Pétards, boîte, motocross, rave, concert et autres dangers pour l'audition…
Articles commentés
Ilda peint des indiens
Jack l’indien
Elle maîtrise le trait Ilda, elle s’essaye à l’art du portrait avec un sérieux et un don d’observation que je lui envie. Ses oreilles sifflent, « le courant électrique dans la tête », elle peint ses copines nues, alanguies, androgynes étranges....
Il y a de quoi ne pas être rassuré par les effets secondaires du vastarel qui fait partie des médicaments susceptibles d’être rétirés du marché comme le Di-Antalvic, le Ketek, le Nexen . La liste, comprenant 10 médicaments, à été dressée par l’Express avec l’aide de la revue médicale « Prescrire ». Après les révélations d’Irène Frachon concernant le médiator, la liste des médicaments dangereux s’étoffe.
Le Vastarel reste un des médicaments les plus prescrits pour les acouphènes. la substance active, la trimétazidine, serait la cause d’effets indésirables inquiétants.
« Indications : vertiges, acouphènes, angines de poitrine, troubles du champ visuel
« Commercialisé depuis plus de quarante ans, ce médicament très utilisé par les patients âgés a vu ses indications thérapeutiques s’étendre au fil du temps, sans preuves solides de son efficacité. Depuis une dizaine d’années, en revanche, plusieurs effets indésirables inquiétants ont été observés: tremblements, troubles de la marche et des jambes sans repos, syndromes parkinsoniens. Délivré sur ordonnance, il est remboursé à 35%. » http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/10-medicaments-a-retirer-du-marche_945306.html
« Déjà, je suis très contente d’avoir découvert ce site et de pouvoir lire des témoignages même si certains font un peu peur quand même !
Cela fait un an et deux mois que je vis avec un acouphène plutôt faible, disons que je ne l’entends que quand il y a du silence, et d’hyperacousie qui me dérange beaucoup plus ! Commençons par le début : j ‘ai 30 ans et je suis musicienne. J’ai commencé le piano à 10 ans, et deux ans plus tard je suis tombée amoureuse de la batterie et des percussions. J’ai joué dans des groupes rock et grinde core jusqu’à mes 18 ans sans jamais me protéger les oreilles, et aucun problème. Puis j’ai stoppé la musique pendant deux ans durant lesquels je me suis totalement consacrée à mon petit bébé qui a 11 ans aujourd’hui et aux reptiles.
Mais la musique me manquait trop alors j’ai repris d’abord la batterie, puis les groupes, les concerts mais cette fois-ci en me protégeant les oreilles sauf avec mon groupe de percus !! allez savoir pourquoi !! Puis est arrivé le premier choc. Je participais à un carnaval, je jouais de la cloche et je suivais le chars dont les enceintes étaient beaucoup trop forte. Et d’un coup, çà a fait un poke douloureux dans mon oreille droite ; j’ai de suite compris. Mais sur le coup je me suis estimée chanceuse car à part une petite baisse auditive aucune séquelles. çà devait être en 2003 ou 2004.
J’ai continué à fond les ballons en protégeant cette fois-ci tout le temps mes oreilles : les acouphènes et l’hyperacousie n’étaient pas un sujet méconnu pour moi, je connaissais les risques. En 2006 j’ai pris la décision de me consacrer à fond au piano ( classique ) et quelques mois plus tard j’ai rencontré mon chanteur actuel et le old blind mole orkestra est né. J’y joue principalement du piano. Et qu’il s’agisse du piano seul ou du groupe ( pop swing ) beaucoup plus calme que mes groupes précédents, je ne me suis pas protégée les oreilles. A force, l’inévitable est arrivé mais d’une façon bien étrange : en octobre 2009 nous sommes parti faire un concert pour les expressifs à Poitiers. Des manifs ont éclaté dans la ville et le concert a été annulé. En rentrant, j’ai ouvert la fenêtre de ma voiture pour fumer une clope, je roulais à 110 et boum, oreille droite bouchée !
Je ne me suis pas inquiétée et je me suis dit que je devais avoir une otite. Mais une semaine plus tard, oreille toujours bouchée, plus acouphène et hyperacousie !!! Direction l’orl. Je ne suis pas quelqu’un de fataliste, c’était fait alors faut vivre avec. Mon oreille s’est débouchée au bout d’une semaine de cortisone, et de vastarel que je continue à prendre de temps à autre. Mais les premiers mois ont été très dur, les bruits du jet de la douche, le bip de la caisse dans les magasins, les restos, le cinéma, le piano, etc… et le plus dérangeant : les voix des filles et des enfants. Tous ces bruits font comme une saturation dans mon oreille, et je me sature avec ma propre voix ! Très vite, j’ai acquis les prothèses pianissimo pour pouvoir continuer mon métier : la musique.
Personnellement l’acouphène ne me dérange pas trop, il ne m’a jamais empêché de dormir même si il a fallu si habituer au départ. Par ailleurs mon acouphène est un si bémol aigu ! Mais l’hyperacousie est fatigante. Vivement que mon fils mue ! Je n’ai pas fait de dépression non plus.
Ce qui m’inquiète, c’est l’évolution. J’ai eu une amélioration cette été ; donc en septembre j’ai repris le travail du piano sans les pianissimos mais avec la sourdine, puis j’ai fêté mon anniv, une quinzaine de personnes avec les pianissimos, et ça s’est redégradé, à oui, plus un concert d’Adam Gyorgy où le piano était surélevé par rapport au public, le son n’était pas trop fort et j’ai voulu entendre à nouveau le son d’un piano sans sourdine ou protections dans les oreilles, mais l’utilisation massive d’octaves dans les aigus chez Liszt et Chopin ont eu raison de mes oreilles ! Donc je me suis recalmée, car moi aussi je joue Chopin et Liszt !
Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir continuer la scène, je me renferme pas mal entre chaque répétitions et chaque concerts pour me reposer mais si çà devait empirer, j’arrêterai et me lancerai dans l’élevage des reptiles, font pas de bruit eux ! »
Caroline n’a pas de chance, elle part acheter des couches au hard discount, et revient avec un traumatisme sonore digne d’un concert de hard rock. La cause : l’alarme du supermarché « Dia » qui se déclenche inopinément. ça n’était pas son jour pour passer à la caisse…
Depuis l’hyperacousie lui fait payer en petites coupures ce coup du sort.
Les sirènes des acouphènes se déclenchent désormais en permanence, un bourdonnement incessant dans l’oreille gauche pareil à la funeste alarme.
Le directeur du supermarché refuse d’assumer sa responsabilité civile.
Il n’est pas certain que Caroline obtienne gain de cause auprès du procureur de la république tant nos pathologies sont minimisées, ignorées, moquées.
Pourtant si elle allait jusqu’au bout comme elle l’affirme, son cas ferait jurisprudence et permettrait à beaucoup d’obtenir réparation d’un préjudice dont on mesure trop mal l’importance. traumatisme sonore au supermarché
Quelques sublimes pages de Proust quand il découvre que les choses ne sont pas clairement délimitées ou individualisées. Il fait la rencontre à Balbec d’Elstir, peintre impressionniste, et croise un essaim de jeunes filles ou se détachent le polo noir, le visage joufflu et les yeux rieurs d’Albertine.
Pour revenir à des considérations prosaïquement médicales, les dernières lignes de cet extrait ne sont pas sans rappeler une forme de diplacousie.
« Parfois à ma fenêtre, dans l’hôtel de Balbec, le matin quand Françoise défaisait les couvertures qui cachaient la lumière, le soir quand j’attendais le moment de partir avec Saint-Loup, il m’était arrivé grâce à un effet de soleil, de prendre une partie plus sombre de la mer pour une côte éloignée, ou de regarder avec joie une zone bleue et fluide sans savoir si elle appartenait à la mer ou au ciel. Bien vite mon intelligence rétablissait entre les éléments la séparation que mon impression avait abolie. C’est ainsi qu’il m’arrivait à Paris, dans ma chambre, d’entendre une dispute, presque une émeute, jusqu’à ce que j’eusse rapporté à sa cause, par exemple une voiture dont le roulement approchait, ce bruit dont j’éliminais alors ces vociférations aiguës et discordantes que mon oreille avait réellement entendues — mais que mon intelligence savait que des roues ne produisaient pas« .
Marcel Proust : « A l’ombre des jeunes filles en fleurs ».
Posted by Nono | Posted in prevention | Posted on 04-12-2010
1
On ne relira jamais assez « on achève bien les enfants » de Marc-Edouard Nabe, sublime texte vengeur contre ce barnum de la bonne conscience qui nous est imposé tous les ans : le téléthon.
Après les guérisseurs, les naturopathes, les magnétiseurs, l’ostéopathie est bien la seule discipline paramédicale que je n’ai pas encore essayée. Je vous laisse seuls juges…
« L’ostéopathie a pour but de déceler puis de traiter les zones du corps qui sont en restriction de mobilité.
Cette perte de mobilité peut entrainer des troubles fonctionnels et causer l’apparition d’acouphènes et d’hyperacousie.
Lors des séances, l’ostéopathe va travailler les zones en dysfonctions, le patient va prendre conscience de ces zones et va alors se mettre en place des mécanismes pour retrouver la santé et un équilibre. Une détente se fera sentir et permettra au patient d’appréhender au mieux les acouphènes et l’hyperacousie. »
Source : Utah de Bordeaux (unité de traitement des acouphènes et de l’hyperacousie).
« La sophrologie a pour objectif de permettre au patient d’intégrer son acouphène au quotidien. Elle va amener la personne dans un premier temps à porter son attention non plus sur la souffrance que lui procure l’acouphène mais sur les raisons qui amènent l’acouphène à se manifester. Dans un second temps elle va analyser les moments, les situations qui réveillent l’acouphène, quel vécu a t’elle à cet instant (émotions, ressentis, sentiments) et les difficultés rencontrées (stress). La personne va ainsi voir la réponse psycho émotionnelle exprimée par l’acouphène et chercher les moyens, les capacités pour répondre d’une autre façon à la situation afin de retrouver un équilibre. Le patient va, grâce à la compréhension, dédramatiser les moments de montée d’acouphène et avoir les moyens d’agir sur le phénomène. »
Alors, j’ai lu ça sur un site qui m’a piqué mon URL, pas de cas de conscience donc…
D’autant que je ne comprends rien à ce charabia psycho cognitiviste. Je tente de résumer : lorsque je me rappelle de mon enfance dans le placard à balais, le stress augmente et l’acouphène aussi. Or l’acouphène devrait être jugé dérisoire comparé au souvenir traumatisant du placard. A priori, ça semble compliqué de « comprendre » et de « répondre » à certaines situations de stress… Ne vaut-il pas mieux stresser que d’analyser sans cesse, voire de créer un stress supplémentaire ?
Quid du type simplet comme moi qui stresse de ne pas savoir analyser son propre stress ?…
Du reste, je ne suis pas intimement convaincu que le stress augmente l’acouphène. Sûrement moins que le bruit. Mais dans ce cas, les tenants de la sophrologie m’opposent un argument massue : mes acouphènes augmentent non pas à cause du bruit -ce qui serait d’une simplicité biblique -, mais parce que je stresse après le bruit… Imparable.
Voici le retour en force de la rubrique « arnaque santé » délaissée quelque peu ces derniers temps. Au programme : le ronron du chat et son pouvoir magique pour guérir de nombreux maux. ben oui, la France vieillit, s’appauvrit et un chat c’est l’idéal pour harmoniser les Chakras en temps de crise. Enfin, il faut bien faire rentrer quelques euros dans les caisses. Aussi, point n’est besoin de disposer d’un pouffe à poils et à moustaches allergisant et miauleur ; un CD de ronronnements est désormais disponible pour vous assurer une zénitude à toutes épreuves.
Mieux, les japonais ont crée un bar à chats où chacun peut commander son chat comme une pute sur catalogue. Les nippons disposent d’un temps limité pour caresser le matou purificateur d’ions, un peu comme un type sirote une mousse au zinc sous nos contrées.
Si vous trouvez plus débile dans le genre, signalez-le moi.
Le conducteur d’un scooter dont le moteur est débridé risque désormais une amende de 135 euros. Rappelons que la vitesse d’un cyclomoteur est limité à 45km/h. Pourtant la plupart des joyeux utilisateurs de cyclomoteurs ont recours au bon vieux débridage pour mettre la gomme. Un accident sur deux est la cause d’un moteur débridé.
A partir du premier janvier, les titulaires du permis B devront également passer une formation s’il souhaitent s’adonner aux joies des deux roues comme les 125 cm3 et les scooters. Situation paradoxale car la formation n’est pas requise pour conduire une moto quatre roues type Piaggio…
Autre nouveauté, les deux roues devront céder le passage aux piétons même en dehors des passages cloutés. A défaut, ils seront passibles d’une amende de 135 euros sur le compte en banque, et de 4 points en moins sur le permis de conduire.
Enfin, reste à espérer que cette nouvelle réglementation sur les deux roues fera coup double, l’équation selon laquelle moins de vitesse génère moins le bruit, ne saurait nous laisser indifférents.
La moitié des discothèques parisiennes ne respecte pas le niveau sonore autorisé. D’après une enquête de l’agence régionale de santé, il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Les conséquences sur l’audition sont désastreuses : acouphènes, hyperacousie et surdité brutale entre autres risques.
Depuis vendredi se tiennent les états généraux de la nuit. Ce nom ronflant cache le lobby festif réunissant quelques tauliers de boîtes de nuit. Le but est de dépouiller les derniers privilégiés qui peuvent encore profiter du silence, les bienheureux. C’est dire si l’enquête de l’ARS tombe plutôt mal. Les résultats sont accablants, seul un nombre très limité d’établissements respecte la réglementation. La moitié des discothèques d’île de France pousse le son au delà du maximum autorisé, fixé à 105 décibels. Les basses fréquences sont en cause, elles sont même suspectées d’entrainer des pneumothorax.
Pour remédier à cette situation, Claude Evin, actuel directeur de l’ARS et ancien ministre de la santé, réunira les directeurs d’établissements de nuit afin d’élaborer une charte de bonnes pratiques.
Il est prévu de fournir des bouchons d’oreilles aux clubbers et d’aménager une zone de silence au sein même des discothèques. On pourrait peut être y organiser une réunion d’hyperacousiques…
Hyperblog est un blog de prévention dont le but est d'informer le public le plus large possible sur les traumatismes auditifs.
En effet, les concerts de rock, les discothèques, les baladeurs numériques, les raves parties sont autant de risques pour l'audition et engendrent insidieusement acouphènes, surdité brusque ou hyperacousie dans le pire des cas.
Le traumatisme auditif est une lésion de l'oreille interne due à un bruit trop fort (concert, détonation de fusil, pétard). Ce traumatisme entraîne la mort de quantité de cellules ciliées qui tapissent le fond de l'oreille interne. Acouphène : définition
Un acouphène est une perception auditive ne correspondant pas à un bruit extérieur. Sifflement ou bourdonnement d'oreilles, l'acouphène peut être perçu dans une seule oreille ou bien dans les deux oreilles en même temps. On parle alors d'acouphènes bilatéraux.
Un acouphène est donc un bruit subjectif, ou bruit fantôme qui permet de combler une baisse de l'audition. Ce mauvais fonctionnement de l'oreille interne engendre nervosité, stress, fatigue.
Les personne atteintes d'acouphènes se plaignent également de problèmes relationnels et souffrent d'un manque de concentration. Quel traitement pour les acouphènes?
En l'état actuel des recherches, il n'existe aucun traitement à même de soigner les acouphènes, d'où l'intérêt de ne pas s'exposer à des bruits ou des musiques dont l'intensité sonore serait trop élevée.
Le port de bouchons de protection est à privilégier en cas d'exposition à des bruits forts. Hyperacousie une définition : l'hyperacousie est souvent la conséquence d'un traumatisme sonore, il s'agit d'un perception exacerbée des sons du quotidien entraînant une grande souffrance physique et psychologique.
-La surdité brusque se manifeste par une perte auditive rapide, souvent accompagnée d'acouphènes et de vertiges, son origine est vasculaire ou inflammatoire. Les traumatismes auditifs ou les barotraumatismes (accidents de plongée) doivent faire l'objet d'un traitement d'urgence dans les 72 H après la lésion. Le traitement d'urgence d'un traumatisme auditif :
*les Corticoïdes
* Les vasodilatateurs en association aux corticoïdes
* Le caisson hyperbare : associé aux vasodilatateurs en cas de surdité importante.