en décembre 1998. J’ai cherché sur Internet et suis tombé sur le tinnitus FAQ. Comme il semble qu’il n’y ait rien à faire j’oublie la question. Ensuite pendant cinq ans mon acouphène a totalement disparu.

Août 2001 : Suite à une période de stress intense, je me réveille un matin en entendant à nouveau le sifflement. Au cours des mois suivants il a tendance à augmenter jusqu’à être assez fort par périodes, au point de l’entendre parfois dans la rue. Néanmoins cela ne me gêne pas vraiment parce que les périodes pendant lesquelles il est fort ne durent pas. En janvier 2002 le problème disparaît à nouveau subitement en quelques jours.

Février 2002 : je vais à une soirée étudiante, toujours avec des morceaux de mouchoirs en papier dans les oreilles. Le lendemain de cette soirée, catastrophe: le sifflement est très présent maintenant et surtout, je m’en suis rendu compte dans les semaines qui ont suivi, mon oreille est sensible à certains bruits: la circulation automobile, les ventilateurs, les télévisions me sont désagréables et relancent mon acouphène alors qu’auparavant il était insensible aux bruits extérieurs

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Je ne suis pas allé aux urgences suite à cette soirée parce que je me suis dit qu’il n’y avait pas de véritable traumatisme sonore: j’avais fait attention à éviter les endroits trop bruyants et en sortant de la soirée je n’avais aucune sensation de surdité. Et puis l’acouphène avait déjà été à ce niveau-là auparavant, sans raison visible. Les audiogrammes font apparaître une baisse des deux côtés d’environ 20 à 30 dB dans les fréquences aigues (6000 et 8000 Hz), mais probablement pas liée à cette soirée en particulier.

Pendant plusieurs mois j’ai alors vécu avec un acouphène fort la plupart du temps, c’est-à-dire que je l’entendais au-dessus de la circulation dans les rues à Paris. Ce sifflement me perturbait énormément dans mon travail et dans ma vie de tous les jours, mais étrangement pas vraiment pour dormir. Le problème semblait plutôt s’aggraver avec le temps, même si ma sensibilité aux bruits a régressé en six mois environ. J’ai bien sûr essayé tous les traitements médicamenteux sans résultats: Sermion, Vastarel 35, Nootropyl, le Rivotril ne donnait pas vraiment grand-chose, tous les compléments alimentaires et vitamines que j’ai pu avaler ne m’ont certainement fait aucun mal mais n’ont rien amélioré.

J’ai vécu ainsi avec ce sifflement insupportable pendant un an, dans la situation que les habitués du forum connaissent bien. L’acupuncture, l’ostéopathie ne donnaient pas vraiment de résultats. Il y avait néanmoins régulièrement des jours (un ou deux par semaine) où le sifflement était faible, souvent après une nuit de bon sommeil. Mon acouphène était également amplifié lorsque je baillais en grand ou que je tournais la tête à droite au maximum. D’autre part j’avais remarqué cet été qu’il pouvait être très intense le matin et disparaître brusquement (ie devenir audible dans le silence uniquement) après deux heures de windsurf intense. Je souffre d’autre part de douleurs dans les cervicales et de craquements dans les mâchoires (mais rien de gênant comparé à l’enfer de l’acouphène).

Décembre 2002 : le dentiste qui me suit depuis plusieurs années pour des problèmes d’occlusion dentaire me remplace la dernière couronne métallique que je porte en bouche par une couronne en résine et effectue les derniers meulages correctifs. En quelques jours, l’acouphène disparaît presque complètement, je ne l’entends plus que la nuit, il ne me gêne plus, une rigolade comparé au cauchemar éveillé que j’ai connu, je suis guéri.

2) Que s’est-il passé?

Les dents ne sont pas que de simples morceaux d’émail destinés à broyer les aliments. La manière dont les dents se placent les unes par rapport aux autres (l’occlusion dentaire) joue un rôle adaptatif essentiel lié au squelette et à la posture. Les dents s’ajustent de deux façons:

a) Elles se déplacent les unes par rapport aux autres.
b) Elles s’usent au contact les unes des autres.

Ces adaptations sont imperceptibles à l’oeil nu mais continuelles (la posture change en permanence avec l’âge comme on le voit chez les vieillards) et essentielles à l’équilibre de la mâchoire et par là de l’ensemble du squelette. Les capacités d’adaptation de l’occlusion sont diminuées par de nombreux facteurs, naturels ou artificiels, dont:

- les malocclusions « naturelles », dents qui poussent de travers, qui se chevauchent;
- les traitements d’orthodontie purement esthétiques (destinés à avoir un joli sourire) et non fonctionnels (destinés à ce que l’organe fonctionne bien), comme ils étaient pratiqués il y a quelques années et le sont encore souvent;
- les pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), mais également les amalgames.

Lorsque l’occlusion n’arrive plus à s’adapter, c’est la mâchoire et le corps entier qui doivent d’adapter, d’où des tensions de toutes sortes, des douleurs diffuses n’importe où dans le corps et en particulier migraines, douleurs cervicales, torticolis, des spasmes musculaires (muscles contractés en permanence) d’où problèmes digestifs, urinaires, fatigue chronique etc, etc, et bien sûr acouphènes.

Pour prendre un exemple trivial mais parlant, regardons l’adaptation d’une chaussure au pied. On sait qu’une chaussure neuve peut faire mal au début mais rapidement elle s’adapte au pied et devient très confortable. Imaginons maintenant un caillou dans la chaussure: comme le caillou ne va pas s’adapter, c’est le corps qui doit compenser. Si vous essayer de marcher avec un caillou dans votre chaussure, instinctivement vous allez éviter de marcher dessus.
Vous allez adopter une démarche particulière pour éviter de vous blesser. Bien sûr si vous essayez de marcher des mois ou des années avec ce caillou dans votre chaussure, votre cheville va souffrir, ainsi que votre genou, vos hanches, etc.
Au bout d’un certain temps, sans raison apparente, ou peut-être lors d’un mouvement brusque, ou d’une chute, vous allez soudain ressentir des douleurs insupportables dans le genou par exemple, sans que rien ne paraisse anormal dans l’organe lui-même: vous souffrez d’une pathologie « fonctionnelle » (liée au fonctionnement du corps) et non « organique » (liée à la lésion d’un organe). Un spécialiste du genou sera incapable de vous dire ce qui ne va pas et bien sûr incapable de vous soulager.

Vous voyez à quoi je veux en venir: changez chaussure par dentition, caillou par réparation ou pièce prothétique ou malocclusion, démarche par occlusion, cheville par articulation de la mâchoire, genou par oreille interne, chute par son un peu fort, spécialiste du genou par ORL et vous avez probablement le tableau clinique de beaucoup des habitués du forum. La malocclusion dentaire finit à la longue par faire souffrir l’oreille, qui devient plus fragile aux traumatismes sonores et autres lésions et récupère moins bien, et amplifie des acouphènes qui sans cela seraient faibles ou inexistants.

Il faut savoir que les problèmes de malocclusion sont très fréquents et très mals compris du corps médical en général et malheureusement également des dentistes et même orthodontistes, et totalement ignorés du grand public (vous et moi avant que je ne sois obligé de m’y intéresser). La raison en est certainement d’une part qu’ils passent très longtemps inaperçus (le corps compense bien, il peut s’écouler des années avant qu’un symptôme vraiment douloureux n’apparaisse) et d’autre part qu’un problème fonctionnel est beaucoup moins facile à observer, à appréhender, à comprendre, à traiter qu’un problème organique (une carie par exemple se voit et se soigne facilement).

Vos acouphènes et plus généralement vos problèmes d’oreille sont certainement dûs ou aggravés par un problème de malocclusion si vous présentez des symptômes parmi les suivants:

- articulations des mâchoires qui craquent ou qui font mal, même légèrement;
- migraines, maux de tête, douleurs dans le visage;
- douleurs cervicales de type torticolis, spasmes (muscles durs, contractés) dans le cou, la nuque, les épaules;
- acouphènes qui changent avec la position de la mâchoire (bailler, serrer les dents), de la tête et du cou, qui changent pendant le sommeil ou avec le stress.

3) Traitement

Le traitement de la malocclusion (ou SADAM, « syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur », en français « mauvais fonctionnement et douleurs de la mâchoire ») passe en général tout d’abord par le port d’une « gouttière d’occlusion », sorte de moulage en plastique dur que l’on porte sur les dents comme un appareil d’orthodontie.
Pour en revenir à l’exemple précédent, les gouttières sont comme des semelles en plastique que l’on place dans la chaussure. Les gouttières sont adaptées peu à peu pour aider la mâchoire à retrouver une position normale. Une fois cette position obtenue, toutes les techniques dentaires peuvent être utilisées pour retrouver une occlusion saine (dans notre exemple pour retirer les cailloux): meulages sélectifs des dents, remplacement des pièces prothétiques dures (métaux et céramiques) par des pièces plus souples (résine), éventuellement orthodontie, etc.

Les symptomes et le déroulement du traitement sont très bien décrits sur le site de la société SERET:
http://www.fraternet.org/seret/

Autres sites intéressants, mais il y en a beaucoup d’autres:
http://www.orthoposturodontie.com
http://www.eurocclusion.com/revisionduscientifique.html

4) Par où commencer ?

Si vous souffrez d’un acouphène, la première chose à faire est bien sûr d’effectuer chez un ORL les tests nécessaires concernant l’oreille elle-même (inspection, audiogramme, PEA, éventuellement IRM, etc). Notez également (cf site SERET) qu’un SADAM peut provenir de modifications posturales liées à un traumatisme (accident de la route, cf par exemple http://users.swing.be/belgique.acouphènes/articles/article13.htm) sans malocclusion dentaire. L’ostéopathie est alors indiquée.

Si maintenant vous soupçonnez une problème d’occlusion, la première chose à faire est de trouver un dentiste qui s’y connaît vraiment bien en occlusodontie, et avec qui vous vous sentez en confiance. La société française d’occlusodontie peut certainement vous indiquer des praticiens: http://www.abcdent.fr/annonceurs/scientifique/366 Vous pouvez également écrire aux auteurs des différents sites Internet sur le sujet.

Sachez que le traitement de l’occlusion est un processus long et délicat. (cf la page SERET http://www.fraternet.org/seret/hanson.htm). Il ne s’agit certainement pas de porter une gouttière pendant quelques semaines la nuit et de la jeter, comme je l’ai lu sur le forum. Il faut compter une visite chez le dentiste toutes les deux semaines pendant plusieurs mois, en alternance avec de l’ostéopathie et/ou de le kinésithérapie (cf par exemple la méthode Danis Bois).

Fuyez les dentistes chers et mal remboursés (il y en a de très bons bien remboursés), ceux qui veulent attaquer directement à la roulette ou qui vous proposent d’emblée des traitements lourds (type déposer toutes les couronnes, ou orthodontie), et surtout fuyez comme la peste ceux qui vous parlent de vous extraire des dents, ce qui amène des complications inimaginables, en particulier d’occlusion mais pas seulement (pensez à vous faire arracher une dent comme vous vous feriez amputer un doigt). Un bon dentiste évolue dans votre dentition comme dans des sables mouvants: longue et minutieuse observation avant et après chaque intervention.

Une gouttière d’occlusion est réalisée par un prothésiste et de ce fait est chère, de l’ordre de 4000F. Vous pouvez pour commencer suggérer à votre dentiste de vous réaliser une « gouttière souple », sorte de film plastique souple d’un demi-millimètre d’épaisseur que vous porterez jour et nuit (sauf pour manger bien sûr). Vous verrez très vite si vous obtenez une modification des symptômes, signe qu’il y a là un problème. C’est facile (votre dentiste le fait lui-même dans la semaine), pas cher (300 F?) et sans aucun risque.

5) Conclusion

Voilà mon expérience, à verser au dossier « guérisons » (rubrique qui manque sur ce site à mon avis). Ma conclusion personnelle est que l’oreille comme tout organe est capable de retrouver son équilibre et sa santé si elle est placée dans des conditions dites « physiologiques », c’est-à-dire qu’elle ne souffre plus. Il n’y a pas de maladies sans causes, et les causes peuvent être corrigées.

J’espère lire d’ici quelques temps d’autres messages dans ce sens!

Bon courage à tous,
Christian


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Ma guérison bis

Envoi de Christian le 19 Octobre 2004

Bonjour à tous,

j’ai posté il y a assez longtemps de cela un message de guérison sur ce forum.

Bon, j’ai probablement été trop enthousiaste et ai crié victoire un peu tôt. Il m’a fallu encore plus d’un an et demi de traitement pour en arriver à une situation où l’acouphène est vraiment beaucoup plus supportable, voire souvent inaudible. Néanmoins je reposte aujourd’hui pour répéter et confirmer ce que j’ai dit.

Maintenant je n’entends mon ac (unilatérale gauche, sifflement type télé, déclenché par traumatisme sonore de février 2002, niveau 4 à 6 deux jours sur trois au début, c’est-à-dire insupportable) souvent que le matin, il disparaît la plupart du temps avec la première douche chaude (décontraction des muscles des épaules et de la nuque). Les jours où il persiste c’est supportable, çà n’est plus le sifflement strident que c’était il y a encore un an. C’est chiant quand même mais le traitement continue et progresse. Hier et aujourd’hui je n’entends pratiquement plus rien même devant les ventilos de mon ordinateur (du jamais vu).

En tout cas ma conclusion reste la même: l’acouphène est pratiquement toujours dû en tout ou partie aux problèmes de malocclusion dentaire. Ces problèmes mettent des années voire des décennies à s’installer. Dans mon cas:
1. Pendant la petite enfance croissance anormale des molaires (« articulé inversé », c’est-à-dire que les molaires du bas sont à l’extérieur au lieu d’être à l’intérieur quand les dents sont serrées) du fait d’un étalement linguale (la langue reste en bas au lieu de se placer contre le palais lors de la déglutition). C’est un signe de problème affectifs (on conserve une déglutition infantile) et c’est très courant dans nos sociétés (alimentation molle, pas besoin de beaucoup mâcher).
2. Travail d’orthodontie mal fait à 12 ans, qui ne corrige pas le problème mais l’aggrave plutôt. Extraction de 2 prémolaires supérieures. Les extractions dentaires sont catastrophiques pour l’occlusion.
3. Couronnes en céramiques (beaucoup trop dures) posées n’importe comment par un dentiste de merde à 25 ans.
4. Là-dessus après une grosse période de stress à 30 ans, la moindre soirée bruyante blesse l’oreille interne qui subit une souffrance muette depuis je ne sais combien d’années. La goutte qui fait déborder le vase.

Quand on rééquilibre l’occlusion, les tensions musculaires dans la nuque, les épaules et le dos se résolvent, les tissus autour des articulations de la mâchoire sont moins stressés et même si l’oreille est un peu affectée, elle ne siffle plus de manière stridente et insupportable. Tout organe placé dans une situation saine (« physiologique ») finit par guérir. Heureusement sinon çà fait longtemps qu’il n’y aurait plus personne sur Terre.

Néanmoins les traitements d’occlusodontie sont extrêmement lents. On ne rééquilibre pas en six mois un système qui a mis vingt ans à s’installer dans un fonctionnement pathologique. Il ne s’agit pas de mouler une gouttière et de dire basta c’est réglé. Le traitement consiste à lever l’une après l’autre les tensions dans la mâchoire en laissant le corps se réadapter entre chaque intervention, à raison d’un rdv toutes les 3 semaines en moyenne, pendant…le temps qu’il faut.
Pour moi c’est des années, je m’en fous mon dentiste est sympa, patient, compétent, pas cher, bien remboursé, pas loin de chez moi Pour d’autres ce sera peut-être moins. Dans tous les cas il y a bel et bien une évolution positive du système, c’est toute la posture qui se remet en place, en quelque sorte les blocages se libèrent, et çà fait tout de suite du bien.

Si vous croyez ne pas avoir de problèmes d’occlusion j’aurais tendance à dire çà m’étonnerait. Les problèmes d’occlusion sont dans nos sociétés au moins aussi fréquents que les caries, sauf qu’ils ne se voient pas à l’oeil nu. C’est plutôt les occlusions saines qui sont exceptionnelles. En tout cas si vous avez un des symtômes suivants c’est sûr que c’est votre cas:

- Des pièces prothétiques en bouche (couronnes, bridges, etc), surtout si elles sont en céramique ou en métal dur (nickel-chrome), mais même en alliage d’or trop dur. Même si elles étaient parfaitement adaptées lorsqu’elles ont été réalisées, votre corps et votre posture ont évolué, les dents naturelles se sont adaptées (usées) tandis que les pièces prothétiques n’ont pas bougé d’un poil.
- Des tensions dans les muscles du cou, de la nuque, du dos, des migraines.
- Des bruits, des ressauts, des déviations à l’ouverture de la mâchoire.
- Des douleurs dans le visage ou dans les articulations de la mâchoire.

Je suis persuadé que ce que dit la médecine holistique est vrai: le corps est une merveilleuse machine qui s’autorépare. Même un traumatisme sonore grave finit par se réparer avec le temps si l’oreille ne souffre plus (plusieurs témoignages en ce sens sur ce forum). Il reste éventuellement un baisse d’audition mais l’acouphène disparaît au bout de quelques mois. Si une souffrance intense persiste des années, c’est le signe que quelque chose perturbe profondément et constamment le corps, et les problèmes de malocclusion rentrent bien dans cette catégorie.

Il y a énormément de sites très bien faits sur la malocclusion, en particulier en France (au moins un domaine où on est en avance). Cherchez « malocclusion » ou « syndrome de Costen » sur Google, lisez, et essayez de trouver un bon dentiste spécialisé (le dentiste moyen n’y connaît rien), pas loin de chez vous (prévoir un traitement sur la durée si traitement il y a), et pas cher. Méfiez-vous de certains dentistes qui n’hésitent pas à vous proposer tout de go un traitement d’orthodontie, voire des extractions (quelle horreur!! Extractions dentaires = prohibées quelle que soit la raison, à moins d’avoir une dent vraiment totalement pourrie). Si votre dentiste ne vous observe pas au moins quelques semaines avant d’entreprendre quoi que ce soit, et s’il ne discute pas avec vous pour vous expliquer ce qu’il pense voir, essayez peut-être ailleurs.

Voilà voilà, je pourrais en rajouter des tartines sur le sujet. En particulier allez voir un site de migraineux et vous verrez qu’ils se plaignent exactement comme certains acouphéniques: maladie apparue subitement « sans raison » (çà n’existe pas les maladies sans raison), souffrance insupportable, traitement médicamenteux inefficaces (d’ailleurs les mêmes vasodilatateurs bidons que pour les acouphènes). 80% des migraines chroniques sont probablement dues à une malocclusion. Comme je l’ai dit il y a plein de bons sites web en français sur le sujet, et vous pouvez envoyer des emails aux dentistes qui font ces sites, en général ils sont sympas et ils répondent. Bon courage et bonne chance à tous! »

22/10/2004

source : sos audition.com

Temoignage d’Antoine

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 23-11-2008

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je m’appelle Antoine et je viens d’avoir 23 ans. Je suis en troisième année de droit à Montpellier mais j’ai d’énormes difficulté à suivre les cours car j’ai subi un traumatisme sonore il y a un an.
J’ai toujours aimé les concerts, le rock indépendant était une véritable passion. Je traînais souvent au Rockstore , mais un soir de l’année dernière, un groupe de garage s’est mis à jouer très fort; il y a eu plusieurs larsens atroces au point que tout le monde s’est bouché les oreilles instinctivement. Beaucoup avaient des bouchons même-moi, mais il mettaient la musique en permanence même entre les morceaux. En sortant mes oreilles se sont mises à siffler, je n’ai pas fait attention car ça arrive souvent avec ce genre de groupe… Un copain, comme moi, s’est plaint de maux de têtes assez forts et de légers acouphènes. Les jours passent mais les acouphènes ne passent pas… mes oreilles commencent à se boucher et je ressens de vives douleurs à l’oreille gauche. Ni une ni deux, je consulte un ORL de Montpellier qui me prescrit du Solupred 20 mg, une posologie de 3 comprimés par jour pendant une semaine ainsi que du Vastarel 35 mg à raison de 2 comprimés par jour. Au bout de 15 jours, je ne tiens plus ! mes oreilles sifflent toujours, je souffre d’insomnie et je sens bien que la dépression est en train de me tomber dessus. Le moral à zéro, je retourne chez l’ORL qui me prescrit cette fois-ci du Rivotril (20 gouttes le soir) et Seroplex 10 mg pour m’aider à faire face. Les effets secondaires l’emporte sur les effets bénéfiques pour moi qui ne suis pas habitué aux médicaments… J’ai des nausées, des maux de têtes, des douleurs abdominales en plus de mes acouphènes et des douleurs à l’oreille gauche. Je décide d’arrêter le traitement au Seroplex en accord avec l’ORL qui me propose Cymbalta. Je retrouve l’appétit et un peu d »énergie pour continuer à suivre les cours à la Fac, mais en quelques mois je prends beaucoup de poids… Il me reste le plus dur : terminer ma deuxième année avec des acouphènes permanents et douloureux et mon oreille gauche est toujours bouchée. J’y arrive non sans mal. Les oraux ont été un véritable supplice. Cette année je peux difficilement aller en cours car le bruit des amphis me rend dingue. En plus avec des bouchons, je ne passe pas inaperçu et comment prendre des notes dans ses conditions ? Enfin, j’ai décidé de consulter un ORL réputé à Lyon. J’espère qu’il m’aidera à voir le bout du tunnel car ma vie sociale est vraiment limitée en ce moment. J’ai essayé mille remèdes sans aucune efficacité…


Antoine.

TEMOIGNAGE DE PASCAL, GUITARISTE DE ROCK

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 20-11-2008

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Je souffre des acouphènes, j’ai 35 ans, je suis un homme. J’en ai un à l’oreille droite depuis 1995.
Je vais vous raconter mon histoire juste dans l’espoir qu’une personne qui ne souffre pas de ce mal puisse prendre les précautions nécessaires et ne pas gâcher sa vie, dans l’espoir qu’un type important de la sécu le lise et se disent tiens on pourrait p’tet prendre en charge cette maladie, ou que quelqu’un d’influent puisse faire bouger les choses (et pour me soulager un peu aussi). Oui on peut le dire, les acouphènes pourrissent la vie. Ils sont là en permanence et ne vous laissent aucun moment de repos. C’est un mal qui profite de vos moindres faiblesses. Comme je le disais, mon acouphène est apparu en février 1995. A l’époque je jouais de la guitare dans un groupe de rock. Après chaque répétition j’avais les oreilles qui sifflaient, mais le lendemain tout avait disparu. Je ne connaissais pas les effets dévastateurs du bruit sur l’oreille. Je pensais simplement qu’avec le temps on devenait sourd. Un soir de février nous avons essayé un nouveau batteur. Il était bon mais il tapait fort. Après la répétition avec ce nouveau batteur mes oreilles sifflaient (les 2). Jusque là, rien d’alarmant.
Au réveil, le lendemain, mon oreille droite siffle toujours,  » bah ça va passer, c’est vrai que hier nous avons joué fort  » me disais-je. Sur ce, je passais ma journée normalement sans trop y prêter attention, demain ça ira mieux. Le lendemain ça n’allait pas mieux, mon oreille droite sifflait toujours, une légère inquiétude m’envahissait, alors j’ai pris un rendez-vous chez mon médecin généraliste. C’est pas grand chose, ça va passer me dit-il.  » Ouf ! ça devenait vraiment agaçant « . Je prends donc son traitement pendant la durée indiquée. Aucune amélioration au bout de 10 jours. Je retourne le voir, il me donne un rendez-vous chez un ORL. Quelques jours plus tard ce dernier me reçoit. Il me fait plein de tests. Tout a l’air ok, il me demande quand est-ce que c’est apparu et dans quelles circonstances. Je le lui dis. Il me dit qu’on ne peut plus rien faire. Le verdict vient de tomber froidement, ça ne se guérit pas. Je vais donc devoir apprendre à vivre avec. J’avais le moral dans les chaussettes, j’étais désespéré et surtout je devais faire face à l’incompréhension de mon entourage. Ils découvraient avec moi l’existence de ce mal. Je n’arrivait pas à accepter cet état, à force d’en parler, on m’a donné une infos,  » il existe une clinique spécialisée à côté de Béziers prends rendez-vous avec eux, ils font des miracles, avec eux tu verras bien, si ils ne peuvent rien c’est que personne n’y pourra plus rien « . Chose dite, chose faite, j’ai pris un rendez-vous dans cette clinique. Il fallu attendre 8 mois pour voir un de ces fameux spécialistes de Béziers. Bien sûr, j’étais en dépression, je ne dormais plus, cela à même affecté mes études. Toutes les nuits j’étais pris de tremblements et de sueurs froides, je n’arrivais plus à trouver le sommeil.
Le grand jour arrive, avec angoisse je vais sur Béziers, Je passe entre les mains d’une assistante qui me fait entrer dans des pièces différentes pour des tests aussi différents que variés, résultat, tout est ok (pour eux). Le grand spécialiste me reçoit dans son bureau, il regarde les résultats des tests et me dit,  » vous êtes musicien ? « . Je réponds que oui. Il enchaîne ben vous voyez un disque de musique en vinyle (je voyais pas le rapport) ?  » Oui docteur ! « ,  » Ben quand il est rayé, c’es comme ça, on ne peut pas le réparer, votre oreille c’est pareil. Vous devez apprendre à vivre avec. Ca fera 800 francs.  » Je m’acquitte donc de cette somme honteusement élevée, et je rentre chez moi, seul avec mon désespoir, et cette réponse qui m’a fait l’effet d’une lame de guillotine glacée qui s’abats sur mon coup.
Depuis, j’ai enchaîné les périodes de dépressions, de stress, d’angoisse, d’insomnie, avec tous les médicaments qui vont avec, je n’ai plus jamais eu le sommeil réparateur que j’avais avant. Et oui l’acouphène entraîne d’autre maladie (dépression, insomnie etc.). Il y a 1 mois environ, j’ai commencé à avoir des douleurs aux oreilles. Comme d’autres, ayant une maladie INCURABLE de l’oreille, dès que ça touche les oreilles on devient parano et on met pas 30 ans a aller consulter. C’est ce que j’ai fait. Non, je ne vois rien Monsieur, prenez un peu de Doliprane, ça va passer. Aujourd’hui j’ai toujours mal sauf que j’ai revu mon généraliste 2 fois et un ORL 1 fois. Ils ne n’observent rien d’anormal. Sauf que mon acouphène a amplifié depuis une dizaine de jours et que je l’entends maintenant jour et nuit. Je re-rentre dans cette phase de dépression et tout le tintouin.
J’ai actuellement un traitement lourd pour tenter d’améliorer les choses. Je n’y crois pas vraiment en ce traitement, c’est le même que celui que j’avais eu 13 ans plus tôt. Entre autre le fameux Vastarel 35, qui ne fait rien (sur moi en tout cas). J’espère vraiment trouver une amélioration car là ce n’est plus vivable…
Si je pouvais remonter le temps et éviter le soir de ce fameux traumatisme sonore je le ferais, ma vie a complètement été bouleversée depuis ce jour et elle ne sera plus jamais comme avant. Quand on est acouphènique, le silence n’existe plus, le repos non plus. Malgré cela je m’estime heureux car je ne suis pas devenu hyperacousique.

Guérir des acouphènes : témoignage positif

Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 14-10-2008

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« Je voulais déjà remercier toutes les personnes avec qui j’ai pu avoir des contacts grâce à ce forum (nono, pioutte76, …).

Les échanges que j’ai eu avec eux m’ont permis de passer de très dures épreuves qui dieux seul sait où elles auraient pu me mener.

Je vais vous raconter mon histoire et vous comprendrez pourquoi ce peut-être un message d’espoir pour certains.

Nous voilà début avril, musicien rock depuis 17 ans (batteur notamment), je rentre à la maison avec la tête « dans le seau » et des sifflements dans les deux oreilles qui me donnent l’impression qui sont dans tout mon crâne.

Cela m’était déjà arrivé, rarement à ce point mais bon je n’avais pas plus peur que ça. Or essayant de m’endormir, je remarque que j’ai énormément de mal à en faire abstraction. Je me laisse 24 h avant de paniquer.

Je me fais, le soir suivant, des massage pour essayer de m’enlever l’effet « tête dans le seau », mais cela fonctionne très peu. Je fonce voir mon généraliste, il me dit que ce serait dû à de l’hyper-tension qu’il a décelé au bout de seulement 1/4 d’h de consulte. Il me file du coversyl (un beta-bloquant) et hop, au revoir.

10 jours passent, je vais voir mon médecin de famille qui me prescrit un scan et un bilan sanguin, m’enlève le coversyl et remplace tout ça par du vastarel et du rivotril. J’ai refusé de prendre du rivotril vu les effets secondaires.

1 semaine plus tard et tous les exams effectués, je retourne voir mon médecin de famille qui me dit que tout est ok, p-ê un IRM à faire, et m’oriente vers un ORL.

A force de massage et p-ê d’accoutumance, les sifflements me semblaient moindres et j’avais moins l’impression que je venais de descendre de l’avion. Jusqu’aux examens que j’ai passé, je n’ai pas fermé l’oeil avec tout ce qui me passait par le tête plus mes crises de panique dû à l’hyper concentration que j’avais faite sur mes acouphènes.

L’ORL que je vais voir me dit qu’il faut que j’aille faire un audiogramme en urgence, il me prescrit des corticoïdes (solupred) à hautes dose (80 mg/jour) sur 5 jours. il me dit qu’il n’y croit pas trop mais que ça peut marcher car mon effet tète dans le seau est du en fait à un oedeme qui aurait été créé suite au trauma sonore, mon hypertension était donc ponctuelle.

Miracle, je sens mon crane tout entier se décongestionner et mes sifflements me laisse de plus en plus tranquille.

Je vais 2j après (vive les urgences ORL!) faire mon audiogramme chez, heureusement, un ORL très compétent. Il me dit qu’effectivement, j’ai subit un « blast » sonore mais que j’avais aussi un problème très ancien de pression mal régulée due à une trompe d’eustache inflammée.

En plus du vastarel 35 et du solupred, je me retrouve avec un antihistaminique (Telfast 120 mg) plus un corticoïde à pulvériser dans le nez (Nasoflex). Ce qui fait qu’au bout d’un mois et demi après mon trauma j’ai pratiquement récupéré mais g toujours des sifflements très légers que je classerai à 1 ou 2 /10 sur une échelle de nuisance alors qu’au début ils étaient plus vers 7 ou 8, car je n’entendais que ça.

Donc un conseil, consulter un ORL directement, voire plusieurs et très vite !!! Peut-être que je répète ce qui a certainement déjà été dit mais je ne voulais pas faire comme certains qui ne viennent là que quand ça va mal, moi ça va beaucoup mieux et je suis venu donc le partager pour réconforter ceux qui vont mal.

Il paraît que je suis un cas classique ou d’école comme m’ont dit les ORL que j’ai consulté, donc je pense ou plutôt j’espère que ça va aider pas mal de gens qui étaient dans mon cas à cogiter et à tourner en rond toutes ces nuits blanches.

En espérant que ça aide quelqu’un, peut-être à bientôt et encore merci pour tout! »

Témoignage de Prgalder, un ami batteur, paru le 23 Juillet 2007 sur :
SOS AUDITION